C’est ainsi

C’est ainsi qu’il voudrait jouer.

Jouer avec ses mains sans danger

Prendre des risques en rêvant

Et créer en grandissant, s’élevant

Pour atteindre une joie jubilatoire.

Je vis. Ce n’est pas rédhibitoire.

C’est ainsi qu’il voudrait courir.

Courir avec ses jambes tordues

Sans risquer de tomber et souffrir,

Sous des regards détendus. 

Dylan est son nom à vie

Déjà connoté loin des envies.

Il voudrait bien s’appeler autrement

Pour fuir des préjugés, des gens

Qui ne veulent pas accepter la différence.

C’est ainsi qu’il voudrait chanter.

Chanter avec ses logorrhées

Et ses bruits de bouche courbée.

C’est ainsi qu’on voudrait le regarder.

Le regarder à travers ses yeux.

Et son sourire malicieux

Je respire. C’est une nécessité.

C’est ainsi qu’il voudrait faire de la musique.

Composer dans sa tête et diriger

Si on lui donne des outils basiques

Pour ne plus être déranger.

Ne baissez pas les bras.

Continuez, persévérer.

Je vaux la peine d’être aimé.

Merci. Tout le temps je vous le dirai.

Texte écrit en 2014. Copyright VL 🙂

Le temps de l’émerveillement

Prendre le temps pour s’émerveiller

Le temps d’un regard

Le temps d’une respiration

Le temps d’une caresse

Le temps d’un baiser

Le temps d’un sourire

Le temps d’un rire

Le temps d’un bonheur indicible

Prendre le temps de goûter à s’oxygéner

A savourer un morceau de chocolat

A toucher la douceur d’une peau de chat

À sentir un parfum délicat

A observer un oiseau prendre son envol

A entendre les chants d’une forêt

S’émerveiller un temps

Pour mieux affronter les tracas du quotidien !

Douce silence

Loin de la foule, loin de la ville,
Dans le silence, Je m’y faufile.
Reprendre sens et se recentrer.
Respirer et se laisser déconcentrer
Par les bruits de la nature, subtils.
Se laisser porter et laisser le futile.
hâte de reprendre la marche et errer,
Vagabonder et s’émerveiller, rêver.
Se laisser transporter par la joie,
Douce silence, point grégeois.
Divine sérénité pour revenir
Disponible auprès des siens et rire.

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Improvisation poétique

Avant de reprendre le boulot,

Quelques mots sans ciboulot !

Le vent chasse mes esprits

Et la lumière les a repris.

Un brouhaha s’efface

Quand mon oreille se lasse.

Une odeur s’évapore

Quand mon nez s’endort.

Le frais commence à s’infuser

Quand ma peau part en fusée.

Petit délire avant de partir en animation.

Après cela sera ma douce libération.

Héron hilare

Dis, tu fumes ? You smoke ?

Au gré de ma balade, je te vois, seul, à l’orée du bois.
Je vois de la fumée qui s’élève de ton hêtre.

Ah mais laisse moi. Je réfléchis. Cela te chêne ? 
Je m’aère, je vapote, je m’évente. Je suis au bouleau, tu vois ! 
Je me rends disponible si jamais des fesses viennent me rendre visite.

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Il vient de pleuvoir. Ta chaleur est certes accueillante
mais le soleil nous invite à la marche. C’est son charme.

Ingrat. Je boude. Que je d’ormes.
Que mes vapeurs répulsent les moustiques et viennent te piquer. 

Sympa, merci ! Pour l’instant, ça va, je touche du bois.
Fume, si tu veux, tant que tu ne deviennes pas cendre.

Pas de piété, hein ! Je ne veux pas de ta compassion ! 
Il n’y pas de risque que je sente le sapin. 

Allez, j’y vais mais je ne te laisse pas au ban de mes pensées.

C’est fin, c’est très fin. File avant que je me f’hache. 

Slam du déconfiné

Bonjour à tous,

Je partage avec vous mon slam du déconfiné que j’ai déclamé sur ma terrasse hier soir.
Pour conclure mes 40 jours de balafon pour soutenir nos soignants!

 

 

Pour ma part, je reste encore confiné. Je garde ma fille une semaine, puis elle ira à la crèche. Affaire à suivre!

Pleins de courage à chacune et chacun !

Pluie en pagaille

Pluie nourricière
Pluie outrancière
Pluie Rafraîchissante.
Pluie terrifiante.
Pluie douce et fine.
Pluie qui nous confine.

Gouttes brillantes.
Gouttes bruyantes.
Gouttes délicates.
Gouttes écarlates.

Sortons les parapluies !
Euh non, c’est cuit!
Restons au sec.
N’allons pas vers l’échec!

Gouttes (1)