Un an, un chant pour ma chaîne youtube

Et oui, je chante! Venez donc voir la vidéo ! 🙂

Joie d’un père

Je la contemple, ma fille.

Elle sourit comme une fleur

Toute innocente, sans artifices.

Je l’admire, loin des tracas du monde

Suspendu loin du temps qui passe.

L’émotion n’est pas loin.

Elle gazouille, joue avec ses mains.

Une merveille pour une éternité

Une vie à construire, la plus épanouie possible.

Même dans le silence, j’entends battre son cœur.

En toute simplicité, j’accueille ce qui advient

Là, et les soucis paraissent éphémères.

J’aime ces temps d’observations

Puis les moments de complicité

Où l’on s’observe tout simplement

Sans arrière pensée, sans jugements.

Comme c’est bon ces petits instants

A les goûter à chaque fois.

Mes colères contre l’injustice s’apaisent.

Mes tristesses disparaissent.

Je comprends un tout petit peu mieux.

Un petit bout bouleverse toute une vie.

Et ça continue chaque jour

Où l’inattendue nous guette toujours.

L’émotion m’étreint.

Joie profonde.

Je vis.

Elle vit.

Nous vivons

Oh un papa sourd !

Oser écrire

Osez écrire des mots qu’on ne sait pas dire
Ni l’exprimer à haute voix pour moins pâlir
De honte devant une assemblée incertaine.
Le stylo dessine le coeur de l’âme reine
Des pensées qui se profilent et disparaissent.
Ecrire, c’est ralentir le temps qui presse
Et de nos idées qui veulent se chevaucher.
Rien de pire que de se laisser faucher
Par ses ruminations et ses remords.

Ecrire, c’est savoir oser se poser
Et prendre soin de son corps.
Venez cueillir la fine rosée
De vos rêves et l’encrer
Dans vos projets.

Bébé a faim

Bébé a faim

Le biberon chauffe

Son ventre s’échauffe

Bébé crie sans fin

Son estomac crie famine

Et sa tête devient rouge.

Ses cordes vocales s’affinent

Pour que je me bouge.

Enfin le lait prêt à être bu,

La tétine effleure ses lèvres.

Une pure délivrance sans fièvre.

Une véritable joie sans abus.

Après avoir tout avalé, bien repus

Bébé envoie son rôt ininterrompu

Et s’endort tout fourbu

Sur mon épaule tout courbue.

Bonne fête Mom’

 

Des fleurs que tu aimes tant

Que tu arroses souvent

Comme tu tisses régulièrement

Les liens avec tes amis aimants.

Je t’offre les sourires de tes petits-enfants

Et les doux souvenirs de nos joies d’antan.

(actuelles aussi, of course, c’était pour la rime )

Je t’offre les énergies des gens qui s’engagent

Pour un monde meilleur sans carnage. (Encore pour la rime!)

Je t’offre les respirations paisibles

Loin des vaines tensions pénibles.

Je t’offre ces mots en toute insouciance

Pour illuminer nos journées pleines d’effervescence.

Continuons à semer contre vents et tempêtes

Nos rêves, nos projets pour perpète. (T’as une meilleure rime, là ?)

Allez bonne fête Maman

Comme je la souhaiterai aussi à toutes les mamans.

Violet - Macro printanière.JPG

Bébé s’endort

Bébé s’endort

Dans mes bras

Comme un trésor.

Tout est extra.

 

Bébé s’endort

Au gré de ma respiration

Paisible, en adoration

Confiant sur tous les bords.

 

Bébé s’endort

Comme un rêveur voguant

Vers milles rivages, volant

Sur un grand condor.

 

Bébé s’endort

Soulagement silencieux

Le sommeil est précieux

Pour un éveil sans stridor.

 

Et le bébé se réveille

Tout souriant, tout gai

Avide de naviguer

Vers moult merveilles.

L’arrivée d’un bébé

Une petite fille est arrivée.

