Une expérience du clown

Ce week-end, j’ai eu le plaisir de rependre l’expérience du clown. Cela faisait pas mal d’années que j’en avais plus fais. Et pourtant un ami, professeur clown,  avait murmuré à ma bonne oreille : « Ne lâche jamais ton clown ».

Pas le clown que l’on  voit dans les films d’horreur, ou bien l’idée qu’on fait le clown pour faire rire. Point du tout, être clown….. c’est être humain puissance 10 ou même 100! Etre clown, c’est pouvoir jubiler sur ce qui advient, de goûter chaque instant sans que le mental parasite ce qui convient de faire ou pas. En fait, le mieux, c’est de l’expérimenter.

J’aimerai vous parler surtout comment j’ai vécu un moment de la journée d’hier. Je devais passer en solo.

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Bref, nous devions être face au public (les autres stagiaires) et présenter un chant, ou une poésie, ou un numéro circassien, ou bien faire peur en faisant bouh.

En attendant mon passage, j’avais la trouille. Une peur immense d’échouer, de pas savoir quoi faire. Un vide se créait en moi. Même si ce n’était pas la première fois que j’en faisais. Puis est venu le temps d’y aller. Je m’étais mis derrière les rideaux. Et là, j’ai décidé de vivre avec ma peur. D’y aller avec mon émotion du moment. En mettant le nez, mon clown a gouté chaque geste, en buvant le regard du public, et vivre avec le public, s’appropriant des accidents comme des cadeaux.

C’est impossible de vous raconter ce qu’a fait mon clown. J’ai jubilé, incroyablement jubilé. Au fond de moi, un grand sourire se déployant au fur et à mesure. J’ai pu exploiter ma peur pour « réussir ». L’avantage est que le public était très bienveillant. Le clown est au service du public.

Après cette expérience, j’ai essayé de faire le parallèle sur la vie quotidienne. Comment je peux utiliser ma peur pour aller vivre des projets malgré tout ?

J’invite vraiment chacun d’entre-vous à vivre l’expérience du clown, de découvrir votre clown. On peut explorer des univers inattendues, insoupçonnables.

Alors merci à ceux qui œuvrent pour faire émerger chacun de nos clowns.

Dernier mot: il n’est jamais trop tard pour le découvrir!

Quelques livres à découvrir :

Et une vidéo à découvrir : (Patinage clownesque)

Je nous souhaite…. Voeux 2019

Je nous souhaite une année de petits bonheurs, de solidarité et de fraternité, de la bienveillance quand viendront les coups durs, les coups de mous.

Je nous souhaite de profiter des instants de rire, de sérénité, de goûter des découvertes et des expériences inattendues.

Je nous souhaite de vivre nos rêves les plus fous, avec ce que nous sommes réellement, sans limites, sans se préoccuper du regard de l’autre, sans tabou.

Je nous souhaite de semer, de créer, d’innover pour un monde moins pire avec nos quotidiens personnels et professionnels.

Je nous souhaite une harmonie entre nos valeurs, nos pensées, nos paroles et nos actes, et de persévérer.

Je nous souhaite d’accueillir nos moments de fragilité, d’impuissance et de se relever avec des personnes sur qui nous pouvons compter.

Je nous souhaite de la douceur envers nous-même et les autres, pour avoir un regard plus apaisé malgré la dureté de nos réalités.

Pas de bonnes résolutions mais des envies à concrétiser, des actes petits ou grands, à court terme et à long terme.

Osons rêver vraiment et se rapprocher au maximum de nos rêves en mettant les moyens chaque jour.

Je nous souhaite de provoquer notre chance, d’être audacieux et saisir chaque instant comme un cadeau.

Je nous souhaite d’aimer sans compter, de sourire sans réfléchir, de respirer sans cesse.

Je nous souhaite de vivre tout simplement sans subir mais la vivre à fond avec nos forces singulières, insoupçonnables.

Ne restez pas sourd à votre coeur et raison !

Prenez bien soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles aventures

Toujours se rappeller

Toujours se rappeler que la vie est un chemin,

Un chemin qui peut s’arrêter le lendemain.

Mais que ce chemin est appelé à s’enrichir,

A être labouré, fructifié avec pleins de rires.

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Toujours se rappeler que rien n’est acquis.

Tout se travaille comme le lien, la santé

Tout est à prendre soin avec simplicité,

En s’abandonnant à l’imprévu.

Cela ne veut pas dire ne plus rien maîtrisé.

Au contraire, c’est garder le contrôle de sa vie

Sans se crisper, ni être agrippé, tendu.

Plus facile à dire que de faire, mais l’aventure en vaut le coup.

Nous sommes appelés à s’émerveiller, à se réserver des moments de pauses

Pour se ressourcer et être disponible aux autres, rester en lien

Toujours se rappeler à vivre, à revoir ce qui nous est essentiel.

