SOS méditerranée

Face aux afflux des migrants encore plus nombreux, je souhaiter apporter ma contribution. Comment ? Déjà, vous en parler et que c’est possible d’ajouter sa petite pierre à l’édifice, en fonction de nos possibilités :

SOS méditerranée

Ces migrants sont nos valeurs ajoutés pour l’Europe, car chacun ont des richesses intérieurs et professionnelles que nous ne soupçonnons pas.

Voici un témoignage fort sur le site de l’association : Kebba

Merci à ceux qui contribuent d’autres associations pour la dignité humaine, pour que chaque homme, femme et enfants puisse être regardé et entendu sans rejet, sans dégoût et sans méfiance.

Merci aux associations qui essayent aussi de sensibiliser, d’informer et de casser les idées reçus.

Arrêtons de construire des murs, des barbelés et de se replier dans la peur.

Alors, on agit ?

 

Rien ne m’empêchera d’avancer

Malgré la tristesse, malgré les deuils ou les colères,

Toujours je m’avancerai vers la vie, la joie, la sérénité.

Même si je tombe une fois ou plusieurs fois, je me relèverai

Non pas en serrant les dents mais en respirant, en y croyant.

Ce n’est pas de la folie de croire que l’on peut toujours avancer

Mais c’est du courage et de la persévérance.

Malgré des souffrances, des trahisons, j’avancerai selon mes valeurs,

Avec mes rêves, mes projets, mes fiertés d’avoir fait ce que j’ai pu.

Quand je dis avancer, ce n’est pas aller droit contre le mur sans écouter les conseils, les avertissements. C’est pouvoir continuer sa route avec vigilance et accueillir ce qui peut m’aider à franchir les obstacles, à les contourner si besoin pour éviter de tomber dans des gouffres sans fond.

Même si je suis triste, rien ne m’empêchera de goûter à des moments de joies.

Même si j’ai tout pour être heureux, rien ne m’empêchera d’avoir des moments de colère et de ras-le-bol.

Si tu m’ordonnes de me taire, rien ne m’empêchera de parler avec d’autres moyens avec des gestes, des dessins, de la musique et de dénoncer vos affaires crapuleuses.

Si tu m’ordonnes de fermer les yeux, rien ne m’empêcherai pas d’entendre vos pulsations, vos silences comploteurs, vos pas qui en disent long sur vos affaires louches et de fuir vos cruautés.

Si tu me coupes les jambes, rien ne m’empêchera pas d’avancer avec la force de mes bras, avec la volonté de vivre.

Si tu dresses des murs, des fossés, des barbelés hauts de 6 mètres, rien ne m’empêchera d’essayer de passer de l’autre-coté et de trouver un coin de paradis.

A chaque fois qu’un obstacle me tombera dessus, j’en ressortirai plus fort, plus déterminé.

Qui es-tu donc toi pour m’empêcher de vivre, de vouloir me déshumaniser comme si je n’avais aucune ambition, aucune valeur ajoutée ?

Qui es-tu donc pour m’empêcher d’aller à un endroit plus tranquille loin de la guerre, loin de la violence ?

Est-ce qu’on empêche des occidentaux ou des gens riches de s’installer dans d’autres pays que la leur ?

 

A-t-on le droit d’empêcher une personne de vouloir fuir les violences, les cruautés, la mort ?

 

Rien ne m’empêchera de croire en un monde meilleur, de croire qu’un jour enfin l’Europe ouvrira ses frontières, ira à la source des problèmes migratoires, et en assumant ses responsabilités.

Rien ne m’empêchera d’être ce que je suis, malgré mes fragilités, malgré ce que peuvent dire les autres de manière négative.

Rien ne m’empêchera d’agir en connaissance de cause, avec discernement et d’assumer les conséquences.

Qui peut donc peut m’empêcher d’écrire mes convictions, mes valeurs, mes rêves ? Personne.

 

Je souhaite du bon courage pour tous ceux qui peinent et je me réjouis pour ceux qui arrivent à se relever et à continuer malgré tout.

