[Projet 52-2021] #14 – Poésie

En ce samedi frileux, pour le projet de Ma’
Nous avons comme thème : « Poésie ».
Que trouver comme image, sans trauma ?
Je n’irai pas jusqu’en Indonésie.
Comment illustrer des vers et des rimes ?
A part une photo d’un livre de régimes.
Faire de la suggestion? un cliché mystère ?
Ou bien créer une ambiance avec du bokeh
parsemés de fleurs, d’étoiles en bouquet !
Je m’en vais chercher dans mon ministère.
Des archives, des photos confidentielles
Des secrets défense ou artificiels.
Bref….

Considérer que telle ou telle photo est poétique est très subjectif, n’est-ce pas ?

Comment les autres participants et participantes se sont débrouillé.es ? CLIC

Vendredi lecture #4 Ilaria Tutti

En flânant dans le rayon « Policier » de la médiathèque de Chaponost, j’ai flashé sur deux couvertures qui trônaient sur la partie présentoir. C’était deux livres d’Ilaria Tutti. C’est aussi la quatrième de couverture qui m’a plu.

Les intrigues se passent dans le Frioul, dans les vallées alpines italiennes au nord de Venise. L’héroine, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine mène l’enquête avec son second, un jeune attachant et parfois agaçant pour le commissaire. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des paysages et aussi le va et vient entre le passé et le présent, qui nous font comprendre au fur et à mesure ce qui va se passer par la suite. Comment le Commissaire va-t-elle pouvoir coincer le tueur.
Je suis vraiment fan de découvrir des histoires datant de la seconde guerre mondiale, d’apprendre quelques faits historiques qui s’étaient déroulés à la frontière italo-autrichienne.
J’ai dévoré chaque page, gouté aussi les dialogues entre le commissaire et son second, qui n’arrêtent pas de s’envoyer des piques.

 » Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… « 

Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.

Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

Une auteure au talent magistral.

Un thriller au rythme implacable.

Une héroïne d’une extraordinaire humanité. »

Source : Babelio

« Le temps cache toujours un secret. Il camoufle même les crimes. »

Derrière la beauté bouleversante de la Nymphe endormie se cache l’horreur : au lieu de peinture, l’artiste a peint le tableau avec du sang. Voilà ce qui lance le commissaire Teresa Battaglia sur la piste d’un meurtre commis soixante-dix ans plus tôt, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Une enquête où il n’y a ni corps ni scène de crime, ni suspect ni témoin. Rien qu’une trace génétique que Teresa remonte jusqu’à une vallée isolée et mystérieuse du nord de l’Italie : le Val Resia.
Après avoir marché sur le toit de l’enfer, Teresa doit percer le secret du sommeil de la Nymphe.

Vous n’oublierez jamais Teresa Battaglia. Mais il est possible qu’elle vous oublie…


Source : Babelio

Bref, je me suis régalé avec ces deux livres et j’ai hâte de pouvoir lire d’autres livres d’Ilaria Tutti. J’ai été transporté par son écriture et bien sûr, c’est très subjectif comme opinion :-).

Et vous ? Connaissez-vous cette auteure ?
Aimez-vous les romans policiers ?

Gland malchanceux

Gland trouvé tel quel, sans trucage!

Il aurait pu tomber à terre, comme tout le monde
Mais il fait son malin, en contrant leur ronde.
D’un coup de vent, pour lui qui tombait à pic
Voulut se retrouver bercé par une moustique.
Jamais, sans doute il ne deviendra chêne.
Il fera le bonheur d’un futur Diogène.

(Je sais la dernière rime est pourrie! Qui trouve mieux ? 😀 )

Déjà 7 ans sur WordPress

Il y a 7 ans, j’avais crée mon premier blog wordpress avec le Souffleur de Mots. Blog que j’ai bloqué bêtement. Heureusement, j’avais sauvegardé toutes mes données pour le rapatrier sur ce blog que j’avais mis en route quelque temps après. Ce n’est pas pour rien que vous voyez encore mon pseudo dans vos commentaires : Le Souffleur de mots.

Allez un petit récapitulatif :

Voici les meilleures audiences pour chaque article de chaque année :

Et oui, c’est surtout les textes autour du social et de la surdité qui touche plus de monde grâce aux partages des articles sur Facebook.

Et c’est toujours un plaisir d’échanger avec la blogosphère avec des habitués et habituées qui me suivent depuis le début, ou presque.
Je vais vous dévoiler ceux qui commentent le plus 😀 :
Soène : Elle est en pôle position. J’ai eu le plaisir de la rencontrer, car nous sommes voisins de 10 km !
Carriemyself : Aussi une voisine, de 15km, aussi rencontré lors d’un forum.
Mariedesvignes : Elle repartage de temps en temps mes articles qui lui plaisent sur son blog, et je l’en remercie beaucoup.
Et puis y en a pleins d’autres surtout lors des Projets de Ma‘ le samedi et le Silent Sunday le dimanche.

