Joies d’un éducateur

Comment ne pas s’émerveiller devant les progrès d’un être en devenir, en chemin ?

Peu importe son handicap, ses faiblesses, ses chutes, ses blessures. (A en tenir compte bien sûr mais à ne pas se focaliser dessus).

Quand il se relève pour la énième fois avec un sourire, malgré tout, c’est un plaisir de le voir évoluer.

Comment ne pas se réjouir quand un enfant a galéré se redresse ?

La base de notre vocation d’éducateur (travailleur sociaux, parents, profs etc.), c’est toujours en l’autre même si elle chute. Bien sûr que nous ne sommes pas superman et pouvons être tenté de baisser les bras malgré nos efforts.

Mais savoir que l’enfant, le jeune réussira un jour, cela nous donne toujours une occasion d’y croire, d’innover notre manière d’être et d’accompagner.

Se réjouir quand nous voyons l’enfant comprendre.

Se réjouir quand l’enfant fait son premier pas.

Se réjouir quand le jeune s’émerveille devant une surprise.

Se réjouir quand l’enfant me dit merci, gratuitement.

Se réjouir quand l’enfant est fier de ce qu’il a fait.

Se réjouir quand nos mots, nos actes portent du fruit et que l’enfant, le jeune s’épanouit véritablement.

Se réjouir quand un talent se déploie chez le jeune et qui se donne à fond.

 

 

Quand la joie advient, il est tellement bon d’en profiter, de la faire fructifier, de la partager pour apaiser nos galères, nos envies de râler et de s’encourager.

Puis la joie de savoir que des lieux bienveillants existent et qui fonctionnent bien. Qu’il est tellement bon de pouvoir s’en inspirer et le partager autour de soi.

Je vous souhaite de cueillir vos joies, de les entretenir et de vous en souvenir quand vous traverser des périodes difficiles.

Je vous souhaite…

A l’orée du week-end, je voudrais vous souhaiter

Des joies à n’en plus finir et du courage à revendre.

Si la galère vous plombe, je voudrais vous souhaiter

De croiser des regards encourageants et tendres.

C’est pour vous les vacances ? De bien se reposer

Et profiter de vous changer les idées loin des maux.

Je vous souhaite de respirer et sourire, de positiver.

Je vous souhaite d’écrire, de chanter, crier vos mots.

Que votre intérieur soit plus léger chassant des remords.

N’ayez pas peur de vivre en ayant des petites morts,

Des renoncements pour un mieux-être et être  disponible

A son entourage, aux évènements, aux rencontres.

Je vous souhaite de ne pas être mis à l’écart, invisible

Et de croire en vos capacités, en vos décisions qui contrent

Les mauvaises langues, les jugements absurdes et faux.

Je vous souhaite d’entendre, d’écouter et de comprendre

Et d’avoir des instants de sérénité et moins d’esclandre.

Je vous souhaite de vivre tout simplement, de l’endurance

Pour persévérer et accomplir vos projets, vos rêves.

Je vous souhaite la rage de la liberté intérieure, sans trêve

Et pleins d’espoirs et de solidarité à outrance.

Laissez-moi grandir

Laissez-moi grandir.

Laissez-moi le temps de découvrir.

Laissez-moi le temps de comprendre.

Laissez-moi le temps d’apprendre.

 

Ne me laissez pas seul sans repères.

Ne me laissez pas seuls sans pairs.

 

Ne projetez pas vos désirs d’adulte sur moi.

Ne me faites pas mettre des vêtements de désirs.

Ne me faites pas de moi une star même si je le désire.

Osez me dire non et n’ayez pas peur que je sois en émoi.

 

Il me faut grandir dans la frustration.

Il me faut grandir dans l’insouciance.

Laissez-moi dans l’innocence

Dans la spontanéité de mes paroles et de mes gestes.

 

J’ai besoin de la vie, cette science

De l’humanité pleine de distractions.

 

J’ai besoin de me sentir en sécurité

J’ai besoin d’amour et de vérité.

J’ai besoin de votre pardon

 

J’ai besoin que vous reconnaissiez vos erreurs.

Ne me laissez pas dans mes terreurs,

Mes angoisses même si je ne dis rien.

 

J’ai besoin de me tromper, d’expérimenter

Mais ne me laissez pas sombrer dans la colère

Ni même dans les frayeurs, les inquiétudes.

 

J’ai besoin de tendresse, de plénitude

Dans vos actes et vos mots chaque jour

Je vous aimerai sans cesse, toujours.

