Après mon spectacle en Ardèche, à Vanosc, j’ai voulu repasser par Burdignes avant de revenir sur Lyon. Il fait beaucoup et déjà chaud, j’en ai donc profité pour marché une petite heure et ce fut très agréable.
Lors de ma petite marche le long du Rhône, dimanche dernier vers Condrieu, j’ai aperçu ce héron sur un petit rocher, devant un ilôt arboré. Et tout cela en symétrie. J’aurai trouvé dommage de ne pas les prendre en photo !
A peine quelques pas plus loin, je le voyais sous un autre angle, et il avait un peu bougé !
La semaine dernière, lors d’un petit séjour à la campagne dans les monts du Lyonnais, j’en ai profité pour faire des sorties photos soit tôt le matin ou en fin d’après-midi. Un petit régal avec pas mal d’oiseaux observés avec mon téléobjectif de 300-600 mm.
Belles découvertes à vous !
Cache-cache du Rougegorge Sans doute un pouillot à l’affut « Flute, une porte fermée » s’exclame une mésange charbonnière frustrée sur une rambarde rouillée, devant une porte blanche ! Une corneille perchée sur un poteau ! Que regarde t-elle en arrière ? Une mésanche charbonnière chante à tue-tête ! Encore une mésange charbonnière qui mange une espèce de fleurs fanées.
Jeudi dernier, j’étais allé sur Annecy pour une intervention auprès d’étudiants. J’en ai profité un peu pour me balader. Certes, je n’ai pas beaucoup fait de photos, ce qui est dommage en effet car c’est une belle ville. Ce n’est pas appelé Venise des Alpes pour rien.
Château d’Annecy
J’ai eu de la chance d’avoir du beau soleil et j’aurai pu faire une grande balade, mais j’avais mon sac d’ordinateur qui était bien trop lourd. Cela une prochaine fois !
Et surtout lié au talent de la photographe. De m’avoir mis à l’aise. D’avoir débrouissailler le terrain avant.
J’ai répondu à l’appel d’un projet d’une exposition Sur les handicaps pour l’association Different is Beautiful.
Cela ne se voit pourtant pas que j’ai un handicap, n’est-ce pas ?
Bref, j’ai rejoint Francesca Clayton pour cette séance photo. J’ai pu prendre un temps pour échanger avec elle. Juste poser mes bagages, un peu lourd, en toute franchise.
Au début, je ne souriais pas, encore rempli d’émotions. Les clichés s’enchainaient malgré tout. Avec tout ce que j’étais, naturellement. Sans artifices.
Puis je m’étais détendu. Un sourire était venu. « Vivien, tu vas bien ».
Ce n’était pas une question. Mais bien une affirmation. Et c’était vrai. Je me sentais mieux.
Accepter de se prendre en photo Avec mes imperfections.
Mon sourire un peu de traviole. Mon trait blanc en plein milieu de mes cheveux. Une ancienne cicatrice plus précisément. Mon front un peu proéminent, élement visible de mon syndrome de CHARGE.
Tout cela ne m’empêche pas d’être visible dans les réseaux sociaux. Et encore plus sur scène.
Depuis cette séance, des choses se sont enclenchées en moi. Cela a apaisé mes angoisses, mon anxiété qui trainaient depuis trop longtemps.
Puis j’ai promis à Francesca de me lancer dans mon projet spectacle itinérant en vélo. Car c’est cela qui me fait avancer, vibrer et qui me fait sentir aligné avec ce que je suis.
J’en ai 9 exactement de ces photos, très variées dont certaines sans sourire et d’autres plus comiques. Juste moi tout simplement. Avec mes parts sombres et mes parts joyeuses.
Je vous les montrerai en illustrant d’autres posts.