Journal d’un confiné #18 Pas de rimes aujourd’hui

Je reprends ce journal, abandonné depuis 5 jours.
Pas vraiment un journal, un fourre-tout sans détours.
(Irrégulier certes mais tu varies tes propos).
Et pourtant, notre rythme est la même avec les temps de travail,
Les temps de jeux avec notre fille, les préparations de repas.
Nous avons bien des horaires qui permettent de rythmer notre quotidien.
(Tiens, tu ne veux plus rimer, tu as la grosse flemme ?)
Complètement. Chercher parfois les rimes me coupent dans l’inspiration.
De temps en temps, cela ne correspond pas à ce que je voulais vraiment dire.
(C’est pas faux, quelque fois, tu pars un peu en cacahuetes).
Sois poli, hein! Pas évident de faire le tri entre nos émotions liés à l’actualité
Et les émotions de notre enfant à gérer. Une vraie éponge donc faire attention.
(Arrête de râler, t’es quand même privilégier).
Le confort ne peut pas empêcher le stress, la tristesse et la colère.
Ce qui m’importe, c’est aussi les liens. La relation me manque.
(T’as quand même ta femme et ta fille ! Et ça se passe bien).
Oh ça, je ne m’ennuie pas, c’est sûr. Surtout avec les comptines.
Ou bien les histoires que je relis à perpette, toujours les mêmes livres.
(Sérieux ?  improvise, invente, fais du théâtre )
Cela te va de donner des conseils. Sur le terrain, c’est autre chose.
Mais j’avoue, j’ai parfois de bonnes surprises et c’est agréable.
(Ah tu vois ! Faut savoir saisir les petits bonheurs )
Surtout quand elle se réjouit du caca ou pipi qu’elle a fait dans son pot.
J’aime bien cette délicieuse et surprenante spontanéité.
(Merci, je viens de prendre mon petit-déjeuner !)
J’apprécie de regarder les arbres et d’observer les oiseaux. Cela me détend.
J’admire ma fille quand elle joue toute seule, s’invente pleins d’histoire.
(T’as pas fini ton journal, là ?)
Si ! Je pourrai m’arrêter. Mes lecteurs pourraient s’en lasser.
Je te laisse donc et m’en vais me prélasser.
(Sans commentaires)

Eté (5)

Nos ainés

Nos vieux, si tout se passe bien, nous serons comme eux.

Nos vieux sont nos histoires singulières, particulières, uniques.

Nos vieux sont des jeunes qui ont eu des idéaux, des rêves, des passions.

Nos vieux sont nos mémoires, nos vies remplies de souffrance et de joie.

Dans un village de la brousse sénégalaise, un vieux couple enlèvent la coque des arachides pour nourrir leur entourage.

Dans nos contrées françaises, un vieux couple sont seuls dans une maison, regardant hagard un ciel pluvieux.

Au coin du feu, autour des jeunes et des adultes, une vieille dame leur raconte une histoire. Pas de murmures et de ricanements brisent l’aura de la conteuse.

Chez nous, la grand-mère est déjà dans sa chambre loin du brouhaha de sa famille, qui se chamaille, l’ont mis à l’écart parce qu’elle radote.

Au pied d’un immense manguier, sur une natte, sont assis des vieux en silence avec fierté. Des gens du village viennent les consulter pour des conseils de récolte, d’éducation de leurs enfants.

Dans les maisons de retraite, ils sont parqués dans un salon, figés comme des statues en attendant le repas.

Mes vieux, mes grands-parents,  sont morts et j’aurai tant bien aimé parler avec eux, connaître encore plus leurs vies, qu’ils se réjouissent de ce que nous vivons, qu’ils nous accompagnent dans nos épreuves avec confiance et espérance.

Quelle relation avons-nous avec nos vieux ? Quel lien, quel regard avons-nous envers eux ?

Mettons-nous à leur place.

Comment j’aurai aimé qu’on s’occupe de moi ? De quelle manière pourrait me respecter dans ma dignité, ma liberté malgré mes dépendances ?

Comment j’aurai aimé qu’on me voie, qu’on me considère, qu’on me reconnaisse ?

Ils sont toujours des adultes, des individus qui méritent de la bienveillance, de la douceur, de la tendresse même s’ils nous renvoient des choses difficiles dus à leur âge. Ne les enfermons pas dans leurs pathologies, dans leurs maladies etc…

Ils ont chacun leur place dans la société à leur manière.

