Un animateur en EHPAD #4 Balafon à profusion (en perfusion ?)

La semaine dernière, ce fut musique le matin, trois matinées plus exactement. Chaque matin, chaque étage. Et à chaque étage, par série de deux, trois chambres.
Quelle musique ? J’ai fait du balafon, un instrument de l’Afrique de l’Ouest, sorte de xylophone avec des calebasses comme caisse de résonance.
Je le mettais sur une table roulante et je déambulais avec !

Certaines résidentes restaient dans leur lit et écoutais la musique. Une autre personne riait car je faisais légèrement le clown en jouant.
A la même étage, au bout du couloir, je ne pouvais pas jouer car un résident écoutait de l’opéra assez fort. Sachant que c’était important pour lui, je rebroussais chemin. Je percusionnais aussi au début du repas pour certains car ils attendaient assez longtemps pour le repas. Cela faisait donc une musique d’ambiance et cela était apprécié.
(Comment ?  le verbe percussionner n’existe pas ? Fichtre, mais ça se comprend, n’est-ce pas ?)

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Au second étage, un résident n’a pas supporté ma musique et a du crier : »Stop, ça suffit ». Ce fut dommage, car son voisin de chambre avait beaucoup aimé et aurait souhaité entendre la suite. J’ai donc continué mon chemin vers les autres chambres un peu plus loin. C’était satisfaisant de voir des visages réagir pour des personnes qui ont de lourds troubles cognitifs.

Et au troisième étage, j’eus droit à un vrai public avec 5 personnes dans le couloir !
Je vous avoue que j’ai pas joué trop longtemps à chaque fois car mes oreilles saturaient au bout de 30 mn de percussions. Déjà que je suis sourd, ce n’est pas la peine d’en rajouter.
groupe balafon

Certaines personnes m’ont demandé si j’étais musicien. Je leur ai juste dit que j’étais juste un amateur et que j’ai appris sur le tas. Surtout que j’en avais joué pendant 6 semaines le soir à 20h sur ma terrasse, pour ceux qui ne le sauraient pas.
Promis, je ferai une vidéo de ma prochaine prestation dans un couloir de l’EHPAD !

Et en dehors de la musique, j’ai fait de la table magique, le fameux tovertafel (promis, je vous ferai une photo la prochaine fois), puis des quizz, de l’écoute musical grâce à l’application WIVY que je teste pour un mois.

Cette semaine, je vais faire l’accueil toutes les après-midi donc pas d’animation et le matin, déambulation ludique en allant voir les uns et les autres.

Sur ce, très bonne semaine à vous !

[Projet 52-2020] Semaine 31 – Couleur chaude

Le projet de Ma’ nous invite au thème de la couleur chaude, c’est bien de saison et surtout d’actualité avec ces températures caniculaires.
Quand je vous écris, mon estomac est bien rempli car je viens de fêter l’Aid chez des amis kurdes. J’ai eu mon quota de viandes pour 5 ans !

Bref, revenons à la couleur chaude. Généralement, cela tourne vers le rouge, orange et jaune. Jusque là, on est bien d’accord. Enfin, j’espère.
Mais comment faire original ? Vu mes neurones ramollis par la chaleur et mon ventre bien plein, je ne vais pas me compliquer la tâche. Je vous annonce donc la couleur.
Cela sera une fleur et une abeille !
Pas eu trop chaud pour la trouver ?

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Allez donc voir les autres participants du projet de Ma’

Vendredi lecture #3 La Cartographie des Indes boréales d’Olivier Truc

Stockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s’enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d’une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?

Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.

Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d’argent pour financer leurs guerres tandis que des prêtres fanatiques convertissent les Lapons par la force. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d’une femme qui l’a toujours aimé. Un extraordinaire roman d’aventures, porté par un héros courageux, dans l’Europe tourmentée des guerres de religion et de l’Inquisition. On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde.
(Source : Babelio)

Quand j’ai vu ce livre posé sur la table acheté par ma femme, j’eus un coup de coeur avec le titre. Géographe dans l’âme et fan des cartes, je l’ai entamé le soir même. Je l’ai dévoré et lu quand j’avais des pauses. Je me suis laissé emporté par l’histoire et je me suis attaché aux personnages.
Il lui arrive tellement d’emmerdes au héros (pardon, pour le gros mot, je ne savais pas quoi dire d’autre) quand on lui mettait encore les bâtons dans les roues pour l’empêcher de vivre, je voulus m’adresser aux personnages : « Mais enfin, laissez le vivre ! » En même temps, si on le laissait vivre, il n’y aurait pas d’aventures.
J’ai savouré chaque page et à la dernière page, j’étais triste de le finir.

