Pour bien préparer sa rentrée

Voici que la rentrée s’approche. Oui ok , je n’insiste pas.

Même si je ne me sens pas concerné directement, quoique (animation d’un atelier photo pour des primaires pour une année) , je vais malgré tout vous murmurer quelques tuyaux pour une reprise plus sereine.

  • Ne pas se prendre la tête. Chaque chose en son temps, il n’y pas de raison que vous commenciez à la ramasse sauf si vous l’avez choisi.
  • N’écoutez pas les mauvaises langues. Vous valez plus que ça. Vous seul connaissez vos capacités, vos compétences.
  • Surtout, écoutez vos besoins, vos ressentis. Si vous êtes fatigués, respectez-vous. Il n’y pas de honte à avoir d’avoir des coups de mou. C’est normal, c’est le décalage entre les vacances et le rythme effréné du travail. Prenez votre rythme sans vous culpabiliser.
  • Patience, écoute et bienveillance envers soi et les autres. Cela ne marchera pas du premier coup bien sûr mais cela vaut le coup de persévérer. Vous êtes humains, pas super éducateur ou super instit ou super prof.
  • N’entretenez surtout pas de préjugés ni d’aprioris sur les nouveaux jeunes que vous allez rencontrer. Vous pouvez avoir de bonnes surprises. On ne sait jamais.
  • Ne restez pas seul si vous galérez, ça c’est très important. Faites-vous entourer de personnes positives, bienveillantes, qui ne vous jugent pas.
  • Ah oui, n’oubliez pas de vous lâcher, de vous défouler, de vous dépenser avec des amis ou chez vous, pour que point votre colère ou ras le bol retombent sur ceux qui ne sont pour rien.

 

Ok ce sont de belles résolutions qui peuvent être difficiles à tenir car nous serons vite pris dans le quotidien. Mais vous pourrez toujours vous programmer un petit instant régulièrement pour prendre du recul sur votre pratique professionnel.

 

Sur ce, je vous souhaite sincèrement un bon courage dans chacun dans vos métiers et faites-vous plaisir au maximum.

T’entendre

Je vois que tu es épuisé.

Tu t’énerves pour des broutilles.

Tu oublies l’humain

En posant tes actes de soins.

Tu t’embrouilles dans tes pensées.

Tu es à la limite du burn-out.

Et pourtant tu adores ton métier.

Tu enchaines tes heures de garde.

Tu serres les dents.

Tu figes ton visage.

Jusqu’à quand tiendras-tu?

Je t’interpelle naïvement

Je fais un peu l’idiot.

Je dis que je vois ta fatigue.

Un miroir se brise.

Et les blagues fusent.

Des mots sont expulsés de ton coeur.

Un sourire irradie ton visage.

Ton regard commence à briller.

Tu te sens soulagé, écouté.

Je comprends et j’entends ton épuisement.

Je te soutiens. Nous sommes du même bord.

Nous travaillons avec l’humain.

Ensemble, même si on ne se reverra pas,

Nous pouvons avancer, soutenu

Dans notre combat de tous les jours

En n’essayant de ne pas s’oublier.

Je sais que ce n’est pas facile.

J’ai connu ces heures où l’on enchaine

Sans pouvoir souffler, ni respirer.

J’ai connu ces moments où l’on croise

Des personnes qui nous redonne courage.

Alors ne baisse pas les bras

Sachant que tu n’es pas seul,

Qu’il y aura toujours quelqu’un

Quelque part pour t’écouter,

Te comprendre et te soulager.

Rire encore un bon coup

Et alors, tu peux continuer à vivre ton boulot

Sans perdre ta tête, ton âme et ton cœur.

Courage à toi, médecin de passage.

Courage à toi collègue du social.

Courage à toi qui travailles pour l’homme.

Et même à ceux qui travaillent dans d’autres domaines.

Rêve d’un éducateur

Franck se pose sur un banc du jardin du foyer.

Il voit les jeunes jouer sur le terrain.

Soudain, Tim fait tomber Déborah.

Pensant qu’ils allaient s’insulter, il se lève.

Mais curieusement, Tim s’excuse et Déborah lui fait un grand sourire.