La curiosité d’Alberto ou la désobéissance civile

Piqué sur le vif, en regardant le journal, Alberto s’énerve contre ces immigrés qui envahissent le territoire. Il se réjouit des mesures préventives empêchant les étrangers de passer la frontière. Il ne pourrait pas rester chez eux, se dit-il. Alberto galère déjà pas mal à trouver un boulot. Il entretient comme il peut sa petite maison avec sa femme. Ils ont un petit potager ouvrier qui se trouve à 15 minutes à pied de chez eux, près d’une autoroute.

Un matin, au lieu de regarder les médias nationaux, il essaie de lire un autre type de journal. Comme ça, pour changer. Par curiosité. Non, pas par voyeurisme. Il ne souhaite pas se délecter des malheurs des autres. Il ne sait pas pourquoi mais il pressent que quelque chose ne tourne pas comme il se l’imagine. A cause de cette nuit. Il a fait un mauvais rêve. Alors, Alberto souhaite vérifier. Pour cela, il a besoin de recouper les informations ; Voir d’autres types d’informations. Et surtout de voir la fiabilité des informations. Oui, Alberto a une lucidité soudaine qui le surprend. Sa femme se demande s’il n’est pas malade. Il est tout calme son bougre d’homme.

Enfin, comme il a internet depuis peu, il tombe par hasard sur une vidéo sur Mare Nostrum. Sur le sauvetage des réfugiés sur les bateaux. Puis une autre vidéo sur la condition de vie des immigrés dans des centres de rétention. Enfin, il lit un témoignage d’un sub-saharien sur son parcours. Il est effaré et n’y croit. C’est aberrant. On ne peut pas vivre des choses pareils tel que se confronter chaque jour à la mort, à la soif, à la faim avec une peur qui vous tenaille jusqu’aux entrailles. Mais alors qu’est-ce qu’il les amène hors de son pays ? Est-ce vraiment le désespoir ? Ne serait-ce pas du courage et une volonté de vivre de vouloir s’échapper d’un monde où il risquerait de mourir à chaque instant ?

Alberto est ébranlé. Il perd un peu ses repères. Il se souvient de son père qui avait immigré d’Italie. Il ne souvient pas qu’il ait tant galéré. Il avait souffert mais vraiment autrement pour vouloir offrir une vie plus digne à sa famille, ses enfants. Alors pourquoi ces réfugiés n’auraient pas droit de trouver une meilleure vie ailleurs ? Chacun a sûrement des talents à donner, à offrir au pays qui l’accueille.

Puis Alberto pense aux gouvernements européens et africains. Quels sont leurs responsabilités dans les conflits qui secouent beaucoup de  pays. Quels sont les responsabilités des multinationaux qui maintiennent des injustices à n’en plus finir ?

Toutes ces questions en une journée. Alberto se sent épuisé mais changé. Sans parler à sa femme, il va voir une association qui s’occupe des réfugiés entre autres, la Cimade. Il découvre aussi l’existence de Coordination Urgence Migrants, Forum réfugiés, . Il est rassuré que des associations existent. Mais il pressent que cela ne suffit pas. Les jours passent et ressent le besoin d’informer, de sensibiliser les personnes.

Ce n’est pas parce qu’un étranger arrive qu’il va prendre mon boulot. Il a autant sa place comme je peux avoir ma place, se dit-il.

Sa femme a bien remarqué son manège. Un soir, elle l’engueule bien gentiment car Alberto est souvent en ville pour rencontrer des associations, pour donner un coup de main.

Et moi, qu’est-ce que je peux faire ? Lui lance-telle ?

Alors Alberto lui fait part de ses idées. Comme il est maçon et bricoleur, il souhaite construire des maisons assez simples, pratique pour les migrants de passage. Il avait repéré un champ en abandon. Il en avait parlé au vieux propriétaire qui est d’accord en échange de propreté, d’entretien du terrain.

C’est ainsi que les jours suivants, il construit un petit village, avec son réseau de voisins et des migrants qui sont partis prenant du projet. Au-delà de la loi parce qu’il n’ pas de permis de construire. Avec l’administration, cela aurait trop traîné. La solidarité et le partage prime pour que chaque réfugié retrouve sa dignité, en se sentant utile et reconnu tel qu’il est.

Alberto sent bien qu’il est hors-la loi mais la désobéissance civile devient nécessaire quand la loi est devenue écrasante pour ceux qui sont dans la misère. Il souhaite que la Loi serve plus les plus pauvres et moins les nantis. Trouver un juste équilibre.