Séjour à la Rochelle – Festival Ondes classiques

Initialement, je devais rejoindre la Rochelle par le train.
Mais avec les incendies, le trajet entre Bayonne et Bordeaux a été supprimé.

Vue de la voiture dans le Pays Basque vers la Rochelle



J’avais du donc prendre ma voiture pour le voyage, en faisant un petit détour pour éviter les bouchons et les difficultés autour de Bordeaux.
J’étais parti mercredi 2 juillet vers 6h30 du matin pour arriver à Périgny près de la Rochelle vers 15h45.
Ou, j’ai mis beaucoup de temps entre les petites routes par moments et les pauses.

J’ai eu jusqu’à 39 degrés et j’ai du mettre la clim quand je fus sur l’autoroute entre Mirambeau et Rochefort.

J’ai découvert de chouettes endroits lors de mon périple :
– Les vignobles entre Langon et Saint-Emilion
– La librairie-café « La petite Cabane » à Galgon lors de ma pause de midi.
– L’autoroute des oiseaux juste après Saintes vers la Rochelle, avec l’aire des pierre de Crazanne.

A Périgny, j’étais logé chez une bénévole du festival pendant deux nuits. Je fus aux petits oignons, bien choyé et elle participait aussi à l’élaboration de petits plats pour les musiciens lors des repas.

Le mercredi soir, elle m’a emmené au concert du mercredi soir : Le Trio Ernest: Natasha Roque-Alsina, Stanislas Gosset et Clément Dami qui ont invité Éléonore Billy et son drôle d’instrument suédois, le nyckelharpa.
C’était dans un ancien oratoire au coeur de la Rochelle.


Il faisait délicieux, bien agréable après des jours de canicule !

Le lendemain, jeudi, j’ai surtout préparé mon intervention du soir.
Je devais initier à la langue des signes à partir d’un chansignes composé par des résidents d’un foyer de vie, accompagné par un chanteur nommé Arthur. Ce dernier était demi-finaliste au The voice en 2020.

L’intervention s’est déroulé sur le parvis de la mairie de Périgny et il y avait au moins 250 personnes assis sur des bancs, des chaises à l’ombre des platanes.
Ensuite, nous avons eu un concert d’instruments à vent.

Le soir-même, j’ai retrouvé les musiciens chez Aurélie, la directrice du festival pour un super diner chez elle. Une très bonne ambance où j’ai pu échanger avec plaisir avec une musicienne et son compagnon.

Le lendemain matin, j’ai eu du temps devant moi pour aller visiter la Rochelle en bus. La température fut agréable et un vent doux.
J’ai pu visiter les deux tours, la Tour de la chaine et la tour de la Lanterne alias Tour des 4 sergents.
Un régal d’avoir découvert ce lieu avec au moins 6 graffitis répertoriés.
Je me suis pris un brunch rapide en fin de matinée.

De retour chez ma logeuse, je m’étais posé et j’eus droit à un magnifique plateau d’en cas avec de la pastèque, fruits secs, une banane, une tartinable et des cracottes sans gluten, avec jus d’orange.
De quoi avoir de l’énergie pour mon spectacle le soir à 19h30.

Vers 16h, j’étais parti à la salle qui n’était même pas à 5 mn à pied de là où je logeais.
La salle était toute neuve car inaugurée en mai dernier.


J’avais pris de l’avance pour m’imprégner du lieu, profiter du calme, me concentrer.
Et bien sûr, caler le son avec le micro-casque et choisir la bonne lumière.

Enfin, les bénévoles du festival ont été au taquet pour accueillir le public.
Il y avait 80 personnes qui ont vu mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

J’étais ravi de pouvoir jouer dans une salle pleine et ce fut un plaisir de pouvoir répondre ensuite aux questions qui furent nombreuses.
Et cette fois-ci, j’avais bien mon micro-bluethooth.

Voici les questions :
. Quel est ton intrument de musique préféré ?
. Y a t-il un chanteur sourd ?
. Entends-tu ta voix dans appareil auditif ?
. Quelle émotion quant du as entendu tes premiers sons ?
. Que penses-tu de l’implant cochléraire ?

J’ai eu de très bons retours à l’oral même si sur mon livre d’or, j’ai eu que deux mots
. Bravo pour ce super spectacle très super informatif.
. Bravo Vivien pour ce délicieux moment. Un régal de t’entendre et de découvrir ce spectacle !

