Lumière du soir

Rien à faire,

tout à écrire.

un credo bien certain

Pour un projet serein.

 

Ouverture de l’Esprit

Pour un monde sans prix.

Admirer la lumière

S’émerveiller avec flair.

 

Les neurones fusent à point,

Les mots font tout un foin.

Le clavier crépite

Et ponds des pépites.

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Rien à dire

Je n’ai rien à dire.
Je manque d’air.
Pas de commentaires.
Rien à estourbir.

Je manque de souffle.
Pas d’inspiration.
Tout dans l’aspiration
De mots qui s’essoufflent.

Rien que des regards.
Ou bien des couleurs
Pour apaiser la douleur.
Mon sourire se bagarre.

Et puis vient le sens
D’une idée murmurée
Par une voix point déchirée
Pleins d’effervescence.

Fixation d’image
Pour un long voyage
Dans un temps suspendu
A mes heures perdues.

Enfin, mes doigts défilent
A travers l’imaginaire
Qui me distille
Des rimes apollinaires.

Slam toujours engagé

J’espère la révolution

Une révolte de la joie

Un souffle de la Foi

En l’homme sans soumission.

J’espère un immense partage

De chacun et chacune

Dans leur long voyage

Sans gri-gri, sans rancune.

Vive la route

Qui nous déroute

Vers une colère

Qui nous libère.

J’espère la sérénité

Au delà de la haine

Vers la solidarité

Toute pérenne.

 

Slam composé lors du festival Vents du monde à Chaponost. Nous devions inclure 10 mots proposés (soulignés dans le texte) sur une table et produire un texte que nous devions déclamer à la fin de la journée devant le public.

Rimes engagés

Murmures du désert

Un silence tout fier

Se faufilant dans la poussière

De sable et de pierre.

Complainte d’une forêt

Où les arbres créent

Une énergie à libérer

Pour une humanité délurée.

Plainte de l’océan

Tout en digerant

Les plastiques mécréants.

Vite de l’oxygène

Ne renions pas nos gênes

Pour une vraie vie humaine.

Y a quelqu’un ? #2

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Pas un son

Pas un bruit

Des frissons.

Une truie ?

Un fantôme

Qui s’égare

Tout hagard.

Un symptôme ?

Etre à l’affût

d’un beau cerf.

Un raffut.

Un mystère ?

Marcher

Sans crainte,

Chercher.

Une empreinte ?

 

 

Je nous souhaite…. Voeux 2019

Je nous souhaite une année de petits bonheurs, de solidarité et de fraternité, de la bienveillance quand viendront les coups durs, les coups de mous.

Je nous souhaite de profiter des instants de rire, de sérénité, de goûter des découvertes et des expériences inattendues.

Je nous souhaite de vivre nos rêves les plus fous, avec ce que nous sommes réellement, sans limites, sans se préoccuper du regard de l’autre, sans tabou.

Je nous souhaite de semer, de créer, d’innover pour un monde moins pire avec nos quotidiens personnels et professionnels.

Je nous souhaite une harmonie entre nos valeurs, nos pensées, nos paroles et nos actes, et de persévérer.

Je nous souhaite d’accueillir nos moments de fragilité, d’impuissance et de se relever avec des personnes sur qui nous pouvons compter.

Je nous souhaite de la douceur envers nous-même et les autres, pour avoir un regard plus apaisé malgré la dureté de nos réalités.

Pas de bonnes résolutions mais des envies à concrétiser, des actes petits ou grands, à court terme et à long terme.

Osons rêver vraiment et se rapprocher au maximum de nos rêves en mettant les moyens chaque jour.

Je nous souhaite de provoquer notre chance, d’être audacieux et saisir chaque instant comme un cadeau.

Je nous souhaite d’aimer sans compter, de sourire sans réfléchir, de respirer sans cesse.

Je nous souhaite de vivre tout simplement sans subir mais la vivre à fond avec nos forces singulières, insoupçonnables.

Ne restez pas sourd à votre coeur et raison !

Prenez bien soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles aventures

Quand je n’ai pas les mots…

Quand je n’ai pas les mots pour dire ma colère

La bile et mes tripes partent en guerre.

Quand je n’ai pas les mots pour exprimer l’injustice,

Ma respiration devient un vrai artifice.

Ma tête s’assombrit, devient douloureuse.

Mes gestes peuvent devenir dangereuses.

Et pourtant je ne veux pas crier, hurler.

Et mon manque de mots fait déferler

Des maux, des douleurs, des larmes.

Quand je n’ai pas les mots pour m’exprimer

Mon impuissance vient comprimer

Mon amour-propre, mes valeurs.

Que peut-on imaginer alors ?

Quand vient le dialogue de sourds ?

Quand rien ne vient au secours ?

Que peut-on comprendre dans la rage

Quand vient les outrages ?

Dis-moi un seul mot pour m’apaiser.

Que faire pour souffler et se poser ?

Pour baisser les armes et s’écouter ?

Va-ton rester camper dans nos positions ?

Et se laisser mourir sans conciliations ?

Vite, vite, une vraie médiation !

 

Poème écrit en lien avec l’actualité où je constate avec tristesse le dialogue de sourds entre les gilets jaunes et le gouvernement, et bien même aussi entre le gouvernement et ceux qui manifestent pour préserver notre planète.

 

Poésie d’orage

L’orage

Avec rage

Fait ombrage

Au soleil sage.

Il engloutit la ville

Rafraîchit les cinéphiles,

Les automobiles,

Les locomobiles.

Le tonnerre

Fait frémir les verres,

Les octogénaires,

Les luminaires.

La foudre jette un sort

Aux cadors,

Aux matadors,

Aux gens dehors.

Et tombe la grêle,

la pluie point frêle

Des averses torrentielles

Une ambiance intemporelle.

Prudence les amis. !