 

N’oubliez pas que je reste un enfant.

Je ne suis pas un adulte en miniature.

Ne me laissez pas en pâture

Devant la télévision sur le divan.

Je souhaite construire ma propre identité

Et ne souhaite pas être guidé par les médias.

Aidez-moi à développer mes talents.

Aidez-moi à réfléchir, à discerner par moi-même.

 

Je crois en vous. Vous êtes mes modèles.

Tout ce que vous ferez, je le ferai.

Tout ce que vous dirai, je le dirai.

Aidez-moi à voler de mes propres ailes.

Et si je te le disais

Et si je te le disais.

Que je t’apprécie tel que tu es.

Que je t’aime tout simplement et que je crois en toi.

Même si tu me blesses, même si tu baisses les bras.

Je croirai toujours en toi car je le choisis vraiment.

Si je te disais que je tiens à toi, non pas parce que j’ai besoin de toi

Parce que tout simplement tu es une belle personne

Avec ta richesse toute intérieure que tu n’oses pas tout dévoiler.

Ce n’est pas un hasard que je t’ai choisi, que j’ai choisi de t’aimer.

Et si je te disais vraiment avec mes mots et que tu puisses les entendre, les comprendre.

Et si je te le disais à ta hauteur, à ton niveau qui te respecte au plus près.

Je serai en vérité avec toi si je suis en accord avec moi-même,

Si c’est ce que je pense vraiment de toi, sans jugements, sans préjugés.

Je choisis de travailler sur mes mots, sur mes expressions

Pour être au plus juste avec toi.

Et si je te disais la vérité même si elle peut déplacer ?

Je le ferai si ça ne te détruit pas, si cela ne t’empoisonne pas l’esprit.

Et pourtant, je pense bien faire parfois et ça te touche négativement.

Alors n’aie pas peur de me le dire. Parlons-en.

Et si nous nous le disions sans attendre le lendemain,

Sans attendre que la rancune s’installe,

Sans attendre que la vengeance ou la tristesse nous envahissent.

Et si nous nous le disions tout simplement

Sans attendre que ça soit trop tard.

Je te dirai des mots si cela vaut vraiment le coup.

Il me faut aussi être prêt à entendre, à recevoir des messages.

J’aurai sans doute des cicatrices, des blessures causés par des paroles dures

Mais je te pardonnerai toujours, même si cela demande du temps.

Parce que je croirai toujours à notre relation, à notre amitié

Et que je choisis de le fructifier, d’en prendre soin malgré des heurts ou des silences.

Comme un vieux samouraï dans une légende,

Je rejetterai toute insulte, toute violence, tout cadeau empoisonné

Qui reviendra comme un boomerang sur l’expéditeur.

Je pourrai te le dire de différents autres manières

Comme par le regard, les gestes qui seraient les plus appropriés selon le contexte.

Toujours je tenterai de te le dire dans la bienveillance, avec réalisme et justesse.

Et si je te le disais tout simplement

En veillant bien que ça soit le moment opportun,

Quand tu seras prêt à écouter, échanger,

Quand nous serons vraiment connectés.

Et si je te disais simplement un mot, cela pourrait suffire.

Tout dépend de la situation mais n’attendons pas trop.

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@Vivien Laplane

Les 4 accords toltèques : La voie de la liberté personnelle

Je voulais partager cette belle découverte que j’ai faite dimanche dernier. Le titre peut sembler ésotérique, un peu trop égocentrique.

Justement, l’auteur, Dom Ruiz Miguel, nous invite à se décentrer de soi pour en être en harmonie avec soi et les autres. C’est le principe d’être accordé entre différents attitudes que nous pouvons avoir. L’auteur est un ancien médecin mexicain. Il s’est reconverti dans le chamanisme toltèque.