Que je vous rassure, chez nous, je connais des maisons de retraite qui respecte chaque personne âgée, une volonté de l’intégrer et de lui laisser une place en toute liberté.

Donnons-leur la possibilité de continuer à vivre dans une ambiance de joie, de sérénité, de créativité malgré les douleurs, les souffrances.

Nos vieux, que leurs fins de vies soient la meilleure possible.

Nos vieux ? On devrait dire nos aînés ?
Qu’en ces temps difficiles, prenons encore plus soin d’eux !

Kolda et Ballade 041
Couple jeune depuis longtemps décortiquant des arachides au Sénégal, 2007 !

Demasqué ou signé ?

Ces temps-ci, du fait de ma surdité et que j’oralise, j’appréhende les masques. J’ai besoin de voir le visage en entier pour comprendre la personne. Surtout les lèvres pour que je puisses en partie faire de la lecture labiale.
(Ce qui au passage, ne suffit pas, puisque on comprend 30% du message).

J’ai besoin aussi d’entendre, grâce à mon appareil auditif. Le souci avec le masque, c’est que les sons sont étouffés. Alors la communication va être encore plus mal-aisé. J’ai déjà vécu cette petite expérience dans mon journal d’un confiné n°5.
(Oh l’autre, qui fait sa pub)

Au niveau du vécu, c’est surtout Sophie de Vis ma vie de sourde qui a testé sans le vouloir pour nous une expérience à l’hôpital à l’heure du Covid ! Je vous la démasque donc pour que vous puissiez découvrir son témoignage :
(ça y est, il est content de jouer avec les mots)
brasDansLePlatre
Pleins d’initiatives se font autour des masques transparents. Ceci est déjà une très bonne idée pour voir le sourire de la personne, ce qui peut être réconfortant. Les sons resteront toujours en sourdine. C’est comme si vous mettiez un tapis sur vos enceintes lors du discours de Macron…. euh Martin Luther king par exemple (C’est mieux !)
Voici ces différentes initiatives qui existent :
Une étudiante américaine du Eastern Kentucky University
Une étudiante toulousaine (C’est pas une source extraordinaire, on peut trouver mieux)
Une lyonnaise, créatrice sourde (Une vraie star, je vous le dis…  en toute objectivité hein ?  oui, c’est parce que je la connais aussi….  )
masques-odiora

(Mais qui a donc la maternité de cette excellente idée ? )
Personnellement, je m’en f….. le but, c’est de rendre service et que ces idées servent à tout le monde. Chaque type de masque est à l’image de la créatrice même si l’idée est la même!
(J’ai ouie dire que c’est une docteure américaine)

Est-ce qu’on peut utiliser les applications de retranscription écrite comme Ava ?
J’avoue que je n’ai pas tenté mais sachant que les sont seront étouffés par les masques, cela risquerait d’être compliqué.

(Mais Vivien, et la langue des signes ? )
C’est tout à fait complémentaire et il faudrait s’en servir quand c’est le mode de communication employé par certaines personnes sourdes.
Les masques transparents sont aussi pratiques dans l’utilisation de la langue des signes pour voir l’expression du visage.
Je vous offre quelques vidéos vous montrant quelques rudiments de la LSF :
Mon premier cours de LSF par Folimages
Basique de la LSF par Joel Chalude
Il y aurait aussi d’autres moyens de communication qui est d’utiliser le visuel comme des images simples pour expliquer le processus de soin avec un Ipad par exemple.

Pour conclure, c’est toujours de l’adaptation qu’il nous faut mettre en place, en fonction des situations, de la particularité de la personne et de son mode de la communication.
Sur ce, prenez bien soin de vous et restez à l’écoute des besoins de chaque personne.

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Un appareil auditif (attention, qui n’est pas porté par tous les sourds 😉 )

 

Journal d’un confiné #17 Rêver et agir

Ce matin, j’aimerai rêver à un monde meilleur
Où la solidarité prime sur les chamailleurs.
(Vu les conneries des hommes, c’est mal barré!)
Il ne sert à rien de rester désemparé
Mais d’être force de propositions et de se soutenir.
(Les politiques cherchent plutôt à nous asservir).
Le confinement me secoue professionnellement
Et je cherche un horizon plus clément.
(Tu es utopiste ! Tu vas droit dans le mur)
Je prendrai une échelle alors, sans armure !
Avec patience, de la confiance et du dialogue !
( Fais attention aux faux psychologues).
Je m’appuierai sur de bonnes personnes,
Croire en nos valeurs qui nous façonnent.
( Etre en paix est parfois bon signe pour avancer)
J’irai provoquer ce qui me mettra en joie et m’élancer
Pour donner, recevoir, partager pour une vraie communion.
(Tu es un doux rêveur, attention aux désillusions)
Si je ne fais rien, je m’encroûte et ma vie devient fade.
Il me faut rendre service, agir sans être maussade.
(Tu n’es pas le seul à vouloir du lien, de l’amitié)
C’est pourquoi je voudrais à inviter à tisser
Des mots bienveillants, constructifs, vivifiants.
(Alors, il faut y aller, oser, être tonifiant).

