Initialement, je devais rejoindre la Rochelle par le train. Mais avec les incendies, le trajet entre Bayonne et Bordeaux a été supprimé.
Vue de la voiture dans le Pays Basque vers la Rochelle
J’avais du donc prendre ma voiture pour le voyage, en faisant un petit détour pour éviter les bouchons et les difficultés autour de Bordeaux. J’étais parti mercredi 2 juillet vers 6h30 du matin pour arriver à Périgny près de la Rochelle vers 15h45. Ou, j’ai mis beaucoup de temps entre les petites routes par moments et les pauses.
J’ai eu jusqu’à 39 degrés et j’ai du mettre la clim quand je fus sur l’autoroute entre Mirambeau et Rochefort.
J’ai découvert de chouettes endroits lors de mon périple : – Les vignobles entre Langon et Saint-Emilion – La librairie-café « La petite Cabane » à Galgon lors de ma pause de midi. – L’autoroute des oiseaux juste après Saintes vers la Rochelle, avec l’aire des pierre de Crazanne.
A Périgny, j’étais logé chez une bénévole du festival pendant deux nuits. Je fus aux petits oignons, bien choyé et elle participait aussi à l’élaboration de petits plats pour les musiciens lors des repas.
Le mercredi soir, elle m’a emmené au concert du mercredi soir : Le Trio Ernest: Natasha Roque-Alsina, Stanislas Gosset et Clément Dami qui ont invité Éléonore Billy et son drôle d’instrument suédois, le nyckelharpa. C’était dans un ancien oratoire au coeur de la Rochelle.
Il faisait délicieux, bien agréable après des jours de canicule !
Le lendemain, jeudi, j’ai surtout préparé mon intervention du soir. Je devais initier à la langue des signes à partir d’un chansignes composé par des résidents d’un foyer de vie, accompagné par un chanteur nommé Arthur. Ce dernier était demi-finaliste au The voice en 2020.
L’intervention s’est déroulé sur le parvis de la mairie de Périgny et il y avait au moins 250 personnes assis sur des bancs, des chaises à l’ombre des platanes. Ensuite, nous avons eu un concert d’instruments à vent.
Le soir-même, j’ai retrouvé les musiciens chez Aurélie, la directrice du festival pour un super diner chez elle. Une très bonne ambance où j’ai pu échanger avec plaisir avec une musicienne et son compagnon.
Le lendemain matin, j’ai eu du temps devant moi pour aller visiter la Rochelle en bus. La température fut agréable et un vent doux. J’ai pu visiter les deux tours, la Tour de la chaine et la tour de la Lanterne alias Tour des 4 sergents. Un régal d’avoir découvert ce lieu avec au moins 6 graffitis répertoriés. Je me suis pris un brunch rapide en fin de matinée.
De retour chez ma logeuse, je m’étais posé et j’eus droit à un magnifique plateau d’en cas avec de la pastèque, fruits secs, une banane, une tartinable et des cracottes sans gluten, avec jus d’orange. De quoi avoir de l’énergie pour mon spectacle le soir à 19h30.
Vers 16h, j’étais parti à la salle qui n’était même pas à 5 mn à pied de là où je logeais. La salle était toute neuve car inaugurée en mai dernier.
J’avais pris de l’avance pour m’imprégner du lieu, profiter du calme, me concentrer. Et bien sûr, caler le son avec le micro-casque et choisir la bonne lumière.
J’étais ravi de pouvoir jouer dans une salle pleine et ce fut un plaisir de pouvoir répondre ensuite aux questions qui furent nombreuses. Et cette fois-ci, j’avais bien mon micro-bluethooth.
Voici les questions : . Quel est ton intrument de musique préféré ? . Y a t-il un chanteur sourd ? . Entends-tu ta voix dans appareil auditif ? . Quelle émotion quant du as entendu tes premiers sons ? . Que penses-tu de l’implant cochléraire ?
J’ai eu de très bons retours à l’oral même si sur mon livre d’or, j’ai eu que deux mots . Bravo pour ce super spectacle très super informatif. . Bravo Vivien pour ce délicieux moment. Un régal de t’entendre et de découvrir ce spectacle !
