Course contre le FHaine

Je voudrais courir loin devant, loin des violences et des guerres verbales.

Courir loin de cette haine, de cette peur qui engendre la méfiance.

Mais je voudrais courir pour la paix et crier que tout est encore possible.

Ne vous résignez pas, ne vous trompez pas de peur ni de colère.

La vague bleu marine est un paradis sécuritaire et un enfer

Pour le futur si l’on baisse les bras et être privé de liberté.

Je ne veux pas et je vous dis haut et fort : « Allez à l’isoloir »

Et pas à l’urinoir dans l’indifférence de ce qui se passe.

Au lieu de râler, agissez où vous êtes. Faites-vous entendre

Avec le moyen d’expression que vous pouvez avoir.

Non au Front National !

Résistons et n’essayons pas d’expérimenter ce parti au pouvoir.

Surtout pas.

Nos ancêtres se sont battus pour éviter tout extrémisme, pour la liberté.

Ne renions pas cet héritage et entrons en résistance.

Je sais ce que c’est la peur de « l’étranger » car adolescent (13 ans), j’ai été agressé

Par des jeunes (17-18 ans ) d’origine magrébine. 3 contre 1 pour mon vélo.

J’ai résisté en tenant mon vélo. J’ai crié et j’ai eu des coups de poing.

J’ai encore crié. Puis ils sont partis en courant résignés.

Je n’ai pas eu la haine. Juste peur pendant des années en voyant des groupes de jeunes.

Par des expériences à l’étranger, par des rencontres enrichissantes, je sais que le vivre-ensemble

Est possible.

Alors non! Ne laissons pas nos peurs céder et perdre notre libre humanité.

Tout semble foutu. Et pourtant !

Feuilles après la pluie (24)

Rien ne va plus. Les devoirs ont foutu le camp.

Les élèves ont laissé envolé leurs cahiers.

Rien ne va plus. Ils n’ont plus que des droits.

Droit comme une règle qui frappe ceux qui sont tordus.

Droit pour s’exprimer haut et fort contre les parasites.

Droit pour hurler sans retenue avec une totale liberté.

Droit pour s’élever et écraser ceux qui triment.

Et pourtant le devoir permet aux élèves de grandir,

De corriger, reconnaitre leurs erreurs et rebondir

Encore sans cesse avec l’autre avec dignité et respect.

Cela demande des efforts, certes à différents aspects.

Le travail ne doit pas être une dure labeur éternel

Mais des sources de créativités que l’on ne soupçonnerait pas.

Droit mais avec la souplesse du devoir, pour nuancer le réel.

Dans chacun de nos droits, n’oublions pas l’autre, l’humain qui a aussi des droits.

Même s’il est un étranger, même s’il est immigré, même s’il est rom, même s’il est différent de par son handicap ou ses croyances, même s’il est d’une autre culture.

Ne laissons pas les puissants abattre les devoirs qu’ils ont aussi envers l’autre.

Ne laissons pas l’argent étouffer les relations.

Ne laissons pas la tentation d’écraser l’autre pour prendre le dessus.

Puisque je ne peux pas me taire.

Je continue encore à écrire.

Parce que je ne peux pas sans cesse fermer les yeux face à l’actualité.

Parce que je ne peux pas rester silencieux.

Non mais sérieux, à quoi bon de stigmatiser, de proférer des vérités toutes faites ?

Sérieusement, qui sommes-nous pour juger et condamner ?

Rappelons à chacun d’entre nous les devoirs qui vont de pair avec les droits.

Ne nous laissons pas envahir par la peur de l’autre.

Tout est encore possible et ne laissons pas la haine gangrener la société.

Tout n’est pas pourri. Tout est toujours possible.

La peur au boulot

Tu vas au boulot la peur au ventre.
Tu te prépares à affronter l’antre
De l’institution qui te harcèle,
Qui te culpabilise avec zèle.
Lors des réunions, tu bouillonnes
De colère et de tristesse mêlées.
Tu accompagnes tes gones
Qui s’agitent, qui détonnent.
Tu ne peux plus rien faire

Tant tu te retrouves seul ère,
Les autres en arrêt maladie 
Ou bien qui sont en pause, fuient.
Tu essaies de recoller les morceaux
Mais ta direction font encore un saut
Dans la recherche de rentabilité.
Pour eux, l’humain, c’est une futilité.
Tu te bats contre le vent, épuisé.
Jusqu’à quand tenir, rester debout?
Ton dos te fait courber l’échine. 
Comment sortir de l’impasse fou
Avec des murs hérissés d’épines
De reproches, de non-reconnaissance.
Courage collège, trouve-toi des appuis
Qui te comprenne, soulage ton fardeau.