Bébé explore

Bébé rampe

Décapant le sol

Bébé parcourt son univers

Faisant fuir la poussière.

Les prises électriques

Jubilent, sadiques.

Les doigts restent loin

Au bon soin

Parentale.

Bébé s’étale,

Un petit cri surgit

Mais son cœur rugit

Pour explorer le monde.

Bébé esquive les jeux

Pour embrasser avec enjeu

Les interdits et les mystères.

Un petit regard malicieux

Vers une figure familière.

Pour bébé, tout est audacieux.

Se souvenir

Se souvenir

De nos proches

Partis vers un ailleurs,

Se souvenir

Même si c’est douloureux

Des jours heureux.

Les faire revivre

En se remémorant leurs rires

Leurs moments de tendresse

Leurs combats au quotidien.

Quels souvenirs a-t-on d’eux ?

Que nous ont-ils apporté de bienfaisant ?

Ils font partie de notre passé

Et pourtant ils ont forgé notre être,

Nos caractères,

Notre façon de voir notre monde.

Juste fermer les yeux,

Respirer en sentant leur présence

Voir le meilleur souvenir que nous avons d’eux.

Me souvenir des histoires de mes grand-pères.

De mes temps de cuisine avec ma grand-mère maternelle.

Des éclats de rire, des chants avec mon oncle.

Des compositions musicales quand j’étais ado

Avec mon parrain de confirmation.

Faire sortir les larmes, éclater en sanglots

Lâcher-prise et se poser pour repartir de plus belles

Dans ses projets, ses rêves

Avec ceux que nos proches nous ont apportés.

Se souvenir,

C’est continuer à vivre.

Un truc nouveau

Ce soir,

Un petit bonsoir

Pour un truc nouveau

Mais tout se vaut !

Juste un coucou gratuit

Sorti d’un étui

De nulle part.

Une improvisation bizarre

Avec des mots sans queue de lézard

Et des semblants de rimes.

Juste éclater de rire que rien ne grime.

Sans effort

Enfin en poussant sur le sort.

Ne plus rester sourd à la nouveauté

C’est se laisser surprendre par la liberté.

Et de goûter à la jubilation

De la moindre réalisation

D’un défi

Sans faire fi

De jugements.

Vraiment !

 

Fin de vacances

Retour au bercail

Où m’attend le travail

Avec des souvenirs 

Pleins de rires. 

La rentrée s’annonce angoissante ?

Changer de regard pour une vie apaisante

Et s’appuyer sur des forces vives, 

Sur des valeurs sûres qui ravivent 

Notre être le plus profond. 

Respirer bien à fond

Contempler

S’émerveiller

Puis avancer avec confiance

Avec réalisme et bienveillance. 

Joie d’un père

Je la contemple, ma fille.

Elle sourit comme une fleur

Toute innocente, sans artifices.

Je l’admire, loin des tracas du monde

Suspendu loin du temps qui passe.

L’émotion n’est pas loin.

Elle gazouille, joue avec ses mains.

Une merveille pour une éternité

Une vie à construire, la plus épanouie possible.

Même dans le silence, j’entends battre son cœur.

En toute simplicité, j’accueille ce qui advient

Là, et les soucis paraissent éphémères.

J’aime ces temps d’observations

Puis les moments de complicité

Où l’on s’observe tout simplement

Sans arrière pensée, sans jugements.

Comme c’est bon ces petits instants

A les goûter à chaque fois.

Mes colères contre l’injustice s’apaisent.

Mes tristesses disparaissent.

Je comprends un tout petit peu mieux.

Un petit bout bouleverse toute une vie.

Et ça continue chaque jour

Où l’inattendue nous guette toujours.

L’émotion m’étreint.

Joie profonde.

Je vis.

Elle vit.

Nous vivons

Oser écrire

Osez écrire des mots qu’on ne sait pas dire
Ni l’exprimer à haute voix pour moins pâlir
De honte devant une assemblée incertaine.
Le stylo dessine le coeur de l’âme reine
Des pensées qui se profilent et disparaissent.
Ecrire, c’est ralentir le temps qui presse
Et de nos idées qui veulent se chevaucher.
Rien de pire que de se laisser faucher
Par ses ruminations et ses remords.

Ecrire, c’est savoir oser se poser
Et prendre soin de son corps.
Venez cueillir la fine rosée
De vos rêves et l’encrer
Dans vos projets.

Bébé a faim

Bébé a faim

Le biberon chauffe

Son ventre s’échauffe

Bébé crie sans fin

Son estomac crie famine

Et sa tête devient rouge.

Ses cordes vocales s’affinent

Pour que je me bouge.

Enfin le lait prêt à être bu,

La tétine effleure ses lèvres.

Une pure délivrance sans fièvre.

Une véritable joie sans abus.

Après avoir tout avalé, bien repus

Bébé envoie son rôt ininterrompu

Et s’endort tout fourbu

Sur mon épaule tout courbue.

Bébé s’endort

Bébé s’endort

Dans mes bras

Comme un trésor.

Tout est extra.

 

Bébé s’endort

Au gré de ma respiration

Paisible, en adoration

Confiant sur tous les bords.

 

Bébé s’endort

Comme un rêveur voguant

Vers milles rivages, volant

Sur un grand condor.

 

Bébé s’endort

Soulagement silencieux

Le sommeil est précieux

Pour un éveil sans stridor.

 

Et le bébé se réveille

Tout souriant, tout gai

Avide de naviguer

Vers moult merveilles.

L’arrivée d’un bébé

Une petite fille est arrivée.

Un quotidien est tout chamboulé.

Un sacré rayon de soleil

Renouvelé chaque jour à merveille.

On s’apprivoise, on s’avise

On décode les grimaces,  les pleurs.

On savoure les sourires qui visent

Nos tous tremblants cœurs.

Emerveillement matinal

Soin du regard et du toucher.

Vigilance délicate au coucher.

Jeux et histoires phénoménales.

Une petite fille est arrivée.

Une nouvelle vie est à construire.

Chaque seconde à braver

L’inconnu, et s’instruire

Pour accompagner un être en devenir.