L’arrivée d’un bébé

Une petite fille est arrivée.

Un quotidien est tout chamboulé.

Un sacré rayon de soleil

Renouvelé chaque jour à merveille.

On s’apprivoise, on s’avise

On décode les grimaces,  les pleurs.

On savoure les sourires qui visent

Nos tous tremblants cœurs.

Emerveillement matinal

Soin du regard et du toucher.

Vigilance délicate au coucher.

Jeux et histoires phénoménales.

Une petite fille est arrivée.

Une nouvelle vie est à construire.

Chaque seconde à braver

L’inconnu, et s’instruire

Pour accompagner un être en devenir.

Le blues du chomeur

Sans boulot, lors d’une journée grise quand il n’a pas de rendez-vous, la solitude le pèse comme les angoisses qui le paralysent.
C’est une journée sans où il tourne en rond. Il n’arrive à rien faire car aucune motivation.
Les émotions lui prennent trop de place et doit respirer fortement pour récupérer de l’air.
Est-ce les gens peuvent le comprendre, l’entendre s’ils n’ont jamais vécu cette situation?
Tous ses amis bossent sauf lui. 
Il fait froid dehors et veut rester au chaud.
Mais la chaleur humaine lui manque mais à petites doses, car se retrouver dans une grande foule, il aurait une crise de panique. 
Il a honte des ses larmes. Il a honte de ses troubles qui l’empêchent d’être bien. 
Il voudrait bien téléphoner à quelqu’un mais qui? 
Il voudrait bien lire mais quoi?
Il voudrait regarder un film mais lequel?
Il voudrait bien dormir mais comment?
Il voudrait bien manger mais pourquoi?
Sans boulot, lors d’une journée grise et froide, sans lumière dans l’appartement, il erre telle une mouche ayant perdu ses ailes.
C’est une journée sans.
Le lendemain est un jour et pourtant, il s’inquiète.
C’est ainsi qu’un jour, on lui téléphone.
Il commence à vivre.
Il a un nouveau travail. Temporaire certes mais un travail où il peut se sentir utile.

Le vieil homme

Sur la jetée en pleine tempête, 

Un vieil homme affronte les écumes.
Du varech s’échoue, il l’hume.
Des souvenirs fuient sa tête.
Son regard est secoué par le ressac.
Ses pensées enfermées dans un sac

Où l’homme marche contre le vent.
Emmitouflé dans son ciré,
Il rit, s’esclaffe plus qu’avant.
Il respire dans sa folle virée
Dans une nature déchaînée.
Il s’est évadé de la routine
Et redécouvre sa destinée
Riche de vie, de protéines
Qu’il ne soupçonnait guère. 
Il saisit son existence fier
Grâce à l’océan majestueuse
aux histoires mystérieuses.