Journal d’un confiné #14 Pâques

Ce matin, ce fut la chasse aux oeufs.
Elle s’est habillé à une vitesse folle
Pour aller courir sur le gazon,
Juste dans un petit espace vert à nous
Mais ses cris de joie ont rempli le quartier.
Joie particulière ce matin en ces temps douloureux.
L’obscurité n’empêchera jamais la lumière d’émerger.
(Dis, tu arrêtes les phrases bateaux, un peu gnangnan).
Je me disais bien qu’il y avait un truc, autant de phrases d’affilées.
(Méfie-toi, tu vas le regretter un de ces jours,
tu seras un vrai sourd-muet).
Hier, j’ai tenté de faire un pain à la farine de mais
Puis des brioches d’origine italienne.
(Mazette, je crains le pire. Et alors ?)
Le goût est bon sinon, c’est roboratif.
(C’est l’intelligence artificiel qui t’a donné la recette ? )

Tu sais quoi, je souhaite lister les bonnes initiatives qui émergent et mes coups de coeur.
(Ce sont des oeufs que tu offres quoi! Pas de quoi faire une omelette).
Bref, c’est parti et cette liste n’est pas exhaustif bien entendu :
LPLIZ: une communauté d’entraide et de bienveillance en faveur des personnes les plus fragiles, handicap (in)visibles. Aujourd’hui, dans ces moments difficiles de confinement liés à la pandémie du COVID-19 cette idée prend tout son sens. Lpliz rassemble une communauté de 5000 Lplizers actifs, d’aidants et d’aidés. (Source : Talenteo)
(C’est pas beau de faire un copié-collé, dis donc! Faut voir leur liste tout simplement)
Réserve Civique : un plate-forme qui recense les besoins et proposer ses services
1lettre1sourire : Pour envoyer des lettres aux personnes isolées, à ceux qui sont dans les EHPADS.
(J’en ai déjà fait deux mais faudrait en faire plus. La solitude est mortel hélas aussi).
Fabrication de masques pour permettre aux personnes sourdes et malentendantes de lire sur les lèvres. (Source : informations.handicap.fr )

Puis il y en pleins d’autres. N’oublions surtout pas ceux qui travaillent dans des foyers de vie (Educateurs spécialisés, AMP, moniteurs-éducateurs…), ceux qui font de l’aide à domicile…

Je vous envoie pleins d’ondes positives
(Tant que ce n’est pas la 5G)
Osez téléphoner, prendre des nouvelles !
Un mot pour se sentir exister et faire vivre l’autre.
(J’entends les violons et les trompettes).
Bref, restez chez vous et prenez soin de vous
(S’il n’y pas d’obligations vitales, bien entendu). 

Table festif (Gâteaux et boissons)
Pâques en Guinée-Bissau en 2007 ! (Photo qui n’illustre aucunement ton texte !!)

Journal d’un confiné #13 Des larmes

Voici que viennent les larmes
J’ai envie de baisser les armes.
(Viens donc pleurer un bon coup
Savoir un proche atteint, ça secoue).
Des larmes pour leur dire : « Je t’aime »
Qu’ils entendent ma voix à l’extrême.
(Nos émotions sont exacerbés, amplifiés
Viens donc les exprimer, te vivifier).
Des larmes pour ne pas les oublier
Pour ne pas laisser fuir notre liberté.
(Pose tes maux, ne retiens rien
Ne laisse pas surgir le chaos jupitérien)
Des larmes pour évacuer, se vider
Et tenter de se relever, décidé !
(L’échec, cela serait de rester assis.
Continue donc ton récit).
Chaque chose en son temps
Le temps de digérer l’instant.
(Que je t’embrasse avec tendresse
te rejoindre dans la détresse).
Un petit sourire dans le ventre me vient
Pour éviter les remords diluviens.
(La tristesse n’empêche pas la paix
L’espérance viendra t’enveloper).
Sans doute ! J’ai envie d’y croire.
J’ai besoin de silence, un exutoire !
(Je reste toujours là, si besoin
Prends bien soin de soi, sans foin!)

