Quand je n’ai pas les mots…

Quand je n’ai pas les mots pour dire ma colère

La bile et mes tripes partent en guerre.

Quand je n’ai pas les mots pour exprimer l’injustice,

Ma respiration devient un vrai artifice.

Ma tête s’assombrit, devient douloureuse.

Mes gestes peuvent devenir dangereuses.

Et pourtant je ne veux pas crier, hurler.

Et mon manque de mots fait déferler

Des maux, des douleurs, des larmes.

Quand je n’ai pas les mots pour m’exprimer

Mon impuissance vient comprimer

Mon amour-propre, mes valeurs.

Que peut-on imaginer alors ?

Quand vient le dialogue de sourds ?

Quand rien ne vient au secours ?

Que peut-on comprendre dans la rage

Quand vient les outrages ?

Dis-moi un seul mot pour m’apaiser.

Que faire pour souffler et se poser ?

Pour baisser les armes et s’écouter ?

Va-ton rester camper dans nos positions ?

Et se laisser mourir sans conciliations ?

Vite, vite, une vraie médiation !

 

Poème écrit en lien avec l’actualité où je constate avec tristesse le dialogue de sourds entre les gilets jaunes et le gouvernement, et bien même aussi entre le gouvernement et ceux qui manifestent pour préserver notre planète.

 

Site professionnel ouvert !

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai crée mon site professionnel consacré à mes activités de conférences-théâtrales :

http://vivienapprendreaecouter.com/http://vivienapprendreaecouter.com/

Vous pourrez suivre mes différentes interventions que j’ai pu faire, des vidéos inédites sur mes prestations etc…

Et bien sûr, je continue d’alimenter mon blog actuel avec des textes et des photos.

Au plaisir de vous lire

 

Rêves réalisés et rêves à venir

Bonjour à tous,

Je cherchais un sujet et ma chère femme me murmurait ce sujet. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Facile, je sais et je ne suis pas dure d’oreille avec mon appareil auditif.

Bref, quelles rêves ais-je pu réaliser tout d’abord et que ma surdité ne m’a pas du tout empêché de les vivre ? J’avoue qu’à cette époque-là, je ne voyais pas en quoi ça pouvait être une contrainte. C’est toujours le cas aujourd’hui mais avec une autre perspective.

  • Monter une pièce de théâtre et faire une tournée
    • Résultat : J’ai écrit ma première pièce en 2002 : « Pierrot et le voleur de sourire »  en partie en langue des signes et fait une tournée dans les Cévennes pour récolter des fonds au profit d’une centre pour enfants polyhandicapés en Lozère.
    • En 2009, j’ai monté un seul sur scène en clown. Un pur régal !
  • Partir un an à l’étranger découvrir une autre culture et rendre service.
  • Aller dans un désert
    • Résultat : En 2011, avec ma femme à notre voyage de noces au Maroc, nous étions aux portes du Sahara, un régal !
  • Ecrire un livre
  • Allier Théâtre et sensibilisation aux handicaps
    • Résultat : C’est ce que je suis en train de faire et ce qui m’a fait le plus plaisir c’est d’avoir pu jouer ma conférence-théâtre devant un public de sourds, à la bibliothèque Chaptal à Paris ce 31 octobre.

J’aurai pu en citer encore pleins d’autres. Je ne vous cacherai pas que cela n’a pas été simple avec des années difficiles, de doutes, de galères mais ça, j’en parlerai peut-être un autre jour, dans un prochain livre ?

Et maintenant mes prochains rêves ?

  • Découvrir l’Islande (c’est une obsession depuis des années car j’adore les volcans et la neige :-D)
  • Passer à la télévision avec ma conférence-théâtre « Au secours, j’ai un collègue sourd »
  • Jouer sur scène avec un humouriste handi comme Adda Abdeli ou bien Krystof Fluder (Djamel Debouzze ? il parle trop vite pour moi 😀 ) (Apparaître dans la série Vestiaires ?
  • Ecrire d’autres livres 😀
  • Et jouer des heures sur des jeux de société avec de bons amis.
  • Repartir à l’île de la Réunion avec ma famille au complet car nous y avons habité de 1983 à 1986. J’étais bien jeune à l’époque et j’en garde malheureusement peu de souvenirs. Reviendront-elles une fois sur place ?

Et vous ? Avez-vous réalisés vos rêves ? Aimeriez-vous en réaliser d’autre ? (En fait c’est primordial de rêver, de se projeter, cela fait vivre).

Quatrain #4 – Choisir

J’ai choisi de parler

Et de rester appareillé.

Je suis sourd, point idiot.

L’implant n’est pas dans mes tuyaux.

 

Médecins, j’assume mon choix

Et je ne suis pas aux abois.

N’oubliez pas votre serment.

Incarnez-le bien ardemment.

 

Que mes paroles soient entendues

Et ma liberté, respecté.

J’appelle à la réciprocité.

Évitons les malentendus

 

Ton talent

Peu importe ton handicap,

Peu importe les autres,

Tu as un talent, visible ou caché.

On ne peut pas comparer son talent avec les autres.

Les talents ne sont pas comparables.

Et nous ne sommes pas comparables car nous sommes uniques avec notre histoire, notre vécu, notre façon de voir le monde et d’appréhender.