Je ne peux que vous citer les 4 accords qui ont beaucoup de sens pour moi, et qui pourraient aussi vous titiller:

  • Ai une parole impeccable : C’est le principe d’avoir une parole juste envers soi-même et envers l’autre. Faire en sorte que notre parole ne soit pas un poison. C’est le principe aussi d’être cohérent entre ce que l’on pense et ce que l’on dit. Avoir une parole le plus juste possible sans se détruire ou démolir l’autre.
  • Ne prends pas tout personnellement: En gros, c’est ne pas se prendre la tête avec des remarques qui ne sont pas forcément tournés vers moi. On m’insulte ? C’est le problème de celui qui m’insulte. Pas le mien. C’est surtout prendre de la distance aux événements même positifs. Je peux avoir des compliments mais je peux essayer de m’en passer. C’est un travail de toute vie bien sur d’être détaché de cette façon.
  • Ne fais pas de suppositions: c’est d’arrêter de se projeter ce que peut penser l’autre, c’est d’arrêter de médire, de faire de la complaisance etc. Essayez de le mettre en place pour une journée. C’est vraiment reposant.
  • Fais pour le mieux:  C’est de faire au maximum de ses possibilités mais pas au-delà de ses limites au risque de se griller. Ce n’est pas presque rien faire car cela peut générer de la frustration.

C’est très résumé mais la lecture en vaut la chandelle malgré quelques passages un peu « cosmiques ». C’est très concret avec des exemples.

Personnellement, cela m’a fait beaucoup de bien et la mise en pratique très libérateur.

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site de Babelio. 

Une photo pour la Vie

Une photo pour espérer

Une photo pour saisir l’instant d’une beauté,

Pour cueillir le temps d’un regard ou d’un sourire.

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Une photo pour figer dans l’éternité ce qui est éphémère

Et laisser une trace d’une histoire, d’un vécu.

Une photo pour capter des émotions

Ou des mots qui disent le silence

Des gestes de tendresse, d’humanité.

Une photo pour remettre l’homme dans sa dignité.

Une photo pour servir l’homme et non pour l’asservir.

Une photo pour interpeller, pour sensibiliser

Pour faire réagir et faire agir.

 

Une photo pour montrer une nature dans toute sa diversité

Pour montrer des détails d’une nature mystérieuse, fragile, secrète.

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Des couleurs pour une saveur insoupçonnée de nos regards.

Ou le noir et blanc pour révéler les contrastes.

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Se laisser cueillir par l’image

Et rêver, imaginer, créer.

Qu’advient-il de la suite, ce qui va se passer  hors-cadre ?

 

Une photo pour ouvrir d’autres horizons.

Une photo pour servir une cause

Comme une Photo contre le Cancer.

 

 

PS: Photos réalisées par l’auteur de cet article, Vivien Laplane

 

Oh un sourd! Préjugés, quand tu nous tiens!

Oh j’ai rencontré un sourd.

Oui mais plus exactement. C’est bien vague un sourd. C’est comme si tu disais un français ou même pire un africain. Y a tellement de diversités.

C’est une personne sourde. Parce que c’est d’abord une personne. On ne résume pas son identité à sa surdité. Enfin, cela dépend pour certains. Ceux qui signent se disent partie d’une communauté sourde. J’avoue que cela m’hérisse le poil. C’est plutôt la communauté des sourds signants. Et encore, sans doute, chez les sourds signants, ceux qui utilisent, je précise la langue des signes, ne se reconnaissent pas dans cette communauté.

Hé non, tous les sourds ne signent pas. J’ai beaucoup de respect pour Emmanuel Laborie mais à travers la médiatisation de ses prises de position sur la LSF, j’ai l’impression que l’image des sourds se réduit à la LSF dans la société. Je sens que ça peut saigner sur ce que je vais dire mais les sourds, en grande partie, n’utilisent pas la LSF. Les sourds signants ne sont qu’une petite minorité. Et elle est à reconnaître bien sûr mais pas à prendre toute la place.

Je suis sourd oralisant. Ce n’est pas parque que je suis sourd que je dois signer. J’ai fait le choix (même si c’était le choix de mes parents au départ) de continuer à parler et à entendre grâce à mon appareil. J’ai malheureusement croisé des personnes, entendantes, qui étaient contre l’oralisme. Merci madame, j’oralise et je m’en sors très bien. En disant qu’elle était contre l’oralisme, ce n’est pas me reconnaître, ne pas reconnaitre ceux qui oralisent.

J’ai une chance énorme, je le sais, de pouvoir bien parler, d’avoir fait des études supérieurs. J’en connais même qui sont au ingénieur au CNRS, à l’Insee alors qu’ils sont plus sourds que moi.

Il existe plusieurs façons de comprendre les autres comme la lecture labiale.

Quand des personnes adultes deviennent sourdes, ils s’imaginent qu’ils devront apprendre la langue des signes. Cela ne sert à rien si dans leur entourage, personne ne la pratique. Elle peut passer par la lecture labiale sans que cela oblige l’autre personne à utiliser la LSF ou la LPC. ET oui, la Langue parlé Complété (LPC), voici un autre type de codes utilisé chez certains sourds.