C’est comme des formations que l’on fait tout au long de notre vie professionnelle.

Se reconnecter à l’être humain, à la nature, aux énergies positives.

Ce sont les rappels qui nous font avancer

Et font vivre ce que nous sommes.

 

Chaque jour, j’essaie de faire quelque chose de nouveau,

De faire des découvertes, de contempler et de prendre du temps avec les miens.

Depuis quelques jours, je me lève plus tôt le matin pour un éveil corporel,

Pour écrire, pour lire un paragraphe inspirant et me caler des objectifs positifs pour la journée.

Je suis beaucoup plus productif le reste de la journée et cela fait un bien fou.

Mais parfois, cela demande des efforts comme tout travail mais ce n’est que bénéfique.

 

J’avais envie de partager avec vous mes réflexions du jour à la suite d’un stage de théâtre, et surtout suite à la lecture d’un texte écrit par une jeune femme qui allait mourir. N’attendons pas demain pour être lucide, et pour prendre la vie comme un vrai cadeau malgré les tracas quotidiens.

Rire

Chaque jour, prendre le temps de rire

De rire de tout et de rien.

Prendre le plaisir de rire

Un rire bienfaisant,

Un rire bienveillant

Qui ne fait de mal à personne.

Rire pour lâcher les tensions,

Rire pour détendre le visage

Rire pour se soulager.

Le rire est meilleur

Quand il est partagé.

Rire en faisant des blagues,

Rire en faisant des grimages,

Rire en pensant à des situations cocasses.

Rire pour dédramatiser une situation

Et aller de l’avant.

Rire en toute insouciance

Rire avec réalisme

Rire, c’est la vie tout simplement.

Celui qui ne rit plus se meurt

A l’intérieur de lui-même.

Riez riez pour vivre

Et profitez de chaque instant

Pour mettre de la lumière

Dans votre quotidien.

Le rire comme un espace de liberté

Sourire,

Pouffer de rire,

Eclater de rire

Et le visage rayonne.

 

Je vous offre quelques citations que j’ai glanées sur le rire :

 

 Le rire, comme les essuie-glaces, permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie » de Gérard Jugnot

 

Tant qu’on fait rire, c’est des plaisanteries. Dès que c’est pas drôle, c’est des insultes  de  Coluche

Faut faire rire toutes les 4 secondes. Si tu laisses passer 8 secondes, ça s’appelle un effet. Si tu laisses 12 secondes, ça s’appelle un bide. Coluche

La faculté de rire aux éclats est preuve d’une âme excellente  de Jean Cocteau

« Le rire est l’antidote de la morosité et de l’ennui : il dissipe les idées morbides et se fait souvent le garant d’une bonne santé mentale. Les gens qui rient sont des gens heureux : ils n’ont pas d’histoire. »  De Eve Belisle Artiste, écrivaine, Poétesse, Romancière (1905 – )

Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n’a pas fini de s’amuser ! de Joseph Folliet

 

Inspiration suite à une vidéo de Ockam Razor :

 

Joie d’un père

Je la contemple, ma fille.

Elle sourit comme une fleur

Toute innocente, sans artifices.

Je l’admire, loin des tracas du monde

Suspendu loin du temps qui passe.

L’émotion n’est pas loin.

Elle gazouille, joue avec ses mains.

Une merveille pour une éternité

Une vie à construire, la plus épanouie possible.

Même dans le silence, j’entends battre son cœur.

En toute simplicité, j’accueille ce qui advient

Là, et les soucis paraissent éphémères.

J’aime ces temps d’observations

Puis les moments de complicité

Où l’on s’observe tout simplement

Sans arrière pensée, sans jugements.

Comme c’est bon ces petits instants

A les goûter à chaque fois.

Mes colères contre l’injustice s’apaisent.

Mes tristesses disparaissent.

Je comprends un tout petit peu mieux.

Un petit bout bouleverse toute une vie.

Et ça continue chaque jour

Où l’inattendue nous guette toujours.

L’émotion m’étreint.

Joie profonde.

Je vis.

Elle vit.

Nous vivons

Même un seul regard

Même un seul regard, un seul de tes mots

Reconnaissant son être et ses maux,

Sa mémoire ne l’oubliera pas de sitôt.

Il continuera à espérer sans être pataud.

 

Même une seule caresse sur son visage figé,

Il continuera à sentir, à aimer, à piger

Ta présence à ses côtés, immobile.

Son sens de la vie aura toujours un mobile.

 

Même si tu l’as à peine parlé, à peine croisé,

S’il a été touché, il se souviendra de toi.

Le temps n’a pas de prise sur nos joies prisées

Gardées au fond de nos mémoires qui se déploient.

