Une soirée mémorable à Chaptal

Ce mercredi 31 octobre à la bibliothèque Chaptal (Bibliopi), j’ai présenté ma conférence-théâtre « Au secours, j’ai un collègue sourd » devant une soixantaine de personnes, avec le soutien énorme de l’équipe des bibliothèque pour l’accueil et l’installation du salon.
C’est surtout les échanges après 22 mn de one-man show conférence qui furent intenses et riches. Grâce aux interprètes de @Trilogue Interprétation , à la codeuse d’@Isos accessibilité et à la transcription du SCOP LE MESSAGEUR, nous avons pu échanger malgré nos différences de surdité. Ce ne fut pas un dialogue de sourd !
J’ai surtout apprécié les retours qui m’aideront à enrichir ma pièce pour sensibiliser dans les entreprises et autres types de structures.
Les questions ont été beaucoup orientés la question de l’accessibilité en entreprise et de la méconnaissance de la surdité avec des aménagements possibles qui pouvaient exister.
J’ai été aussi interrogé sur mon éducation, mon parcours scolarisant, en tant que sourd oralisant. Et j’ai bien précisé que ma pièce se voulait positive pour monter que c’est possible de travailler le plus confortablement possible, sans nier que c’est difficile, que nous rencontrons souvent des embûches.
Enfin, J’ai eu un grand plaisir de jouer devant mon partenaire officiel Talentéo avec la présence de Stéphane Rivière, le fondateur et Baptiste Juppet, le community manager.
Et maintenant quelques photos des uns et des autres que j’ai pu récupérer sur les réseaux sociaux :

De Sandrine Schwartz

De Ludmilla Science (un super blog à découvrir)

De Talentéo

Tout est dans l’image
Vous avez des photos inédites ? Je suis preneur !
Encore un grand merci pour ceux qui sont venus et au plaisir de vous recroiser dans d’autres occasions !

Dhafer – Un « cyprien » sourd

Bonjour à tous, aujourd’hui, je vous présente Dhafer, considéré par certains comme un « Cyprien « sourd. Je dirai tout simplement qu’il est Dhafer ! Avec du grand talent d’acteur et de dessin, surtout de manga.

Je vous laisse découvrir ce fameux youtubeur :

Avec lui, on n’est jamais sorti d’affaire pour ne pas rire !

Un sourd silencieux – 2 – Une rencontre inattendue

C’était son propre reflet. Sa porte-miroir avait claqué. Il ne l’avait pas entendu. Ce qui le clouait sur place, de stupeur, c’était de se voir autrement. Son cœur battait à une vitesse inimaginable et un son aigu lui transperçait sa boite crânienne. Des acouphènes. C’était bien le moment. Mais Tristan s’en foutait de ces acouphènes qui ne duraient que quelques secondes. Mais voilà que son reflet lui prenait aux tripes. Il était devenu vieux. Enfin, avec des rides en plus et des cheveux gris. Moins jeune qu’il est normalement. Il voyait son reflet, immobile, comme lui. Logique. Mais son reflet lui fait un sourire. Tristan non. Il lui fait un signe de venir. Un signe de ne pas avoir peur. Son reflet parlait en langue des signes. Alors que lui-même n’en connaissais que quelques mots. Tristan respire un grand coup. Un parfum étrange l’enveloppait. Une odeur de miel et de gingembre, et un peu de formol. Il regarde ses mains. Normal. Sans rides. Son reflet l’invite encore une fois à venir. Tristan pensait bien qu’il allait se prendre la porte. Puis même qu’il briserait le miroir. Mais qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas ? C’était sa devise préférée. Alors Tristan avançait et sa main gauche toucha le miroir. Ce dernier se déforma comme une douce cascade. Son reflet avait disparu derrière les filets d’eau. L’eau ne l’humidifiait pas.  Sa main disparaissait puis son bras, sa jambe gauche. Et là, il sentit qu’on prenait sa main gauche. Il disparut brusquement dans la cascade. Tristan apparut dans une gigantesque grotte de marbre blanc et noir. Il vit pleins de gens signer dans tous les sens. Un énorme écran suspendu par des drones. Il voyait du sous-titrage dans une langue bizarre avec des mots qu’il connaissait.  Une moitié de l’écran signait une personne et de l’autre, une personne qui bougeait les lèvres. Il n’entendait toujours rien. Normal, sans appareils auditifs!

Il vit des personnes en fauteuil roulant électrique. Des escaliers se métamorphosaient en rampe dès qu’ils arrivaient à proximité. Pleins de pictogrammes étaient affichés sur des devantures de magasins incrustés dans la roche. Il ne reste pas de marbre le Tristan. Il trouve ça même dingue.

Enfin, son reflet se retrouva face à lui. Il épela son nom : Tantris.

Tantris lui semblait bienveillant à son égard. Il le prit par l’épaule et le guida dans cette immense cathédrale. Un puits de lumière l’illuminait grâce de justicieux placements de miroirs sur des colonnes sculptés.

