Joies d’un éducateur

Comment ne pas s’émerveiller devant les progrès d’un être en devenir, en chemin ?

Peu importe son handicap, ses faiblesses, ses chutes, ses blessures. (A en tenir compte bien sûr mais à ne pas se focaliser dessus).

Quand il se relève pour la énième fois avec un sourire, malgré tout, c’est un plaisir de le voir évoluer.

Comment ne pas se réjouir quand un enfant a galéré se redresse ?

La base de notre vocation d’éducateur (travailleur sociaux, parents, profs etc.), c’est toujours en l’autre même si elle chute. Bien sûr que nous ne sommes pas superman et pouvons être tenté de baisser les bras malgré nos efforts.

Mais savoir que l’enfant, le jeune réussira un jour, cela nous donne toujours une occasion d’y croire, d’innover notre manière d’être et d’accompagner.

Se réjouir quand nous voyons l’enfant comprendre.

Se réjouir quand l’enfant fait son premier pas.

Se réjouir quand le jeune s’émerveille devant une surprise.

Se réjouir quand l’enfant me dit merci, gratuitement.

Se réjouir quand l’enfant est fier de ce qu’il a fait.

Se réjouir quand nos mots, nos actes portent du fruit et que l’enfant, le jeune s’épanouit véritablement.

Se réjouir quand un talent se déploie chez le jeune et qui se donne à fond.

 

 

Quand la joie advient, il est tellement bon d’en profiter, de la faire fructifier, de la partager pour apaiser nos galères, nos envies de râler et de s’encourager.

Puis la joie de savoir que des lieux bienveillants existent et qui fonctionnent bien. Qu’il est tellement bon de pouvoir s’en inspirer et le partager autour de soi.

Je vous souhaite de cueillir vos joies, de les entretenir et de vous en souvenir quand vous traverser des périodes difficiles.

Tout va bien, je vous assure!

Ce matin, je me suis levé comme d’habitude à 8 heures avec mon mug de café à la main gauche.

Ma main droite a voulu se jeter contre le mur et je me suis retrouvé avec des bleus aux pieds.

Mais oui, je vous assure, tout va bien.

Puis en voulant aller à la salle de bains, je me suis retrouvé dans la cave en train de me laver avec le tuyau d’arrosage.

Mais oui, tout va bien pourtant.

Quand je suis allé chercher le pain, je suis revenu à la maison avec des chaussons de velours.

Pourtant, je n’ai point bu.

Puis en sortant dans le jardin pour prendre en photos des oiseaux, j’ai vissé le ciel avec des nuages tout gris qui voulaient pleurer de toutes ses larmes.

Tout va bien pourtant.

Au repas, j’ai mangé des choux de Paris avec des champignons de Bruxelles avec des baguettes péruviennes. Cela avait un goût de chocolat au camembert. Cela m’avait semblé bien étrange.

Je suis allé marcher sur le lac et naviguer dans une prairie de nénuphars verts et mauves.

Je ne fume pas, je vous assure. Tout va bien.

Ce soir, je suis allé dans un café pour siroter un Jean et je suis ressorti avec un bidon d’huile de ricin.

Puis la nuit, j’irai bronzer sur la plage d’un disque de Mireille Matthieu.

Non, tout va bien. Je vous rassure.

Mon clavier débloque et n’écrit pas ce que je souhaiterai écrire.

 

Trêve de plaisanteries.

Que malgré les bourdes, les bêtises, les tracasseries, je souhaite profiter à fond des petites joies, et de les amplifier au fond de mon cœur et  vous les partager.

Très belles fêtes de Pâques à vous tous !

Osons la joie

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C’est rare que je mette un portrait.

Mais je voulais vous inviter à la joie.

Malgré ce que nous vivons chacun.

La joie des petits riens au quotidien.

La joie des rencontres.

Osons la joie malgré tout.

 

La clown, c’est Zoé l’élastique de Vivre aux Éclats, pour intervenir auprès des hôpitaux et centres pour enfants porteurs d’un handicap.

Alerte à la joie! / Joy alert ! / Alerta a la alegria!

Ce matin, un grand éclat de rire s’est propagé dans toute la ligne de métro.

Nous ne connaissons pas le nombre de victimes contaminés avec rétro.

Au même moment, à l’arrêt de bus « Le pessimisme », Une profusion de joie

S’est emparé d’un groupe de jeunes. Ils se sont mis à embrasser leur entourage.

Nous ne savons pas pour le moment quel groupe revendique cet outrage.

Un vent de joie s’est mis à souffler dans les rues et ruelles de Grognon.

Les habitants ont été appelés à sortir et à ouvrir en grand leurs fenêtres !

Des odeurs de tristesse semblent disparaître au fil des échanges d’amitié.

La préfecture a lancé une alerte à la joie appelant la population à respirer.

Vigilance rouge pour la neige de plaisirs et d’envies de projets, de rêves.

Tout semble balayer le cynisme et l’hypocrisie. Une douce dérision

Semble alléger les poumons d’inquiétudes et de stress.

Une pollution de lucidité et de conscience risque de changer les regards.