Sur scène
Face au public lors des échanges
Après le spectacle, je me suis allé changer puis charger les affaires dans ma voiture. Je suis allé rejoindre le diner chez Aurélie où on était en plus petit comité, avec un violoncelliste. J’ai passé un excellent moment et surtout on a eu droit à un court concert. J’a été invité à ressentir les vibrations de l’instrument sans mon appareil. J’ai donc essayé et je n’ai ressenti que les basses. Je préfère largement entendre les sons.
C’est ainsi qu’après une bonne soirée, j’avais décidé de prendre la route de nuit pour le retour au Pays Basque. La pleine lune m’accompagnait, ce qui fut plus agréable mais j’avais les phrases allumés, quand même, bien évidemment.
Entre La Rochelle et Saintes, j’ai eu très peu de monde et je m’étais retrouvé à un moment donné seul sur l’autoroute. Un pur plaisir que j’aurai du savourer encore plus. Je m’étais arreté sur l’aire des oiseaux pour dormir une heure. Puis j’ai repris la route.
Et là, la douche froide ! En arrivant sur l’A10, il y avait un monde fou à 2h30 du monde. J’étais très étonné. Bon, faut dire, que c’était la première fois que je prends l’autoroute de nuit, entre vendredi et samedi. Même les aires d’autoroute étaient bondés quand j’eus besoin de faire des pauses.
J’ai du sortir au niveau de Blaye car un bouchon s’annonçait à l’entrée de Bordeaux.J’avais pris la décision de prendre les petits routes en passant par Libourne. Et là, ce fut magique avec des filaments de brume au dessus de la route. Et je pus apercevoir des animaux en bord de route comme un sanglier, un chevreuil et trois lapins.
J’avais rejoint la N89 pour arriver sur Bordeaux. Toujours autant du monde vers 4h30 du monde. Idem en prenant l’A63 qui avait rouvert depuis deux jours. Les aires d’autoroutes étaient toujours aussi pleines quand je voulus me poser.
En arrivant près de Bayonne, je dus sortir près de Dax car un autre bouchon s’annoncait. Pétard, je me suis trompé et j’avais fait quelques détours pour ensuite arriver sur l’A64 et enfin arriver à mon lieu de vacances familiales vers 9h45.
Je garde donc un très bon souvenir de mon séjour à la Rochelle lors du festival.
Il n’y a pas eu de malentendus. Enfin, j’ai tout fait pour avec deux ateliers d’une heure pour 13 personnes.
Mon objectif, c’était permettre aux salariés de mieux comprendre leur collègue sourd.
D’ailleurs, il était présent à chaque atelier. Pour voir si je ne disais pas trop de bétises : Bien sûr que non 😅
Alors, pour cela, on m’a demandé de faire l’atelier « Dans la peau d’un sourd ».
Cela s’est fait en 4 parties : . Témoignage court sur mon expérience de sourd appareillé oralisé et sur la diversité du monde des sourds . Exercices de compréhension avec casques anti-bruits et boules quiès. . Débriefing et apport de compréhension sur les outils, postures etc. . Initiation LSF
En une heure, ce fut très dense et court, et il y a eu beaucoup de rires à la fin. J’ai beaucoup apprécié la bonne ambiance et la bienveillance.
Le fait d’avoir oublié bêtement mon micro-bluethooth leur a permis de faire encore plus attention. Même si pour certaines personnes, j’ai eu du mal à comprendre à cause de leur fort accent ou bien de leur timbre de voix.
Je leur ai fait part de cette difficulté et les personnes ont bien saisi la complexité de notre situation. On peut entendre sans comprendre. Autant utiliser tous les moyens pour être en lien, et avec beaucoup de patience et bienveillance.
Le petit plus, j’ai eu droit à une visite des ateliers de découpe, de couture et de stock du cuir lors de ma pause entre les deux ateliers.
Je n’oublie pas ma promesse de vous envoyer un Kit LSF pour ne pas oublier les bases!
PS : D’ailleurs, va falloir que je prépare ma prochaine intervention d’initation LSF lors du festival « Ondes classiques » à Périgny, près de la Rochelle le 30 juillet.
