L’éduc spé (ou travailleur social) face à la violence

Comment doit-on se positionner face la violence ?

Il est clair qu’il est hors de questionner de l’utiliser à des fins éducatifs ou non. La violence n’est jamais justifiable. Même sous le coup de la colère, de la fatigue, de l’épuisement.

Mais il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres humains. L’éducateur spécialisé n’est pas superman. Je ne suis pas superman. Nous ne sommes pas rodés contre la violence.

C’est un travail de toute une vie d’éviter la violence, de passer par les mots, par des gestes pour contenir cette violence. Pour protéger le jeune, pour protéger l’entourage du jeune et pour se protéger.

La violence de toute forme doit être sanctionnée mais de manière proportionnée en fonction du contexte. Nous ne devons jamais être seuls face à la violence. L’équipe est là pour ça. Pour résoudre les conflits, dégonfler les abcès, mettre des mots sur des maux.

Pour ma part, j’en ai fait l’expérience et j’en ai fait les frais. Des circonstances atténuantes et une direction qui ne m’a pas du tout soutenue. Un licenciement pour faute grave à cause d’un parent bien placé dans les sphères du pouvoir. C’est ballot, c’est tombé sur son fils. Comme si je l’avais fait exprès. (Voir « Mon histoire de Burn-out)

La responsabilité n’incombe pas qu’à une seule personne. L’équipe est responsable aussi de chacun des membres qui travaille du mieux qu’il peut, avec ses capacités, compétences, son histoire et son énergie qui peut avoir hélas des limites.

Y a plusieurs types de violences auquel nous sommes confrontés en fonction du public.

Des violences physiques volontaires par des jeunes ou adultes en colère, conscients de leurs actes ou bien en crise.

Des violences verbales et psychologiques.

Puis des violences physiques par des jeunes qui n’ont pas conscience du mal qu’ils font, comme certains enfants avec des troubles autistiques ou d’autres types de handicap. Là, c’est l’impuissance face à cette violence qui peut être déroutant, nous désarmer la plupart du temps.

Je sais bien qu’ils y a des structures qui dysfonctionnent avec des violences institutionnels qui engendrent souvent de la violence, une insécurité chez les jeunes et au sein de l’équipe.

Et heureusement, ils existent des structures qui fonctionnent très bien et en cela, il est important de croire que des solutions existent pour faire face la violence, pour l’endiguer, la canaliser en des énergies positives. La violence n’est jamais gratuite et elle ne vient jamais de nulle part.

Nous avons chacun notre part de responsabilité dans l’ambiance, l’énergie qui en découle entre les différents acteurs (jeunes, éducateurs, personnels, direction, partenaires et parents).

Pouvoir réguler cette violence entre certains de ces acteurs, c’est un véritable jonglage diplomatique et un équilibre sans cesse à retrouver entre nos choix professionnels, notre raison et nos convictions, notre cœur d’homme ou de femme.

 

La violence ne doit être jamais une réponse, ni un moyen éducatif. Elle est pourtant là et on doit la dompter, l’apprivoiser.

 

Bon courage à chacun et chacune.

Interview d’un éducateur insolite

Bonjour Séraphin, vous êtes éducateur dans un foyer expérimental accueillant des jeunes fracassés par la vie mais aussi des jeunes qui veulent donner un sens à leur vie. Quelle est votre parcours ?

De combattant, je dirais. J’ai travaillé tout d’abord des années dans une Maison d’enfants à Caractère Social puis en CHRS. J’ai travaillé auprès de publics très divers et variés. De toute culture, de toute religion, de toute catégorie sociale car leur point commun était la vie qui ne leur a pas fait de cadeau. Surtout des parents dépassés par les évènements, maltraitants malgré eux parfois eux.

Y a-t-il des moments où vous ne pensez plus à votre métier que vous exercez depuis trente ans ?

Oui, quand je dors. Et encore !

Pourquoi ce métier ?

Je pourrai vous poser la même question. Pourquoi êtes-vous journaliste ?

C’est moi qui pose les questions, vous permettez ?

La remise en question est constructif vous savez. Ce n’est pas péjoratif. Prendre de la distance est nécessaire…. Pourquoi ce métier ? C’est ce métier qui m’a choisi et j’ai été porté par cette dynamique. Y –t-il des raisons valables ou non valables ? C’est comme si vous me demandez pourquoi j’aime ma femme ?

