Formation LSF en cours

Bonjour tout le monde,

Et voilà c’est parti pour ma semaine de formation LSF pour le niveau A1.4 ! (Oui avec les bases que j’avais, apprises sur le tas, sans aucune formation, j’avais déjà un niveau A1.3 d’après une évaluation).
Pendant 4 jours, je vais baigner dans la langue des signes …. et le silence. Et oui, pour apprendre, intégrer les gestes, c’est beaucoup mieux de ne pas parler. Vous parleriez français et anglais en même temps, vous ? Et bien, c’est la même chose!
Etant sourd bavard, cela me fera tout bizarre de ne pas parler mais je sais que cela ne pourra que me plaire.

En fin de semaine, je vous ferai un petit bilan de mon vécu.
Entre-temps, je continuerai d’alimenter mon blog avec des photos ou des poèmes, comme d’habitude car je ne résume pas ma vie à la surdité. 😉

Belle journée à vous !

Connaissez-vous… La Pause Brindille ?

Bonjour tout le monde,

Je souhaitais vous présenter la Pause Brindille !
Mais qu’est-ce donc ?
C’est un réseau de jeunes aidantes et aidantes qui propose un service d’écoute, des temps conviviaux, des temps de sensibilisation. Sur leur site, vous pourrez trouver des vidéos témoignages pour mieux comprendre le quotidien des jeunes aidantes, aidants.
Mais qui sont ces jeunes ? Ce sont des enfants, des adolescents ou jeunes adultes qui prend soin d’un proche malade ou en situation d’handicap. Ils sont invisibles et ils agissent au détriment de leur jeunesse, de leur vie mentale et vie sociale.

Et pourtant ces jeunes ont aussi le droit d’avoir du répit, du temps pour eux, pour penser à leur vie.

La Pause Brindille est reconnu par le ministère comme le deuxième réseau des jeunes aidants et aidantes, après Jade.
Je connais très bien la directrice qui est maman de deux enfants, dont une en situation d’handicap. Elle a vécu les situations d’isolement, de fatigue extrême et d’inquiétude que peuvent vivre les jeunes aidantes et aidants.

Mais Vivien, pour ceux et celles qui accompagnent des proches lourdement malades et lourdement handicapées ?
Cela veut dire quoi lourdement ? Chaque situation est vécue différemment et on ne peut pas comparer la lourdeur du quotidien en fonction du niveau du handicap (mental, psychique, physique, cognitif, sensoriel). Tant que ça impacte le quotidien, ça a son importance. Et surtout comment ils vivent aussi sous le regard des parents ou des grands parents.

Allez donc consulter leur site : https://lapausebrindille.org/
Et puis leur page facebook pour leur actualité très riche : https://www.facebook.com/lapausebrindille

Je les soutiens bien évidemment et souhaite aux jeunes de pouvoir se reconnaitre en tant qu’aidants, aidantes et de souffler.


Je vois une psy et j’assume

Depuis 25 ans, j’ai eu plusieurs thérapeutes pour un meilleur équilibre de vie mentale. En effet, j’en avais bavé avec ma surdité en relation avec mes pairs, puis avec mes multiples expériences professionnelles.
De nos jours encore, être suivi par un psy est mal vu car synonyme de faiblesse, de fragilité et même de folie.
Je dirai tout le contraire : voir un professionnel nous permet de ne pas tomber dans les extrêmes (addictions, conduites dangereuses, violences). Il est même nécessaire de pouvoir dire des choses à un tiers professionnel. Il est compliqué de confier des choses intimes à des proches de peur d’être jugé, d’être catégorisé. Parfois, la famille peut être source de mal-être, comme pour l’école ou le travail.

J’ai rencontré pour la première fois un psychologue vers 1995. C’était bien un gars je crois dans mes souvenirs. C’était suite à des harcèlements que j’avais vécus lors de mes années collèges. Il me fallait poser des mots sur mes maux. Bon, je reconnais que ce psychologue là ne m’a pas du tout aidé. Je l’ai même fui. Il marmonnait dans sa barbe et son cabinet était sombre, affalé dans un sofa. Le parfait cliché du psychanalyste. Je ne me sentais pas vraiment écouté. Il faisait « mmmh » tout en écrivant. Bref, raté pour ma première rencontre avec un psy.
Pendant mon adolescence qui a été très dure, j’avais lu une note d’un médecin qui disait « tendance dépressif ». Comment grandir avec cette étiquette ? C’est l’écrit qui m’a permis de tenir, pour ne pas rester seul face à mes maux.

