Bonjour à tous,
Voici ma première vidéo. Un grand merci d’avance pour vos retours!
Bonjour à tous,
Voici ma première vidéo. Un grand merci d’avance pour vos retours!

Accueillir le silence,
Un temps calme pour reposer ses neurones.
Juste écouter sa respiration,
Et goûter la saveur fraiche de l’air.
Se permettre de cueillir les émotions
Comme elles viennent,
Dans une solitude sereine.
Juste un temps pour laisser le corps se détendre
Le temps d’un instant hors des tracas.
Pour laisser émerger la vie
Et pourquoi ne pas sourire ?
Ou bien pleurer avec ce qui advient.
Sans regrets, sans remords avec ce que l’on est.
Fermer les yeux
Inspirer au plus profond de soi
Pour être le plus vrai possible.
Être soi.
Puis mettre ses sens en éveil
Puis se rendre disponible
Avec confiance
En regardant autour de soi.
Se protéger
Puis se donner la permission
D’être bien,
Même pour un court instant.
C’est peut-être un avant-goût de l’éternité.
N’oublions jamais que le bonheur est un chemin
Et non un but à atteindre.
Facile à dire que de faire
Mais le vivre rien qu’une seconde, cela fait un bien fou.
Et pourquoi pas retenter l’expérience ?
Je vois que tu es épuisé.
Tu t’énerves pour des broutilles.
Tu oublies l’humain
En posant tes actes de soins.
Tu t’embrouilles dans tes pensées.
Tu es à la limite du burn-out.
Et pourtant tu adores ton métier.
Tu enchaines tes heures de garde.
Tu serres les dents.
Tu figes ton visage.
Jusqu’à quand tiendras-tu?
Je t’interpelle naïvement
Je fais un peu l’idiot.
Je dis que je vois ta fatigue.
Un miroir se brise.
Et les blagues fusent.
Des mots sont expulsés de ton coeur.
Un sourire irradie ton visage.
Ton regard commence à briller.
Tu te sens soulagé, écouté.
Je comprends et j’entends ton épuisement.
Je te soutiens. Nous sommes du même bord.
Nous travaillons avec l’humain.
Ensemble, même si on ne se reverra pas,
Nous pouvons avancer, soutenu
Dans notre combat de tous les jours
En n’essayant de ne pas s’oublier.
Je sais que ce n’est pas facile.
J’ai connu ces heures où l’on enchaine
Sans pouvoir souffler, ni respirer.
J’ai connu ces moments où l’on croise
Des personnes qui nous redonne courage.
Alors ne baisse pas les bras
Sachant que tu n’es pas seul,
Qu’il y aura toujours quelqu’un
Quelque part pour t’écouter,
Te comprendre et te soulager.
Rire encore un bon coup
Et alors, tu peux continuer à vivre ton boulot
Sans perdre ta tête, ton âme et ton cœur.
Courage à toi, médecin de passage.
Courage à toi collègue du social.
Courage à toi qui travailles pour l’homme.
Et même à ceux qui travaillent dans d’autres domaines.
Face aux afflux des migrants encore plus nombreux, je souhaiter apporter ma contribution. Comment ? Déjà, vous en parler et que c’est possible d’ajouter sa petite pierre à l’édifice, en fonction de nos possibilités :
Ces migrants sont nos valeurs ajoutés pour l’Europe, car chacun ont des richesses intérieurs et professionnelles que nous ne soupçonnons pas.
Voici un témoignage fort sur le site de l’association : Kebba
Merci à ceux qui contribuent d’autres associations pour la dignité humaine, pour que chaque homme, femme et enfants puisse être regardé et entendu sans rejet, sans dégoût et sans méfiance.
Merci aux associations qui essayent aussi de sensibiliser, d’informer et de casser les idées reçus.
Arrêtons de construire des murs, des barbelés et de se replier dans la peur.
Alors, on agit ?
En faisant le tri dans mes affaires, je suis retombé sur un papier annoté. C’était un poème que j’avais fait déclamer , il y a 9 ans, par huit collégiens dont quatre filles et quatre gars! C’était au Sénégal, à Vélingara au Collège Jean-Paul II où je gérais une petite bibliothèque. Cela reste encore un fort souvenir.