Les symptômes seront la compréhension, l’écoute, l’empathie avec discernement.

Attention, cela entraînera une maladie incurable : La Vie !

Osons la joie / Atrevemos la alegría / We must dare to joy

Villeneuve (16)

Osons la joie.
Pas une joie béate ou naïve
Mais une joie profonde qui s’infuse en nous.
Osons la joie malgré nos larmes, nos lourdeurs.
Osons alléger nos pesanteurs avec un sourire intérieur.
Gratuitement même si c’est difficile,
Même si cela semble impossible.
Osons la joie au-delà de nos douleurs
Comme une personne nous prenant dans ses bras
Nous aimant de manière sincère et sereine.
Osons la joie avec nos blessures
Et qu’elle devienne une énergie bienfaisante
Pour nous faire avancer plus paisiblement.
Du sourire intérieur, que la joie vienne caresser notre visage
Et que nos muscles faciaux se détendent.
Risquons de vivre cette joie, pour qu’elle nous traverse
Tout au long de notre corps et soulage nos contrariétés.
Que vienne cette joie pour baisser la dureté envers nous-même,
Ou bien nos exigences, nos attentes trop prenantes.
Une joie pour se rendre disponible, attentif, confiant.
Venons cultiver cette joie, pour qu’elle puisse faire germer
Des fruits insoupçonnables en notre for intérieur.
Partageons cette joie pour qu’elle soit décuplée.
Que cette énergie nous fasse grandir en humanité.
Osons chercher cette joie pour nous vitaliser encore plus.

De la couleur /Del color / Of color

 

Parc des oiseaux (207)

Un peu de couleur en ces temps gris

Un peu de douceur en ces jours rabougris.

Une pincée de joie malgré les douleurs

Une brassée d’humour malgré les malheurs.

Je ne t’oublie pas cher inconnu d’un jour

Je ne t’oublie pas ami de toujours.

De la puissance dans nos fragilités

Pour faire grandir nos rêves dans la réalité.

Explosion de joie / explosion of joy / explosión de alegría / Freudenexplosion

La joie ne s’arrête pas. Elle repart d’ailleurs pour diffuser son parfum et continuer semer son odeur bienfaisante! Puis elle peut mûrir dans le secret et repartir le moment venu.

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Une joie contagieuse / Una alegría contagiosa / the contagious joy

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Il me semble que la Joie n’est pas complète si elle n’est pas partagée.

La joie peut être contagieuse si elle n’est pas insolente.

Je vous partage donc ma grande joie en toute simplicité.

Elle pourrait porter bonheur comme une étoile filante.

 

La joie du déménagement

O Joie! Lever à 7h00 un samedi matin pour un déménagement. Je rejoins mon beau-frère au pied de l’immeuble vers 8h30. Heureusement, il fait beau malgré la fraicheur matinale. 4 amis nous rejoignent et un camion loué nous attend sur le trottoir.
4ème étage sans ascenseur. L’escalier est large. Tout va bien. Nous descendons le frigo, la gazinière. Le pire, c’est le gros canapé en cuir marron. Les virages sont difficiles à prendre. On le soulève pour dépasser la rampe. Un des amis manquent de le lâcher au-dessus de l’étage. Nous le soutenons fermement tout en sueurs. Tout va bien. Après les encombrants, nous enchainons sur les cartons de livres. Éreintant! Surtout que mon beau frère a une collection de beaux-livres sur les cultures du monde. Un véritable tétris se joue dans le camion. On comble le moindre espace. Et là, c’est le drame. Une magnifique lampe courbée. Où la mettre ? Un véritable casse-tête. On déplace un peu, très peu et nous arrivons à la caser. En forçant un chouilla ! Carrément même.
Le camion rempli et nous partons à l’autre bout de la ville. Nous arrivons devant un autre immeuble. L’appartement est maintenant au onzième étage mais…. O bonheur, avec un ascenseur.
Tout se passe puisque trois autres personnes nous ont rejoint. Les cartons de livres, vaisselles, affaires sont vite éclusés. Ce foutu canapé rentre de justesse dans l’ascenseur. Un de mes potes se retrouve coincé entre le canapé et l’un des parois de l’ascenseur où se trouvent les boutons. On le ressort trempé, rouge écarlate après que nous ayons montés vaillamment les onze étages.
Et là, un autre drame. Nous allions faire entrer la gazinière dans l’ascenseur quand ce dernier se bloque entre les deux étages. J’entends un concerto de gloups et de râles.
N’ayant pas le choix, nous nous relayons car nos dos en prenaient un coup ainsi que nos coudes qui s’écharpaient contre les murs. Une véritable symphonie de soupirs résonnent dans la cage d’escalier sombre. La lumière s’éteignant toutes les minutes, nous prenons mille précautions pour ne pas tomber dans le noir. Arrivés enfin à l’appartement, nous nous avachissons sur les canapés. Nos compagnes avaient délicieusement préparés de quoi boire et de quoi manger.
Une autre joie s’élève. Celle d’avoir réussi à tout déménager et d’avoir donné un coup de main et s’être dépensé gratuitement.