 

Même si l’âge nous cueille dans la faiblesse,

Notre corps restera marqué de nos victoires

De nos quotidiens, de nos belles histoires,

Même si des trous viennent et nous blessent.

 

Continue à semer avec ce que tu es, avec ce que tu fais.

Des mercis inattendus viendront dans un certain temps.

Plus nous nous laissons surprendre, plus c’est un bienfait

Qui nous aidera à croire, à avancer dans l’instant.

 

N’aie donc pas peur faire le premier pas

Même s’il est tout petit, presque insignifiant.

En mettant tout ton énergie, il deviendra vivifiant

Et jaillira plus loin que tes rêves sans trépas.

Trouver des mots pour dire

Il tente de trouver les mots pour dire.

Pour se dire et comprendre. Guérir.

Apaiser les maux qui le tourmentent.

Mais il ne sait pas. Il ne trouve pas.

Ses angoisses s’éternisent et sa tête lui semble exploser.

Un rien peut l’agacer.

Il est tiraillé entre se taire et exploser.

Il voudrait bien crier mais quoi ?

Dire n’importe quoi ? Est-ce bien utile, raisonnable, justifié ?

Trouver un juste milieu, cela serait bien

Mais il ne voit pas comment il pourrait le dire.

Avec quels mots pour dire ce qu’il ressent, ce qu’il l’habite au plus profond ?

Il sait pourtant mais n’est pas certain.

Est-ce que ce sont bien ces mots-là qui l’enveloppent, le transportent.

Parfois des larmes tentent de s’échapper mais il les refoule.

Par peur d’être jugé et de se sentir dégradé, d’être submergé par ses émotions.

Alors quoi ?

Il a parfois besoin d’expirer fortement tellement il est oppressé.

Des grands soupirs pour tenter de s’ouvrir

Et d’accueillir de la fraîcheur, de la nouveauté.

Comment pourrais-t-il trouver ses mots ?

Des mots lourds ?

Des mots légers ?

Des mots tout simples et précis.

Des mots qui pourraient alléger.

Peut-être que les mots ne lui suffiront pas.

Y a aussi des mots imagés

Pour faire voyager

Des mots sonores

Qui vaudraient de l’or

Des mots tactiles

Pour des sensations subtiles.

 

 

Prenons le temps d’abord de discuter de tout et de rien, avec le temps, avec confiance.

Puis des mots sortiront en fonction du climat d’écoute, d’amitié, de bienveillance.

Nous pouvons jongler entre le rire et les larmes.

Laisser la vie émerger sans honte, sans remords.

Laisser la vie faire son chemin en lâchant ses freins, ses peurs.

Mais ce n’est pas rien.

Un cadre sécurisant nous est nécessaire pour évoluer et larguer les amarres quand nous nous sentirons prêt, un minimum.

Dépassement de soi

C’est quoi se dépasser ?

C’est croire au delà de ses handicaps

Et de franchir un horizon auquel on n’aurait jamais imaginer. 

C’est persévérer, même en s’usant mais jamais en se détruisant. 

C’est accomplir des actes avec des fruits du labeur insoupçonnées. 

C’est oser puiser dans le meilleur de soi-même pour en tirer une joie indescriptible, silencieuse (ou pas).

Se dépasser c’est s’accomplir encore et encore avec une énorme soif de vouloir faire encore plus, d’explorer de nouvelles sensations. 

Se dépasser, c’est oser vivre sa propre vie et rayonner. 

Alors n’ayez pas peur de vous dépasser. 

Et pourquoi pas sourire ?

Rien que de se regarder.

Sans appréhension. Sans méfiance.

Lâcher-prise.

Faire taire ses pensées négatives.

Ralentir la moulinette d’idées jusqu’à la stopper.

Ne saisir rien qu’un instant où une mouche te fait une grimace,

Ou bien une feuille d’érable qui fait une pirouette.

Percevoir la joie d’un enfant dans toute son innocence.

Rien que gratuitement.

Saluer un arbre au hasard d’une ballade

Et entendre un gland répondre intelligemment

Se balancer sur une branche de saule pleureur

Et rire avec les lianes à chaudes larmes.

Respirer l’odeur d’une nigelle de Damas

Et sentir les épices d’orient plaisanter à l’horizon.

Se tenir en équilibre sur un petit caillou

Et sentir les frémissements d’une boutade terre-à- terre.

Et pourquoi ne pas écrire une lettre sans maux,

La blanchir et habiller sa vie de rire

Malgré tout, malgré les pesanteurs.

Je prendrai ma larme de tristesse

Pour en faire un nez rouge.

Pour une vie exaltante, jubilatoire sans limites

Sans jamais oublier de sourire et de rire.

Un peu de déconnade ne fait jamais de mal à personne.