Lever du soleil le 6 septembre 2021

Lever joyeuse

Pour une lumineuse

Journée remplie

Paisibles panoplies

De rencontres à désirer!

Repartir revigorer

Avec envie de donner

Sans compter

De la joie et de l’amour

Chaque jour !

Lever de soleil prise pour aller au boulot ! 12h de présence dans un foyer médicalisé à vivre

Juste un instant


Juste un moment pour voir l’inéluctable.

Juste le temps d’accueillir l’inacceptable.

Maintenant pour crier au-delà de Moscou.

Juste un instant pour pleurer un bon coup.

Viendra le temps du douloureux silence

Puis oser habiter cette absence.

Et continuer à vivre sur nos voies

Et réapprendre les douces joies

Des souvenirs et des présences.

Puis façonner notre impuissance

En une énergie vitale, lumineuse

Ensemble vers une route onduleuse.

Article à venir ?

Ou pas !

Guère aujourd’hui .

Des mots non fortuits

Pour demain sans trépas !

Une longue journée de travail

en douze heures avec des retrouvailles,

Des accompagnements et des échanges !

Voici une rentrée aux subtiles mélanges

De sérieux, de joie, de concentration,

D’inquiétude, d’espérance à profusion.

Subtile instant

Une légère brise
Un sourire qui frise
le bonheur d’être là.
Juste un instant d’éternité
Où les pensées d’été
font la hola.
Je me laisse porter
Par la joie de ma fille.
Vers le haut, mon âme oscille.
J’observe son innocence,
Sa joie pleine d’insouciance.
Plaisir de savourer ce moment.
Plus de tracas, ni d’inquiétudes.
Balayé la solitude
Juste en ce doux rayonnement.


Je suis en colère

Je suis en colère,
Ma tête expulse l’air
Formant un orage,
Plein de rage.
Mes poings se pressent
J’aimerai tout casser,
que tout disparaisse
Tout fracasser.
Ma gorge se noue.
J’aimerai crier
Tel un loup
Furieux, enragé.
Ma poitrine se comprime.
J’aimerai injurier
Cracher mon venin
être ordurier
Sans lendemain.
Je suis en pétard,
J’aimerai vociférer
Accuser sans fard
Et rabaisser.
Je suis furieux,
Mes mots sont laborieux.
Je suis dans la tourmente
mes pensées écumantes.

Mais je sais que la violence ne résout rien.
Alors je m’en vais m’isoler
Me dépenser, me défouler
Comme un saurien
Me détendre, respirer
M’exprimer par l’art ou le sport.
Suer, faire pleins d’efforts
Se fatiguer, transpirer.
Puis s’autoriser à pleurer,
Se laver l’âme et récupérer.

Et quand c’est possible,
Se dire les choses en vérité
Les douleurs invisibles,
Les reproches immérités.
Essayer de se comprendre,
D’être entendu, reconnu.
S’accorder un silence soutenu
Et se regarder sans rien attendre.

Et quand tout est possible
Se pardonner, prendre soin
Se relever avec appoint.
Rien n’est inaccessible.
Se reconnecter à ses valeurs
A ses besoins pour les prochaines heures.
Reconstruire, avancer avec conscience
Aimer en toute confiance.

Je suis là

Je suis là, tout simplement
A respirer inlassablement
A rêver paisiblement
A espérer durablement.

Je suis là, tout disponible
Pour rester sensible
Aux humeurs imprévisibles
D’un monde faillible.

Je suis là, en toute liberté
Pour saisir les opportunités,
Gagner en légitimité
Et fuir les futilités.

Je suis là à t’entendre
A t’écouter, sans méprendre.
A ne pas faire d’esclandres.
A t’accueillir sans rien attendre.

Je suis là en silence
Sans nonchalance.
Prêt à une alliance
Et à la transhumance.

Je ne suis pas encore las.
Ou presque !

Juste un instant

Accordez-moi juste un instant
Le temps d’un printemps
Pour s’en aller sifflotant
Sur les chemins inexistants.

Accordez-moi une seconde
Le temps qui abonde
Pour partir en ronde
Vers les terres burgondes.

Accordez-moi une minute
Le temps d’une lutte
Pour filer à l’azimut
Et jouer de la flûte.

Accordez-moi une heure
Le temps d’un labeur
Pour errer avec coeur
Vers les hauteurs.

Accordez-moi une journée
Le temps de discerner
Pour méditer et jeûner
Vers des contrées déchainées.

Accordez-moi un mois
Le temps d’un tournoi
De rêves pleins d’émois
Sur les chemins finnois.

Accordez-moi une année
Le temps de glaner
Des rencontres spontanées
Sur la mer méditerranée.

Accordez-moi une vie
le temps de rire à l’envie
Pour semer sur les parvis
de toute la Scandinavie.

Ne m’accordez rien au final.
Ne rien attendre et faire l’original,
Fuir la norme, le doctrinal.
Oser être singulier et marginal.

Copyright Vivien Laplane. 31 mai 2021 à 13h30 !

Ralentir le temps

Quand tout s’enchaine,
tout se bouscule à la traine
Pour finir et conclure.
Mes respirations se font exclure
Par l’urgence des tâches ménagères
des papiers et la vie familiale légère.
Où est le bouton pause ?
Ce foutu temps mort qui repose.
Est-ce un mythe ce temps qui dort ?
Un temps suspendu qu’on adore.
Les minutes s’écoulent tel un torrent
Et les heures comme le cormoran
Plongeant dans une mer houleuse.
Ralentir les secondes nébuleuses
Puis inspirer et fermer les yeux
pour un voyage périlleux.
Maintenant, se lâcher un instant
Et sentir son corps suintant
son coeur battre fortement.
Laisser faire un raccordement
Entre mes pensées et le vide.
Flotter et s’accrocher solide
Avec une réalité plus ajustée.
Repartir en douceur avec majesté.
(Enfin presque)

Texte écrit entre 12h30 et 12h43 avant de partir au boulot, après avoir fait moult tâches de la maison et administratives 😀