Etonnement de Franck.

C’est l’heure de mettre la table pour le repas.

Il se dirige vers la salle à manger et constate avec surprise

Que Théo et Célia ont accompli leur service.

Le nec plus ultra, il découvre des petits bouquets de fleurs sur chaque table.

Franck respire joyeusement, drôlement bien.

Il n’a pas envie de se méfier. A quoi ça rimerait ?

Il entend de la musique au salon. Il va voir

Il aperçoit danser les jeunes surtout deux qui ne s’entendaient pas du tout.

Mais là, c’est autre chose. L’éducateur se demande s’il ne s’est pas trompé de groupe.

Est-ce que ce sont bien les jeunes qu’il accompagne et doit parfois gérer des conflits assez musclés ?

Soudain, la musique s’arrête. La plus jeune, Lili, déclame un slam.

Lili, celle qui bégayait, dit tout un trait, sans accrocher des mots, en prenant des temps de pause là où il faut.

Franck est émerveillé. Applaudissement et la musique repart.

Il ferme les yeux et un sourire rayonne en son être.

Il adore son métier.

Il ouvre ses yeux et se retrouve sur le banc du jardin.

Il aperçoit Tim faire chuter Déborah.

Franck sourit.

Il ne se passe rien. Déborah ne se met pas en colère.

Après tout, son rêve peut se réaliser.

Il a envie de changer de regard sur la suite.

Un regard sans méfiance sur comment les jeunes vont réagir.

Se projeter de manière positive sur ce qui va se passer.

Un regard de confiance que les jeunes peuvent le percevoir.

On ne sait jamais, n’est-ce pas ?

Franck se lève pour aller à la salle à manger.

La table est mise. Très grand satisfaction.

Il remercie Théo et Célia.

Cette dernière sourit et revient avec des serviettes de couleurs

Pour les plier délicatement sur chaque assiette.

Comme quoi, la surprise que chaque jeune peut nous réserver, c’est chaque instant.

Sachons toujours porter un regard positif et de ne rien juger sur ce qui va se passer par la suite.

Semons, semons avec nos valeurs, notre bienveillance et les fruits viendront.

Joies d’un éducateur

Comment ne pas s’émerveiller devant les progrès d’un être en devenir, en chemin ?

Peu importe son handicap, ses faiblesses, ses chutes, ses blessures. (A en tenir compte bien sûr mais à ne pas se focaliser dessus).

Quand il se relève pour la énième fois avec un sourire, malgré tout, c’est un plaisir de le voir évoluer.

Comment ne pas se réjouir quand un enfant a galéré se redresse ?

La base de notre vocation d’éducateur (travailleur sociaux, parents, profs etc.), c’est toujours en l’autre même si elle chute. Bien sûr que nous ne sommes pas superman et pouvons être tenté de baisser les bras malgré nos efforts.

Mais savoir que l’enfant, le jeune réussira un jour, cela nous donne toujours une occasion d’y croire, d’innover notre manière d’être et d’accompagner.

Se réjouir quand nous voyons l’enfant comprendre.

Se réjouir quand l’enfant fait son premier pas.

Se réjouir quand le jeune s’émerveille devant une surprise.

Se réjouir quand l’enfant me dit merci, gratuitement.

Se réjouir quand l’enfant est fier de ce qu’il a fait.

Se réjouir quand nos mots, nos actes portent du fruit et que l’enfant, le jeune s’épanouit véritablement.

Se réjouir quand un talent se déploie chez le jeune et qui se donne à fond.

 

 

Quand la joie advient, il est tellement bon d’en profiter, de la faire fructifier, de la partager pour apaiser nos galères, nos envies de râler et de s’encourager.

Puis la joie de savoir que des lieux bienveillants existent et qui fonctionnent bien. Qu’il est tellement bon de pouvoir s’en inspirer et le partager autour de soi.

Je vous souhaite de cueillir vos joies, de les entretenir et de vous en souvenir quand vous traverser des périodes difficiles.

Super prof

Mme Bermèche arriva dans une classe calme.

Ses élèves avaient déjà préparé leurs affaires d’histoire-géographie.