Sur scène
Face au public lors des échanges

Après le spectacle, je me suis allé changer puis charger les affaires dans ma voiture.
Je suis allé rejoindre le diner chez Aurélie où on était en plus petit comité, avec un violoncelliste.
J’ai passé un excellent moment et surtout on a eu droit à un court concert. J’a été invité à ressentir les vibrations de l’instrument sans mon appareil.
J’ai donc essayé et je n’ai ressenti que les basses.
Je préfère largement entendre les sons.

C’est ainsi qu’après une bonne soirée, j’avais décidé de prendre la route de nuit pour le retour au Pays Basque.
La pleine lune m’accompagnait, ce qui fut plus agréable mais j’avais les phrases allumés, quand même, bien évidemment.

Entre La Rochelle et Saintes, j’ai eu très peu de monde et je m’étais retrouvé à un moment donné seul sur l’autoroute. Un pur plaisir que j’aurai du savourer encore plus.
Je m’étais arreté sur l’aire des oiseaux pour dormir une heure.
Puis j’ai repris la route.

Et là, la douche froide !
En arrivant sur l’A10, il y avait un monde fou à 2h30 du monde. J’étais très étonné. Bon, faut dire, que c’était la première fois que je prends l’autoroute de nuit, entre vendredi et samedi.
Même les aires d’autoroute étaient bondés quand j’eus besoin de faire des pauses.

J’ai du sortir au niveau de Blaye car un bouchon s’annonçait à l’entrée de Bordeaux.J’avais pris la décision de prendre les petits routes en passant par Libourne.
Et là, ce fut magique avec des filaments de brume au dessus de la route.
Et je pus apercevoir des animaux en bord de route comme un sanglier, un chevreuil et trois lapins.

J’avais rejoint la N89 pour arriver sur Bordeaux. Toujours autant du monde vers 4h30 du monde. Idem en prenant l’A63 qui avait rouvert depuis deux jours.
Les aires d’autoroutes étaient toujours aussi pleines quand je voulus me poser.

En arrivant près de Bayonne, je dus sortir près de Dax car un autre bouchon s’annoncait.
Pétard, je me suis trompé et j’avais fait quelques détours pour ensuite arriver sur l’A64 et enfin arriver à mon lieu de vacances familiales vers 9h45.

Je garde donc un très bon souvenir de mon séjour à la Rochelle lors du festival.

Un petit regret, d’avoir pris peu de photos.

Atelier « Dans la peau d’un sourd » chez Hermès

Au taquet chez Hermès !

Il n’y a pas eu de malentendus.
Enfin, j’ai tout fait pour avec deux ateliers d’une heure pour 13 personnes.

Mon objectif, c’était permettre aux salariés de mieux comprendre leur collègue sourd.

D’ailleurs, il était présent à chaque atelier.
Pour voir si je ne disais pas trop de bétises : Bien sûr que non 😅

Alors, pour cela, on m’a demandé de faire l’atelier « Dans la peau d’un sourd ».

Cela s’est fait en 4 parties :
. Témoignage court sur mon expérience de sourd appareillé oralisé et sur la diversité du monde des sourds
. Exercices de compréhension avec casques anti-bruits et boules quiès.
. Débriefing et apport de compréhension sur les outils, postures etc.
. Initiation LSF

En une heure, ce fut très dense et court, et il y a eu beaucoup de rires à la fin.
J’ai beaucoup apprécié la bonne ambiance et la bienveillance.

Le fait d’avoir oublié bêtement mon micro-bluethooth leur a permis de faire encore plus attention.
Même si pour certaines personnes, j’ai eu du mal à comprendre à cause de leur fort accent ou bien de leur timbre de voix.

Je leur ai fait part de cette difficulté et les personnes ont bien saisi la complexité de notre situation.
On peut entendre sans comprendre.
Autant utiliser tous les moyens pour être en lien, et avec beaucoup de patience et bienveillance.

Le petit plus, j’ai eu droit à une visite des ateliers de découpe, de couture et de stock du cuir lors de ma pause entre les deux ateliers.

Je n’oublie pas ma promesse de vous envoyer un Kit LSF pour ne pas oublier les bases!

PS : D’ailleurs, va falloir que je prépare ma prochaine intervention d’initation LSF lors du festival « Ondes classiques » à Périgny, près de la Rochelle le 30 juillet.

