Quelques souvenirs d’Espagne

Enfin, plutôt de la Catalogne, pas très loin de la frontière à l’est de Figueras fin août dernier !
Quelques photos en guise de souvenirs !

Bon visionnage !

Je ne vole pas. Je plane !

J’ai un scoop pour vous !

Je ne vole pas. Je plane.

C’est souvent le cas quand je suis en groupe, en networking ou lors d’un salon.

J’aime bien me laisser porter par l’ambiance.
Ce qui ne m’empêche pas de décider mon orientation du vol.
Vers le buffet par exemple !

Ou bien, vers des personnes qui ont une voix forte et audible,
Vers des stands qui m’interessent, m’attirent l’oeil
Où je comprends du premier coup à travers des visuels, des tracts.

Je décroche quand les conversations sont trop longues.
Par fatigue auditive.
Alors je plane dans mes pensées au gré de mes acouphènes.
J’ai l’impression parfois d’être au dessus des vagues qui s’échouent au pied des falaises de craies.

J’aime bien planer dans le silence aussi !
Me laisser porter par la douceur de la campagne,
Des épis de blés qui se balancent au gré de la brise.

Je plane mais je ne fume pas de la moquette, je vous rassure.
Cela tombe bien, j’en ai pas chez moi.

Je ne vole pas.
Je ne sais pas voler seul, sans aide auditive.
Ou bien sans outil pour communiquer.

Je peux voler mais difficilement, avec beaucoup de fatigue.
Comme un poulet qui vole sur quelques mêtres.
Je vous entends rire !

Le mot du jour pour le défi linktober était « Ne vole pas »
Mes pensées ne sont venus qu’en vous écrivant ce matin entre 7h20 et 7h38 !

Est-ce que cela vous arrive de planer ?

Oh des nouvelles !

Cela fait deux mois que je n’ai pas écrit sur ce blog, c’est un scandale, je sais !
Et pourtant, j’en ai vécu des choses que j’aurai pu raconter ici, mes dernières interventions, mes photos de vacances cet été par exemple !

La rentrée fut un peu chaotique et je m’étais concentrée seulement sur Linkedin et insta, et encore Insta, ce fut plus calme aussi !

Et peu de photos car j’ai eu peu l’occasion de me balader, ce qui est vraiment dommage en soi. Mais je vais y remédier dès ce week-end, j’essaierai de vous partager mes trouvailles.

Promis, je ne reviens pas dans deux mois !

Va falloir que je trie mes photos sur le blog pour alléger car je n’ai plus de place, et pas envie de payer un forfait plus cher !

Et les prochaines fois, je compresserai vraiment mes photos !

A très bientôt pour de nouvelles photos !

Comment les sourds communiquent-ils ?

Ah non, ce n’est pas la bonne question.

La vraie question: « Comment cette personne communique t-elle ? »
C’est mieux !

Mais avant toute chose : demander à la personne ce dont elle a besoin.

Parce que l’inclusion, ce n’est pas appliquer une recette toute faite.
Ce n’est pas dire : “Tu es sourd, donc il te faut forcément ça.”
L’accessibilité, c’est dire : “De quoi as-tu besoin pour participer pleinement ?”

Être sourd, ce n’est pas appartenir à une seule case.

🔹 Certaines personnes signent.
🔸 Certaines parlent.
🔹 Certaines lisent sur les lèvres.
🔸 Certaines utilisent la langue française parlée complétée
🔹 Certaines utilisent des appareils, des implants,
🔹 Certaines s’aident du sous-titrage ou un micro-bluethooth

Et beaucoup utilisent un mélange de tout cela.

Pour que les solutions viennent pour changer, discuter, le mieux, c’est d’être sensibilisé, formé à la question.

Un bon outil, c’est utile mais un collègue qui comprend c’est mieux !

C’est ce que je propose lors de mes conférences et ateliers, des outils et des postures à avoir.
Mais surtout une expérience à vivre, à entendre pour intégrer pleinement ce qu’est d’être sourd.

On se cale une date avant que je parte en vacances ?
Allez, chiche :
vivien@apprendreaecouter.com

PS : En photo, un collègue qui est contre l’accueil d’une personne sourde ! 😁

Pour en savoir plus sur mon spectacle : https://www.vivienapprendreaecouter.com/mes-prestations/#spectacle

Notez mes prochaines dates :
. 31 juillet à Périgny (17)
https://www.billetweb.fr/vivien-laplane

. 13 septembre à Herve (Belgique)

. 10 octobre à Rouen

. 16 octobre à Cesson (77)

Quelques fleurs du jardin botanique de Samoëns

A l’occasion d’une journée fraiche et pluvieuse, je suis allé avec mes parents visiter le jardin botanique de Samoëns crée en 1906 par la fondatrice de la Samaritaine !

J’ai bien utilisé mes cuisses pour la montée sur 100 mètres de dénivelé du jardin, mais aussi pour prendre les fleurs à un niveau acceptable pour les photos.

