Slam toujours engagé

J’espère la révolution

Une révolte de la joie

Un souffle de la Foi

En l’homme sans soumission.

J’espère un immense partage

De chacun et chacune

Dans leur long voyage

Sans gri-gri, sans rancune.

Vive la route

Qui nous déroute

Vers une colère

Qui nous libère.

J’espère la sérénité

Au delà de la haine

Vers la solidarité

Toute pérenne.

 

Slam composé lors du festival Vents du monde à Chaponost. Nous devions inclure 10 mots proposés (soulignés dans le texte) sur une table et produire un texte que nous devions déclamer à la fin de la journée devant le public.

N’oublie jamais d’espérer

N’oublie jamais de sourire

Même si tu peines et que tu tires la langue.

N’oublie jamais que demain sera à l’image de ton regard que tu portes sur ton avenir.

N’oublie jamais de positiver malgré tout.

N’oublie jamais de respirer et de détendre, ton corps et ton esprit te récompensera au centuple.

N’oublie jamais d’espérer car il y aura toujours une petite lumière si on prend bien la peine de regarder, d’ouvrir ses yeux.

Si tu tombes ou que tu commets une bêtise, ce n’est pas grave. Ce qui serait le plus embêtant, c’est de ne plus vouloir se relever et ruminer sur ses échecs.

Il y aura toujours un temps pour accuser le coup, mais n’oublie jamais de relever la tête.

N’oublie jamais de rêver, de construire des projets, petit ou grand et de pouvoir les concrétiser.

N’aie pas peur d’avoir de l’audace, d’oser avec tes tripes, avec tes valeurs et non pas en voulant être comme une autre personne. Sois toi-même et c’est vrai, ce n’est pas simple mais l’aventure en vaut la chandelle.

Je te souhaite de râler le moins possible, de regarder ce qui a été positif en toi et chez les autres.

Ta perception sur toi et les autres changera en mieux, et tu pourras t’épanouir chaque jour. C’est un entrainement au début puis cela deviendra une habitude très agréable.

N’oublie jamais de parler, de chanter, de t’exprimer avec les moyens que tu préfères.

Je te souhaite d’innover, de créer, d’oser.

Ne t’oublie jamais et tu n’oublieras jamais ceux qui t’entourent.

Si tu crois en l’homme

Tu t’es assis sur ce banc, regardant l’horizon.

A l’ombre d’un instant, tu ressens une présence.

Peu importe quoi, elle t’apporte de la douceur

Loin des violences et des peurs véhiculées par les médias.

Tu reviens dans le quotidien où chacun de tes gestes prend un sens.

Tu vis tout simplement, avec les autres, toujours là à te sourire

Ou à te dire bonjour, à parler ou rire franchement du temps qui passe.

Les colères, les ragots te passent par-dessus la tête. C’est futile.

Tu sens une brise douce te caresser les cheveux. Nouvelle sensation.

Loin des larmes, tu reprends souffle car la vie continue avec tes rêves.

C’est ainsi que tu te lèves et prends le temps de ce que tu as à faire.

Tu essaie de revenir à l’essentiel à travers la musique, la culture, la joie d’être ensemble.

Tu as a mis aux oubliettes la haine et la vengeance. Il en faut du courage pour aimer.

Si tu continues en croire à l’homme, alors tu ne peux que rester debout et résister.

Si tu crois en chacun, tu ne sombreras pas dans l’oubli et l’indifférence.

Je te sens plus apaisé même si il y a des appréhensions. Rien n’empêche l’autre.

N’oublie pas de parler, de t’exprimer, de créer, d’innover pour grandir

Et construire un monde meilleur avec tes capacités du moment.

Tu pourras transmettre à tes enfants la force de l’amour et du lien.

Transmettre que tout est possible et que l’on peut vaincre la folie de certains hommes.

Tout est possible si tu ne restes pas seul et ça, tu le sais.

Si tu crois en l’homme, tout est possible !

 

Tout semble foutu. Et pourtant !

Feuilles après la pluie (24)

Rien ne va plus. Les devoirs ont foutu le camp.

Les élèves ont laissé envolé leurs cahiers.

Rien ne va plus. Ils n’ont plus que des droits.

Droit comme une règle qui frappe ceux qui sont tordus.

Droit pour s’exprimer haut et fort contre les parasites.

Droit pour hurler sans retenue avec une totale liberté.

Droit pour s’élever et écraser ceux qui triment.

Et pourtant le devoir permet aux élèves de grandir,

De corriger, reconnaitre leurs erreurs et rebondir

Encore sans cesse avec l’autre avec dignité et respect.

Cela demande des efforts, certes à différents aspects.

Le travail ne doit pas être une dure labeur éternel

Mais des sources de créativités que l’on ne soupçonnerait pas.

Droit mais avec la souplesse du devoir, pour nuancer le réel.

Dans chacun de nos droits, n’oublions pas l’autre, l’humain qui a aussi des droits.

Même s’il est un étranger, même s’il est immigré, même s’il est rom, même s’il est différent de par son handicap ou ses croyances, même s’il est d’une autre culture.

Ne laissons pas les puissants abattre les devoirs qu’ils ont aussi envers l’autre.

Ne laissons pas l’argent étouffer les relations.

Ne laissons pas la tentation d’écraser l’autre pour prendre le dessus.

Puisque je ne peux pas me taire.