Il ressentit de fortes vibrations. Il se retourna et vit un éléphant rose. Tristan faillit défaillir. Il n’avait pourtant pas bu. Il se pince. Rien. L’éléphant passa à côté de lui et sur son dos, se trouvait deux enfants en train de manger des bonbons. Et là, un singe aux ailes de papillon vint se poser devant lui avec un grand sourire.

Mais où est-il donc ?

Les résolutions (ou pas) d’un travailleur

Alors que l’année 2017 est déjà là, je me suis dit qu’une poignée de résolutions ne pourrait pas nous faire du mal .

Alors, commençons :

  • Arrêter de se plaindre et de râler dans le vide. Autant y aller dans le vif et ne plus tourner autour du pot. (Si si râler un bon coup une fois pas semaine, non ?)
  • Ne plus élever la voix même quand je suis épuisé, crevé, éreinté, agacé, très désappointé, très en colère.
  • Aller aux réunions avec le sourire et se dire que j’ai une place à prendre, et ne plus fermer ma gueule.
  • Savoir prendre du recul et savoir se remettre en cause en cas d’erreur. Les échecs font grandir, c’est bien connu.
  • Ne pas prendre de haut ce qui débute dans le métier et être humble.
  • Ne pas vouloir trucider le directeur ou un autre type de supérieur hiérarchique qui me sape le travail au quotidien et la relation avec une personne. (Même si c’est très tentant).
  • Ne plus mélanger ma vie privée et ma vie professionnelle.
  • Ne dire que des choses positives et n’avoir que des mots valorisants pour ceux que j’accompagne. (Pas simple, n’est-ce pas ?)
  • Rester calme en toute chose et ne plus frapper involontairement du mobilier. (Volontairement, non ? Cela peut faire du bien. Quoique !)
  • Garder le sourire même quand tu as envie de chialer ou d’hurler. (Un masque serait bien)
  • Savoir dire stop quand c’est contraire à tes valeurs, tes principes.
  • Savoir poser un vrai cadre.
  • D’écouter la personne vraiment jusqu’au bout. (Même si c’est ch… pénible.)
  • Ne plus faire de fautes d’orthographes dans les écrits.(Ou écrire en texto, au choix !)
  • Savoir se poser quand rien ne va plus et oser se reposer
  • Oser passer le relais quand ça ne va plus dans la gestion d’une crise, d’un conflit
  • Ne jamais rester seul(e)e) face à une merde quelconque, minime soit-il !
  • Accepter que je ne sois pas superman mais humain avec des limites
  • Faire confiance à ses capacités et ses talents de créativité et d’adaptabilité
  • Crier un bon coup dans une salle insonorisée pour éviter que des petits innocents s’en prennent pleins la tronche.
  • Etre pragmatique, efficace et oser mettre ses mains dans le cambouis.

Mais en fait, nos choix dans nos décisions, comportements ne se décident pas quand une nouvelle année commence. C’est maintenant quand c’est nécessaire et pour la vie. Tout un apprentissage le travail avec l’autre, le travail en équipe etc…( Hasta la vista !)

Bon courage donc à tous les travailleurs de tout horizon

(Pour ceux qui l’ont remarqué, j’ai largement repris les points abordés lors d’un article l’année dernière pour les travailleurs sociaux) 🙂

Un rêve sucré de Constant

Constant attend sagement sur son fauteuil roulant

Dans sa chambre aux couleurs pastel.

Avec sa main gauche, il pousse la manette difficilement.

Son fauteuil fait tomber une de ses chaises.

Cela le fait rire. Puis fermant ses yeux,

Il modèle un volant devant lui

Malgré ses bras ondulés.

Du vide, il ressent du dur.

Il se retrouve avec un vrai volant.

Constant respire profondément.

Une boite de vitesse apparait

Ainsi qu’un petit tableau de bord.

Il appuie sur un bouton vert. Il avance.

Le fauteuil semble éviter tout seul les obstacles.

Constant commence à paniquer.

Mais il trouve ça très amusant. Jouissif même.

La porte de la chambre s’ouvre par sa pensée

Pour la première fois, il se retrouve tout seul dans le couloir.

Le couloir semble infini des deux côtés.

Il s’engage et son fauteuil accélère de plus en plus.

Les murs disparaissent et laissent place

À des champs de smartes à perte de vue.

Le couloir est devenu un chemin de réglisse.

Au loin, un tremplin en langue de chat.

Oups de oups. Constant regarde son tableau de bord.

Il voit un bouton jaune « Envol ».

Il appuie et des ailes de barbe à papa sortent sous le fauteuil

Et deux ceintures l’entourent.

Une bulle de savon le protège.

Il jubile avec beaucoup d’appréhension tout de même.

Il survole des collines de fleurs orange et bleues.

Il aperçoit des maisons aux colonnes de pommes d’api.

Des rivières de jus d’ananas coulent à flots

Parcourant des prairies aux vaches de chocolats.

Les fameuses vaches violettes de Milka.

Son cœur se dilate de joie.

Un vent aux odeurs de caramel

Le pousse vers un océan d’or

Où des vagues de glace à la vanille

S’échouent sur des côtes de cigarettes russes.

Soudain, il entend :

« A taaaable ! »

Il s’éveille. Il est dans sa chambre, tout souriant.