Le poète
Toi que les dieux ont élu
Pour que ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes
Du plus profond de ton âme
du plus tumultueux de ton sang
du plus clair de tes rêves
du plus orageux de tes désirs
du plus intenses de tes incantations
ah, jaillir la puissance de ta foi
le cri de leur délivrance
tu parleras
Tu parleras la langue de ta pureté
pour ceux dont la voix est emmuré
et la vie suspendue
Tu parleras la langue de ton innocence
pour ceux que l’on écrase de calomnie
jusqu’à ce que leur peau en exsude
tu parleras la langue de ta justice
pour ceux dont on aveugle la vue
au fer des barreaux
Tu parleras de ton amour
pour ceux que l’on bat
pour ceux que l’on étouffe
pour ceux que l’on torture
pour les traqués
tu parleras
pour les condamnés
tu parleras
pour les déportés
tu parleras
pour les non jugés
tu parleras
pour les détenus
tu parleras
pour les interdits
tu parleras
pour les sans-défense
tu parleras
pour les sans défense
tu parleras
Pour ces milliers d’êtres morts parmi les morts
que l’on destine à la rage et à la haine
dans les ténèbres des prisons
tu parleras
Car tu hais la violence
tu hais la calomnie
tu hais le mensonge
tu hais la haine
tu parleras
à eux aussi tu parleras
Tu parleras jusqu’aux confins des mers et des nuits
afin que vienne le jour
et qu’à nouveau pour eux
ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes
ton être est parole qui réconcilie avec la vie
parle….
de Thomas Rahandraha
(Anthologie de la poésie négro-africaine, Anne-Marie Gey, éditions Edicef -SEA, 2001 )

Et si J’écrivais pour crier à travers l’encre du clavier.
Et si J’écrivais pour hurler à travers mes doigts caressant les touches lettrées.
Je mettrai des mots pour sortir du corps ses maux qui rongent sans cesse.
J’écrirai pour moi puis pour me faire entendre, en liesse.
Avec mes mots puis chercher d’autres mots qui me rejoignent vraiment sur ce que je ressens.
Avec mes images, ma façon d’écrire.
Je laisserai une trace pour exister, en secret ou avec l’autre.
J’écrirai pour faire jaillir des rêves, les concrétiser, les construire.
J’alignerai des lettres pour les faire jongler, les ordonner ou les mélanger.
Et si j’écrivais pour me défouler et dégonfler mes maux de crâne
Qui m’empêchent d’être disponible, d’être attentif à mon entourage.
Et si j’écrivais pour me révolter contre les injustices de l’Europe qui ferme les portes aux réfugiés.
Et si j’écrivais pour dénoncer les abus à outrance du gouvernement et de ceux qui ont le pouvoir de frauder sans être condamné.
Je pourrai arrêter de me taire et de dire non, d’oser dire stop aux abus de confiance, aux harcèlements, aux hypocrites.
Pour les dire une fois pour toute pour que toutes ces colères arrêtent d’encombrer ma tête et qui m’alourdissent.
Et si j’écrivais pour m’alléger pour ensuite enfin, construire des projets porteurs de sens.
Pour s’épanouir et rayonner au tour de soi, et que d’autres petites lumières puissent grandir à leur tour.
Mais pas seulement écrire, mais aussi pouvoir le verbaliser, le partager et agir.
Osons !
Daniel essaye de dessiner sur sa feuille un arbre.
Du haut de ses six ans, il s’applique en tirant la langue.
Sa main s’agrippe au feutre marron pour le faire glisser
Sur le vaste désert de canson blanc.
Son autre main tient deux autres feutres, une de vert et une autre d’orange.
Il prend d’abord le temps de faire un tronc s’élevant vers le haut de la feuille.
Daniel respire, semble s’exciter mais reste calme.
Après avoir dessiné le contour, il colorie en essayant de ne pas dépasser.
S’il dépasse ? Cela sera fait exprès, c’est un arbre avec des épines.
Ensuite, Le dessinateur aguerri change de couleur pour faire apparaitre
Des feuilles aux grandes ailes de ses rêves.
Un immense palmier semble naitre.
Enfin, il fait des points jaunes sur les tracés verts.
Daniel pose ses feutres et se redresse.
Un grand sourire transparait sur son visage brun.
Il prend son œuvre du jour et se précipite vers sa mère.
Cette dernière s’émerveille :
« Tu as fait un très bel arbre mon cœur ».
Daniel ressent en lui une énorme fierté et crie :
« C’est pour toi Maman ».
Le jeune garçon rêve d’être un grand artiste.
Il voudrait dessiner des forêts où il pourrait cacher des monstres, des oiseaux mystérieux.
Il voudrait dessiner des maisons pour accueillir tous les enfants qui fuient les guerres.
Il voudrait dessiner des fleurs de toutes les couleurs pour les offrir aux gens qu’il aime.