Lors de mes années d’éducateur spécialisé (2004-2006), j’ai eu besoin d’échanger avec une psychologue. Je me souviens que c’était une jeune et qu’elle était surnommée « pitbull ». C’est elle-même qui le disait. J’ai beaucoup apprécié son franc-parler. On abordait vraiment le quotidien, des astuces pour surmonter les angoisses…
Cela me faisait beaucoup de bien de poser les choses, de me recentrer, et en parlant, je pouvais prendre conscience des mécanismes de défense que j’avais, de faire des liens entre ce que je vivais et mon passé. (Oui, cela arrive parfois et c’est important de pouvoir prendre soin de son enfant intérieur = oui notion un peu bizarre quand on sait pas ce que c’est… et pourtant qui a toute son importance).

Par la suite, au fil des déménagements, j’ai suivi une thérapie selon mes besoins et mes finances.
C’est une psychiatre qui m’a permis de poser le pied et de freiner quand je faisais un burn-out en juillet 2015. Oui, je le dis et j’assume, j’ai été hospitalisé car j’étais épuisé psychiquement. Ce n’est pas seulement la psychothérapie qui m’a aidé à rebondir. C’est aussi mon environnement familial et amical mais surtout auss mes balades quotidiennes dans la nature avec mon appareil photo. Je pourrai vous en parler dans un autre article.
Mais Vivien, fais gaffe, tout de suite, on va croire que t’es instable, fragile. Tu te grilles complètement ! Que va-t-on penser de toi ? Comment vas tu être perçu ?
Comment telle personne va me percevoir ? C’est son problème. Bon j’avoue que ce n’est pas facile le regard des autres. On ne peut pas grandir si on s’appuie seulement sur le regard des autres. On a son propre chemin, sa propre perception de son vécu.


La thérapie m’a permis de prendre du recul face à la diversité des expériences vécues : géographe, comédien, écrivain, volontaire de solidarité internationale, directeur de camps, documentaliste, évaluateur de « Tourisme et handicap » , formateur sur les handicaps, coordinateur de classes de découvertes sur l’Afrique, organisateur d’évènements et bien sûr éducateur spécialisé. On pourrait croire que je me disperse. Pas du tout, je me diversifie. Et cela implique parfois de vivre des expériences un peu ratées comme quand j’étais documentaliste ou bien professeur pour enfants sourds.

Ce n’est que très récemment que j’ai compris que j’étais hypersensible et très certainement multipotentiel. Cela s’exprime par la créativité, la variété et l’adaptabilité. C’est grâce à la vidéo d’Emilie Wapnink que j’ai découvert cette notion.
– Vivien, tu t’égares ! Tu juxtaposes tes idées sans faire les liens nécessaire à la compréhension pour ton ami lecteur !
Je m’égare ? J’ai tellement de choses à dire, je souhaite tellement m’exprimer, partager mes idées qui fusent … et me fatiguent parfois.

« Un multipotentialiste est une personne curieuse, créative et passionnée ayant une multitude de centres d’intérêts et une créativité effervescente. Le multipotentiel n’a pas de vocation clairement définie, c’est un grand explorateur, un véritable petit « Ninja ». Au sens fort, lorsque la personne est bien alignée, elle est douée dans divers domaines d’activités différents et elle est performante. Au sens faible, elle cultive un large champs d’intérêts dans des domaines indépendants, sans pour autant que cet intérêt soit accompagné d’un haut niveau de performance. » Source : Elaine Brière, Coach


Au final, je vois régulièrement une psy et je n’ai pas honte. Je suis satisfait parce que je me sens vraiment écouté.
Se sentir en confiance avec un professionnel de l’écoute est primordial. Et vivement que ça soit remboursé par la sécu car la santé mentale n’est pas à brider.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout !
Et vous ? Quel vision avez-vous de la psychothérapie ?

Source d’inspiration : http://www.slate.fr/story/211166/pourquoi-tabou-aller-voir-psychologue-therapies-confinement-patient

Chroniques d’un éducateur #18 Colère d’un éducateur

Tout part en vrille.

Trop d’égoïsmes et de volonté d’écraser la jeunesse défavorisée.

Que de conneries  et d’incohérences dans les décisions politiques très loin des réalités du terrain

Et n’écoutent pas les cris de ceux qui veulent apporter des solutions parfois dérisoires.

Tout n’est pas rentable. L’humain n’est pas rentable. La relation n’a pas de prix.

Comment accompagner, redresser l’homme, la femme, l’enfant si nous sommes nous-même courbés par la pression, par le manque de moyens ?