PS2 : Et Spectacle le lendemain au même endroit le 31 juillet.
😁 Par ici pour s’inscrire :
https://www.billetweb.fr/multi_event.php?user=76669

Pour un atelier ou spectacle chez vous ?
Par ici :https://www.vivienapprendreaecouter.com/contact/

Martine et la langue des signes – Conférence-spectacle à Angers le 23 juin

Même Martine croit que je parle la langue des signes française !

Certes c’est une langue à part entière, avec son propre mode de pensée que la langue française.

Elle s’exprime avec des images en utilisant les gestes, le corps et les expressions du visage !

Néanmoins la langue des signes n’est pas ma langue maternelle.

Les personnes qui ont vu mon spectacle savent pourquoi.

Venez donc voir mon prochain spectacle le 23 juin au Tiers-lieu de l’Esvière à Angers à 20h !

Par ici pour s’inscrire :

https://esviere-fondacio.fr/propositions/conference-spectacle-un-sourd-rire-vaut-mieux-quun-malentendu

Présence d’une interprète LSF et sur-titrage !

Quel bruit fait le silence ?

C’est comme dire à un aveugle :
« Quelle couleur vois-tu dans le rien voir ? »

N’ayant pas de référence, c’est plus compliqué de le savoir.
J’utiliserais bien une image pour le bruit du silence.
Comment définir le rien

Cela serait comme le désert, un sol nu, sans dune, sans sable, sans caillou, sans aspérité.
Et un ciel dépourvu de nuages, du même couleur que le désert.
Je dirai que tout serait couleur jaune maronnasse.

Si jamais on entend un son très lointain.
Un petit nuage orange apparait comme un feu d’artifice puis disparaitrait aussi soudainement.

Je parle bien du bruit dans le silence sans les acouphènes, bien entendu.
Avec les acouphènes, cela serait complètement du blizzard, une tempête de sable, une tornade permanente.

On me demande souvent ce que j’entends vraiment.
Est-ce que ce sont les mêmes sons que les entendants ?

Etant sourd de naissance, je n’en sais rien.

Sans appareil auditif, c’est compliqué à définir.
Un son très lointain, impossible à définir, à saisir, à comprendre.
Sauf si je vois l’objet du bruit comme une moto devant moi.

Ayant une surdité profonde, je perçois les feux d’artifice comme des petits coups de marteau sur un mur.
C’est plutôt les vibrations que je ressens si je suis contre un mur, ou les pieds au sol.

Même avec les appareils auditifs, je ne suis pas sûr d’entendre les même sons que vous.
J’ai surtout appris à les identifier grâce à mon entourage, et bien sûr l’ortphoniste pendant 13 ans.

Tiens, c’est un oiseau.
Pour le type d’oiseau, cela demande plus d’entrainement.

Là, c’est une voiture qui passe.
Ah là, un bébé qui pleure.
Ah non, c’est deux chats qui se battent.

Ici, quelqu’un qui joue du violon.
Dans cette maison, notre voisin perce un mur.

Par contre, de mon côté, je ne peux pas localiser d’où viennent les sons.
Je suis monophone, pas en stéréo.
J’ai mon oreille gauche qui est kapout !

Selon est comment ma courbe de l’audition, je suis plus ou moins sensible aux bruits.
J’ai beaucoup de mal à supporter les aigus par exemple comme les gens qui sifflent.

Bref, j’aime le silence quand je le choisis.
Je savoure les sons que je le décide.

L’avantage d’être sourd, je peux éteindre mon appareil quand je veux pour apprécier le silence,
à part si mes acouphènes veulent faire ma fête à ce moment-là !

Alors, selon vous, comment vous définiriez-vous le bruit du silence ?

En tout cas, prenez soin de vos oreilles.
😁 C’est un sourd qui vous le dit !

Crédit photo : Francesca Clayton

Une Soirée énergique à la MJC de Vaugneray

😂 J’ai épuisé mon interprète en langue des signes !

C’était ce mardi soir dernier à la MJC de Vaugneray,
Lors du festival « Agitons nos idées » avec les conférences gesticulées.

Je fus accueilli chaudement à la MJC.
L’équipe m’a dorlotté le mieux possible avec des petits gâteaux, des fruits secs.
Puis dans une ambiance au top.

Pendant que le public s’installait, l’interprète LSF m’a rejoint et nous avons convenu une petite improvisation au debut du spectacle.

Comme c’était la huitième que nous étions sur scène ensemble, ce fut largement faisable.
Un pur régal sur scène.

