Rimes engagés

Murmures du désert

Un silence tout fier

Se faufilant dans la poussière

De sable et de pierre.

Complainte d’une forêt

Où les arbres créent

Une énergie à libérer

Pour une humanité délurée.

Plainte de l’océan

Tout en digerant

Les plastiques mécréants.

Vite de l’oxygène

Ne renions pas nos gênes

Pour une vraie vie humaine.

Un truc nouveau

Ce soir,

Un petit bonsoir

Pour un truc nouveau

Mais tout se vaut !

Juste un coucou gratuit

Sorti d’un étui

De nulle part.

Une improvisation bizarre

Avec des mots sans queue de lézard

Et des semblants de rimes.

Juste éclater de rire que rien ne grime.

Sans effort

Enfin en poussant sur le sort.

Ne plus rester sourd à la nouveauté

C’est se laisser surprendre par la liberté.

Et de goûter à la jubilation

De la moindre réalisation

D’un défi

Sans faire fi

De jugements.

Vraiment !

 

C’est ainsi…

C’est ainsi qu’il voudrait jouer.

Jouer avec ses mains sans danger

Prendre des risques en rêvant

Et créer en grandissant, s’élevant

Pour atteindre une joie jubilatoire.

Je vis. Ce n’est pas rédhibitoire.

C’est ainsi qu’il voudrait courir.

Courir avec ses jambes tordues

Sans risquer de tomber et souffrir,

Sous des regards détendus.

Dylan est son nom à vie

Déjà connoté loin des envies.

Il voudrait bien s’appeler autrement

Pour fuir des préjugés, des gens

Qui ne veulent pas accepter la différence.

C’est ainsi qu’il voudrait chanter.

Chanter avec ses logorrhées

Et ses bruits de bouche courbée.

C’est ainsi qu’on voudrait le regarder.

Le regarder à travers ses yeux.

Et son sourire malicieux

Je respire. C’est une nécessité.

C’est ainsi qu’il voudrait faire de la musique.

Composer dans sa tête et diriger

Si on lui donne des outils basiques

Pour ne plus être déranger.

Ne baissez pas les bras.

Continuez, persévérer.

Je vaux la peine d’être aimé.

Merci. Tout le temps je vous le dirai.

 

(Texte écrit en 2014)

Ainsi coûle nos rêves

Fuente en Aira (17)

C’est une rivière éternelle

Où la source fait jaillir

Une joie profonde sans fiel

Et une confiance sans pâlir.

La nature aura toujours le dernier mot

Nettoyant sans cesse ses maux.

Les rêves s’y plongent pour façonner

Nos aspérités, nos illusoires destinées.

Que les rêves fassent germer en nos cœurs

Les plus fous projets pour un monde meilleur.

Un cadavre exquis – 1

Sous un terrifiant orage
Ce beau bateau de naufrage
S’en va au loin en Galilée
Une ébouriffante envolée
Tout en moi ma belle rage
Quel beau mâle… Je suis en âge
Taureau céleste enrage
Gémeaux versatile rouillé
La salade verte est touillée
Le vinaigre est trop perlé
Dans le désert des mirages.
Combien reste t-il de « lés »
De papiers peints à poser.
Prenons en douceur les virages.

Une pause nécessaire

 

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Une pause

S’impose.

Intériorité

Pour une liberté

Du cœur

Chaque heure.

Se recentrer

Pour recharger

Les batteries.

Ventre qui sourit

Pour une âme

Qui point ne se blâme.

Je respire profondément.

Des larmes, doucement

Viennent purifier

Mes blessures.

Légère murmure

D’une sérénité

Qui me caresse

Avec noblesse.