Nous colmatons. Nous bouchons les trous d’un système défaillant envers des publics désabusées, fragiles, désemparées.

La loi du marché nous broie et l’on attend encore plus du gouvernement qu’il réagisse.

Je n’en peux plus de subir. Il faut agir en conscience contre des lois liberticides.

Ne plus faire que le travail nous tyrannise, sous la pression des actionnaires, des gestionnaires.

Nous ne pouvons plus accepter que des décideurs brandissent l’argument de l’économie.

Est-ce que ceux qui décident de la vie des gens ont déjà été dans la merde ?

Comment leur faire prendre conscience des souffrances qu’ils imposent ?

Une véritable violence institutionnelle. Une véritable violence étatique. Par la suite,  les gouvernants, les décideurs sont surpris de e la violence  radicale, des propos haineux à leurs égards.

Des gens deviennent maltraitants envers leurs pairs. Des personnels soignants envers les patients. Des éducateurs envers les jeunes. Des parents envers les enfants. Des enfants envers d’autres enfants. Des enfants, des jeunes envers les adultes. Un cercle sans fin.

Pourquoi ? Parce que les médias martèlent des pensées violentes, de dérision et d’humiliation.

Car on nous montre un grand nombre de gouvernants imbus de leurs personnes, recherchant l’intérêt des plus forts.

Faut-il attendre que l’autre agisse pour agir pour une vraie justice sociale ?

Peut-on changer ce qui nous entoure sans changer nos conforts, nos sécurités ?

Arrêtons d’être septiques et cyniques. Arrêtons d’être défaitistes sans arrêt. Arrêtons d’être aigries chaque jour.

Je suis en colère quand on bride, freine les initiatives, les rêves à cause des lenteurs et lourdeurs administratifs.

Et pourtant, je garde espoir malgré cette colère.

Pourquoi ? Parce que je vois bien des initiatives locales qui peuvent changer le regard du voisinage.

Multiplions ces initiatives de solidarité, d’échanges, d’autonomie financière, de liens qui renforcent notre humanité.

Posons-nous et Informons-nous sur ces initiatives porteuses pour chaque homme.

Tout est encore possible malgré tout.

Et pour approfondir, je souhaite partager avec vous ce texte que j’ai beaucoup aimé et que j’aurai apprécié écrire :

Lettre d’une révoltée


Et pour ceux et celles qui n’ont pas vu mon texte d’hier :
Je suis en colère

Osez exprimer votre colère et avançons, épanouissons-nous le mieux que nous pouvons!

Vendredi lecture #5 BD L’odyssée d’Hakim

L’odyssée d’Hakim retracte le périple d’Hakim entre la Syrie et la France en trois tomes.
Un passionnant récit d’un migrant fuyant la guerre, avec humanité et prise de recul, sans pathos ni jugeant. J’ai beaucoup apprécié la douceur du dessin, des dialogues exprimant de manière la plus juste possible les violences physiques et psychologiques commises envers les réfugiés, et heureusement des rencontres inattendues qui lui ont permis d’avancer dans son périple. .

Hakim est patron de sa petite entreprise, propriétaire de son appartement quand éclate la guerre dans son pays. C’est l’instinct de survie qui va l’amener à se décider à franchir le pas. En passant par le liban, puis la Turquie (Où il rencontre sa futur femme syrienne) , la Grèce, la Serbie et malheureusement la Hongrie avec ses camps puis l’Autriche, avec pleins d’humanité de la part des gendarmes autrichiens et enfin la Suisse et la France.


C’est une histoire à faire lire à tout le monde pour déconstruire complètement les préjugés. La bande-dessinée est un très bon support pour sensibiliser sur les aspirations profondes de chaque homme et chaque femme pour une vie meilleure. Tout le monde a le droit de vivre dans la dignité, dans un pays en paix.
J’ai beaucoup apprécié aussi les pages où l’on voit le dessinateur et Hakim échanger. Cela nous rapproche encore plus de leur humanité.

Merci à Hakim de vous avoir raconté son histoire et merci à Fabien Toulmé de nous avoir retranscris et dessiné fidèlement son histoire.



