Les 7 chemins qui mènent à Apprendre à écouter – 1

J’ai vu ce type de proposition d’article très sympa chez Blogosth. C’est repérer finalement 7 critères originaux ou principaux qui ont permis aux visiteurs de venir sur mon blog depuis le début.

Thomas Rahandraha

Un poète malgache qui revient souvent dans les termes de recherche. Je l’avais évoqué une fois car j’ai fait jouer un de ces textes par 8 collégiens au Sénégal. Oui, quand j’étais volontaire avec la DCC en 2006-2007 :
Souvenirs du Sénégal : Déclamation d’un poème
J’avais filmé leur prestation mais malheureusement, le film se trouvait sur une carte SD qui s’est abimé par la suite.

Ce sont ses jeunes. Seul souvenir photo que j’ai d’eux.

Lecture et liberté

Ce n’est pas étonnant puisque j’évoque pas mal dans mes écrits la question de la lecture. Lire donne des ailes, des outils pour se sentir plus libre dans ses pensées, dans ses idées, dans ses rêves.
Lire fait un bien fou. Impossible pour moi de ne pas lire avant de dormir.
La lecture, une porte ouverte vers la liberté

Je sais, je n’ai pas résisté à remettre cette photo !

Sourd oraliste

Ce n’est pas vraiment étonnant vu que je suis sourd oralisant appareillé. Je préfère dire oralisant qu’oraliste, car le terme oralise est, à mon sens, péjoratif. Celé réfère à une histoire de l’oralisation des enfants sourds qui a été mal vécu. Mon objectif est d’arrondir les angles et témoigner que maintenant, les méthodes ont changé et que l’oralisation est complémentaire avec la langue des signes francçaise et la langue parlée française complétée (ce dernier est une aide à la lecture labiale, pas une langue 😉 )
Sourd oraliste ? Sourd signeur ? (Il est un peu démodé ce texte, je trouve 😀 )

Note à moi-même : Prendre en photo mon appareil auditif dans un autre environnement !

Message d’amour

Effectivement, j’ai quelques poèmes d’amour et ce n’est pas étonnant que l’on tombe sur mon blog. L’amour est primordial dans nos relations. Je parle de tout type d’amour, hein ! Mais surtout de l’amour qui respecte, qui prends le temps, qui dynamise, qui prends pas patience.
C’est surtout le texte « Je ne t’oublie pas » qui revient souvent dans les critères de recherche !

Outils Travail social

On change de domaine et pas le moindre. Normal, vu que je suis éducateur spécialisé et j’en ai écrit des textes sur le social, sur mes expériences d’éducateur. Dans ce métier, comme dans tant d’autres métiers, on a besoin d’outils pour travailler. Besoin de la matière grise et de la matière première pour concrétiser nos actes de la vie professionnelle.
Voici le texte qui revient le plus souvent :
Boite à outils d’un travailleur social

Photo de Anete Lusina sur Pexels.com
(Oui, c’est rare que je ne prenne pas mes photos pour illustrer)

Handicap visible

Ah bon ? Pourtant la surdité est un handicap invisible. Et les handicaps invisibles concernent 85% des handicaps. Comment cela se fait-il que ce terme est utilisé pour venir sur mon blog ! Certes, j’ai bien évoqué tout type de handicap surtout quand je bossais dans des foyers d’accueils médicalisés avec des adultes IMC.
Handicap visible ou invisible ?

Faire l’amour avec un sourd

J’avoue que cela m’a fait rire en voyant ce critère parce que j’ai pourtant pas écrit un Kamasutra pour personnes sourdes. Une personne sourde, dans le domaine de l’amoir est comme tout autre personne, avec un corps et des émotions. Puis chaque personne sourde est unique, très différent selon son histoire, son vécu. Comme chaque humain de notre planète!
C’est sans doute ce texte qui revient avec ce critère :
Couple sourd / entendant, un challenge ?

Dis, tu m’écoutes ? Youhou ?

Conclusion

Cela reflète bien l’image du blog, de mes centres d’interêts! Manque juste les oiseaux avec les photos 😀

Est-ce que cela vous a plu ?
Et vous ? Comment êtes-vous arrivé sur ce blog ?

Toujours je t’aimerai

Je ressors ce texte écrit y a 6 ans. Pourquoi ? J’apprends la séparation d’un couple que j’apprécie. Cela me touche et je ne sais pas comment réagir. Pour cela, je me suis rappelé de ce texte et me rassure. Oui, je continuerai toujours à aimer ma femme ! Et vous les gars, les filles, préserverez mais si le sentiment amoureux n’y est plus!