Je continue encore à écrire.

Parce que je ne peux pas sans cesse fermer les yeux face à l’actualité.

Parce que je ne peux pas rester silencieux.

Non mais sérieux, à quoi bon de stigmatiser, de proférer des vérités toutes faites ?

Sérieusement, qui sommes-nous pour juger et condamner ?

Rappelons à chacun d’entre nous les devoirs qui vont de pair avec les droits.

Ne nous laissons pas envahir par la peur de l’autre.

Tout est encore possible et ne laissons pas la haine gangrener la société.

Tout n’est pas pourri. Tout est toujours possible.

Milles pensées aux oubliés….

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Milles pensées aux étudiants kényans chrétiens exécutés

Milles pensées aux immigrés fuyant leurs pays meurtris.

Milles pensées aux familles qui galèrent, alourdies.

Milles pensées aux minorités d’Irak et de Syrie persécutées.

Milles pensées aux victimes de préjugés, de racisme quotidien.

Milles pensées aux enfants victimes de la violence ordinaire.

Milles pensées à ceux qui subissent la violence conjugale.

N’oublions pas ceux qui subissent et se taisent. Ne les oublions pas.

Joyeuses Pâques parce que je crois en l’avenir, à ceux qui espèrent

A ceux qui se battent pour relever l’homme dans toute sa dignité.

N’oublions pas les hommes et femmes qui luttent pour que chacun

soit relevé à sa juste place dans toute son humanité.

Ne perdons pas de vue l’essentiel : La vie de chaque homme !

 

Le prologue du rire

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Il suffit  d’un regard,

Un petit clin d’œil

Et un haussement d’un sourcil

Pour que ton visage devienne léger.

Ainsi que vient ton sourire

Qui a fleuri au cœur

De tes pensées ébréchées.

C’est ainsi que vient ton souffle

Pour dégager tes lourdeurs.

Au creux de ton ventre,

Une petite lueur surprenante

Te fait vibrer, frissonner de plaisir.

Tes cordes vocales frémissent

Pour expulser ton éclat de joie.

Je peux venir n’importe quand

A l’improviste pour t’envelopper

De mon parfum jubilatoire.

Ose m’accueillir à gorge déployés

Malgré les pleurs et le sang du monde.

Oui, il y a un temps pour pleurer

Mais aussi un temps pour rire

Permettant notre vie d’avancer

Et toujours d’espérer.

Espérer au-delà de tout

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Même si la vie parait dure,

Rien ne m’empêche de sourire

Et d’espérer au-delà de souffrir.

Même si les angoisses perdurent,

Rien n’empêche de m’émerveiller

Du temps, de la nature et l’amitié

Porté par mes amis et connaissances.

Ce que je suis a toujours un sens.

Comme tout pour chacun d’entre nous.

N’ayons pas peur d’oser appeler :

A l’aide ! Avec simplicité sans remous.

«  Heureux les fêlés,

 Car ils laisseront passer la lumière »[1]

[1] Michel Audiart

N’oublie pas

Haut Maconnais (34)

N’oublie pas tes rêves.

N’oublie pas de rêver. Rêver pour une bouffée d’air hors des soucis de la vie quotidienne.

Rêver, non pas pour fuir, mais respirer et imaginer que c’est possible de vivre autrement quand nous sommes accablés, quand nous sommes stressés.

N’oublie pas tes valeurs, de ce qui fait sens pour toi.

Ne t’oublie pas pour te respecter, pour garder confiance et aller de l’avant, pour s’épanouir et aller vers les autres.

N’oublie pas de parler quand tu as le cœur gros. Ne laisse pas ta colère, tes larmes t’emporter dans des gestes, des paroles que tu regretterais d’avoir dite.

N’oublie pas  de te relever même si c’est lourd à porter, même si tu n’en peux plus. N’oublie pas qu’il y aura toujours quelqu’un pour t’aider. Tu ne seras jamais seul, ne l’oublie pas.

Savoir qu’une personne pense à toi, qui t’apprécie, que tu comptes pour lui, cela peut t’aider à relativiser, à prendre du recul.

N’oublie pas d’exprimer tes malaises même si ce n’est jamais facile. Ne laisse jamais les non-dits empoisonner les liens fraternels, amicales. Les vérités sont souvent difficiles à dire mais elles sont nécessaires, même quand elle est chamboulante. Les secrets, les mensonges biaisent les relations. Elles deviennent injustes avec les remords, les regrets pour l’un, et rien pour l’autre. C’est inutile de se faire mal.

Ne nous oublions pas.

N’oublie pas que tu as sûrement affronté des épreuves et que tu en auras d’autres.

N’oublie pas d’espérer.

Je te souhaite de te souvenir de tes exploits, de tes réussites. N’oublie pas les personnes qui t’ont aidé à grandir.

Je te souhaite de ne pas oublier tes rêves et qu’un jour, tu puisses les accomplir à différents degrés.

J’ai eu des rêves qui se sont accomplis comme partir en coopération à l’étranger. Je suis bien partie un an au Sénégal. Un rêve de monter sur scène et de jouer devant un public. J’ai créé une association et monter des pièces de théâtre, fait une tournée dans les Cévennes. Du pur bonheur quand on se donne les moyens pour y arriver.

J’en ai pleins d’autres qui deviennent des projets qui peuvent être concrétisés.

Et vous, quels sont vos rêves ?