Prendre le temps

Pour marcher,
Prendre le temps de s’émerveiller
Pour veiller,
Prendre le temps du silence
Pour écrire
Prendre le temps des mots
Pour lire,
Prendre le temps des verbes
Pour écouter,
Prendre le temps de la respiration
Pour jouer,
Prendre le tempts de sourire
Pour câliner,
Prendre le temps d’aimer
Pour dormir,
Prendre le temps de savourer
Pour rêver,
Prendre le temps de les réaliser
Et persévérer.

(Demain, chronique de l’éducateur spécialisé avec comme thème : La langue des signes 🙂

Une fourmi reine ?

EclOSiONS

Je ne sais pas, j’hésite.
Je ne suis qu’adolescent.
Est-ce que je mérite de grandir ?
De devenir adulte et responsable ?
Tous ces regards qui me déshabillent
Quand je tente de courir plus vite que le vent
Quand je tente de sauter plus haut que la lune
Quand je tente de sculpter l’eau des abysses
Quand je tente de chanter comme les sirènes d’Ulysse.
J’aimerai ignorer ces regards qui me jugent,
Qui me critiquent, qui veulent me dire ce que je dois faire.
Dans ce qui est raisonnable, réaliste.
Comment ignorer le regard de mes parents
Qui me transperce le cœur,
A la fois bienveillant et insistant.
Je regarde mon corps.
Avec dégoût souvent.
Et pourtant, grâce à lui
Je veux réaliser l’impossible.
Gravir les sommets,
Nager à contre-courant,
Peindre sur des rochers inaccessibles.
Courir dans le désert d’Atacama.
Il me faut regarder avec bienveillance.
Changer l’ampoule qui m’éclaire de l’intérieur.
Accueillir ce que je suis vraiment.
J’ai toute la vie pour l’apprendre, je sais.
Avec mes fragilités, mon handicap invisible.
Mais c’est maintenant, avec des petits pas.
Je ferai tout en secret.
Et quand je serai prêt,
Fier de ce que je suis
Alors je leur montrerai
Ce dont je suis capable.
Je resterai sourd aux railleries.
Je m’appuierai sur des soutiens indéfectibles
d’amis sur qui je peux compter.
J’aimerai n’avoir aucun regret
Et ne plus hésiter
à aller marcher au-delà des regards.
Et si je tombe ?
Je me relèverai.
J’apprendrai par mes expériences.
Je ne veux pas vivre dans la théorie.
Je ne me laisserai pas infantiliser
Car je grandirai, je me forgerai
pour approfondir mes valeurs les plus profondes,
Que je pense le juste possible :
La sincérité, l’amour, la solidarité, la créativité.
Oui, je suis jeune et je ne demande qu’à grandir,
Qu’à m’envoler avec les outils que je pourrai avoir à disposition.
De l’air pour respirer avec ivresse.
De la terre pour façonner avec passion.
Du feu pour embraser mes projets avec folie.
De l’eau pour arroser mes graines d’espérances.
Je serai aveugle aux regards méprisants, jaloux.
Enfin, j’essaierai d’être moins blessé possible.
A 40 ans, je voudrais être fier ce que je serai devenu.
Et j’aurai encore pleins d’années pour semer, batir et accueillir.
Je vous partagerai des mots pour délivrer mes maux
Et vous exprimerai mon bonheur de vivre envers et contre tous.

Faucon crécelle en plein vol

C’est ainsi

C’est ainsi qu’il voudrait jouer.

Jouer avec ses mains sans danger

Prendre des risques en rêvant

Et créer en grandissant, s’élevant

Pour atteindre une joie jubilatoire.

Je vis. Ce n’est pas rédhibitoire.

C’est ainsi qu’il voudrait courir.

Courir avec ses jambes tordues

Sans risquer de tomber et souffrir,

Sous des regards détendus. 

Dylan est son nom à vie

Déjà connoté loin des envies.

Il voudrait bien s’appeler autrement

Pour fuir des préjugés, des gens

Qui ne veulent pas accepter la différence.

C’est ainsi qu’il voudrait chanter.

Chanter avec ses logorrhées

Et ses bruits de bouche courbée.

C’est ainsi qu’on voudrait le regarder.

Le regarder à travers ses yeux.

Et son sourire malicieux

Je respire. C’est une nécessité.

C’est ainsi qu’il voudrait faire de la musique.

Composer dans sa tête et diriger

Si on lui donne des outils basiques

Pour ne plus être déranger.

Ne baissez pas les bras.

Continuez, persévérer.

Je vaux la peine d’être aimé.

Merci. Tout le temps je vous le dirai.

Texte écrit en 2014. Copyright VL 🙂

Le temps de l’émerveillement

Prendre le temps pour s’émerveiller

Le temps d’un regard

Le temps d’une respiration

Le temps d’une caresse

Le temps d’un baiser

Le temps d’un sourire

Le temps d’un rire

Le temps d’un bonheur indicible

Prendre le temps de goûter à s’oxygéner

A savourer un morceau de chocolat

A toucher la douceur d’une peau de chat

À sentir un parfum délicat

A observer un oiseau prendre son envol

A entendre les chants d’une forêt

S’émerveiller un temps

Pour mieux affronter les tracas du quotidien !

Douce silence

Loin de la foule, loin de la ville,
Dans le silence, Je m’y faufile.
Reprendre sens et se recentrer.
Respirer et se laisser déconcentrer
Par les bruits de la nature, subtils.
Se laisser porter et laisser le futile.
hâte de reprendre la marche et errer,
Vagabonder et s’émerveiller, rêver.
Se laisser transporter par la joie,
Douce silence, point grégeois.
Divine sérénité pour revenir
Disponible auprès des siens et rire.

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Improvisation poétique

Avant de reprendre le boulot,

Quelques mots sans ciboulot !

Le vent chasse mes esprits

Et la lumière les a repris.

Un brouhaha s’efface

Quand mon oreille se lasse.

Une odeur s’évapore

Quand mon nez s’endort.

Le frais commence à s’infuser

Quand ma peau part en fusée.

Petit délire avant de partir en animation.

Après cela sera ma douce libération.

Héron hilare