Journée internationale des personnes ayant un handicap

En ce jour comme pour tous les autres jours, nous devrions prendre en compte chaque personne dans son intégralité, avec ses besoins, ses envies, ses rêves.
C’est avant tout une personne qui a des droits … et des devoirs.
Nous devrions pas nous centrer sur son handicap, sur ce qui le freine, mais sur ses besoins, sur ce qui peut le rendre digne, libre.
Chaque jour, chaque personne doit pouvoir vivre librement avec tous les moyens possibles mis à sa disposition (aides techniques, aides humaines, aides animalières).
Faut bien se rappeler que le handicap, c’est un frein que la société met à travers son regard, ses obstacles aux déplacements, à la communication etc.
Chaque jour, toute personne a droit au bien-être et à être le meilleur de lui-même, en fonction de ses possibilités, de ses capacités.
N’oublions que les handicaps invisibles concernent 85% des handicaps dont 15% pour le handicap moteur. Et on n’imagine pas la palette énorme qui existe dans l’expression de nos handicaps.
Ah tiens, je mets nous… et oui, j’ai un handicap de la communication mais seulement quand je me trouve dans des situations défavorables (environnements bruyants, comportements inadaptés des personnes, outils techniques de communication inutilisables, pas de sous-titrage etc.).
Chaque jour, nous devons pas être résumé à notre handicap. Ce n’est qu’un détail. Je veux dire par là que nous avons nos propres expériences, nos propres vécus, nos propres compétences.
Chaque personne a le droit d’être aimé, d’être reconnu dans ce qu’il est, d’être considéré le plus justement sans infantilisation, sans fausse charité.

Voici quelques propositions pour découvrir la variété des personnes qui ont un handicap et les solutions innovantes pour faire un monde plus solidaire.

Lpliz est l’application qui permet à des personnes en situation de fragilité et de handicap de se signaler et de demander de l’aide lorsqu’une situation devient difficile, dans l’activité du quotidien qu’elles pratiquent.

Le blog du voyage accessible en fauteuil roulant

Cafés avec des salariés en situation de handicap mental et cognitif, souvent exclues.

Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapée

Nathalie Birault, Créatrice de bijoux pour appareils auditifs

Jason, Chemama, Un gars créateur en fauteuil roulant

« un tremplin vers une vie sociale et professionnelle active pour les personnes vivant avec un trouble psychique tel que la bipolarité, la schizophrénie et la dépression sévère.« 

Média d’actualité et de référence #handisport / #paralympique

Evidemment, il y a encore pleins de choses à découvrir !

Chroniques d’un éducateur #23 Etre éduc en foyer d’accueil médicalisé et écolo, est-ce compatible ?

Bonjour tout le monde, depuis début novembre, j’ai commencé un CDD de trois à temps partiel dans un foyer d’accueil médicalisé que je connais très bien. Les retrouvailles furent bien sympathiques après un mois d’absence. Et oui, j’avais fait une formation d’un mois en langue des signes niveau A.2.

Bref, j’aborde le sujet de l’environnement avec vous au sein du travail. Un peu difficile, pourquoi ?
C’est très simple.
Je change mes gants à chaque fois que j’accompagne un résident pour la toilette ou changement de protection. (Pas couches, sinon trop infantilisant comme terme pour des adultes). Pour notre unité, je dirai 30 gants utilisées par jour. Puis les gants en papier spéciaux pour les soins. Un sacré paquet aussi ! Tout est question d’hygiène !
Ensuite, le nombre de protections et alèses jetés par jour. Je devrais m’amuser à peser les poubelles, tiens !
Enfin, les plats du traiteurs qui sont en plastique et régulièrement y a pas mal de restes qui sont jetés à la poubelle.
On parle surtout pour les déchets sanitaires et culinaires.
Pour l’eau, au niveau des douches, pour certaines personnes, je laisse couler l’eau chaude sinon ils ont vite froid. Je reconnais que je me fais facilement arroser. Bref, économies d’eau, raté. Mais à réfléchir comment faire mieux tant que cela n’impacte pas le confort des résidents. Et pour les machines à rincer la vaisselle, j’essaie de remplir au maximum le panier, ce que ne font pas malheureusement certaines de mes collègues.
Et enfin l’électricité. Les fauteuils électriques sont chargées toute la nuit. La journée, nous essayons au maximum d’éteindre les lumières qui ne servent à rien.

Personnellement, c’est ballot, je suis obligé de me déplacer en voiture (30 mn de voiture à travers la campagne). En vélo, j’aurai mis 1h30 mais de nuit et en finissant à 21h30, un peu risqué! J’espère bien trouver un prochain boulot plus accessible en transports en commun ou vélo!