Il voudrait dessiner sans cesse la joie qui l’anime.
Surtout ne cassons jamais les rêves des enfants.
Laissons les grandir avec le temps au gré de leurs créativités.
Et si je choisissais de t’aimer
Tel que tu es, entièrement.
ET si je t’aimais sans pitié, sans charité
Mais tout simplement en vérité.
Parce que c’est une volonté de ma part de croire en toi.
De toujours être à tes côtés dans les moments difficiles
Comme dans les moments de joie.
Je choisis de t’aimer.
Comment ? En te respectant, en t’écoutant.
De me donner à toi sans t’étouffer
Mais aussi sans m’oublier.
Je te choisis toi car tu es unique.
Tu n’es comparable à personne.
En t’aimant, je choisis de fructifier notre relation
Et qu’elle puisse être réparée sans cesse
Avec le dialogue et le pardon.
Je prends le risque de t’aimer
Car cela peut faire mal avec les inquiétudes,
Les incompréhensions plus ou moins passagères.
Je choisis de t’aimer dans le temps.
Ce n’est pas un sentiment amoureux qui nous ferait planer
Mais un choix que nous faisons dans notre relation.
C’est de pouvoir jongler entre le je, toi et nous avec bienveillance
En toute liberté même si ça passe par des renoncements.
L’union entre deux personnes n’entraine pas la confusion entre les deux personnes.
Il y a bien toujours deux personnalités propres, disctincts mais qui forme une autre personne qui est la relation d’amour, le couple formé.
Je choisis de t’aimer parce que tu comptes pour moi
Et que j’ai confiance en toi, confiance en nous.
Il y a bien sur un mystère de l’amour, de l’amitié.
Pourquoi sommes-nous si proches l’un et l’autre ?
Mais ce qui peut faire la force notre amour,
C’est de se choisir et de pouvoir se le dire,
Sans cesse chaque jour même si c’est difficile
Avec nos fatigues, nos humeurs, nos mécanismes familiaux.
Notre entourage peut sentir cet amour quand nous rayonnons.
Nous pouvons très bien rayonner même si entre-nous nous vivons des choses douloureuses
Comme des deuils, la difficulté d’avoir un enfant, les conflits familiaux, l’handicap du conjoint ou de l’ami.
Rien n’empêche de coexister entre la joie de s’aimer et la difficulté de vivre certaines situations.
Je choisis de t’aimer en connaissance de cause et j’y crois,
Surtout quand nous avons déjà traversé avec succès des épreuves qui auraient pu avoir raison de notre relation.
De t’aimer, c’est choisir de tenir bon et de croire en ce qui nous unit.
Parfois cela nous dépasse et cela vaut la peine d’être vécu.
J’ai pu mesurer à quel point c’est primordial de se redire oui chaque jour.
Je souhaite vraiment à tous les couples ou amis de pouvoir se dire les choses avec bienveillance et sincérité, et de se le redire sans cesse.
Et si je choisissais de ne plus subir
De ne plus être influencé dans mes décisions.
Je peux être guidé dans mes choix mais de façon constructive, juste.
Et si je choisissais d’avoir un regard plus positif
Sur ce qui m’habite, sur ce que je vis,
Sur mon passé, sur mon entourage.
Et si je choisissais de vivre avec mes talents,
De ne plus mettre de côté mes passions
Par peur de décevoir certaines personnes.
Je n’ai jamais facile bien sur
Quand des valeurs transmises par nos parents,
Par des proches nous conviennent moins,
Ne nous correspondent plus.
Et si je choisissais d’oser, de sortir de ma zone de confort
D’oser aller vers l’inconnu, vers l’inattendu.
Et si je décidais de faire confiance à mes convictions ?
Que se passerait-il ?
Et si je choisissais d’aimer tout simplement,
Pas aimer de manière naïf
Mais aimer en prenant en compte tout ce qui fait sens ou pas.
Choisir d’avancer avec espérance, avec cette lumière qui me fait croire que tout est possible malgré tout.
Et si je choisissais de ne plus écouter les phrases négatives de soi ou des autres ?
Et si je choisissais de faire fructifier ce qui est positif ?
Pourquoi choisir ?
Pour être maître de sa vie, pour être maitre de sa conscience le plus possible même si l’on peut être influencé inconsciemment.
Je vous souhaite de choisir ce qui est le mieux pour vous et votre entourage. Que vos choix impactent positivement votre manière de vivre et de ce que vous êtes.
Ne vous oubliez pas.