La vraie question: « Comment cette personne communique t-elle ? » C’est mieux !
Mais avant toute chose : demander à la personne ce dont elle a besoin.
Parce que l’inclusion, ce n’est pas appliquer une recette toute faite. Ce n’est pas dire : “Tu es sourd, donc il te faut forcément ça.” L’accessibilité, c’est dire : “De quoi as-tu besoin pour participer pleinement ?”
Être sourd, ce n’est pas appartenir à une seule case.
🔹 Certaines personnes signent. 🔸 Certaines parlent. 🔹 Certaines lisent sur les lèvres. 🔸 Certaines utilisent la langue française parlée complétée 🔹 Certaines utilisent des appareils, des implants, 🔹 Certaines s’aident du sous-titrage ou un micro-bluethooth
Et beaucoup utilisent un mélange de tout cela.
Pour que les solutions viennent pour changer, discuter, le mieux, c’est d’être sensibilisé, formé à la question.
Un bon outil, c’est utile mais un collègue qui comprend c’est mieux !
C’est ce que je propose lors de mes conférences et ateliers, des outils et des postures à avoir. Mais surtout une expérience à vivre, à entendre pour intégrer pleinement ce qu’est d’être sourd.
J’étais animateur socio-culturel dans un petit collège de brousse, à 12h de route de Dakar, la capitale.
Bref, je me souviens d’être arrivé en pleine saison humide, en septembre. Il faisait chaud mais surtout humide ! Je dégoulinais sans cesse.
Un bon ventilateur était apprécié, sauf si la panne survenait. Et souvent c’était deux heures par jour, à des horaires très aléatoires.
J’avais mon gobelet de séchage pour mettre mon appareil auditif chaque soir. Et je ne suis jamais tombé en panne, ouf !
Nous commencions à travailler tôt jusqu’à 13h puis après sieste ou temps calme jusqu’à 16h. Lors de la saison séche, la température pouvait monter jusqu’à 45 degrés.
Je me souviens de la traversée de la cour, entre ma chambre qui était au sein du collège, jusqu’à la classe faisant office de bibliothèque. Je prenais au maximum les ombres des arbres, quitte à faire un détour !
J’avais toujours avec moi une petite serviette pour m’essuyer car dans la classe, je n’avais pas de ventilateur. J’avais juste de l’air qui traversait les grilles en métal vert.
Je ne vous dit pas l’état des livres entre la chaleur, l’humidité et surtout, surtout le sable qui s’inflitrait dans les moindres interstices.
Chaque matin, je devais passer le balai et époussierer les étagères et les livres.
Deux fois, j’ai des soucis de santé à cause de la chaleur : . Une poussée de boutons, la barbouille il me semble. . Le KO total après avoir bu un grog la veille, car j’avais un rhume. J’avais un peu trop mis du rhum. 🤣 Ne dites rien, j’étais jeune à l’époque !
Je ne me plaignais pas car je savais que des élèves pouvaient venir de loin, à pied, pour venir en classe.
J’en garde toujours de très bons souvenirs de mon année au Sénégal. J’en parle même brièvement dans mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »
Mais ici, en France, nous ne sommes pas habitués à ce type de climat, ni même adaptés. De tout coeur avec les personnes vulnérables, les agriculteurs, les personnels soignants, les cuisiniers, les ouvriers BTP, etc…
Après mon spectacle en Ardèche, à Vanosc, j’ai voulu repasser par Burdignes avant de revenir sur Lyon. Il fait beaucoup et déjà chaud, j’en ai donc profité pour marché une petite heure et ce fut très agréable.
Lors de ma petite marche le long du Rhône, dimanche dernier vers Condrieu, j’ai aperçu ce héron sur un petit rocher, devant un ilôt arboré. Et tout cela en symétrie. J’aurai trouvé dommage de ne pas les prendre en photo !
A peine quelques pas plus loin, je le voyais sous un autre angle, et il avait un peu bougé !
Evidemment, ces photos datent du week-end de l’Ascension, quand il a fait froid et neigé sur les sommets. Voilà de quoi se rafraichir en ces jours de canicule !