Chroniques d’un éducateur #14 Fauteuil électrique, plaisir de travailler et Mexique

A force d’enchainer les missions dans un même lieu, je prends du plaisir à revoir les résidents et certains collègues. Les accompagnements aux soins, repas se font plus précis, efficaces et délicats. Mais il faut encore progresser pour certains car il faut de l’organisation pour ne pas se faire mal au dos, ni faire des gestes inutiles, des déplacements de palan pour rien etc…

Quand les personnes hébergées sont couchées, il me faut déplacer les fauteuils électriques et les recharger. C’est tout un art de manier la manette car je ne compte pas le nombre de fois où une roue a embrassé un de mes pieds. Un poids non négligeable. Hier, je me suis laissé surprendre par la sensibilité du fauteuil, avec la personne dessus. Le fauteuil est parti trop vite vers le lit. Plus de peur que de mal. Je m’étais excusé auprès du jeune. Il avait posé sa tête sur mon bras pour un temps de réconfort. Malgré cet évènement, le lendemain, quand il m’a revu, il s’est exclamé joyeusement en me revoyant. Toujours plaisant d’être bien accueilli, n’est-ce pas ? Et surtout quand le lien de confiance est resté malgré les bourdes.
Pour ceux qui peuvent utiliser le fauteuil électrique et qui n’ont que se moyen pour exprimer leur liberté de se déplacer, cela doit être jouissif. Certains ou certaines n’hésitent pas à déambuler dans les couloirs, à sortir dehors dans le parc, à faire des sprints.

Je reconnais que j’aurai bien aimé travailler sans la situation sanitaire que nous vivons parce que les masques me fatiguent lors des relèves, et bien même dans les échanges avec mes collègues. En même temps, je relativise et je suis satisfait des remplacements que je fais au foyer d’accueil médicalisé.

Toujours au même endroit, Vendredi dernier, j’ai la chance de pouvoir participer à une fête sous le thème du Mexique. Les femmes avaient des fleurs dans les cheveux et les gars, avec un sombrero. L’équipe avait fait décorer par les résidents puis préparer des mets mexicains. Et bien sûr, il y avait de la musique. Un jury devait passer par unité et récompenser les groupes. J’ai eu l’occasion d’emprunter l’appareil photo d’une collègue et ait pris pleins de photo avec plaisir.

Petite anecdote :
je terminais une soirée dans un FAM auprès d’adultes IMC. 21h30, mon dernier collègue venait de partir et je finissais de m’occuper d’un résident qui regardait la tv dans sa chambre. Je devais l’installer, mettre son oxygène, accrcoher sa sonde urinaire. Il avait appuyer plusieurs fois en 10 mn car j’avais oublié un détail, vu que c’était ma première soirée seul! Au bout de la énième fois, je reviens dans sa chambre et lui lance : »Dis tout de suite que je te manque! ». Eclats de rire de sa part!

Little Potager #1

Comme vous l’aviez remarqué, j’ai commencé un potager ! Tout est prêt pour que ça pousse grâce au fumier et engrais naturel que j’ai mis sous le paillage. J’ai juste merdouillé sur les distances de sécurité entre les rangs de carottes puis entre les haricots verts. Cela ne faut que la deuxième année que j’apprends à m’occuper d’un potager !

Voici donc une photo d’ensemble !

Devinette : quels autres légumes ais-je rajouter ? 😁 vous pouvez cliquez sur la photo et zoomer !

Deux projets de livres

Bonjour tout le monde,
Je vous l’annonce pour m’inciter à avancer sur ces deux projets !

Le premier, c’est un roman, pour jeunes ados, je dirais car c’est une épopée d’un jeune ayant une famille maltraitante, placé en foyer puis en famille d’accueil, avec pleins d’aventures et de voyages à travers le sud de l’Europe.
Le héros s’appelle Kim et j’avais écrit chapitre par chapitre sur ce blog en 2013 ! Tout a été enlevé depuis en attendant de le faire publier. Il ne me reste plus qu’à corriger les fautes, c’est faaaaastidieux !

Et le deuxième, ça sera le « journal (pas intime) d’un éducateur » => titre à revoir. Je fais une compilation de textes que j’ai écrit sur le social, sur mon quotidien d’éducateur et même d’animateur en EHPAD. Je jongle entre des textes de témoignages, d’histoires de vie et de poésie, un peu comme mon livre « Sourd et Certain ».

Et oui, ça demande de faire un retroplanning, de s’organiser ! Et demander de l’aide si besoin !

Et je sais, que grâce à vous mes fidèles lecteurs, je pourrai réussir à mener jusqu’au bout mes deux projets.
Très belle journée à vous,

Chroniques d’un éducateur #12 Un peu de lecture

Même après quelques années d’expérience, il est toujours utile de lire ou relire des ouvrages autour de son métier. Une piqûre de rappel… sans la 5G !
Bref, j’ai gardé quelques ouvrages de mon diplôme d’éducateur spécialisé reçu en 2006 à l’IUTB de Tourcoing puis j’ai completé ma bibliothèque selon les opportunités.
J’ai surtout acheté (et emprunté quand même aussi) des livres aussi quand j’ai écrit mon mémoire sur le jeu et la socialisation auprès des enfants qui ont des troubles de la personnalité et du comportement.