Chaque matin, je me lève pour t’aimer

Dans chacun de mes actes et de mes pensées.

Chaque soir, je me couche dans tes bras tendres

Pour toujours sentir ton cœur battre et l’entendre.

Même si parfois, je suis fatigué, un peu rochon,

Toujours, je t’aimerai malgré mes airs de cochon.

Même si je ne dis rien ou bien même que je te gronde,

Toujours je t’aimerai avec mes idées parfois frondes.

Si on s’accroche, si tu me fais mal, si on se frictionne,

Toujours je t’aimerai car notre amour pardonne.

Je croirai toujours en toi, en nous pour le meilleur

Malgré le pire qui parfois assombrit en mode majeur.

Toujours je t’aimerai car nous nous parlerons sans cesse.

Il faut toujours communiquer avec une ferme tendresse.

Notre amour est un combat avec des instants de bonheur

Qui peuvent sembler une éternité, suspendus sans heure.

Alors oui, j’ai choisi de t’aimer pour toujours, à chaque instant.

Voeux 2021, bien démarrer l’année

Pour cette année à venir
Je nous souhaite de sourire,
De rire, de rêver, d’aimer
D’inventer et de semer.
Et surtout de l’espoir
Du matin au soir. (Et du soir au matin)
De faire les premiers pas
Pour construire nos projets,
Avec un stylo et un compas,
Et des amis sur notre trajet. (Et la famille, aussi !)
Je nous souhaite de la solidarité,
Et surtout de la liberté
D’écrire, de jouer, d’innover. (Courir, marcher, créer, photographier…)
Laissons rien d’inachevé.
Je nous souhaite de se réaliser,
D’être le meilleur de nous-même
Avec nos fragilités, sans se brutaliser.
Allons au-delà des théorèmes,
Au delà des conventions avec respect,
Avec bienveillance sur tous les aspects.
Je nous souhaite de la légèreté
Malgré une dure actualité.

Aujourd’hui, osons demander de l’aide si besoin,
Osons l’essentiel de notre existence et prendre soin
De notre entourage, de notre quotidien.
L’avenir nous appartient. (facile, hein ? )

Photo prise par Benjamin Air, aux aqueducs de Chaponosy

Interview d’un éducateur insolite

Bonjour Séraphin, vous êtes éducateur dans un foyer expérimental accueillant des jeunes fracassés par la vie mais aussi des jeunes qui veulent donner un sens à leur vie. Quelle est votre parcours ?

De combattant, je dirais. J’ai travaillé tout d’abord des années dans une Maison d’enfants à Caractère Social puis en CHRS. J’ai travaillé auprès de publics très divers et variés. De toute culture, de toute religion, de toute catégorie sociale car leur point commun était la vie qui ne leur a pas fait de cadeau. Surtout des parents dépassés par les évènements, maltraitants malgré eux parfois.

Y a-t-il des moments où vous ne pensez plus à votre métier que vous exercez depuis trente ans ?

Oui, quand je dors. Et encore !

Pourquoi ce métier ?

Je pourrai vous poser la même question. Pourquoi êtes-vous journaliste ?

C’est moi qui pose les questions, vous permettez ?

La remise en question est constructif vous savez. Ce n’est pas péjoratif. Prendre de la distance est nécessaire…. Pourquoi ce métier ? C’est ce métier qui m’a choisi et j’ai été porté par cette dynamique. Y –t-il des raisons valables ou non valables ? C’est comme si vous me demandez pourquoi j’aime ma femme ?

Je ne savais pas qu’un éducateur philosophait.

C’est très important pour s’entretenir. Nous ne pouvons pas être que dans l’action. N’être que dans le faire, on s’épuise, cela devient une routine.

Vous ne vous êtes jamais emmerdé dans votre métier ?

Si, avec mes collègues. Avec les jeunes, c’est différent. C’est quand ça bouge que c’est intéressant. Quand ils sont calmes, il y a moins de matière à travailler. Quoique, cela dépend.

Revenons à notre sujet initial. Vous gérez un foyer expérimental où la direction est basée sur une coopération entre un éducateur et un gestionnaire. Que les règles sont posées avec les jeunes qui intègrent le foyer à chaque année. Et surtout qu’il y a une pièce interdite aux adultes sauf lors d’un gouter annuel, où la confiance est de mise. Chose étonnante, la pièce est la plus propre de la maison et magnifiquement décoré.