Ces situations se retrouvent aussi dans les hôpitaux, les maisons de retraites etc. Comment mettez-vous la question de l’environnement au sein de votre métier ? Y pensez-vous ?

Au passage, n’oubliez pas de commander mon livre « Mots ailés d’un éduc » : https://fr.ulule.com/mots-ailes-d-un-educ/ (oui, je ne perds pas le Nord :-D)

Présent au Festival du livre à Colmar – 27/28 novembre 2021

Bonjour tout le monde,

Je voulais vous annoncer que je serai présent au festival du livre de Colmar, le week-end du 27-28 novembre. Je serai au stand de l’association « Des mains pour le dire ». Je dédicacerai mon livre « Sourd et certain » aux côtés de deux autres auteurs sourds.
Aurais-je de la chance de vous croiser et peut-être croiser un auteur renommé genre Amélie Nothomb ou Gilles Legardinier ? 😀

Très belle soirée à vous

Pour en savoir plus sur ce festival très riche : https://festivaldulivre.colmar.fr/

Répondre à un tag – Mes habitudes de lecteur de A à Z

Enfin, je prends le temps de répondre à ce chouette tag vu sur le blog d' »Hélène a décidé de« . Vous êtes prêts ? C’est parti!

A pour accessoire : L’accessoire livre qui ne te quitte jamais

Mon marque-page
Le marque-page me permet à coup sûr de reprendre là où j’étais. Je peux arriver à me souvenir de la page mais parfois, j’ai un trou. Rien de plus agaçant de chercher. Mon marque-page est actuellement une carte-postale d’un rougegorge, avec un mot doux de ma femme!


B pour boisson : La boisson indispensable à tes moments de lecture

Un sirop de menthe
Très agréable à boire surtout avec des bons cookies avant de démarrer une lecture. Bon ça, c’est souvent avant de lire une bande-dessinée. Quand je lis un roman au lit, je suis au sec !


C pour classique : Ton auteur classique préféré

Molière
Passionné de théâtre, j’ai tout de suite pensé à lui. Mais j’avoue que j’ai beaucoup hésité car il y a du choix en la matière. Et Molière fut une évidence pour moi avec son humour et ses proses décapants.


D pour développement : Un ouvrage de développement personnel à lire absolument

L’âme du monde de Fréderic Lenoir
Ce n’est pas vraiment du développement personnel, j’avoue ! Mais ça y ressemble tant l’auteur apporte une variété de philosophie de tous les recoins du monde. C’est en fait un conte philosphique mais qui m’a beaucoup apporté dans mes questionnements personnels.


E pour ebook : Ebook ou romans papiers

Roman Papier !!!
Je préfère nettement le roman papier! Après faudrait pas que ça soit écrit trop petit. Je trouve beaucoup plus agréable d’avoir un livre entre les mains. Mais je reconnais, je n’ai jamais essayé de lire un ebook!


F pour fiction : Un héros de fiction dont tu es secrètement amoureux

Soeur Fiedelma, 29 séries de Soeur Fidelma de Kildare de Peter Tremayne
C’est le nom qui m’est venu en premier. Une soeur avocate très renommée en Irlande du 7ème siècle. J’aime beaucoup son tempérament, son sens de la répartie, sa justesse dans ses enquêtes, ses réflexions sur l’Eglise de l’époque confrontés aux traditions irlandaises. Un pur régal.


G pour gourmandise : La gourmandise qui accompagne tes instants de lecture

Des cookies
Des cookies sans gluten accompagnés d’un sirop de menthe, un régal !


H pour humour : Un livre qui fait rire

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson
Je me suis bien marré avec ce livre et l’ai même relu. Une histoire de vie délirante d’un gars qui maniait des explosifs, et qui s’est enfuie de sa maison de retraite. Il est entrainé malgré lui dans des aventures complètement déjantées.


I pour important : Un moment important dans ta vie de lecteur

Quand la médiathèque est devenu accessible à pied
Je n’avais plus d’excuses pour ne pas aller chercher des romans. Et de chouettes bibliothèques me font de très bons conseils de lecture.


J pour jeunesse : le livre jeunesse que tu recommandes sans cesse

La Passe-Miroir de Christelle Dabos
De la pure fantaisie, poétique et magique. A vraiment découvrir en 4 tomes.


K pour King : Le roman de Stephen King que tu as préféré

Aucun ! On ne peut pas tout aimer, n’est-ce pas ?