Texte écrit en écoutant le Requiem de Mozart

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6 ans déjà !

Salut à tous,

Voici que mon blog fête ses 6 ans ! (WordPress me l’a gentiment rappelé).
Comment donc le fêter comme il se doit malgré notre situation particulière.

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Voici les meilleures audiences pour chaque article de chaque année :

Mais vous allez me dire, et mes photos ? ça a eu moins de succès que mes textes! 😀
Je vous révèle la photo qui a eu le plus de vues depuis : Bris de glace à Lamoura

 

En tout, j’ai 2949 abonné.es qui me suivent soient par les blogs WordPress, par mail ou par réseaux sociaux.
Avec un total de 1521 articles !
159 005  vues et 113 465 visiteurs!

Et voici la carte du monte de ceux qui ont visité mon blog ! Vous connaissez des amis islandais qui pourraient voir mon blog 😀 ?
Pays 2014-2020

Journal d’un confiné #11

Ce matin, je reprends le rythme
Et déjoue les algorithmes.
(Que vas-tu faire de nouveau ?)
Découvrir du Marivaux
Ou des comptines d’Henri Dès
(N’en fait pas un pataquès !)
Ce week-end, j’ai récupéré des cartons
Dans mon garage à tâtons.
(Tu as découvert des merdouilles ?)
Non, je n’ai pas fini bredouille.
J’ai retrouvé des alcools, des livres.
(Et hier soir, tu as été ivre ? )
Point du tout, j’ai bouquiné
Et rien ne m’a turlupiné.
(Tu as varié entre le concret et l’intellectuel!)
Il me fallait cet équilibre perpétuel
Qui se renouvellera toujours.
(Et si tu te lâchais en ce jour).
Quoi donc ? dans la créativité ?
S’échapper dans la relativité ?
(D’oser d’être toi et d’illuminer).
Je vais passer pour un illuminé.
Je tiens à garder ma pudeur.
(Il y encore de la marge en profondeur).
Je continue à rester confiné, chez moi
Même si je m’échapperai une heure, sans émoi.

Quel nouveauté aujourd’hui je ferai ?
Je ne sais pas encore, une vraie surprise !
J’irai prendre des nouvelles, écrire des lettres
Sur le site 1lettre1sourire pour les EHPAD.
On continue de se protéger pour protéger les autres.
De tout coeur avec chacun et chacune!
Hier soir, j’ai joué au Balafon sur la terrasse pour la quatrième fois
et j’ai salué pour la première fois les voisins d’en face !
Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir et perséverer. 

Le Crozet (7)
Chat qui n’a rien à voir avec le texte! je sais! Juste pour le plaisir 😉

Journal d’un confiné #10 – Voyage

Parait que ce sont les vacances
Instants de tous les extravagances.
(Tout mais dans ta demeure).
J’irai sur les routes sans heurts
Loin des tumultes, de l’agitation.
(Tu m’agaces ! Dans ta construction!)
J’irai sentir les embruns subtiles
et oublier les tracas futiles.
(Tu es sourd ou quoi ? Chez toi!)
Je découvrirai la Bresse, l’Artois
Ou les confins du Cézallier.
(Je m’énerve ! Dans ton foyer ! )
Je parcourrai les sommets du Jura
Et les profondeurs du Sahara.
(Tu sais ce que c’est le confinement ? )
J’irai sillonner les départements,
M’égarer sur les communales.
(Tu ignores la crise internationale ?)
Seul, coupé du monde, peinard
Je chantonnerai sans fard.
(Espèce d’égoïste ! Ici on crève !)
Dis, tu me laisses un instant de rêves
Tranquille dans mes toilettes !
(Hein ? Toi, tu vas te prendre une palette !)
Je reste bien chez moi pour ma santé
Et la santé de toute ma communauté.
( Et que cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd!)
Sinon faudra le dire avec des images, des signes
Pour que tout le monde intègre les consignes.
(Et bien, je nous souhaite un meilleur séjour!)