J’ai beaucoup aimé les descriptions de paysages, de travail de cartographe, de pèche. Cela m’a donné envie de découvrir par la suite les paysages suédois sur google maps ! Il était vraiment allé sur place. Logique, puisque l’auteur a déjà écrit des polars avec des Samis (Lapon est un terme péjoratif!) comme personnages.

Le seul hic, c’est le manque de profondeurs des émotions du héros alors que ceux des « méchants » sont très réussis. C’est à peu près ce que pense aussi un autre bloggeur sur ce livre : Actu du Noir.

Bref, c’est un des rares livres qui restera longtemps dans ma mémoire car il a répondu à mes passions de lecture : Roman d’aventures sur fond historique et cartographique, et sur fond religieux. D’ailleurs petite nuance à apporter dans le résumé au-dessus, ce sont des pasteurs luthériens fanatiques qui oeuvraient en Suède et non des prêtres! 😉

Bref, un livre incontournable à découvrir !

Mésange noir – Periparus ater – Coal Tit

Cette photo est toute particulière car ce matin-là, j’avais bien mes batteries mais hélas, aucune ne fut chargée ! Il ne me restait que quelques minutes pour pouvoir prendre des photos.
Imaginez ma contrariété lors de la suite de ma balade dans les bois avec ma petite famille.  😀

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Et ce mésange bougeait dans tous les sens et restait dans le même périmètre. Je pris mon mal en patience pour qu’il se pose un tantinet et que je puisse le prendre en photo. Au moins une petite satisfaction.

Très bonne journée à vous et hydratez-vous bien !

Un animateur en EHPAD #3 Créations et improvisations

La semaine dernière, ce fut riche en créativité et en improvisation. En créativité car j’ai accompagné 4 résidentes pour faire de la peinture à partir de 4 tableaux abstraits qu’elles devaient prolonger sur une toile. 
Ce fut amusant comment chacune a posé sa patte malgré quelques réticences : « Je ne sais pas peindre », « J’ai tout oublié » !

Et voici le résultat ! 

Le même jour, le matin, j’avais improvisé un temps de jeu de mémoire avec 5 résidentes qui s’étaient installées dans le couloir.  Je leur ai fait un quizz sur les chanteurs, acteurs et leur faire le lien entre les titres de chansons et leurs interpretes. 
Puis elles ont beaucoup apprécié quand je leur donnais un prénom et qu’elles devaient trouvé des célébrités à partir de ce prénom. Des rires ont fusé dans tout le couloir ! 

Dans mes habitudes qui s’ancrent dans le quotidien, je fais un petit jeu avant le service du repas quand les résidents sont installés autour de leur table : un mini-mémory, un jeu d’observation avec trois verres et un petit objet, un mini-quizz musical avec des extraits de chansons avec mon portable, des vieilles photos de la ville où nous sommes. 

Et comme chaque fin d’après-midi, je rentre dans une base de données interne ce que fais dans la journée et avec qui. 

Lors de cette semaine à venir, je vais utiliser mon balafon, une matinée par étage (y en a trois) ! Hâte d’y jouer et de le faire découvrir! Je vous raconterai tout ça lundi prochain ! 

[Projet 52-2020] Semaine 30 – Sport

Cette fois-ci, ce ne fut pas sportif pour trouver une photo de ce thème. Une image m’est venu tout de suite.
J’apprécie de plus en plus ce projet car il nous invite à chercher dans notre mémoire ou notre créativité.
Alors, pour cette semaine, j’ai repensé au Sénégal où j’avais fait mon volontariat en 2006-2007. Régulièrement, sur un des terrains de basket du collège, cela jouait pas mal.

Vélingara et collège 071

Venez voir donc les photos des autres participants : Projet de Ma’