Autre chose, un sourd n’est pas idiot. On imagine qu’un sourd est limité intellectuellement alors que c’est faux.. Imaginons que vous avez des notions d’anglais. Vous allez en Angleterre. Vous vous exprimez mal bien sur car vous ne connaissez pas bien la grammaire, les tournures de phrases un peu complexes. Ils ne vont pas vous prendre pour un idiot. Non, vous êtes un étranger.

Pour les sourds, c’est la même chose. C’est un étranger dans la langue de son propre pays, un comble ! Nous devons faire un apprentissage plus poussé de la langue pour saisir les nuances, pour faire des liens. Pour pouvoir communiquer de la meilleure des façons et se comprendre.

Donnons vraiment tous les moyens possibles pour que chaque personne sourde ait accès à la lecture, à l’écriture, et vous verrez que cette personne pourra exploiter une grande partie de ses potentialités. C’est la lecture et l’écriture qui m’a beaucoup aidé pendant mon enfance.

J’oubliais. Tu découvres que je suis sourd. Nous ne sommes pas obligés d’aborder la surdité, n’est-ce pas ? J’ai des passions, des envies, des rêves. Si tu veux bien, on peut en parler un peu plus tard! 😉

C’est comme rencontrer une personne avec un autre type de handicap. Il n’est pas son handicap!

Alors, tu as rencontré un sourd ? J’ai pas bien entendu!

 

La lecture, une porte ouverte vers la liberté

Cela se vérifie sur le terrain, par l’expérience. La lecture libère la personne dans la construction de soi. La lecture lui ouvre des portes qu’elle n’aurait jamais imaginées. Cela est encore plus vrai pour des jeunes et des adultes.

Quel bonheur, n’est-ce pas, de découvrir par soi-même des mondes, des univers insoupçonnés ?

La lecture qui va de soi aussi avec l’écriture peut nous aider à construire notre pensée, à choisir nos mots qui convient à ceux que l’on vit.

Permettre au jeune, à l’adulte d’accéder à la lecture et à l’écriture, n’est-ce pas lui permettre de s’émanciper, de s’ouvrir pleins d’horizons ?

 

Grâce à la capacité de lire puis de faire des recherches, j’aimerai vous faire part des citations que je trouve juste par rapport à la lecture :

 

  • Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps

 Emmanuel Kant

  • La lecture, c’est une vertu irremplaçable qui enrichie le savoir et fortifie la mémoire.

Salim Boudiaf, étudiant, La Lecture, Belgique, Charleroi, 1968

  • Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.

Montesquieu

Tout dépend de ce qu’on lit comme livre. Je me souviens d’avoir lu Sukkwan Island, cela m’avait complètement déprimé. Parfois, on ne peut pas savoir ce que le livre va faire comme effet. C’est très subjectif et selon le vécu de chacun.

 

Comme expérience professionnelle, je peux vous partager que la lecture m’a beaucoup aidé en collège, comme évasion et  m’identifier à des héros, des histoires extraordinaires, pour faire face aux moqueries de mes camarades.

  • En prison, il me semble que ce sont ceux qui ne savent pas lire qui sont les plus énervés. La lecture c’est le seul moyen légal d’évasion.

Anonyme

  • La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.

Daniel Pennac

 

Je voudrais finir avec Daniel Pennac et ses dix commandements du lecteur :

  1. « Le droit de ne pas lire »
  2. « Le droit de sauter des pages »
  3. « Le droit de ne pas finir un livre »
  4. « Le droit de relire. »
  5. « Le droit de lire n’importe quoi » (même s’il y a des bons et des mauvais romans)
  6. « Le droit au bovarysme (c’est-à-dire à la passion quand on lit).
  7. « Le droit de lire n’importe où »
  8. « Le droit de grappiller » (commencer un livre par le milieu !)
  9. « Le droit de lire à haute voix »
  10. « Le droit de nous taire » (taire nos sentiments à l’égard du livre)

Issue de « Comme Un roman ».

Voici quelques liens sur la lecture qui pourraient vous intéresser (ou pas):

. Les bienfaits de la lecture

. Madame, je veux apprendre à lire (Lien social)

. L’illétrisme, une souffrance

 

 

Et vous ? Vous aimez lire ?

Une chenille dévoreuse de tulipe

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L’iris tire la langue

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