L pour long : Le roman le plus long que tu aies jamais lu


J’avoue que je ne me souviens plus lequel. Que mes lecteurs me pardonnent !


M comme meilleure : La meilleure adaptation cinématographique d’un livre


Orgueil et préjugés de Jane Austen

C’est surtout la série que j’ai apprécié, surtout vu plusieurs fois avec ma femme. Nous avions beaucoup apprécié le personnage de Mr Darcy joué par Colin Firth.


N comme nombre : Le nombre de bibliothèques que tu possèdes

Une partie de ma bibliothèque 😀

4
Après tout dépend de la définition de bibliothèque et des ses dimensions. Nous avons des livres très diverses et variés, qui vont des romans, des livres spirituels, des documentaires, des livres d’éducation spécialisé, des livres de géographie, des BDs, des livres sur la parentalité etc.


O pour ovni : Un livre que tu qualifierais d’ovni littéraire

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas
Un livre complètement déjanté. Le même chez qui je me suis inspiré pour ce tag!


P pour préféré : Ton endroit préféré pour lire

Le lit
Bien au chaud sous la couette avec un bon oreiller


Q pour quatrième : La quatrième de couverture qui t’a convaincue d’acheter le livre

Alors, là j’avoue, je sèche! Généralement, c’est le titre qui m’attire !


R pour regret : Un regret de lecteur

Ne pas arriver à lire un bouquin qu’une personne t’a conseillée!


S pour saga : Une saga commencée mais jamais terminée

Aucun pour l’instant!


T pour trois : Tes trois livres préférés

Bleu de prusse de Philip Kerrn
C’est surtout la série policière avec le personnage Bernie Gunther en plein dans la tourmente Nazie puis dans la Stasi que j’apprécie beaucoup. Je les dévore à chaque fois et j’espère toujjours qu’il y ait une suite! .

Le lecteur de cadavres d’Antonio Garrido
Un livre sur le premier médecin legiste chinois dans les années 1300 ! Un pur régal dans les traditions et coutumes chinoises de l’époque. J’ai relu plusieurs fois la fin tellement j’ai aimé le dénouement !

La fille du bourreau d’Oliver Pötzsch
Un pur régal qui nous plonge dans le moyen-âge en Allemagne avec une enquête policière sur fond de sorcellerie.


U pour univers : L’univers livresque qui ne t’attire pas

L’univers fantaisie et science-fiction.


V pour vraie : L’histoire vraie qui t’a bouleversée en littérature

L’histoire d’Helen Keller
Ce fut mon premier roman, lu en 5ème. C’est l’histoire d’une jeune fille sourde-aveugle et qui m’a toujours marquée ! La BD est aussi très bien.


W pour WC : Le livre à lire aux toilettes

Un livre de blagues ou d’humour, ou de faits étonnants.


X pour XXL : Le livre format XXL de ta bibliothèque

Nuit de Bernard Minier
Un polar que j’ai dévoré. J’avais déjà lu de lui « Glacé » et « Le Cercle »


Z pour Zweig : Ton livre préféré de Stefan Zweig

Euh le Joueur d’échec mais en BD 😀

Apprentissage laborieuse

Voici déjà 10 jours que je me forme en langue des signes. (Niveau A.1). C’est laborieux vu que je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir la bouche, donc le risque de faire du français signé ! mes chers formateurs font la tête en me voyant signer. J’exagère un peu.

C’est comme dans toute apprentissage d’une nouvelle langue, il faut se défaire de son mode de pensée habituelle.

Je prends du plaisir bien sûr et en même temps, je galère et il faut du temps pour avoir le déclic. C’est très silencieux. j’apprécie et en même temps, je suis en manque de sons, un comble, n’est ce pas pour un sourd 😅.

Bref, je continue ma formation jusque fin octobre, et on verra si je fais le niveau B.1 et B.2 en mars !