Je ne savais pas qu’un éducateur philosophait.

C’est très important pour s’entretenir. Nous ne pouvons pas être dans l’action. N’être que dans le faire, on s’épuise, cela devient une routine.

Vous ne vous êtes jamais emmerdé dans votre métier ?

Si, avec mes collègues. Avec les jeunes, c’est différent. C’est quand ça bouge que c’est intéressant. Quand ils sont calmes, il y a moins de matière à travailler. Quoique, cela dépend.

Revenons à notre sujet initial. Vous gérez un foyer expérimental où la direction est basée sur une coopération entre un éducateur et un gestionnaire. Que les règles sont posées avec les jeunes qui intègrent le foyer à chaque année. Et surtout qu’il y a une pièce interdite aux adultes sauf lors d’un gouter annuel, où la confiance est de mise. Chose étonnante, la pièce est la plus propre de la maison et magnifiquement décoré.

Oui, au début, c’était une pièce vide où les jeunes pouvaient taguer, aménager ce qu’ils voulaient. Au fur et à mesure, ils se sont rendus compte que le rangement, la beauté d’un lieu leur procurait un bien-être. Ils étaient heureux. Ils se sentaient chez eux. Comme dans leur chambre, on n’y pénètre pas. On fait le point avec le jeune dans une autre pièce. On fait très attention à ce que chaque jeune préserve son intimité et construit son identité propre.

Un concept revient souvent dans la philosophie de ce foyer : l’Amour. Cela ne fait pas bisounours ?

Cela le parait aux yeux d’une société qui recherche la performance, l’élitisme gommant les différences. Non, l’Amour doit être la base de notre société. L’Amour permet la confiance, le partage. Ne plus être gentils mais vrais comme chacun doit l’être au fond de lui-même et pas en fonction de ceux que disent les autres de manière négative. Nous essayons d’avoir un vocabulaire positif, valorisant même en posant un cadre, même si un jeune a fait une connerie. Nous n’évitons pas les conflits. On le provoque parfois si on sent qu’il y a un abcès qui s’infecte dans la relation, dans le mal-être. Tout doit être fait dans la bienveillance.

C’est difficile ce que vous demandez.

Bien sûr que c’est difficile. La vie est difficile et ce n’est pas une raison d’en rajouter plus pour se mépriser, s’ignorer, s’isoler et se noyer dans la rancœur.  Nous faisons en sorte que la différence soit une vraie richesse et qu’elle soit vécue. Pas des paroles en l’air. Nous le vivons au quotidien. Comment croyez-vous que j’ai réussi à tenir depuis trente ans ? Comment croyez-vous que des gens arrivent à garder le sourire malgré les galères, les souffrances renvoyés par ceux que nous accompagnons.

Revenons à nos moutons.

Oui, nous avons des moutons dans notre grand parc. C’est une chance que nous avons d’être à la périphérie de la ville au bord de la campagne.

Ce n’est pas ce que je voulais dire.

Mais nous y sommes. Notre foyer s’ouvre une fois par mois aux habitants du quartier en organisant une fête avec des jeux, un buffet organisé par les jeunes. C’est toujours un succès même si au début, bien sûr, les gens étaient réticents.

Pourtant, on vous entend peu parler. C’est une initiative porteuse d’espoir pour notre société.

Vous m’étonnez en vous entendant. La plupart des journalistes sont souvent à la recherche de scoops, de faits croustillants, morbides, peoples.

Vous généralisez !

Tout à fait, j’en suis conscient. Je sais très bien aussi qu’il y a des journalistes qui font du très bon boulot et je souhaite vraiment que nous les entendions plus et que le profit ne soit pas le moteur du métier mais l’homme dans son ensemble.

Une dernière question. Votre plus mauvais souvenir ?

Aucun. J’essaie de ne me souvenirs que de belles choses. Les mauvais. Je les mets dans une malle : « A ne pas ouvrir sauf si c’est pour se faire mal ».

Merci Séraphin d’avoir accepté cette interview pour le journal « Rêve au concret »

Merci à vous aussi.

 

PS: Tout est fictif mais les pensées réels!