Juste un instant,
Se laisser suspendre dans le temps
Fixer son regard vers une beauté.
Et se recentrer, retrouver une liberté.

J’aimerai tant y croire
Malgré les mauvaises nouvelles
J’aimerai tant vivre
Au delà des égoïsmes.
(Cela ne rime pas, tant pis)

Las Bardenas Reales (32)

Lettre au virus

Chers amies et amis,

Voici une lettre que je souhaitais faire en vidéo!
Bon visionnage et prenez bien soin de vous !

Journal d’un confiné #15 Ras-le-bol

Ce matin, un grand ras-le-bol
J’essaie de trouver des paraboles !
(Ta fille a des images, je crois !)
Mais non, j’aimerai m’exprimer
Avec des analogies pour ne pas déprimer.
( C’est autorisé aussi de faire la tronche)
Il n’y a rien qui me bronche.
J’en ai marre des lâchetés politiques.
(Tu nous fais un cri apocalyptique ? )
J’en ai marre du confinement
sans qu’il y ait de sens, vraiment !
(T’es un expert en la matière ?)
Non, c’est ce qui me désespère.
Je me documente, je m’informe.
(En vérifiant tes sources, conformes!)
J’ai envie de m’aérer la tête,
Courir sans but, sans quête.
(Utilise sans fin ton imaginaire)
Je regarde ce ciel bleu d’azur
Pour m’envoler, une vraie césure !
(Tu divagues, mon vieux)
J’ai hâte des jours pluvieux
Pour compter chaque goutte.
(Pour passer le temps ? Ridicule !)
Je songe à mon véhicule
Qui prend racine et fleurit.
(Vivien, t’as fini ton pitrerie ? )
J’avise mes murs à colorier
de milles lauriers.
(ça y est, on t’a perdu ! Allo ?)
Tout va bien, je révasse!
Point je ne trépasse.

Continuons à être solidaire!
Ne laissons pas notre colère passer à la haine.
Ni à la méfiance et aux gestes inconsidérés.
Vraiment pleins de courage !
De tout coeur avec vous!

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Nigelle de Damas

Lettre à une grand-mère

Dans le cadre de l’opération 1lettre1sourire pour une personne âgée dans un EHPAD que je ne connais pas :

Très chère madame,

Voici quelques mots, bien que je ne vous connaisse point.
Des mots pour vous remercier largement avec appoint.
Merci pour ce que vous êtes, votre sourire intérieur
Qui est votre souffle apaisante, guérisseur.
Même si je ne vous connais pas, je vous aime
Et je vous offre ce modeste poème.
Ma fille rit. L’entendez-vous par-delà les murs ?
On peut l’entendre vibrer dans un murmure.
Voyez-vous les fleurs qui respirent, inspirent ?
Leurs odeurs se faufilent pour vous maintenir.
A travers les carreaux, je vous envoie un bonjour
De tous nos délicieuses années, tendres jours.
Merci pour tout ce que vous avez produit
Tout ce que vous avez semé, entrepris.
Merci pour vos larmes d’amour, de tendresse,
Pour vos moindres regards, vos caresses.
Tout ce qui a été visible ou invisible.
Je vous souhaite encore de l’imprévisible
Pour rayonner vos journées particulières
En ces temps difficiles, singulières.
Bon courage à ceux qui vous entourent
Et prennent soin de vous sans détours.
De tout coeur avec vous,

Alsace (102)

Journal d’un confiné #14 Pâques

Ce matin, ce fut la chasse aux oeufs.
Elle s’est habillé à une vitesse folle
Pour aller courir sur le gazon,
Juste dans un petit espace vert à nous
Mais ses cris de joie ont rempli le quartier.
Joie particulière ce matin en ces temps douloureux.
L’obscurité n’empêchera jamais la lumière d’émerger.
(Dis, tu arrêtes les phrases bateaux, un peu gnangnan).
Je me disais bien qu’il y avait un truc, autant de phrases d’affilées.
(Méfie-toi, tu vas le regretter un de ces jours,
tu seras un vrai sourd-muet).
Hier, j’ai tenté de faire un pain à la farine de mais
Puis des brioches d’origine italienne.
(Mazette, je crains le pire. Et alors ?)
Le goût est bon sinon, c’est roboratif.
(C’est l’intelligence artificiel qui t’a donné la recette ? )