Le talent s’acquière au fil du temps, grâce aux rencontres, au temps que tu mets pour l’approfondir.

Tu as un talent. Lequel ? Je ne sais pas. Toi seul le sait et tu as le pouvoir pour l’amplifier et de le partager.

Le talent est plus fort et riche quand il est partagé.

Le talent, ce n’est pas forcément être un héros ou une héroïne.

« Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. »Jacques Brel

« Tout le monde a du talent. Ce qui est plus rare est d’avoir le courage de développer ce talent. »Erica Jong

Je te souhaite donc d’avoir du courage et de pouvoir déployer ton talent.

 

Mots posés ce matin avec une grande envie de vous les partager. Belle journée à vous !

Toujours se rappeller

Toujours se rappeler que la vie est un chemin,

Un chemin qui peut s’arrêter le lendemain.

Mais que ce chemin est appelé à s’enrichir,

A être labouré, fructifié avec pleins de rires.

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Toujours se rappeler que rien n’est acquis.

Tout se travaille comme le lien, la santé

Tout est à prendre soin avec simplicité,

En s’abandonnant à l’imprévu.

Cela ne veut pas dire ne plus rien maîtrisé.

Au contraire, c’est garder le contrôle de sa vie

Sans se crisper, ni être agrippé, tendu.

Plus facile à dire que de faire, mais l’aventure en vaut le coup.

Nous sommes appelés à s’émerveiller, à se réserver des moments de pauses

Pour se ressourcer et être disponible aux autres, rester en lien

Toujours se rappeler à vivre, à revoir ce qui nous est essentiel.

C’est comme des formations que l’on fait tout au long de notre vie professionnelle.

Se reconnecter à l’être humain, à la nature, aux énergies positives.

Ce sont les rappels qui nous font avancer

Et font vivre ce que nous sommes.

 

Chaque jour, j’essaie de faire quelque chose de nouveau,

De faire des découvertes, de contempler et de prendre du temps avec les miens.

Depuis quelques jours, je me lève plus tôt le matin pour un éveil corporel,

Pour écrire, pour lire un paragraphe inspirant et me caler des objectifs positifs pour la journée.

Je suis beaucoup plus productif le reste de la journée et cela fait un bien fou.

Mais parfois, cela demande des efforts comme tout travail mais ce n’est que bénéfique.

 

J’avais envie de partager avec vous mes réflexions du jour à la suite d’un stage de théâtre, et surtout suite à la lecture d’un texte écrit par une jeune femme qui allait mourir. N’attendons pas demain pour être lucide, et pour prendre la vie comme un vrai cadeau malgré les tracas quotidiens.

Bonne fête Mom’

 

Des fleurs que tu aimes tant

Que tu arroses souvent

Comme tu tisses régulièrement

Les liens avec tes amis aimants.

Je t’offre les sourires de tes petits-enfants

Et les doux souvenirs de nos joies d’antan.

(actuelles aussi, of course, c’était pour la rime )

Je t’offre les énergies des gens qui s’engagent

Pour un monde meilleur sans carnage. (Encore pour la rime!)

Je t’offre les respirations paisibles

Loin des vaines tensions pénibles.

Je t’offre ces mots en toute insouciance

Pour illuminer nos journées pleines d’effervescence.

Continuons à semer contre vents et tempêtes

Nos rêves, nos projets pour perpète. (T’as une meilleure rime, là ?)

Allez bonne fête Maman

Comme je la souhaiterai aussi à toutes les mamans.

Violet - Macro printanière.JPG

Et si j’arrêtais de râler

Et si j’arrêtais de râler.

De me plaindre

De se plaindre de ce que font les autres.

Et si j’arrêtais de voir que le côté négatif

Même si les temps sont durs, difficiles.

Je peux devenir toxique pour moi et pour les autres

Sans doute de manière involontaire.

Et si j’arrêtais cet engrenage où tout va mal.

Et si je déployais encore plus ce qui est positif.

Et si je faisais grandir encore plus ce qui marche bien.

Cela pourrait diminuer mon côté sombre

Que nous avons tous en nous.

Et si je souriais un peu plus que d’habitude,

De m’ouvrir davantage.

Les jours deviendront sans doute meilleurs.

Mais comment ?

En partageant ses passions,

En faisant du bien autour de soi

D’aborder l’autre de manière bienveillante

Sans préjugés, sans amertumes.

Ok, ce n’est pas facile mais cela vaut le coup d’essayer.

Il est plus facile de râler que le contraire.

C’est donc un défi, une aventure

De vouloir changer de regard,

De passer de la méfiance à la confiance.

En passant le cap de la non-râlerie,

Sans doute, j’aurai envie de créer, d’inventer,

De découvrir, de partager, d’échanger

De partir à l’aventure.

Vivre tout simplement.

Puis la tête pourrait devenir moins lourde

Moins chargé en rumineries et plaintes.

L’esprit pourrait devenir plus léger et plus enclin

A s’émerveiller, à être disponible pour soi et pour l’autre.

Et le corps ? Les maux pourraient s’estomper

Comme les migraines, les maux de ventres etc…

Et pourquoi pas ? On essaye ?

Aujourd’hui, j’arrête de râler.

Et toi ?