Les nouvelles résolutions (ou pas) d’un éduc

Alors que l’année 2016 s’approche dangereusement, je me suis dit qu’une poignée de résolutions ne pourrait pas me faire du mal. Alors, commençons :

  • Arrêter de se plaindre et de râler dans le vide. Autant y aller dans le vif et ne plus tourner autour du pot.
  • Ne plus élever la voix même quand je suis épuisé, crevé, éreinté, agacé, très désappointé, très en colère.
  • Aller aux réunions avec le sourire et se dire que j’ai une place à prendre, et ne plus fermer ma gueule.
  • Savoir prendre du recul et savoir se remettre en cause en cas d’erreur. Les échecs font grandir, c’est bien connu.
  • Ne pas prendre de haut ce qui débute dans le métier et être humble.
  • Ne pas vouloir trucider le directeur ou un autre type de supérieur hiérarchique qui me sape le travail au quotidien et la relation avec une personne.
  • Ne plus mélanger ma vie privée et ma vie professionnelle.
  • Ne dire que des choses positives et n’avoir que des mots valorisants pour ceux que j’accompagne.
  • Rester calme en toute chose et ne plus frapper involontairement du mobilier.
  • Garder le sourire même quand tu as envie de chialer ou d’hurler
  • Savoir dire stop quand c’est contraire à tes valeurs, tes principes.
  • Savoir poser un vrai cadre.
  • D’écouter la personne vraiment jusqu’au bout.
  • Ne plus faire de fautes d’orthographes dans les écrits.
  • Savoir se poser quand rien ne va plus et oser se reposer
  • Oser passer le relais quand ça ne va plus dans la gestion d’une crise, d’un conflit
  • Ne jamais rester seul(e)e) face à une merde quelconque, minime soit-il !
  • Accepter que je ne sois pas superman mais humain avec des limites
  • Faire confiance à ses capacités et ses talents de créativité et d’adaptabilité
  • Crier un bon coup dans une salle insonorisée pour éviter que des petits innocents s’en prennent pleins la tronche.
  • Etre pragmatique, efficace et oser mettre ses mains dans le cambouis

 

En fait, ça fait 4 ans et demi que je ne suis plus éducateur mais j’imagine ce que ça pourrait être les résolutions farfelues, réalistes ou impossibles.

Mais en fait, nos choix dans nos décisions, comportements ne se décident pas quand une nouvelle année commence. C’est maintenant quand c’est nécessaire et pour la vie. Tout un apprentissage le travail avec l’autre, le travail en équipe etc…

Bon courage donc à tous les éducateurs (Éducateurs spécialisés, ME ou AME, Parents, professeurs, etc…)

Fugue d’un éducateur

Il pleut des trombes. Aucune inspiration de photo.  Je voulais vous partager le texte que j’ai écrit sur mon blog y a deux jours. »Apprendre à écouter ». Les stats ont explosés intégralement avec 5000 vues en une journée. Certains d’entre vous le connaissent.

Voici le lien et bonne lecture : https://apprendreaecouter.com/2015/09/11/la-fugue-dun-educateur/

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Une photo invisible du fugueur

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Boite à outils du travailleur social

Boite à outils du travailleur social

  • Téléphone portable, avec répertoire des contacts nécessaires dont le samu… on ne sait jamais
  • Pansements, cotons et alcools pour soigner petits et gros bobos.
  • Un micro HF pour moins tendre l’oreille et écouter de manière confortable
  • Un crayon et bloc notes… pas la peine de dire pourquoi, hein ?
  • Une canne à pêche pour attraper les gamins ou les adultes fugueurs… ah non, cela ne rentrera pas dans la boite à outils
  • Un couteau suisse évidement pour des réparations de dernière minute (Bricolage, voiture qui tombe en panne)
  • Une gourde d’eau ou un thermos de café pour se déshydrater et tenir jusqu’au bout de notre intervention.
  • Des baskets inusables pour pouvoir courir dans tous les sens
  • Un coussin transportable pour nos pauvres fessiers lors des réunions d’équipe, des réunions institutionnels, etc.
  • Un petit mémo des sigles au cas où on aurait un trou de mémoire.
  • Une télécommande pour faire baisser le volume des personnes qui hurlent à longueur de journée.

Tout cela dans un sac à dos aux multi-poches, aux tissus indéchirables, imperméables.

Avec, en bonus : Un masque de cire reprenant exactement la forme de votre visage avec un grand sourire :

Souriez même si vous êtes déprimé.