Pour la bibliographie, je ne ferai pas mieux que le site de Célia Carpaye, que je vous invite à découvrir sans hésiter:
http://www.educenformation.com/

Pour ma part, voici ma petite bibliothèque :

Puis quelques ouvrages que j’aimerais lire :

Ne surtout pas oublier Deligny !

Et bien sur il y a deux revues incontournables:

Quels sont vos livres de chevets en lien avec le social ?

Chroniques d’un éducateur #11 L’art de faire équipe… ou pas !

Lors de mes remplacements, j’ai pu découvrir la diversité des équipes. J’ai pu prendre du plaisir à travailler avec certains et certaines, ce qui rendait le travail beaucoup plus agréable. Et puis d’autres remplacements avec des collègues très désagréables, peu importe leur fonction, AMP, ME, Aide-soignant, psychologue, etc….
Dernièrement, je ne pouvais pas supporter une collègue qui infantilisait les résidents adultes, parlait sur un ton désagréable (oui, c’est subjectif), avait une attitude hautaine à mon égard car je n’étais que remplaçant.
Alors comment faire équipe avec des personnes que nous choisissons pas, et surtout avec des personnes qui nous agacent ?
Cette réflexion pourrait se retrouver partout, dans n’importe quel domaine de travail.
On pourrait croire que dans le social, nous pourrions nous entendre, avoir des points communs. Possible quand nous avons travaillé sur nos objectifs de travail, quels postures doit-on prendre envers ceux que nous accompagnons au quotidien ? C’est aussi tout le travail du chef de service, de la coordinatrice de permettre un travail d’équipe, d’être en confiance et en cohésion. Et surtout de l’humour et de la bienveillance.
C’est bien beau tout ça Vivien ! En théorie, c’est beau mais en pratique, il faut jongler avec les personnalités de chacun et chacune, de leur façon de travailler. Il faudrait être en capacité aussi de pouvoir d’écouter, de communiquer, d’échanger.

« L’équipe est l’un des tout premiers outils de l’éducateur, celui sans lequel il ne peut pas exercer convenablement son métier. »
Philippe Gaberan

Si on se laissait aller, on aurait envie de baffer un collègue insupportable, ou d’engueuler une collègue qui dépasse les limites envers une personne que nous accompagnons.
C’est un sacré travail sur soi pour pouvoir avancer dans la diversité des expériences.
Je me souviens d’excellents échanges avec certaines collègues sur nos pratiques, sur la façon de faire grandir les jeunes, sur la façon d’être juste présent et de ne pas être que dans le faire. Cela m’avait permis d’étoffer ma pratique professionnelle et de comprendre certaines situations.

Echanger sur nos pratiques est une clé phare pour faire avancer une équipe.
Echanger aussi sur ce qui nous pèsent, nous rends vulnérables aussi tout évitant le jugement, la manipulation, la malveillance.
La communication bienveillante est un très bon outil mais qui est à utiliser dans de bonnes conditions. Se former aussi essentiel.
Faire circuler les informations est tout aussi important pour éviter les couacs.

Oui, je sais, ce n’est jamais simple surtout quand nous sommes fatigués, quand nous sommes confrontés à des violences du public ou une violence institutionnelle.

– Vivien, t’es un peu mal placé pour parler d’équipe puisque tu ne fais que des remplacements. Tu es juste de passage !
Et alors? L’importance d’un équipe qui roule bien, c’est de pouvoir travailler dans de bonnes conditions et surtout cela impacte sur les personnes que nous accompagnons. Mon objectif est de rendre le quotidien des adultes ou des jeunes moins pénible et que la dignité de chaque personne soit respectée.

J’aime bien quand les règles sont claires dans le fonctionnement d’une équipe, que chacun et chacune sait ce qu’il fait. J’apprécie quand je peux travailler en tout confiance, que j’ai ma place, ce qui n’est pas souvent le cas hélas. Cela m’arrivait être infantilisé, me prenant juste pour un bouche-trou.

Alors, et vous ? Comment vivez-vous le travail en équipe ?
Quels sont les moyens que vous mettez en oeuvre pour une meilleure cohésion d’équipe ?
Aussi lâchez-vous, avec bienveillance ! 😉


Oui, je sais, je suis vache pour mettre cette photo pour illustrer