Tout au long du spectacle, faisant la joie du public, je chambrais mon interprète en rajoutant des mots.
Ou bien, nous nous regardions et puis je lui demandais « Alors, la suite ? « 

J’ai senti le public vibrer tout au long et je les ai entendu rire, ce fut bien appréciable.
J’interagissais aussi avec quelques personnes et surtout avec une fille de dizaine d’années pour tenir son attention.

La salle était pleine avec 65 personnes !
Après un temps en petits groupes, les questions ont fusé :

🔹 Que penses-tu des implants cochléaires ?
🔸 Comment as-tu dragué ta femme ?
🔹 A quel âge as-tu appris la langue des signes ?
🔸 Arrives-tu à danser et à écouter de la musique ?
🔹 Est-ce que les sourds ont tous la même langue ?
🔸 Quel tête as-tu fait la première fois que tu as entendu ?

Mon micro-bluethooth a bien servi et ce fut très appréciable !
J’ai pu répondre de manière plus précise et et parfois plus développé.

En repartant, l’interprète m’a confié être épuisé car j’étais bien énergique, mais elle s’était régalé !

J’ai pu retrouver des chouettes connaissances pendant ma séance dédicace de mes livres.

Mon nouveau livre d’or a été bien fourni :

🧡 Félicitations pour ce parcours exemplaire et tout le travail que cela a demandé.

💚 Merci pour votre engagement et de porter haut les voix des handicaps invisibles.

💜 Merci pour cette conférence instructive sur le handicap invisible et votre humour.

Merci beaucoup à la MJC de Vaugneray leur accueil !

Hâte de rejouer, en attendant de profiter de bonnes vacances !

Mes prochaines dates ?
– Pour les étudiants de l’Isara le 24 février
– Tout public à Rouen le 29 février, et c’est déjà complet !

Pour en savoir plus sur le spectacle, c’est par ici :
https://www.vivienapprendreaecouter.com/mes-prestations/#spectacle

Et pour se contacter et programmer une date :
vivien@apprendreaecouter.com

Origine et coulisses de mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

Il y a 3 ans, je montais sur scène pour la première fois avec mon spectacle.
« Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

Origine du spectacle ?

C’est un prolongement de ma conférence théâtralisée « Au secours, j’ai un collègue sourd ».

J’ai voulu écrire un spectacle tout public pour pouvoir témoigner de mon parcours. C’est à dire expliquer mon quotidien en tant que sourd appareillé oralisant. Et surtout je le voulais humoristique, rendre léger un sujet sérieux.

J’ai travaillé sur ce spectacle à partir de 2022 et j’ai pu répéter mon spectacle dans un petit théâtre privé, où j’avais expérimenté les ateliers théâtre clown de la compagnie « Le Voyageur Debout ».

Tout cela grâce à mon metteur en scène : Laurent Lacroix !


Metteur en scène : Laurent Lacroix

Comédien, metteur en scène

C’est par la compagnie Le Voyageur Debout que je connais Laurent. Je l’ai vu jouer dans Domino, il y a une dizaine d’année. Depuis, j’ai suivi ce qu’il faisait où il a joué aux côtés de Jacques Chambon avec « Les troubles de l’élection », aux côtés de Luc Chambon et Sabine Messina dans « Calamity Job ». J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui et j’avais beaucoup apprécié nos échanges et évidemment son approche théâtrale.

J’avais déjà fait appel à Laurent pour m’aider dans la mise en scène de ma conférence « Au secours, j’ai un collègue sourd » et j’ai voulu continué avec lui pour mon spectacle tout public.

Un comédien vraiment à découvrir dans d’autres pièces et le must, il a joué dans une série se passant à Lyon « Disparue » où il joue le rôle d’un bijoutier pour un moment important de l’intrigue.

Merci à toi Laurent !


D’où vient le titre ?

Pour le titre du spectacle, j’avais fait un sondage sur les réseaux sociaux.

J’ai eu énormément de propositions et c’est une connaissance LinkedIn qui m’a proposé ce titre et cela m’a fait tilt !

J’ai eu le plaisir de la croiser lors du salon autonomic de Bordeaux, et en plus elle a fait des supers photos de mes interventions sur le plateau des artistes du salon. Vous reconnaissez au moins une de ses photos.

Ce fut donc grâce à Audrey Durand !


Et l’affiche ?

A la base, j’ai plutôt fait en mode autodidacte sur Canva ou bien j’envoyais juste une photo au lieu où j’allais jouer !