Un quotidien est tout chamboulé.

Un sacré rayon de soleil

Renouvelé chaque jour à merveille.

On s’apprivoise, on s’avise

On décode les grimaces,  les pleurs.

On savoure les sourires qui visent

Nos tous tremblants cœurs.

Emerveillement matinal

Soin du regard et du toucher.

Vigilance délicate au coucher.

Jeux et histoires phénoménales.

Une petite fille est arrivée.

Une nouvelle vie est à construire.

Chaque seconde à braver

L’inconnu, et s’instruire

Pour accompagner un être en devenir.

Harcelé au collège à cause de ma surdité

Un sourd silencieux – 7 (fin) – Un rêve devenu réalité

Tristan regardait autour de lui. Il vit ses appareils auditifs sur la table basse. Il les mit. Silence. Juste quelques bruits de fond comme la circulation dans la rue. Un chien qui aboyait dans la cage d’escalier. Et quelques petits bruits qu’il n’arrivait pas à identifier. Pour l’instant, rien ne clochait. Il respira lentement assis sur son canapé, le dos droit. Il se sentait soûlé par toutes les émotions qui l’avaient traversé. Sur son bureau, l’ordinateur était allumé et sur une chaise, il y avait quelqu’un. Il était de dos et en contre-jour. Il entendit des tapotements sur le clavier. Voilà d’où venaient ces sons inconnus. Tristan racla sa gorge pour faire part de sa présence.

C’était Simon, un de ses meilleurs amis. Il se retourna et alluma la pièce pour ne plus être en contre-jour. Il fit un grand sourire. « Salut Tristan, t’en quel état t’étais-dis donc ! ». Froncements de sourcils. Incompréhension. « Je t’ai retrouvé par terre. T’as du tomber dans les pommes. Rien de grave. Une amie et moi t’avons remis sur le canapé. Et me voici à t’attendre que tu te réveilles. Il est 20h15 mon gars. »

Tristan ne savait plus trop il en était. Il avait perdu la notion du temps. Il faisait encore jour même si le soleil était couché. Il se leva doucement et Il aperçut un courrier sur le bureau. Il le prit. C’était le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

On l’informa qu’il avait pris en compte les revendications de Fédération Nationale des Sourds de France., tel qu’avoir « accès à une information suffisante, de qualité, pleine et entière » avec du sous-titrage et la langue des signes.

Enfin, un rêve qui devenait réalité. Cela sera plus concret dans le temps pour que les moyens techniques puissent se peaufiner, pour que les journalistes et techniciens soient sensibilisés. Oui, il fallait du temps et de la persévérance. Ne plus laisser la colère faire perdre nos moyens. Tristan en savait quelque chose. On pouvait se révolter mais il était toujours nécessaire de prendre du recul, et de trouver les mots, les gestes pour avancer, pour acter nos engagements. Mais il savait qu’émotionnellement, c’était compliqué quand les mots n’arrivaient pas à sortir, quand il n’arrivait pas à pouvoir s’exprimer le plus justement possible. La frustration pouvait lui amener à être violent verbalement ou physiquement. En même temps, c’était valable pour tout le monde. Tristan tiltait. Il commençait à philosopher, à réfléchir. Tout semblait cohérent. Il ne rêvait plus. Simon était bien en chair et en os, et qui le regardait tout souriant.

Rangement du courrier. Claquement dans les mains. Tristan s’exclama : » Allez, sortons boire un coup pour fêter ça ».

Les amis sortirent. Et ils se mirent à rêver pour un monde encore plus accessible, plus fraternel, plus solidaire. Pour un monde où les gens ne se jugeraient plus sur leurs comportements, leurs attitudes avec des a-prioris tendancieux, des raccourcies dangereux.

Un rêve, quand elle respecte la dignité de chaque personne, se réalisera toujours.

Un sourd silencieux fera toujours du bruit pour se faire entendre et prendre sa place le plus juste possible.

 

Fin