Tu sais quoi, je souhaite lister les bonnes initiatives qui émergent et mes coups de coeur.
(Ce sont des oeufs que tu offres quoi! Pas de quoi faire une omelette).
Bref, c’est parti et cette liste n’est pas exhaustif bien entendu :
LPLIZ: une communauté d’entraide et de bienveillance en faveur des personnes les plus fragiles, handicap (in)visibles. Aujourd’hui, dans ces moments difficiles de confinement liés à la pandémie du COVID-19 cette idée prend tout son sens. Lpliz rassemble une communauté de 5000 Lplizers actifs, d’aidants et d’aidés. (Source : Talenteo)
(C’est pas beau de faire un copié-collé, dis donc! Faut voir leur liste tout simplement)
Réserve Civique : un plate-forme qui recense les besoins et proposer ses services
1lettre1sourire : Pour envoyer des lettres aux personnes isolées, à ceux qui sont dans les EHPADS.
(J’en ai déjà fait deux mais faudrait en faire plus. La solitude est mortel hélas aussi).
Fabrication de masques pour permettre aux personnes sourdes et malentendantes de lire sur les lèvres. (Source : informations.handicap.fr )

Puis il y en pleins d’autres. N’oublions surtout pas ceux qui travaillent dans des foyers de vie (Educateurs spécialisés, AMP, moniteurs-éducateurs…), ceux qui font de l’aide à domicile…

Je vous envoie pleins d’ondes positives
(Tant que ce n’est pas la 5G)
Osez téléphoner, prendre des nouvelles !
Un mot pour se sentir exister et faire vivre l’autre.
(J’entends les violons et les trompettes).
Bref, restez chez vous et prenez soin de vous
(S’il n’y pas d’obligations vitales, bien entendu). 

Table festif (Gâteaux et boissons)
Pâques en Guinée-Bissau en 2007 ! (Photo qui n’illustre aucunement ton texte !!)

Journal d’un confiné #13 Des larmes

Voici que viennent les larmes
J’ai envie de baisser les armes.
(Viens donc pleurer un bon coup
Savoir un proche atteint, ça secoue).
Des larmes pour leur dire : « Je t’aime »
Qu’ils entendent ma voix à l’extrême.
(Nos émotions sont exacerbés, amplifiés
Viens donc les exprimer, te vivifier).
Des larmes pour ne pas les oublier
Pour ne pas laisser fuir notre liberté.
(Pose tes maux, ne retiens rien
Ne laisse pas surgir le chaos jupitérien)
Des larmes pour évacuer, se vider
Et tenter de se relever, décidé !
(L’échec, cela serait de rester assis.
Continue donc ton récit).
Chaque chose en son temps
Le temps de digérer l’instant.
(Que je t’embrasse avec tendresse
te rejoindre dans la détresse).
Un petit sourire dans le ventre me vient
Pour éviter les remords diluviens.
(La tristesse n’empêche pas la paix
L’espérance viendra t’enveloper).
Sans doute ! J’ai envie d’y croire.
J’ai besoin de silence, un exutoire !
(Je reste toujours là, si besoin
Prends bien soin de soi, sans foin!)

Texte écrit en écoutant le Requiem de Mozart

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6 ans déjà !

Salut à tous,

Voici que mon blog fête ses 6 ans ! (WordPress me l’a gentiment rappelé).
Comment donc le fêter comme il se doit malgré notre situation particulière.

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Voici les meilleures audiences pour chaque article de chaque année :

Mais vous allez me dire, et mes photos ? ça a eu moins de succès que mes textes! 😀
Je vous révèle la photo qui a eu le plus de vues depuis : Bris de glace à Lamoura

 

En tout, j’ai 2949 abonné.es qui me suivent soient par les blogs WordPress, par mail ou par réseaux sociaux.
Avec un total de 1521 articles !
159 005  vues et 113 465 visiteurs!

Et voici la carte du monte de ceux qui ont visité mon blog ! Vous connaissez des amis islandais qui pourraient voir mon blog 😀 ?
Pays 2014-2020