 

La boite à outils vous est offerte*

sous conditions : paiement d’une somme de 1.152.145 euros soumis à la TVA.

Tout est toujours possible

Pour le moment, tout semble figé ou même se dégrader selon certains points de vues. Les idées semblent fixes et les décisions prises qui vont à l’encontre de l’humanité :

Comme ces multinationales qui attaquent l’Uruguay voulant interdire le tabac

Comme ces multinationales contre les peuplades qui se battent pour avoir des terres et de l’eau, Comme ces élus qui se protègent contre les migrants et les personnes précaires et refusent de prendre des solutions plus justes et constructives.

Mais rien n’est figé et tout peut encore changer. Rien n’est jamais trop tard. Il est toujours possible de minimiser les écarts entre les riches et les pauvres.

Ne restons pas dans la fatalité car je crois que chaque homme peut évoluer dans sa façon de penser. Mais comment ? Avec le temps dans le dialogue, en ne restant pas seul pour lutter contre les préjugés mais voir ensemble ce que l’on peut faire en commun.

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Je reconnais qu’il y a un monde entre la théorie et la pratique mais nous pouvons la réduire, et unir nos forces, nos cohérences entre nos valeurs et nos gestes.

Je crois toujours, malgré la réalité du moment, que l’on peut allier l’argent et l’homme, et que la dignité de l’homme devienne une priorité. Il y a une définition de la dignité qui me plait :

C’est croire que la vie vaut la peine d’être vécue chez cette personne. Que malgré la misère, les défauts, que nous puissions relever la personne avec ce qu’il a de meilleur et de plus juste en lui.

Idéal peut-être mais nous pouvons y tendre et instaurer une cohésion, une cohérence avec les différences de chacun.

Je reconnais que travailler avec l’humain n’est pas chose facile car on est face à un mystère. Un mystère non du point de vue négatif mais un monde intérieur que nous ne connaitrons jamais entièrement. Oui, cela demande des efforts, de se battre mais l’aventure humaine en vaut la chandelle, beaucoup plus que l’aventure financière.

Tout est toujours possible en l’autre, avec l’autre si nous ne nous laissons pas envahir par la peur, la crainte, la méfiance. Ce n’est jamais facile, je le reconnais, nous sommes humains avec des limites mais ensemble, nous pouvons conjuguer nos forces et être complémentaires.

Des droits sans devoirs ?

Rien ne va plus. Les devoirs ont foutu le camp.

Les élèves ont laissé envolé leurs cahiers.

Rien ne va plus. Ils n’ont plus que des droits.

Droit comme une règle qui frappe ceux qui sont tordus.

Droit pour s’exprimer haut et fort contre les parasites.

Droit pour hurler sans retenue avec une totale liberté.

Droit pour s’élever et écraser ceux qui triment.

Et pourtant le devoir permet aux élèves de grandir,

De corriger, reconnaitre leurs erreurs et rebondir

Encore sans cesse avec l’autre avec dignité et respect.

Cela demande des efforts, certes à différents aspects.

Le travail ne doit pas être un dure labeur éternel

Mais des sources de créativités que l’on ne soupçonnerait pas.

Droit mais avec la souplesse du devoir, pour nuancer le réel.

Dans chacun de nos droits, n’oublions pas l’autre, l’humain qui a aussi des droits.

Même s’il est un étranger, même s’il est immigré, même s’il est rom, même s’il est différent de par son handicap ou ses croyances, même s’il est d’une autre culture.

Ne laissons pas les puissants abattre les devoirs qu’ils ont aussi envers l’autre.

Ne laissons pas l’argent étouffer les relations.

Ne laissons pas la tentation d’écraser l’autre prendre le dessus.

Puisque je ne peux pas me taire.

Je continue encore à écrire.

Parce que je ne peux pas sans cesse fermer les yeux face à l’actualité.

Parce que je ne peux pas rester silencieux.

Non mais sérieux, à quoi bon de stigmatiser, de proférer des vérités toutes faites ?

Sérieusement, qui sommes-nous pour juger et condamner ?

Rappelons à chacun d’entre nous les devoirs qui vont de pair avec les droits.

Ne nous laissons pas envahir par la peur de l’autre.

Tout est encore possible et ne laissons pas la haine gangrener la société.

Tout n’est pas pourri. Tout est toujours possible.

