Même un seul regard

Même un seul regard, un seul de tes mots

Reconnaissant son être et ses maux,

Sa mémoire ne l’oubliera pas de sitôt.

Il continuera à espérer sans être pataud.

 

Même une seule caresse sur son visage figé,

Il continuera à sentir, à aimer, à piger

Ta présence à ses côtés, immobile.

Son sens de la vie aura toujours un mobile.

 

Même si tu l’as à peine parlé, à peine croisé,

S’il a été touché, il se souviendra de toi.

Le temps n’a pas de prise sur nos joies prisées

Gardées au fond de nos mémoires qui se déploient.

 

Même si l’âge nous cueille dans la faiblesse,

Notre corps restera marqué de nos victoires

De nos quotidiens, de nos belles histoires,

Même si des trous viennent et nous blessent.

 

Continue à semer avec ce que tu es, avec ce que tu fais.

Des mercis inattendus viendront dans un certain temps.

Plus nous nous laissons surprendre, plus c’est un bienfait

Qui nous aidera à croire, à avancer dans l’instant.

 

N’aie donc pas peur faire le premier pas

Même s’il est tout petit, presque insignifiant.

En mettant tout ton énergie, il deviendra vivifiant

Et jaillira plus loin que tes rêves sans trépas.

Le prologue du rire

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Il suffit  d’un regard,

Un petit clin d’œil

Et un haussement d’un sourcil

Pour que ton visage devienne léger.

Ainsi que vient ton sourire

Qui a fleuri au cœur

De tes pensées ébréchées.

C’est ainsi que vient ton souffle

Pour dégager tes lourdeurs.

Au creux de ton ventre,

Une petite lueur surprenante

Te fait vibrer, frissonner de plaisir.

Tes cordes vocales frémissent

Pour expulser ton éclat de joie.

Je peux venir n’importe quand

A l’improviste pour t’envelopper

De mon parfum jubilatoire.

Ose m’accueillir à gorge déployés

Malgré les pleurs et le sang du monde.

Oui, il y a un temps pour pleurer

Mais aussi un temps pour rire

Permettant notre vie d’avancer

Et toujours d’espérer.