J’ai fait appel à une graphiste d’Azelar – Graines de Sol. Et oui, nous étions dans la même coopérative d’activités. J’avais donc souhaité faire travailler une collègue parmi tant d’autres.

Ce fut donc Clara Chambon, avec qui j’avais vraiment échangé pour mieux faire ressortir l’ambiance de mon spectacle. Et je fus ravi !

Merci Clara !

https://www.clara-chambon.fr/


Quelques chiffres

80 spectacles dont le premier a été le 14 janvier 2023 avec la MJC de l’Arbresle

3500 spectateurs et spectatrices environ


Carte de mes interventions

En orange, départements où j’ai joué !

Des salles inattendues


Avis du public

(récupérés sur mon livre d’or)

« Merci beaucoup Vivien pour cette merveilleuse aventure contée et racontée. Beaucoup de messages d’espoir et de solidarité. »

« Merci pour ce rayon de soleil inspirant qui donne la force de se battre pour rester vivant. Bel exemple! »

« Un vrai moment de bonheur ! »

« La vraie vie. Merci ! »

« Bravo Vivien pour avoir créé un beau dialogue et permis aux spectateurs de réfléchir, de se remémorer et même de succomber à l’émotion. Une inspiration ! »

En voir plus sur Google : https://maps.app.goo.gl/2f216HbxGdSzn88w9


Articles et passages à la Radio


Un livre dans la continuité de mon spectacle

En mai 2024, j’ai écrit mon autobiographie sous forme de dialogue, à partir des questions reçues lors de mon spectacle.

https://www.vivienapprendreaecouter.com/boutique/


Mes prochaines dates

Mardi 3 févrierMJC de Vaugneray (69) à 20h30

Vendredi 27 février à Rouen – COMPLET

Vous souhaitez accueillir le spectacle dans votre structure ?
Contactez-moi : vivien@apprendreaecouter.com

Je ne suis pas malentendant !

Certes, j’ai un appareil auditif qui me permet d’entendre mieux.
Mais pas tout.

Et surtout quand j’enlève mon appareil, je n’entends rien.

Alors écoutez bien :
Je suis sourd appareillé oralisant !


Faudrait que je dise :
J’ai une surdité avec appareil auditif et j’oralise.

Un peu de chiffres :
J’ai une surdité profonde, ce qui est équivalent entre perte auditive de 80 décibels à 120 décibels.
La surdité totale est avec une perte de 120 décibels.

Mon oreille gauche non appareillable a une perte de 110 décibels, complètement hors course.

Mon oreille droite a une perte de 100 décibels avec une très bonne récupération auditive.
Une très bonne récupération est à nuancer, bien sûr puisque je ne récupère qu’une partie des sons pour n’avoir qu’une perte de 60 décibels environ !

Vous constatez qu’il y encore de la marge.

Je n’aime pas qu’on me dise que je suis malentendant
Tout simplement parce que cela minimise ma surdité.

Parce que sans aides auditives et sans support de communication, je suis bien dans la mouise.

C’est donc avec vous que que j’aurai besoin de mieux entendre dans de bonnes conditions, et surtout de comprendre.

Après pour ce qui du mode de communication, c’est spécifique avec chaque personne sourde.
Pour ma part, c’est donc à l’oral et la lecture labiale.
Et bien sûr avec un micro bluethooth si je l’ai sur moi ou une boucle magnétique.

Merci de respecter le terme que l’on vous donne.
On m’a dit que j’étais malentendant. J’ai voulu rectifier mais la personne a continué.
Alors, non, on ne va pas s’entendre.
Je suis sensible sur ce point.

Bref, être sourd n’est pas que mal entendre mais tout un ensemble de chose plus complexe.
A bon entendeur !

▶️ Y a t-il des termes qui vous agacent et qui vous étiquettent trop ?

Sensibilisation à la surdité : Mon expérience au CPE Lyon

J’ai mis le paquet !

Pour la 5ème année, je suis intervenu auprès de 12 étudiants du CPE Lyon ce jeudi 11 décembre !

Cette fois-ci, Claire Desroches m’a demandé de faire en plus de la mise en pratique après ma conférence.

Nous avions deux heures devant nous.