 

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Et pour ceux qui se seraient pas au courant, j’ai fait une petit vidéo :

Journal d’un confiné #9

J’attends que me vienne l’inspiration
Au son des rythmes du balafon.
(Quoi donc ? des percussions ? )
Le ciel est toujours là, avec passion
Avec le soleil qui me nargue.
(Prends tes maux et tu les largues).
Je m’imagine courir auprès des gazelles
Dans la brousse et manger des bretzels.
(Tiens donc, tu n’aurais pas le fièvre ?).
Je m’en vais converser avec Leuk le lièvre,
Et chanter, claqueter avec Dame Cigogne.
(c’est le musique qui te cogne ? )
Je rêve de boire un délicieux bissap
Et que rien ne me trouble, me sape.
(T’as bu du bon ce matin, dis donc!)
Je ne serai pas rien, quelconque
Pour lire des contes africains.
(N’oublie pas les alsaciens !)
Allez, je vous laisse ce matin divaguer
Rever et se laisser zigzaguer.
(Je ne vois pas de quoi tu parles).
Je vous souhaite le principal :
De vivre pleinement l’instant.
(Même quand tu trames, galères !)
Je vous envoie pleins d’ondes positives
Et s’émerveiller devant de belles initiatives.

 

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Pirogue sur un lac dans le Fouladou, près de Vélingara (Sénégal – 2007)

Journal d’un confiné #8

Depuis une semaine, je ne suis pas sorti

Ni pour des courses ni des partys.

(Et alors, il faut te féliciter, t’applaudir ? )

Pas la peine, cela va me refroidir.

Le confinement ne m’est plus insupportable.

(Chouette, on confisque ton doux portable ? ).

J’en ai besoin pour maintenir des liens,

Cela serait un choix très cornélien.

(Continue, tu prendras racine).

Chaque matin, au réveil, je m’étire

avant d’entendre les premiers soupirs.

(Tu fais du sport ? Un vrai scoop).

Cela m’évite des entourloupes

Avec ma fille malicieuse et coquine.

(Tant que tu ne deviens pas Anakin).

En fait, mon pain était très bon

Ce n’était guère nauséabond.

(Encore ? Tu veux un palme d’or).

Aujourd’hui, j’irai bien dehors

Pour marcher aux alentours.

(Pas plus d’une heure sans détour ).

Et j’aurai bien mon attestation

pour éviter les complications.

(Attention, tu bayeras aux corneilles).

Bien sûr, pour goûter aux merveilles

Et observer les papillons et passereaux.

(Et tu reviendras derrière tes barreaux).

M’enfermer pour éviter de contaminer

Et ne point rompre des destinées.

(Facile, tu es à la campagne, tu es un héros !)

Je vais me remettre à mon bureau

Et tenter de travailler malgré l’incertitude.

(Tant que tu ne vises pas l’inaptitude).

Et puis faire vivre les producteurs locaux

En achetant en ligne, sans dommages collatéraux.

(La rime n’est pas très joli à entendre).

Tant que c’est facile à comprendre.