Bon, je ne pourrais pas vous dire par contre les noms de ces fleurs!

Evidemment, c’était lors d’un séjour de trois jours, ce fameux week-end de l’Ascension dans la vallée du Giffre avec le vendredi sous la neige le matin. Notre gite était à 1000 mètres d’altitude.

Puis le samedi matin, avec cette visite du jardin, ce fut sous la bruine.
Et l’après-midi, nous sommes aller marcher dans le cirque du Sixt-Fer-A-Cheval !
Mais ça, je vous concocterai très prochainement un récit photographique !

Quel temps avez-vous eu chez vous ?

Instant pour un oiseau et un papillon

C’était courant avril, lors d’une de mes balades dans la campagne chaponoise.
J’ai pu avoir un bruant il me semble.
C »est rare que j’ai cet oiseau et cela fait bien plaisir.

Puis juste un papillon, tranquillement sur une fleur dégarni. Rien de folichon, certes !
J’espère bien partager avec vous de plus belles photos.

Blog’anniversaire – Déjà 12 ans !

Le temps passe vite, n’est-ce pas !
Je me souviens avoir lancé ce blog lors de ma licence de documentation scientifique en 2013-2014 !
A la base, j’avais déjà un autre blog qui s’est perdu : « Le Souffleur de mots ».

Ce fut essentiellement du texte au début, des réflexions en tant qu’éducateur spécialisé, de la poésie puis des photos au fur et à mesure de mes pérégrinations.

Pour les personnes qui me suivent depuis longtemps, vous savez que j’étais beaucoup plus régulier et surtout j’allais surtout visiter les autres blogs.
Ce que je fais beaucoup moins, et j’en suis désolé.
Pourtant, c’est toujours un réel plaisir de relire certaines personnes, de voir leurs photos surtout !

Allez, un peu de statistiques depuis le début

422 895 vues

261 942 visiteurs

2 573 articles

16 941 commentaires

Et juste 663 abonné.es

Bon les statistiques sont un peu biaisés suite à une attaque de bots début janvier.

J’en profite pour partager avec vous un projet d’une expo photo, avec bien sûr de nouvelles photos pour la fin de l’année, agrémentés de poésie sans aucun doute.

Je vous mets quelques souvenirs photographiques de ces derniers mois.

En attendant de vous lire, je vous souhaite une très bonne soirée

Préparatifs pour un spectacle et goûter à Lyon le 27 Mars

J’ai fait la tournée des commerces lyonnais pour placarder mes affiches et j’ai adoré chaque seconde…

Pourtant, je m’attendais à me prendre des portes dans la tronche :
« Non merci, on ne fait pas de pub »
« Désolé, on n’a pas de place »

𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗲𝗻𝗻𝗶.

Direction Copie Couleur Services place Carnot :
15 affiches de mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu » sous le bras.

Puis cap sur Bellecour :

  •  Un petit casino (qui l’a scotchée direct à sa caisse)
  •  Un cabinet ORL
  •  Cafés et librairies
  •  Audioprothésistes (logique)
  •  Un magasin de jeux et jouets où j’ai retrouvé un étudiant qui m’avait vu joué à l’Esdes Business School de Lyon !

Evidemment : In Cuisine, 1 place Bellecour, où je joue le vendredi 27 mars à 17h.

Formule unique avec goûter offert + spectacle dans un espace intimiste.

Le meilleur moment ?

Quand on m’a dit : « Normalement on refuse les affiches mais comme vous êtes bien sympathique, on va le mettre avec plaisir ».

Dynamisant. Enthousiasmant. Humain.

Alors si tu veux passer un bon moment autour d’un goûter, tu sais où me trouver 

Inscription obligatoire en ligne !
Les places sont limitées :
https://www.billetweb.fr/conference-spectacle-un-sourd…

PS : Mon agenda 2026 commence à bien se remplir et ça fait plaisir entre Angers, Bordeaux, Paris, Bruxelles, Avignon et La Rochelle !
Hâte d’avoir d’autres dates !

Je suis médaillé d’or en burn-out !

Y a pas de quoi être fier, je vous assure !
Hier, ce fut la journée internationale du burn-out au travail et c’est une bonne occasion pour vous en parler.

Le burn-out n’est pas un coup de fatigue.
Cela ne se guérit pas en trois jours de repos.

Pour ma part, j’en ai bavé pendant des années et ce fut insidieux, jamais résolu car je n’avais pas pu nommé mes vulnérabilités.
Je me mentais à moi-même.
Qu’il fallait que je tienne.

Je me souviens de mon premier épuisement professionnel, très flagrant !

Ce fut début 2010 dans un ITEP, institut pour jeunes ados ayant des troubles de la personnalité et du comportement.
C’était quand j’étais éducateur spécialisé pour un remplacement.

Ce fut l’enfer pour moi avec des jeunes qui me parlaient par derrière.
Un environnement difficile à vivre malgré des collègues qui me soutenaient.
De jour en jour, j’allais la boule au ventre.
Je me suis pris des coups, des gifles de la part d’ados.
Je devais résister, apprendre la patience.