Oui, au début, c’était une pièce vide où les jeunes pouvaient taguer, aménager ce qu’ils voulaient. Au fur et à mesure, ils se sont rendus compte que le rangement, la beauté d’un lieu leur procurait un bien-être. Ils étaient heureux. Ils se sentaient chez eux. Comme dans leur chambre, on n’y pénètre pas. On fait le point avec le jeune dans une autre pièce. On fait très attention à ce que chaque jeune préserve son intimité et construit son identité propre.

Un concept revient souvent dans la philosophie de ce foyer : l’Amour. Cela ne fait pas bisounours ?

Cela le parait aux yeux d’une société qui recherche la performance, l’élitisme gommant les différences. Non, l’Amour doit être la base de notre société. L’Amour permet la confiance, le partage. Ne plus être gentils mais vrais comme chacun doit l’être au fond de lui-même et pas en fonction de ceux que disent les autres de manière négative. Nous essayons d’avoir un vocabulaire positif, valorisant même en posant un cadre, même si un jeune a fait une connerie. Nous n’évitons pas les conflits. On le provoque parfois si on sent qu’il y a un abcès qui s’infecte dans la relation, dans le mal-être. Tout doit être fait dans la bienveillance.

C’est difficile ce que vous demandez.

Bien sûr que c’est difficile. La vie est difficile et ce n’est pas une raison d’en rajouter plus pour se mépriser, s’ignorer, s’isoler et se noyer dans la rancœur.  Nous faisons en sorte que la différence soit une vraie richesse et qu’elle soit vécue. Pas des paroles en l’air. Nous le vivons au quotidien. Comment croyez-vous que j’ai réussi à tenir depuis trente ans ? Comment croyez-vous que des gens arrivent à garder le sourire malgré les galères, les souffrances renvoyés ceux que nous accompagnons.

Revenons à nos moutons.

Oui, nous avons des moutons dans notre grand parc. C’est une chance que nous avons d’être à la périphérie de la ville au bord de la campagne.

Ce n’est pas ce que je voulais dire.

Mais nous y sommes. Notre foyer s’ouvre une fois par mois aux habitants du quartier en organisant une fête avec des jeux, un buffet organisé par les jeunes. C’est toujours un succès même si au début, bien sûr, les gens étaient réticents.

Pourtant, on vous entend peu parler. C’est une initiative porteuse d’espoir pour notre société.

Vous m’étonnez en vous entendant. La plupart des journalistes sont souvent à la recherche de scoops, de faits croustillants, morbides, peoples.

Vous généralisez !

Tout à fait, j’en suis conscient. Je sais très bien aussi qu’il y a des journalistes qui font du très bon boulot et je souhaite vraiment que nous les entendions plus et que le profit ne soit pas le moteur du métier mais l’homme dans son ensemble.

Une dernière question. Votre plus mauvais souvenir ?

Aucun. J’essaie de ne me souvenirs que de belles choses. Les mauvais. Je les mets dans une malle : « A ne pas ouvrir sauf si c’est pour se faire mal ».

Merci Séraphin d’avoir accepté cette interview pour le journal « Rêve au concret »

Merci à vous aussi.


Interview fictif mais pensées réels. Ecrit en 2016 !

Lettre à une grand-mère

Dans le cadre de l’opération 1lettre1sourire pour une personne âgée dans un EHPAD que je ne connais pas :

Très chère madame,

Voici quelques mots, bien que je ne vous connaisse point.
Des mots pour vous remercier largement avec appoint.
Merci pour ce que vous êtes, votre sourire intérieur
Qui est votre souffle apaisante, guérisseur.
Même si je ne vous connais pas, je vous aime
Et je vous offre ce modeste poème.
Ma fille rit. L’entendez-vous par-delà les murs ?
On peut l’entendre vibrer dans un murmure.
Voyez-vous les fleurs qui respirent, inspirent ?
Leurs odeurs se faufilent pour vous maintenir.
A travers les carreaux, je vous envoie un bonjour
De tous nos délicieuses années, tendres jours.
Merci pour tout ce que vous avez produit
Tout ce que vous avez semé, entrepris.
Merci pour vos larmes d’amour, de tendresse,
Pour vos moindres regards, vos caresses.
Tout ce qui a été visible ou invisible.
Je vous souhaite encore de l’imprévisible
Pour rayonner vos journées particulières
En ces temps difficiles, singulières.
Bon courage à ceux qui vous entourent
Et prennent soin de vous sans détours.
De tout coeur avec vous,

Alsace (102)

Je nous souhaite…. Voeux 2019

Je nous souhaite une année de petits bonheurs, de solidarité et de fraternité, de la bienveillance quand viendront les coups durs, les coups de mous.

