Rien à dire

Je n’ai rien à dire.
Je manque d’air.
Pas de commentaires.
Rien à estourbir.

Je manque de souffle.
Pas d’inspiration.
Tout dans l’aspiration
De mots qui s’essoufflent.

Rien que des regards.
Ou bien des couleurs
Pour apaiser la douleur.
Mon sourire se bagarre.

Et puis vient le sens
D’une idée murmurée
Par une voix point déchirée
Pleins d’effervescence.

Fixation d’image
Pour un long voyage
Dans un temps suspendu
A mes heures perdues.

Enfin, mes doigts défilent
A travers l’imaginaire
Qui me distille
Des rimes apollinaires.

Slam toujours engagé

J’espère la révolution

Une révolte de la joie

Un souffle de la Foi

En l’homme sans soumission.

J’espère un immense partage

De chacun et chacune

Dans leur long voyage

Sans gri-gri, sans rancune.

Vive la route

Qui nous déroute

Vers une colère

Qui nous libère.

J’espère la sérénité

Au delà de la haine

Vers la solidarité

Toute pérenne.

 

Slam composé lors du festival Vents du monde à Chaponost. Nous devions inclure 10 mots proposés (soulignés dans le texte) sur une table et produire un texte que nous devions déclamer à la fin de la journée devant le public.

5 ans déjà !

WordPress me souffle que mon blog a 5 ans!

Il y en a eu du chemin depuis !

Je regarde un peu ce qui a été publié. Des poèmes, des coups de cœurs, des coups de gueule. Des photos de nature très diverses et variés.

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1ère photo du blog 

Pas mal de textes sur la surdité, le handicap puis pleins d’histoires.

Qu’est-ce que je faisais le 8 avril 2014 ?

Il me semble que je finissais mes études de documentaliste, et j’avais crée ce blog pour différencier de mon ancien blog de photos. Ceux qui me suivent depuis tout ce temps l’ont bien remarqué! 😀

Alors, petit sondage : quel article vous a-t-il le plus interpellé ?

Au niveau statistique, c’était la fugue de l’éducateur qui avait explosé le record de vues en une journée.

Allez zou, je quitte mon écran et je file faire du vélo!

Au plaisir de vous lire et de vous partager pleins d’autres choses!

Jeudi photo #14 – Souvenirs sénégalais

En vue du café-littéraire à l’auditorium de Chaponost, ce samedi 6 avril, je vais présenter mon livre « Murmures de la brousse sénégalaise ».  Pour me replonger dans l’ambiance, je vous partage quelques photos des lieux où j’ai passé un an en 20016-2007.

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Cour du collège Jean-Paul II de Vélingara (cela a du bien changé depuis, surtout le grand arbre à droite qui a été coupé 😦 )
Un mercredi au collège 102_01.JPG
Cour du collège Jean-Paul II de Vélingara 
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Devant ma chambre
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Ma chambre ! Bureau où j’écrivais la plupart de mes poèmes et mon carnet de bord
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Dans une rue de Vélingara
Vélingara et collège 011
Rassemblement familiale

 

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Quelque part dans la brousse près de Vélingara
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Le début de mon addiction au Bissap (jus aux fleurs d’hibiscus)
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Ma mission de bibliothécaire (dépoussiérage de tous les livres tous les deux jours obligatoire)
Kolda et Ballade 021.jpg
En sortant de Vélingara (selon mes souvenirs, peut-être le village d’après)
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Un plat unique pour repas! là, c’était du porc (porc que j’avais vu mourir égorgé le matin même!)
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Aux abord du Collège quand les pluies reviennent après 9 mois de saison sèche !

Et pour finir, un joli clin d’oeil à un de mes collègues professeurs, Charles, sur son fameux vélo bleu !

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Celui qui aimerait dire NON

Il aimerait susurrer NON

Contre ce qui est contraire à ses valeurs.

Mais il appréhende le regard des autres.

 

Il souhaiterait murmurer NON

Aux incohérences de son entourage

Mais s’inquiète du rejet des siens.

 

Il voudrait faire part de son NON

Aux politiques ambiguës, injustes

Mais il craint d’être isolé socialement.

 

Il aimerait dire NON

Aux injustices criantes du gouvernement

Mais il a peur pour sa famille.

 

Il souhaiterait s’exclamer NON

Contre les violences institutionnelles

Mais il a la trouille pour son avenir professionnel.

 

Il voudrait crier NON

Contre les multinationales, les lobbies

Mais il s’effraie pour son avenir tout court

 

Il aimerait hurler NON

Contre les mafias, les gangs, les extrémistes

Mais il est tétanisé pour rester en vie.

 

Alors il se tait en attendant que d’autres le fassent.

Et son non-dit le rongera.

 

Osons dire NON à notre manière, selon nos capacités et selon nos moyens.