Puis un jour, je me suis pris un coup de poing bien dosé dans ma machoire.
Je me suis réfugié dans la salle des professionnels.
Je me suis effondré en larmes.
Une collègue était venu me voir :
« Jusqu’à quand tu vas tenir? ton fil est trop tendu ! »

Je me suis fait convoqué par le directeur !
Bien désolé par la situation, il m’a proposé une rupture conventionnelle pour me proteger.

J’ai repris le travail à un autre endroit 2 mois après.
Un remplacement de deux semaines.
C’était correct.

Puis j’ai accepté un CDI à mi-temps dans un petit IME, institut médico-éducatif, auprès de jeunes autistes.
Une petite équipe.
Un directeur qui souhaitait que je redresse la barre en terme d’une présence rassurante auprès des jeunes.

Un autre enfer, là, cette fois-ci institutionnel car mes collègues « éducatricesé refusaient toute communication alternative.
Quand il y a avait des crises, elles me donnaient les jeunes à gérer.
Je rentrais chez moi avec des bleus, des griffures, des morsures.

Boule au ventre, angoisses pour aller au boulot.
Trois mois après, j’ai craqué en commettant une faute grave !
je me suis fait licencier en pleine semaine de deuil dans ma famille.

Ce fut en mars 2011.

Je pourrai continuer à écrire car j’ai eu d’autres épuisements professionnels en tant que garde d’enfants, documentaliste, animateur en EHPAD.

Je n’en ai pris vraiment conscience qu’en février 2025, à cause de mon syndrome, en partie !
Oui, c’est très récent, je sais.

Ce qui m’a énormément aidé, c’est la photographie, le théâtre et mon passage chez Co Naissances !

Avec tout ça, j’ai pu quand même réaliser des supers projets comme mes livres, mes spectacles itinérants en vélo.

Je ne souhaite à personne à avoir le burn-out.
Faites-vous vraiment accompagner.
Choississez les bonnes personnes.

Rejoignez même le Club des Burnoutés et des Bienveilleurs !

Ne restez pas seules et seuls !

J’ai le syndrome de Charge !

Photo de Francesca Clayton

J’ai le syndrome de Charge !

Même pas un nom bizzare, un nom d’un médecin qui a découvert ce syndrome.

Et pourtant c’est un syndrome bien chargé, je vous le dis!

C’est un acronyme :

Colomboma – malformation de l’oeil : Rien de mon côté

Heart defect – Malformation cardiaque : Juste un petit souffle au coeur mais faudra que je refasse le point chez un cardiologue quand même.

Atrésia choana – atrésie des choanes : obstruction et déviation des cloisons nasales. J’en avais et je me suis fait opéré en 2005!

Retarted growth – retard de croissance, problèmes hormonaux : Hé oui je l’ai, avec un traitement à vie !

Genital hypoplasia – anomalie de l’appareil uro-génital – Oui, bon, je n’entrerai pas dans les détails

Ear anomalies – anomalies et déficiences auditives : Le plus évident chez moi puisque j’ai une surdité profonde !

+ troubles de l’odorat et atteintes vestibulaires : Pas d’odorat de mon côté !

Pour en savoir plus : https://www.tete-cou.fr/spraton/pathologies/syndrome-charge

Cela varie selon les personnes, plus ou moins sévèrement !

Pour ma part, je l’ai à minima.
Enfin, c’est ce que je disais régulièrement par rapport aux autres personnes.

Et pourtant, cela a un énorme impact dans mon quotidien.
J’en ai pris vraiment conscience que depuis un an.
Même si je le savais depuis 2012, date de mon diagnostic.

Heureusement, un organisme existe pour soutenir les personnes ayant ce syndrome : CRESAM – Centre National de Ressources Handicaps rares – Surdicécité
J’ai un échange régulier avec l’éducateur et une psychologue de ce service.

En juin dernier, j’avais passé des tests neuropsys pour mieux comprendre mes fragilités en lien avec mon syndrome.
Et surtout acter que j’ai vraiment un problème d’attention à long terme et une grande fatigabilité.
Et j’ose dire aussi mon côté sans filtre, et hypersensibilité !

Beaucoup de suradaption depuis des années pour ne pas montrer mes fragilités, d’où mes épuisements plus intenses ces derniers mois.

Néanmoins, vous savez bien, enfin les personnes qui me connaissent, cela ne m’a pas empeché de vivre énormement d’expériences, de monter des projets, de réussir des diplômes, d’écrire des livres etc.

Et maintenant de jouer mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu« 

En ce moment, je ne parle que de ma surdité et j’aurai vraiment à coeur de parler dans un autre spectacle tout ce qu’un syndrome peut impliquer au quotidien.

Si jamais une personne, une équipe est motivée pour m’accompagner dans ce projet de sensibilisation, je suis preneur !

Et bien sûr tout cela avec humour, avec art, du chant et de la danse !
Et que cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd !