C’était courant avril, lors d’une de mes balades dans la campagne chaponoise. J’ai pu avoir un bruant il me semble. C »est rare que j’ai cet oiseau et cela fait bien plaisir.
Puis juste un papillon, tranquillement sur une fleur dégarni. Rien de folichon, certes ! J’espère bien partager avec vous de plus belles photos.
Le temps passe vite, n’est-ce pas ! Je me souviens avoir lancé ce blog lors de ma licence de documentation scientifique en 2013-2014 ! A la base, j’avais déjà un autre blog qui s’est perdu : « Le Souffleur de mots ».
Ce fut essentiellement du texte au début, des réflexions en tant qu’éducateur spécialisé, de la poésie puis des photos au fur et à mesure de mes pérégrinations.
Pour les personnes qui me suivent depuis longtemps, vous savez que j’étais beaucoup plus régulier et surtout j’allais surtout visiter les autres blogs. Ce que je fais beaucoup moins, et j’en suis désolé. Pourtant, c’est toujours un réel plaisir de relire certaines personnes, de voir leurs photos surtout !
Allez, un peu de statistiques depuis le début
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Bon les statistiques sont un peu biaisés suite à une attaque de bots début janvier.
J’en profite pour partager avec vous un projet d’une expo photo, avec bien sûr de nouvelles photos pour la fin de l’année, agrémentés de poésie sans aucun doute.
Je vous mets quelques souvenirs photographiques de ces derniers mois.
En attendant de vous lire, je vous souhaite une très bonne soirée
PS : Mon agenda 2026 commence à bien se remplir et ça fait plaisir entre Angers, Bordeaux, Paris, Bruxelles, Avignon et La Rochelle ! Hâte d’avoir d’autres dates !
Y a pas de quoi être fier, je vous assure ! Hier, ce fut la journée internationale du burn-out au travail et c’est une bonne occasion pour vous en parler.
Le burn-out n’est pas un coup de fatigue. Cela ne se guérit pas en trois jours de repos.
Pour ma part, j’en ai bavé pendant des années et ce fut insidieux, jamais résolu car je n’avais pas pu nommé mes vulnérabilités. Je me mentais à moi-même. Qu’il fallait que je tienne.
Je me souviens de mon premier épuisement professionnel, très flagrant !
Ce fut début 2010 dans un ITEP, institut pour jeunes ados ayant des troubles de la personnalité et du comportement. C’était quand j’étais éducateur spécialisé pour un remplacement.
Ce fut l’enfer pour moi avec des jeunes qui me parlaient par derrière. Un environnement difficile à vivre malgré des collègues qui me soutenaient. De jour en jour, j’allais la boule au ventre. Je me suis pris des coups, des gifles de la part d’ados. Je devais résister, apprendre la patience.
Puis un jour, je me suis pris un coup de poing bien dosé dans ma machoire. Je me suis réfugié dans la salle des professionnels. Je me suis effondré en larmes. Une collègue était venu me voir : « Jusqu’à quand tu vas tenir? ton fil est trop tendu ! »
Je me suis fait convoqué par le directeur ! Bien désolé par la situation, il m’a proposé une rupture conventionnelle pour me proteger.
J’ai repris le travail à un autre endroit 2 mois après. Un remplacement de deux semaines. C’était correct.
Puis j’ai accepté un CDI à mi-temps dans un petit IME, institut médico-éducatif, auprès de jeunes autistes. Une petite équipe. Un directeur qui souhaitait que je redresse la barre en terme d’une présence rassurante auprès des jeunes.
Un autre enfer, là, cette fois-ci institutionnel car mes collègues « éducatricesé refusaient toute communication alternative. Quand il y a avait des crises, elles me donnaient les jeunes à gérer. Je rentrais chez moi avec des bleus, des griffures, des morsures.
Boule au ventre, angoisses pour aller au boulot. Trois mois après, j’ai craqué en commettant une faute grave ! je me suis fait licencier en pleine semaine de deuil dans ma famille.
Ce fut en mars 2011.
Je pourrai continuer à écrire car j’ai eu d’autres épuisements professionnels en tant que garde d’enfants, documentaliste, animateur en EHPAD.
Je n’en ai pris vraiment conscience qu’en février 2025, à cause de mon syndrome, en partie ! Oui, c’est très récent, je sais.
Ce qui m’a énormément aidé, c’est la photographie, le théâtre et mon passage chez Co Naissances !
Avec tout ça, j’ai pu quand même réaliser des supers projets comme mes livres, mes spectacles itinérants en vélo.
Je ne souhaite à personne à avoir le burn-out. Faites-vous vraiment accompagner. Choississez les bonnes personnes.
Cela varie selon les personnes, plus ou moins sévèrement !
Pour ma part, je l’ai à minima. Enfin, c’est ce que je disais régulièrement par rapport aux autres personnes.
Et pourtant, cela a un énorme impact dans mon quotidien. J’en ai pris vraiment conscience que depuis un an. Même si je le savais depuis 2012, date de mon diagnostic.
En juin dernier, j’avais passé des tests neuropsys pour mieux comprendre mes fragilités en lien avec mon syndrome. Et surtout acter que j’ai vraiment un problème d’attention à long terme et une grande fatigabilité. Et j’ose dire aussi mon côté sans filtre, et hypersensibilité !
Beaucoup de suradaption depuis des années pour ne pas montrer mes fragilités, d’où mes épuisements plus intenses ces derniers mois.
Néanmoins, vous savez bien, enfin les personnes qui me connaissent, cela ne m’a pas empeché de vivre énormement d’expériences, de monter des projets, de réussir des diplômes, d’écrire des livres etc.
En ce moment, je ne parle que de ma surdité et j’aurai vraiment à coeur de parler dans un autre spectacle tout ce qu’un syndrome peut impliquer au quotidien.
Si jamais une personne, une équipe est motivée pour m’accompagner dans ce projet de sensibilisation, je suis preneur !
Et bien sûr tout cela avec humour, avec art, du chant et de la danse ! Et que cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd !
😂 J’ai épuisé mon interprète en langue des signes !
C’était ce mardi soir dernier à la MJC de Vaugneray, Lors du festival « Agitons nos idées » avec les conférences gesticulées.
Je fus accueilli chaudement à la MJC. L’équipe m’a dorlotté le mieux possible avec des petits gâteaux, des fruits secs. Puis dans une ambiance au top.
Pendant que le public s’installait, l’interprète LSF m’a rejoint et nous avons convenu une petite improvisation au debut du spectacle.
Comme c’était la huitième que nous étions sur scène ensemble, ce fut largement faisable. Un pur régal sur scène.
Tout au long du spectacle, faisant la joie du public, je chambrais mon interprète en rajoutant des mots. Ou bien, nous nous regardions et puis je lui demandais « Alors, la suite ? «
J’ai senti le public vibrer tout au long et je les ai entendu rire, ce fut bien appréciable. J’interagissais aussi avec quelques personnes et surtout avec une fille de dizaine d’années pour tenir son attention.
La salle était pleine avec 65 personnes ! Après un temps en petits groupes, les questions ont fusé :
🔹 Que penses-tu des implants cochléaires ? 🔸 Comment as-tu dragué ta femme ? 🔹 A quel âge as-tu appris la langue des signes ? 🔸 Arrives-tu à danser et à écouter de la musique ? 🔹 Est-ce que les sourds ont tous la même langue ? 🔸 Quel tête as-tu fait la première fois que tu as entendu ?
Mon micro-bluethooth a bien servi et ce fut très appréciable ! J’ai pu répondre de manière plus précise et et parfois plus développé.
En repartant, l’interprète m’a confié être épuisé car j’étais bien énergique, mais elle s’était régalé !
J’ai pu retrouver des chouettes connaissances pendant ma séance dédicace de mes livres.
Mon nouveau livre d’or a été bien fourni :
🧡 Félicitations pour ce parcours exemplaire et tout le travail que cela a demandé.
💚 Merci pour votre engagement et de porter haut les voix des handicaps invisibles.
💜 Merci pour cette conférence instructive sur le handicap invisible et votre humour.
Merci beaucoup à la MJC de Vaugneray leur accueil !
Hâte de rejouer, en attendant de profiter de bonnes vacances !
Mes prochaines dates ? – Pour les étudiants de l’Isara le 24 février – Tout public à Rouen le 29 février, et c’est déjà complet !
Je vous souhaite de parfaire votre édifice, De faire de votre mieux avec justice.
Que dans vos déserts, vous trouviez des oasis. De la douceur pour de meilleures bénéfices Pour votre santé mentale, dans votre exercice De vos métiers, vos passions, vos services.
Que vous puissez savourer des délices Et surtout croquer vos jours avec malice.
😂 Vivement la rentrée ! Je trépigne pour avancer dans mes futurs projets.