Ils se sont levés pour saluer l’arrivée de mme Bermèche.

Ce dernier les remercia avec un sourire et les invita à s’asseoir.

Elle demanda à Esther de faire un récapitulatif du dernier cours.

L’élève commença à exposer de manière magistrale.

Mme Bermèche fut épaté car Esther avait déclamé le « J’accuse » de Zola.

Applaudissements.

Chacun avait le défi de résumer le cours d’avant de manière originale ou un point de la leçon qu’il avait marqué.  Chacun pouvait utiliser ses dons au service de l’apprentissage de ses leçons.

La prof remercia Esther et repris le chemin de son cours sur la première guerre mondiale. Elle utilisa une télécommande qui actionna un vidéo projecteur. Elle avait préparé un diaporama dynamique avec des photos, des mini-vidéos, des scans de lettres de poilus (Les soldats, n’est-ce pas ? Vous avez pensé à autre chose ?).

Elle avait même conçu une carte dynamique montrant l’évolution des fronts.

Les élèves avaient juste à ‘écouter et à lever la main en cas d’incompréhensions ou de questions.

Puis d’un seul coup, un élève, Nicolas  s’écria : « Carton jaune ». Rires.

En effet, Nicolas avait remarqué que la prof avait glissé une image de la révolution française.

Mme Bermèche esquissa un sourire. Elle traça un trait sur un petit tableau.

Tableau de scores. Effectivement, un match d’idées incongrues s’était mis en place et quand le score atteignait dix cartons jaunes. La prof ou la classe avait un gage.  Le gage était de réaliser une caricature sur l’actualité. Mme Bermèche s’arrangeait toujours pour se représenter en souris  ce qui faisait la joie des élèves.

C’était toujours un moment de plaisir. Cela n’allait jamais à la moquerie ni aux brimades.

Tous les cours de Mme Bermèche se faisaient dans le calme et la bonne humeur. Elle avait réussi à instaurer de la confiance, un climat serein empreint de solidarité. Il pouvait y avoir bien sûr de la compétitivité mais c’était par jeu.

Mme Bermèche était vraiment attentif à chacun et avait toujours une parole valorisante. Jamais de négations.

Quand la sonnerie sonnait, les élèves restaient en place malgré tout. Selon un rite bien défini et un fonctionnement réfléchi en classe, des élèves désignés prenaient les polycopiés de la prof et les distribuaient.

 

PS : Je me suis inspiré en partie d’une histoire vraie, celle de mon prof d’Histoire-géographie que j’ai eu au lycée, mr Bermès. Lui, il se dessinait en rat et donnait des surnoms aux autres profs et même au conseiller pédagogique :  « Mr Ramon » à cause de sa grosse moustache noire.

 

Quand la frustration devient acceptable: une expérience d’éduc

Je me souviens d’une expérience auprès des jeunes ayant des « troubles de la personnalité et du comportement » (Vocabulaire de l’époque).

Surtout avec un jeune que j’appellerai Casper.

Il avait 12 ans et s’emportait violement quand mes collègues et moi lui répondaient non. Il frappait contre les murs et claquait la porte de sa chambre. Régulièrement, je reprenais avec lui sur ses « emportements », ses colères.

Il était libre, bien sûr de pouvoir s’exprimer mais qu’il y avait des limites à ne pas franchir. Rappel du respect du matériel et des personnes. Hé oui, s’il y avait une personne qui se trouvait sur sa route, il se faisait taper ou crier dessus.

Avant de lui donner une réponse différente à ce qu’il voulait entendre, on regardait si le parcours vers sa chambre était libre. Au cas où !

Un jour, la porte de sa chambre lui est restée entre ses bras. Au fond de moi, je me marrais. J’ai pu aller le voir calmement. Comment réparer sa bêtise ?

Un autre jour, après un non, il sortit un mot inattendu : « Pouilleux ».

Bigre ! Diantre ! D’où sortait-il ce mot ? J’en étais surpris avec un sourire.  Je suis allé le voir pour le reprendre car c’était pour lui une injure. Etonnant Casper. J’avais noté qu’il n’avait plus frappé les murs ni claqué sa porte.