Un AMP vient le chercher pour le repas.

Au menu, pizza à l’entrée, lasagnes au saumon et épinards puis glace à la vanille.

Presque un rêve prémonitoire, se dit Constant.

En y repensant, une odeur pestilentielle et sonore résonne dans la salle à manger.

Son voisin de table avait lâché les gaz.

Ce n’était pas un rêve de haut vol à durée illimité!

 

Tout va bien, je vous assure!

Ce matin, je me suis levé comme d’habitude à 8 heures avec mon mug de café à la main gauche.

Ma main droite a voulu se jeter contre le mur et je me suis retrouvé avec des bleus aux pieds.

Mais oui, je vous assure, tout va bien.

Puis en voulant aller à la salle de bains, je me suis retrouvé dans la cave en train de me laver avec le tuyau d’arrosage.

Mais oui, tout va bien pourtant.

Quand je suis allé chercher le pain, je suis revenu à la maison avec des chaussons de velours.

Pourtant, je n’ai point bu.

Puis en sortant dans le jardin pour prendre en photos des oiseaux, j’ai vissé le ciel avec des nuages tout gris qui voulaient pleurer de toutes ses larmes.

Tout va bien pourtant.

Au repas, j’ai mangé des choux de Paris avec des champignons de Bruxelles avec des baguettes péruviennes. Cela avait un goût de chocolat au camembert. Cela m’avait semblé bien étrange.

Je suis allé marcher sur le lac et naviguer dans une prairie de nénuphars verts et mauves.

Je ne fume pas, je vous assure. Tout va bien.

Ce soir, je suis allé dans un café pour siroter un Jean et je suis ressorti avec un bidon d’huile de ricin.

Puis la nuit, j’irai bronzer sur la plage d’un disque de Mireille Matthieu.

Non, tout va bien. Je vous rassure.

Mon clavier débloque et n’écrit pas ce que je souhaiterai écrire.

 

Trêve de plaisanteries.

Que malgré les bourdes, les bêtises, les tracasseries, je souhaite profiter à fond des petites joies, et de les amplifier au fond de mon cœur et  vous les partager.

Très belles fêtes de Pâques à vous tous !

Etre éduc spé ?

Comment être un éducateur spécialisé ?

Tout d’abord, ne pas se former et ne se fier qu’à ses intuitions.

Ne jamais faire de lien entre la théorie et la pratique. Les livres, c’est pour les intellos.

Ne jamais se remettre en question et de ne pas tenir compte des critiques, peu importe s’il est positif ou négatif. Il n’y que toi qui te connais et tu ne te fies qu’à tes propres jugements de valeurs.

Tu imposes tes règles sans devoir te préoccuper du bien être et de la dignité de la personne que tu accompagnes.

La loi, c’est pour les coincés, les tordus. Tu sais ce qu’il faut faire.

Ne travaille pas en équipe. L’équipe ne peut que poser des problèmes.

Évite les conflits, cela ne sert à rien et tiens-toi sur ce que tu as décidé.

Ne tiens pas compte de ta fatigue, des sauts d’humeur, c’est du pipeau.

Quand tu dois être têtu et obstiné, c’est la seule façon de réussir et de faire carrière.

N’essaie jamais d’écrire et si tu écris, utilise ton propre langage de crainte qu’on te découvre.

Fais-toi de la pub pour dire que tes actions sont les meilleurs.

Fais à la place des autres qui ont besoin d’aide, tu iras plus vite.

Si un jeune t’énerve, tu lui fous une baffe et tu fais croire à tes collègues que c’est de la légitime défense.

En gros, si tu te retrouves dans un de ces items, tu te goures de métier.

Je souhaite à chaque étudiant et jeune professionnel un bon courage, de se faire confiance et de trouver des appuis extérieurs à qui vous pouvez faire confiance et qu’ils vous font confiance.

Ne vous mettez pas la barre trop haute au niveau du public auprès de qui vous souhaitez travailler.

Respectez-vous, avec vos limites et vos talents pour mieux respecter ceux que vous accompagnez et vos collègues.

Pleins de courage à vous tous.

Texte écrit en 2013! 

Art Naké

Cher Art naké

Bonne journée une fois de plus, ou de moins

Je suis banane Minion Svelte un juriste, je m’adresse à vous au sujet de mon défunt client qui porte le même nom de famille que vous (M. Art  Naké) même nationalité que la vôtre ( Crédulité) qui était un entrepreneur et homme des tas ici à Paradis Fisco disparu le 45 Août 1589, mon client décédé, sa femme et leur fille unique ont été impliqués dans un accident d’ovni et ont disparu sans laisser de traces..

Donc, je souhaite que vous m’aidiez à récupérer son dépôt de fonds laissés dans une banque ici à Paradis Fisco avant qu’il ne soit confisqué par la banque. Écrivez-moi en réponse de votre opinion sur cette matière pour plus de détails clarifiés en ce qui concerne la demande de son trou immobilier d’une valeur d’un dollar depuis que vous partagez le même nom de famille avec lui. Répondez-moi sur cet e-mail, minionsvelte@cruche.prout

Cordialement,

Banane Minion Svelte