La colère d’un éducateur

Tout part en vrille.

Trop d’égoïsmes et de volonté d’écraser la jeunesse défavorisée.

Que de conneries  et d’incohérences dans les décisions politiques très loin des réalités du terrain

Et n’écoutent pas les cris de ceux qui veulent apporter des solutions parfois dérisoires.

Tout n’est pas rentable. L’humain n’est pas rentable. La relation n’a pas de prix.

Comment accompagner, redresser l’homme, la femme, l’enfant si nous sommes nous-même courbés par la pression, par le manque de moyens ?

Nous colmatons. Nous bouchons les trous d’un système défaillant envers des publics désabusées, fragiles, désemparées.

La loi du marché nous broie et l’on attend encore plus du gouvernement qu’il réagisse.

Je n’en peux plus de subir. Il faut agir en conscience contre des lois liberticides.

Ne plus faire que le travail nous tyrannise, sous la pression des actionnaires, des gestionnaires.

Nous ne pouvons plus accepter que des décideurs brandissent l’argument de l’économie.

Est-ce que ceux qui décident de la vie des gens ont déjà été dans la merde ?

Comment leur faire prendre conscience des souffrances qu’ils imposent ?

Une véritable violence institutionnelle. Une véritable violence étatique. Par la suite,  les gouvernants, les décideurs sont surpris

De la violence  radicale, des propos haineux à leurs égards.

Des gens deviennent maltraitants envers leurs pairs. Des personnels soignants envers les patients. Des éducateurs envers les jeunes. Des parents envers les enfants. Des enfants envers d’autres enfants.

Pourquoi ? Parce que les médias martèlent des pensées violentes, de dérision et d’humiliation.

Car on nous montre un grand nombre de gouvernants imbus de leurs personnes, recherchant l’intérêt des plus forts.

Faut-il attendre que l’autre agisse pour agir pour une vraie justice sociale ?

Peut-on changer ce qui nous entoure sans changer nos conforts, nos sécurités ?

Arrêtons d’être septiques et cyniques. Arrêtons d’être défaitistes sans arrêt. Arrêtons d’être aigries chaque jour.

Et pourtant, je garde espoir malgré cette colère.

Pourquoi ? Parce que je vois bien des initiatives locales qui peuvent changer le regard du voisinage.

Multiplions ces initiatives de solidarité, d’échanges, d’autonomie financière, de liens qui renforcent notre humanité.

Posons-nous et Informons-nous sur ces initiatives porteuses pour chaque homme.

Tout est encore possible malgré tout.

 

A voir ou lire :

5 réflexions sur “La colère d’un éducateur

  1. Duray Pol 24 février 2016 / 11 h 58 min

    Relisez « le meilleurs des mondes » d’Aldous Huxley. Vous y verrez une copie conforme de ce qui se joue actuellement. Crier sa colère est une chose, la montrer une autre et agir car on es en colère une troisième. Voyez-vous tout est fait pour contenir le passage à l’acte. On vous donne l’illusion de… et comme vous dites les décideurs, qui ne sont personnes d’autres que les détendeurs de la finances, continue gentiment le pillage de nos libertés, de nos moyens et de nos avoirs. Tout cela avec douceur, tromperie, veulerie,…
    Je comprends votre colère, je la cautionne, je déplore le manque de réactivité de tous les moutons de Panurge que nous sommes. En ramenant tout à l’individuelle, à l’égocentrisme, à l’oubli de l’autre nous nous recentrons sur nous même à en oublier que nous sommes tous des humains avec les mêmes besoins, les mêmes aspirations. Des notions ou valeurs comme solidarité, soutien mutuel, entre-aide en viennent à se déliter au profit de l’individuel plutot que du communautaire.
    Nos aïeules se sont battus pour nos libertés, le droit et législation du travail, la considération de la personne. Maintenant, petit à petit et perfidement tout disparaît sans aucune réaction de notre part. Nous sommes anesthésiés par de belles paroles, des fusils, et que sais-je encore.
    J’aurais tendance à reprendre un vieux slogan: « citoyen du monde réveillez-vous!! Il n’est pas trop tard!!! Il est grand temps!! »

    Aimé par 2 people

    • lesouffleurdemots 24 février 2016 / 12 h 04 min

      Merci pour votre visite! Oui il est temps d’agir! Même si l’on sent faible à niveau national, régional, on peut agir concrètement au niveau local. Plus y aura d’initiatives local,s plus ça va grossir. Un effet boule de neige est possible si l’on s’y met vraiment et que nous communiquons sur les initiatives porteurs de sens!

      Aimé par 1 personne

      • Duray Pol 24 février 2016 / 12 h 31 min

        Pour créer de l’action, il faut informer et informer correctement, objectivement, sans censure. Là se trouve la plus grosse difficulté! Qui possède les médias?
        Actuellement, nous nous trouvons dans une configuration où les peuples ne gèrent plus rien. Il ne leur est laissé qu’une illusion, un miroir aux alouettes. La première mesure à prendre est de couper les ailes au système bancaire et peut-être arriverons nous à rétablir un minimum de bien être et de démocratie qui ne soit pas une illusion

        Aimé par 1 personne

  2. Un petit blog avisé?? 25 février 2016 / 16 h 27 min

    Merci pour cette « colère » Vivien 🙂

    De toutes petites actions de rien du tout font ce que j’appelle la petite goutte qui s’ajoute à d’autres et encore d’autres… et un jour on a un ruisseau, une rivière, un fleuve puissant !

    Ne pas croire qu’on ne peut rien ! C’est ce que « l’On » veut nous faire croire, pour nous paralyser !

    Aimé par 1 personne

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