Enfin, le jour arriva où il ne s’était plus mis en colère après une frustration. Il était resté calme en repartant dans sa chambre. Je suis allé le voir pour le féliciter et il en était ravi.

J’ai vécu ces instants de vie il y a 11 ans. C’est comme si c’était hier. En 3 mois, il avait beaucoup évolué. Comme quoi, il faut toujours y croire et persévérer, se réajuster au cas où.

Bigre, un groupe d’analyse de la pratique

Et si je vous parlais du groupe d’analyse de la pratique.

Ou bien une supervision. C’est selon le vocabulaire de chacun pour désigner la même chose.

Qu’est-ce donc ? C’est une relecture de sa pratique professionnelle avec une psychologue ou un coach.

Mais ça, c’est en théorie.

C’est souvent un lieu où l’on étale ses déboires sans se remettre en question.

Un lieu où l’on critique l’institution, où on râle, où on se défoule.

Mais tout dépend comment le groupe est mené, puis tout dépend aussi de la dynamique de l’équipe.

Je me souviens de ma dernière expérience d’éduc : mes collègues ne parlaient pas du tout d’eux mais surtout des jeunes. Cela en devenait presque une réunion de synthèse bis mais en version affect multiplié par 10. Il n’y avait aucune remise en question. C’était plombant et épuisant. Nous n’avancions pas. Je me disais franchement si la psychologue présente était utile.

 

Sérieusement, heureusement, il y a une grande majorité de groupes où cela fonctionne bien.

C’est essentiel pour souffler, pour prendre de la distance face à des situations complexes, difficiles avec un jeune, un parent ou un partenaire.

Essentiel pour mettre des mots sur un mal-être (ou pas) et de se dire les choses.

Essentiel pour se sentir moins seul.

Essentiel pour s’exprimer et avoir des appuis pour pouvoir avancer plus sereinement.

Un lieu de parole pour désamorcer les conflits dans une équipe si besoin, pour lever des incompréhensions, des malentendus.

Un lieu nécessaire pour chacun. Vital pour la vie d’une équipe, de l’institution.

 

Et vous ? En avez-vous sur votre lieu de travail ?  Quels sont vos expériences de ce type de groupe ?

Le cauchemar du Veilleur de nuit

22h30. Roger arrive au parking du foyer de vie. Il franchit la porte et prend la relève de l’éducateur après un bref compte-rendu. La soirée a été un peu animée. Le plus jeune adulte, Philippe, s’est trompé de chambre et a surpris Odette toute nue. Depuis il est tout hébété et n’arrive pas à s’endormir. Roger doit vérifier s’il s’est bien couché et rejoint les bras de Morphée malgré tout.
Après avoir bu un café, Roger parcourt le couloir avec sa lampe de poche, pour éviter d’allumer la lumière du couloir. Préserver le sommeil des résidents, c’est primordial. Il arrive à la chambre de Philippe. La porte est grande ouverte. Philippe est assis, les yeux dans le vide. Ses yeux bridés clignotent à peine. Sa respiration très lente et rauque. Ses mains sont posées sur le lit, ses pieds plantés au sol. Roger essaie de lui parler. Aucune réaction. Il repart continuer son tour malgré tout.
23h37. Roger se redresse du canapé où il regardait un film sans son. En VO pour au moins comprendre l’intrigue. Il a entendu un gémissement. Cela vient de la chambre de Philippe. Il s’y dirige puis un clic-clic résonne dans le couloir. Froncements de sourcils. Rien ne bouge. Pas d’ombre qui se faufile, ni de bruits de pas. Puis arrivé au seuil de la chambre de Philippe, ce dernier est debout. Les yeux fermés. Tout habillé. Alors qu’il était bien en pyjama. Etrange ! Il dort. Cas de somnambulisme sans doute. Il l’accompagne tout en douceur, le déshabille avec délicatesse. Puis remet son pyjama. Philippe se laisse allonger. A peine la tête posée sur l’oreille, ses yeux s’ouvrent fixant le plafond et pousse une énorme expiration puis respire normalement. Roger sursaute. Non, le dormeur semble dormir malgré ces surprenantes réactions. Le veilleur de nuit repart à pas de loup et commence sa ronde.
00h52. Un chant. Une délicieuse voix féminine. Langoureuse et sensuelle. Une radio à cette heure-ci ? Cela vient de la chambre d’Odette. Il y va rapidement et en douceur, de peur de réveiller les autres. Non, c’est la voix d’Odette. Bigre. Il voit de la lumière. Il ouvre la porte de la chambre. Obscurité presque totale. Aucun son. Odette est allongée dans son lit. Elle dort profondément. Des hallucinations auditives ?
Mystère et boules de gommes. Il referme la porte. Silence totale, à peine un rugissement infime des spots de sortie de secours et le cliquetis de l’horloge dans la salle à manger.
03h25. Alors que Roger passait devant la chambre de Philippe, il aperçoit des crottes et une flaque. Du pipi. Philippe est tout nu, allongé sur le sol, la tête sur son pyjama en boule, dormant comme un loir. Nettoyage en vue. Douchage. Désinfectage. Rincage. Essuyage. Pyjamaje. Au litage.
4h42. Eclats de rire et bruits de bisous. Roger redresse sa tête et regarde le couloir. Aucune lumière. La télévision est pourtant sans son. Bizarre de bizarre.
5h03. Des grincements de porte. Des bruits de pas. Il regarde dans le couloir. Tout le monde est levé.
Ils sont tous debout face à lui. Immobile. Des regards dans le vide. Roger sent venir en lui une certaine panique. Et là, ils crient tous en même temps. Grosse panique tout de même. Philippe, tout nu, tel David défiant Goliath, emmène son monde avec lui pour se ruer sur Roger.
22h31 : Roger rouvre ses yeux, en sueurs. Il hésite à franchir le seuil du foyer. C’est sa première nuit. Une angoisse le prend à la gorge. Heureusement, Une personne vient à lui et lui fait visiter les lieux, lui fait un bref résumé puis le laisse seul à son travail. Juste une info à noter. David a été choqué dans la journée par une agression à main armée dans la rue. Mais tout va bien se passer. Bonne nuit et bon courage !

Les petits bonheurs d’un travailleur social

Les petits bonheurs d’un travailleur social ?     (D’après mes expériences)

  • Après des semaines de cris, de boucan, une matinée calme après avoir instauré un cadre sécurisant, apaisant auprès des jeunes.
  • Quand un de tes jeunes avec des troubles autistiques arrive à s’exprimer par un geste ce qu’il ressent après plusieurs semaines de frustration.
  • Quand un jeune ne part plus en colère quand on lui dit non.
  • Lors d’un atelier musique, un jeune arrive enfin à produire un rythme et qu’il est attentif au aux autres. Le must, c’est quand la psy vient et dit : « C’est énorme, il n’a jamais fait ça ! »
  • Qu’après plusieurs semaines de contact avec les jeunes tu arrives enfin à établir un lien de confiance avec leurs parents.
  • Quand un jeune te redemande de faire le jeu alors que t’avais galéré pour le préparer et qu’il ne finissait jamais un jeu.
  • Quand ce matin-là, la jeune avec une déficience intellectuelle n’a pas mis ses crottes dans toute sa salle de bain.
  • Quand un jeune polyhandicapé arrive à se détendre après des jours de douleurs, et par la suite, il fait un petit sourire.
  • Quand un jeune rend un service et que c’est énorme pour lui de le faire.
  • Quand entre collègues, on se comprend et que nous posons des actions qui apportent ses fruits.
  • Quand on sent une vraie cohésion de groupe qui s’établit dans l’équipe.
  • Quand notre hiérarchie nous dit merci pour telle action.

Y aurait encore pleins de choses à dire, tellement les petites victoires sont parfois insignifiants mais essentiels pour notre boulot.

Tout est dans l’endurance, la persévérance dans notre passion du métier.

J’invite vraiment chacun à relire régulièrement sa pratique, en le partageant avec ses collègues ou autres éducateurs qui peuvent comprendre et entendre.

Je souhaite à chacun d’oser être ce qu’il est, avec ses convictions pour faire émerger des petits victoires, et d’y toujours y croire.

Et vous, quelles sont vos petites victoires ?