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Journal d’un confiné #7

Déjà deux semaines sans franchir la frontière.
(Quel frontière? Physique et psychologique?)
Après être passé de la sidération à la colère,
Me voici dans l’acceptation énergique.
(Tu as pris du bon ? T’as fumé un tapis ?).
Hier, j’ai accroché des photos sans répit.
(Y a encore des murs vides, vierges ?
J’éviterai de faire le concierge).
L’intérieur est plus habité, vivant.
(Sûr, avec une fille de trois ans !)
Ce matin, j’ai pétri le pâte à pain
(Oh Beethovenn : PAINPAINPAIN PAIN)
L’avantage du confinement: faire maison !
(Tu pourrais faire toutes les combinaisons).
Un décalage entre le bruit des réseaux sociaux,
La masse des informations salopiauds
Et le silence dans la rue, dans le quartier,
Où la nature prospère sans aparté.
(Et si tu déconnectais une journée entière
Sans regarder les nouvelles incendiaires?)
C’est une très bonne idée et se concentrer
Pour rendre service en restant cloîtré !
Ne perdons point espoir, restons soudés !
(Levons nous pour Danette, sans compter).
Je continuerai à danser, à jouer, lire, !
(N’oublie pas de t’habiller, avec délire).
Je nous souhaite de continuer à espérer
(Je ne vois pas pourquoi tu dis ça !)
Je nous souhaite de nous altérer.
(Je pars apprendre la salsa).
A la prochaine…
(Sans haine).
Facile cette rime, tu pourrais changer.
(Va faire ton boulanger !).

 

Journal d’un confiné #6 – Comme Cyrano

Déjà vendredi ? La route t’appelle ?
Certes, non, comment te dire sans appel ?
Nous pourrions le dire en somme
De différentes façons jeune homme.
Agressif : Si vous aviez un toit monsieur,
Il faudrait le donner aux gracieux !
Amical : Mais reste donc dans ta demeure
De crainte que tu l’attrapes et meurs.
Descriptif : Quel logis pour se blottir !
Un palace que dis-je pour l’investir.
Curieux : Comment est décoré ton intérieur ?
Est-ce cosy, rustique ou frimeur ?
Gracieux : Aimes-tu tant le risque
A en aimer être Vercingétorix ?
Prévenant : N’oublie pas ton masque
Et garde tes distances avec un casque.
Tendre : Viens donc chez toi
Pour être sûr d’être avec toi.
Dramatique : Non, ta demeure sur terre
Ne sera point ta mise en terre !
Militaire : Qu’on sonne la retraite !
Pour point qu’on ne vous maltraite.
Lyrique : Que ton sort n’affecte point
ta famille, tes proches, tes voisins.
Naif : Le confinement est fini ?
Je n’ai pas entendu de cérémonie.
Pratique : As-tu bien lavé tes mains ?
Et pris ton attestation pour le chemin ?
Voici ce que je peux dire comme Cyrano
Dans sa longue tirade du nez , un vrai joyau.
Tu n’es pas seul à vouloir la liberté
Mais le plus important, maintenant, est la santé.
Plus vite chacun prendra sa part de responsabilité.
Plus vite nous pourrons reprendre notre liberté.

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Journal d’un confiné #5

Le givre s’est déposé sur les toits, les voitures.
(Le printemps est arrivé en peinture ? )
Un merle se pavane devant ma fenêtre.
(Fait gaffe à ne pas disparaître).
Hier, j’ai échangé avec une caissière masqué.
(Avec une attestation cacheté ? ).
Je n’ai rien compris, ne voyant pas ses lèvres.
(Tu es sourd comme un conserve).
J’ai dû deviner selon ses gestes et regards.
(T’as du être comme un hareng, hagard !).
J’ai été controlé par une policière.
(Tu as été pris dans une souricière).
J’avais bien mon attestation mais pas de papiers.
(La grosse boulette sentant les pieds).
J’ai juste eu un avertissement verbal.
(C’est une chance à mille balles).
Revenu à la maison, j’étais soulagé.
(Après s’être lavé, nettoyé, ménagé).
Le ciel bleu d’azur m’appelle à sortir.
(Fichtre, reste à la maison fakir !)
Alors j’ai voyagé sur Google Earth.
(Merci pour la rime en Earth).

Je nous souhaite de déconnecter
De vous saupoudrer de sérénité.
Je nous souhaite un autre regard
Sur notre quotidien qui se bagarre
Entre nos enfants et notre travail.
Je nous souhaite des trouvailles
Pour soulager nos héros quotidiens.
Ne soyons point tragédien.

Prenez bien soin de vous les amis !
Et protégez vous sans répit !

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