Je leur ai donc concocté un petit programme :

🔹 Ma conférence-spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

🔸 Un quiz sur les aides techniques pour les personnes sourdes

🔹 Un exercice de compréhension avec casque antibruit et boules quiès

🔸 Découverte d’objets du quotidien

🔹 Exercice pour appeler une personne sourde

🔸 Débriefing et questions-réponses

Tout s’est très bien passé, tellement que toute l’assemblée s’est abonnée à mon compte instagram !

Ce fut un vrai plaisir d’avoir pu déployer toutes mes propositions pour leur découvrir ce qu’est la surdité !

Je serai ravi de pouvoir le faire dans d’autres lieux tel que les entreprises, les grandes écoles etc.

Trois interventions dans un lycée de Villefranche de Rouergue

220 élèves en tout !

Durant la journée d’hier, je suis intervenu trois fois devant les lycéens et lycéennes.
De la seconde à la terminale !

Dans une salle fraiche, j’ai pu témoigner de mon parcours et comment ma surdité m’a accompagné au quotidien.

J’ai bien sûr pris quelques extraits de mon spectacle puis j’ai approfondi, surtout mon côté professionnel et sur ce qui m’a amené à être conférencier-comédien.

J’ai été surpris de leur attention, de leur écoute même si bien sûr, il y a eu quelques apartés qui ne m’ont pas dérangé.

Pour les questions, j’ai fait circuler des morceaux de papier et des stylos.
Je savais très bien que les mains ne se lèveront pas pour prendre la prendre la parole.

Allez, juste une exeption pour un gaillard de seconde.
Chapeau à lui !

J’ai eu énormément de questions dont certaines se ressemblaient.
Alors j’ai joué le jeu et parfois il me fallait décrypter avec parfois des mots qui manquaient.

Je ne vais pas toutes les écrire.
J’en ai eu un sacré paquet.

Voici ma sélection :

🔹 Est-ce qu’être sourd impacte votre vie familaile ?

🔸 Est-ce que l’appareil auditif coûte cher ?

🔹 Lorsque vous rencontrez des nouvelles personnes, annoncez-vous votre surdité directement ?

🔸 Quelle est la différence de votre ouie avec ou sans votre appareil auditif ?

🔹 Pourquoi avoir choisi le Sénégal ?

🔸 Comment se passe votre vie de père avec votre handicap ?

Et curieusement, j’ai très peu eu de questions loufoques.
Ce fut très correct.

Bref, ce fut une journée bien dense et riche.

J’en ai profité pour faire la sieste juste après car le soir, spectacle tout public.
Cela sera l’objet de mon post demain matin.

Sur ce, belle journée à vous

PS : Pour info, j’ai le pass culture donc je peux intervenir dans les écoles 😁

PS2 : C’est la journée des aidants ! De tout coeur avec vous !

Une très belle expérience au TEDxSaintEtienne

Mission accomplie pour le TEDxSaintEtienne !



Dans les préparatifs, je n’en menais pas large.
Pour le thème (re)cycles, il me fallait animer ce super après-midi avec les prises de parole et les performances musicales.

Stressé à fond, j’ai refait plusieurs fois mes fiches de transition.
Pourtant, Anne Chaillan🌟m’a donné carte blanche pour que je saupoudre mes passages en sensibilisant sur la surdité.

Les bénévoles ont été extraordinaires par leur soutien, leur présence pour nous mettre à l’aise lors de cette journée.
Et surtout dans un confortable cadre !

Lors de ma première prise de parole, j’avais ma fiche pour bien introduire la journée, pour ne rien oublier sur les mots que j’ai choisi de dire.

Puis après, j’ai laissé tombé mes fiches au fur et à mesure.
Je n’ai pas été cueilli par ma fatigabilité.

Mon énergie gonflait au fur et à mesure, même si lors des temps calmes, j’en profitais pour me ressourcer.

J’ai hâte de pouvoir partager avec vous les vidéos prochainement, car il y en a eu des rires, des applaudissements.

J’ai beaucoup apprécié faire le lien entre les supers speakers et speakeuses.
Bravo à vous :
Laurine Jimenez, Clarisse LOAEC, Mélissa Bounouar, Pierre Robillard, Ludo Marechet, Nicolas BARD, Stéphane Fondjou Dounou, Vincent Dusserre & Guillaume Boutte !



Nous avons eu aussi deux incroyables prestations musicales
Avec Anthony Puttagio, guitariste de flamenco
Et Briam, un beat-boxer de haute-volée !

Me voici donc nourri par cette nouvelle expérience de maitre de cérémonie !