Je pense à un relooking de mon blog, qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas d’odorat

Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’odorat que j’ai le Covid. Sinon, je l’aurai depuis ma naissance.
Ce n’est qu’à partir de 14 ans qu’on a su que je n’avais pas d’odorat suite à un bilan olfactif et un scanner des sinus.
Je faisais bien illusion dès le début car je reproduisais par observation de mon entourage.
Je savais que les toilettes sentaient mauvais et que les fleurs sentaient bon, enfin certaines. J’imitais la réaction des gens face à une situation olfactif comme quelqu’un qui a transpiré ou mieux qui a peté.
Ne pas avoir d’odorat n’avait pas trop de conséquences chez moi, quand j’étais dans ma famille.
Bien sûr, je ne peux pas sentir le gaz si ça fuit. C’est pour cela que j’ai évité le gaz quand je me suis installé tout seul et en couple par la suite. C’est la même chose pour le cramé. Cela m’est déjà arrivé de cramer mon repas n’ayant pas senti que ça commençait à attacher. Maintenant, je gère mieux les cuissons et si il le faut, je reste dans la cuisine ou je fais souvent des allers-retours.

Mais Vivien, pour la nourriture, comment tu faisais ? Puisque 80% du goût passe par l’odorat ?
Effectivement, mon goût est assez limité mais suffisant pour apprécier ce que je mange. Je suis beaucoup plus sensible à la texture, au visuel. Je reconnais les 4 éléments du goût : Salé, sucré, amer et acide. Il faut que les plats soient assez relevés sinon c’est fade pour moi. Je pense que ce n’est pas pour rien que j’apprécie les mélanges de saveurs. Mais je ne saurai pas identifier les aliments si elles sont trop mélangés comme dans une soupe ou une purée. Je pourrai juste les reconnaitre avec leur consistance et leur couleur.

Curieusement, je peux reconnaitre certaines odeurs fortes car cela chatouille mes narines comme une menthe forte, de l’éther et de la fumée. Enfin, de la fumée quand je l’ai en plein pif. Cela me brûle la gorge. Expérience vécue dans un hôtel à Madagascar (Cabane individuel par chambre) où j’ai failli y passer avec mon petit frère. Son oreiller était tombé sur l’antimousique et avait dégagé une forte fumée. C’est parce que je toussais énormément que cela m’a réveillé et suis allé ouvrir la porte. Mon frère s’est réveillé puis est allé jeter l’oreiller dehors qui s’est embrassé brusquement au contact de l’air. Mon petit frère ayant l’odorat a été malade alors que moi non, alors que nous avions avalé la même quantité de fumée. C’était fin juillet 1998 et il n’y avait pas de détecteurs de fumée.

Ne pas avoir d’odorat ne me dérange pas. Ce n’est pas pour autant que je ne me douche pas, ni ne me lave pas, hein ? Je vous vois venir les coquinous. J’ai bien compris qu’une bonne odeur était importante dans la vie en société. Cela m’arrive de mettre du parfum, parfois un peu trop sans m’en rendre compte.

A vue de nez, je ne m’en sors pas trop mal sans l’odorat.

Chroniques d’un éducateur #10 Quand vient la nuit (conte)

Il était une fois… deux fois, plusieurs fois même, un évènement invisible de tous se produisait dans la chambre de Gaspard. Gaspard était un jeune homme tétraplégique et qui ne parlait pas. Il était fin et musclé, et son visage était doux, serein.
Il souriait au moindre présence d’un soignant ou d’un éducateur qui faisait de l’humour.
Chaque soir, quand il fut couché sur le ventre, sans drap selon ses habitudes, il écoutait au loin le couloir s’échapper les pas de la personne qui l’a mise au lit. Les lumières s’éteignaient à part une veilleuse rouge, signe d’une présence urgente si besoin. Il respirait tout doucement, paisible. Il fit un grand sourire, heureux du tour qu’il joue au monde.
Il ferma ses yeux, puis se redressa grâce à ses bras. Il s’assit et fit des abdos puis des étirements. Il prit la télécommande sur la table de nuit et alluma la télévision. Sans le son pour ne pas éveiller les soupçons.
Il savait que le veilleur ne passerait que dans 45 minutes lors de son tour.
Mais ce soir, il allait vivre un moment le plus magique qu’il soit. Beaucoup plus que les autres soirs.
Assez suffisant pour s’échapper dans son univers. Il s’envola vers la télévision puis fut aspiré.
Il atterrit au milieu d’une arène immense, plus grand que le Colisée, illuminée par des centaines de projecteurs.
Les gradins étaient remplis de gens de tout handicap.
Des sourds dansaiet au son de la musique.
Des aveugles envoyaient des boules de peinture au milieu de l’arêne.
Des paraplégiques qui fit la hola des milliers de fois.
Toute différence n’était pas un problème. Tout le monde fit la fête.
Gaspard, lui, c’était le chef d’orchestre de tout ce monde pour ce soir.
Au dessus de lui, un énorme écran lui indiquait le temps qui lui restait.
Mais le temps était infini pour lui. Chaque seconde durait une heure.
Il allait pouvoir en profiter au maximum et ce soir, c’était son heure de gloire.
Il avait son moment pour mettre sa passion à fond.
Des voix s’élèverent pendant qu’il lèvait sa main gauche.
Puis des tambours, des trompettes.
Une splendide harmonie remplit l’arêne et fit vibrer le sol.
Gaspard avait les larmes aux yeux. De joie. De jubilation.
Les minutes s’écoulaient délicieusement.
Puis vint le temps de partir.
Il salua, remercia en envoyant des baisers.
Silence. Tourbillon.
Il revint au lit, sur le ventre, les yeux fermés, le sourire aux lèvres.
Une porte s’ouvrit.
Le veilleur regardait discrètement et s’étonna toujours de voir Gaspard endormi, avec un visage lumineux.
Gaspard goûtait chaque nuit pour mieux vivre ses journées dans son fauteuil électrique.

FIN