A côté de chez moi, un camp rom…

Depuis des mois, je passe devant un camp rom en allant au boulot ou pour faire des courses. Une colère monte en moi contre cette misère, contre ces gens qui mendient et emmerdent le monde avec leur voix qui veut attiser la pitié. Je sais bien que ces gens galèrent, font avec les moyens du bord.  Je suis sidéré de voir un bidonville dans un état déplorable, avec des monticules de déchets qui longent le large avenue. Et voilà, certains regards mauvais se fixent sur eux ou détournent pour ne rien voir.

Je croise souvent certains avec des jambes gangrenées et mendient dans le métro, ou bien une rom complètement tordue « jouant » sur son infirmité. Infirmité de naissance ou fait exprès ?

Projections, nous voilà!

Reprendre ses esprits est important dans ces cas-là, pour éviter que des préjugés, des idées reçues s’ancrent.

Apprendre à écouter même si la misère nous est insoutenable à cause de notre impuissance, ou même notre lâcheté!

Alors, pour cela, je préférai m’informer et souhaite vous partager ces quelques liens pour mieux comprendre cette réalité :

 

 

 

Le pouvoir dans le social?

Comment les personnes peuvent dormir sereinement ?

Ceux qui détiennent les rênes du pouvoir et détournent l’argent à leur profit, privant des milliers d’enfants et d’adultes de vivre dans de bonnes conditions d’accompagnement et de vie sociale et sanitaire correcte.

Et la Justice, dans tout ça ?

A quoi bon manifester vers les ténors du pouvoir aveugles et sourds ?

Ne vaudrait-il pas mieux se tourner vers la justice, saisir les droits de l’homme, porter plainte et amener tous les preuves possibles des mauvaises conditions de travail ? Je sais qu’il y a pas mal de choses qui se font de ce domaine mais cela reste silencieux !

Où mettre de l’énergie qui soit vraiment porteur de sens et qui puisse faire avancer les choses ?

Comment faire prendre conscience de l’absurdité de leurs actions dénigrant les plus pauvres, les plus misérables ?

Heureusement, qu’il y a des structures qui fonctionnent bien. Et bien qu’ils témoignent de leur savoir-faire ! Qu’ils nous transmettent des ondes positives et échangent de bonnes idées pour mieux appréhender l’accompagnement des jeunes et moins jeunes.

Soyons source de propositions à côté des points négatifs.

Ok, cela fait 4 ans que je ne suis plus dans le milieu social mais je suis toujours aussi sensible sur les dysfonctionnements adhérents de certaines structures.

Alors courage à ceux qui ont manifestés pour faire connaître leurs revendications. Restons cohérents et crédibles avec des exemples concrètes à l’appui.

Un projet de vie?

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Un projet de vie ?

J’ai l’impression que c’est un concept de professionnel. En soi-même, il me semble qu’on ne se pose pas cette question. C’est une question de culture et de milieu de vie, d’éducation.

Peut-on avoir un projet de vie quand nous sommes ballotés par la vie, quand on la subit. Je pense à certaines personnes qui sont dans la précarité ou bien, vivent des situations difficiles (ou pas).

Réfléchir à un projet de vie ? Ce n’est pas donné à tout le monde. Peut-être qu’on se le fait inconsciemment. Déjà enfant, nous le faisons : « Quand je serai grand, je serai maitresse ».

Mais c’est quoi exactement un projet de vie ? C’est se donner un but dans sa vie et se donner les moyens pour y arriver. C’est se sentir acteur de sa vie et que l’on peut influer sur notre avenir sur le présent. C’est pouvoir envisager ce que sera nos lendemains ? On les souhaite tout confort, ou bien être assisté, indépendant, être fonctionnaire ou non, être à la campagne ou en ville ?

Dans le cadre de l’accompagnement des personnes, comment faire en sorte que leur projet de vie soit la leur et qu’il ne soit pas plaqué sur nos attentes inconscientes ?

Un projet de vie, cela demande de la réflexion, de se connaitre et de connaitre un peu le monde qui nous entoure.

Est-ce un luxe de prendre le temps de savoir qu’elle est exactement notre projet de vie ?

Je dirais qu’elle est essentielle pour chacun si nous voulons nous épanouir dans un contexte qui nous convienne le mieux.

Je vous souhaite de prendre le temps et que vous puissiez réaliser vos projets, et pour ceux qui accompagnent des personnes, du courage et de la patience.