Dialogue de chambre

Max : La ola, Robert, comment as-tu dormi ?
Robert : J’ai mal à mon petit orteil.
Max : Au point tu en es…
Robert : Oh ça va !
Max : Alors, douche ou toilette au lit ?
Robert : Douche intégrale.
Max : Tu prends des risques. Rasage avant ? C’est toi qui décide.
Robert : Je suis négligé ?
Max : Tu es toujours séduisant, ça ira !
Robert : Envoie le palan !
Max : Laisse moi le temps de te sangler, aussi ! Et de m’organiser.
Robert : Oh oui, j’aimerais ne pas rester nu en l’air pendant que tu prépares le lit.
Max : Ah bon ? Tu ne confondrais pas avec un autre intérimaire ?
Robert : Pas beau de balancer tes collègues
Max : Je me défends, nuance ! Tu peux m’accuser de tout mais pas de négligence.
Robert : Je me plaindrai pour ton humour douteux !
Max : Là, tu peux ! Mais ton fauteuil électrique est en panne. Faudra attendre un peu !
Robert : Je suis au courant.
(Après la douche)
Max : Alors quelle chemise veux tu ?
Robert : La grise à pois rouges.
Max : Je ne la vois pas dans tes affaires.
Robert : Tu es aveugle en plus d’être sourd !
Max : Je l’entends pas de cette oreille. Ah si, vu.
(Habillage et remise au lit pour mettre le pantalon)
Max : Bon, maintenant, tu te démerdes de mettre tes bas de contention.
Robert : Mais eeuuuuh…
(Mise du collant et pantalonnage)
Robert : Pantalonnage ?
Max : Oui, j’aime bien inventé les mots. T’as compris le principe, je suppose ?
Robert : Presque.
Max : Allez, c’est tout bon. Il ne me reste plus qu’à t’installer sur le fauteuil électrique.
Robert : Je croyais qu’il était en panne.
Max : Tu as bien suivi. Mais l’ergo va passer dans 3 minutes et tu devrais pouvoir circuler en toute liberté !
Robert : Oh joie !
(Mise en fauteuil après un temps d’accompagnement de 45 minutes)
Max : Et voilà, c’est tout ! Plus besoin de rien ?
Robert : Nan, ça va ! Merci.
Max : Très bien, à tout à l’heure !

(Dialogue presque fictif 😀 – ça va me manquer tiens. Formation LSF tout le mois d’octobre et reprise d’intérim en novembre)

Quand j’ai sensibilisé sur mon lieu de travail

Hier, j’ai donc joué ma conférence théâtralisée devant 6 résidents, une collègue et la cheffe de service.

Nous étions dehors entre ombre et soleil. Ce fut très riche et pour ma part, déconcertant finalement. En effet, j’ai sensibilisé sur l’accueil d’une personne sourde, donc un peu concerné 😅.

A la fin, ce fut très émouvant car ils ont mieux compris pourquoi nous avions des soucis de communication (milieu bruyant, masqués, voix trop basse etc).

La cheffe de service m’a invité à rejouer sur les autres unités ! A voir pour la suite !

Chroniques d’un éducateur #21 Amplitude horaire et fauteuil électrique en panne

Bonjour tout le monde, me voici donc de retour sur les routes de l’intérim. Depuis la semaine dernière, j’enchaine des journées de 12h dans un foyer d’accueil médicalisé que je connais très bien et que j’apprécie.
Une question me taraude malgré tout : Comment peut-on faire du bon travail et être disponible auprès des résidents quand on accumule beaucoup de fatigue avec de grandes amplitudes horaires. Je pense énormément aux soignants, aux aides-soignants qui peuvent enchainer des gardes, surtout les internes qui peuvent faire jusqu’à 60 heures la semaine. Est-ce humain ? Et vous ? Comment le gérez-vous ?
Une aide-soignante me disait : « Je le fais pour les résidents ». Comment apporter un cadre sécurisant quand soi-même, avec la fatigue, on peut faire des erreurs, moins assuré dans les gestes ?
Jusqu’à quel point dois-ton se mettre au péril au risque de fragiliser une vie familiale et même une vie personnelle ?
Ceux qui imposent ces horaires, ont-ils déjà vécu ces amplitudes de travail ?
Bref, il est nécessaire de savoir dire non et de se préserver malgré tout. Je ne ferai pas toutes les semaines sur ce que je suis en train de faire en ce moment: 39,5h en 4 jours! C’est l’avantage de l’intérim, c’est de pouvoir jongler et trouver un juste équilibre quand il le faut.

Hier, un résident a eu son fauteuil électriques en panne. Un problème de moteur. Heureusement, j’ai trouvé le mode manuel. Je n’apprends à personne mais c’est très lourd à pousser. Ce matin, je l’ai accompagné dans la cour en poussant bien faire, en faisant un sprint. Il était hilare et moins en sueur. Bien sûr, dans sa chambre, il a un fauteuil manuel, plus léger mais il sera tout aussi dépendant, car il ne pourra pas se déplacer seul. Vivement que son fauteuil soit réparé et retrouve sa liberté de déplacement.

Alors quels sont vos records d’amplitudes horaires et comment l’avez-vous vécu ?

Selfie après une journée de 12h d’affilée