Je nous souhaite de profiter des instants de rire, de sérénité, de goûter des découvertes et des expériences inattendues.

Je nous souhaite de vivre nos rêves les plus fous, avec ce que nous sommes réellement, sans limites, sans se préoccuper du regard de l’autre, sans tabou.

Je nous souhaite de semer, de créer, d’innover pour un monde moins pire avec nos quotidiens personnels et professionnels.

Je nous souhaite une harmonie entre nos valeurs, nos pensées, nos paroles et nos actes, et de persévérer.

Je nous souhaite d’accueillir nos moments de fragilité, d’impuissance et de se relever avec des personnes sur qui nous pouvons compter.

Je nous souhaite de la douceur envers nous-même et les autres, pour avoir un regard plus apaisé malgré la dureté de nos réalités.

Pas de bonnes résolutions mais des envies à concrétiser, des actes petits ou grands, à court terme et à long terme.

Osons rêver vraiment et se rapprocher au maximum de nos rêves en mettant les moyens chaque jour.

Je nous souhaite de provoquer notre chance, d’être audacieux et saisir chaque instant comme un cadeau.

Je nous souhaite d’aimer sans compter, de sourire sans réfléchir, de respirer sans cesse.

Je nous souhaite de vivre tout simplement sans subir mais la vivre à fond avec nos forces singulières, insoupçonnables.

Ne restez pas sourd à votre coeur et raison !

Prenez bien soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles aventures

Couple sourd / entendant, un challenge ?

Bonjour à tous, comme la fin de l’année, un petit rappel des articles qui ont marqué le blog cette année.

Sourd, je suis marié avec une entendante. Ce n’est pas étonnant pour moi car mon entourage est entendant. Mais là, la question ne s’est pas posée. L’amour est entré en jeu et elle gomme les différences. Les différences sont toujours là comme pour tous les couples. Mais nous avons pu voir la personne « merveilleuse » qu’est l’autre. J’aime ma femme pour ce qu’elle est.

La question se pose : Et la communication ? Bien qu’elle ait travaillé avec des enfants sourds, le challenge était, pour elle, de me voir en tant que mari sourd en dehors du champ professionnel. Nous sommes restés vigilants dans nos relations sociales à ce  que je ne sois pas réduit à ma surdité. J’ai d’autres cordes à mon arc et c’est cela qu’elle a vu.

Nous avons régulièrement des malentendus et nous prenons souvent le temps d’en rediscuter. Certes, cela nous demande de l’énergie, des efforts. Néanmoins, cela en vaut la peine. C’est la même chose pour tous les couples. La communication est primordiale et ne passe pas seulement par la parole. Le langage du corps, du regard, des gestes.

Je suis oraliste et pourtant, nous utilisons parfois la LSF dans des contextes bruyants ou quand mon appareil tombe en panne.

Ce n’est pas tous les jours facile car, au début, le regard des autres sur ma surdité avait pas mal gêné ma femme. Le dialogue était nécessaire pour désamorcer le malaise. Ou bien, je fais du bruit sans me rendre compte et ça a parfois le don de l’agacer surtout la nuit (je me déplace sans mes appareils et les bruits sont amplifiés par le silence).

Est-ce un challenge d’être ensemble parce que je suis sourd et elle entendante ? La question n’est pas là.

Nous avons choisi de vivre ensemble avec tout ce qu’on est, avec nos fragilités, nos handicaps et avec nos forces. Nous sommes complémentaires. Je suppose que la complémentarité peut être une force.

L’union entre deux personnes est toujours un challenge quel que soit leurs identité.

Patience d’un jour pour…

Dans un lien à tisser,

Dans un regard à préserver

Et prendre de la distance

Quand cela a du sens

Et revenir à l’essentiel. 

De la persévérance

Pour un plaisir d’être ensemble.

Patience d’un jour

Patience pour toujours

Dans chaque acte d’amour.

Et des fruits de joie profonde viendront

Et féconderont pour cicatriser nos blessures.