Chroniques d’un éducateur #14 Fauteuil électrique, plaisir de travailler et Mexique

A force d’enchainer les missions dans un même lieu, je prends du plaisir à revoir les résidents et certains collègues. Les accompagnements aux soins, repas se font plus précis, efficaces et délicats. Mais il faut encore progresser pour certains car il faut de l’organisation pour ne pas se faire mal au dos, ni faire des gestes inutiles, des déplacements de palan pour rien etc…

Quand les personnes hébergées sont couchées, il me faut déplacer les fauteuils électriques et les recharger. C’est tout un art de manier la manette car je ne compte pas le nombre de fois où une roue a embrassé un de mes pieds. Un poids non négligeable. Hier, je me suis laissé surprendre par la sensibilité du fauteuil, avec la personne dessus. Le fauteuil est parti trop vite vers le lit. Plus de peur que de mal. Je m’étais excusé auprès du jeune. Il avait posé sa tête sur mon bras pour un temps de réconfort. Malgré cet évènement, le lendemain, quand il m’a revu, il s’est exclamé joyeusement en me revoyant. Toujours plaisant d’être bien accueilli, n’est-ce pas ? Et surtout quand le lien de confiance est resté malgré les bourdes.
Pour ceux qui peuvent utiliser le fauteuil électrique et qui n’ont que se moyen pour exprimer leur liberté de se déplacer, cela doit être jouissif. Certains ou certaines n’hésitent pas à déambuler dans les couloirs, à sortir dehors dans le parc, à faire des sprints.

Je reconnais que j’aurai bien aimé travailler sans la situation sanitaire que nous vivons parce que les masques me fatiguent lors des relèves, et bien même dans les échanges avec mes collègues. En même temps, je relativise et je suis satisfait des remplacements que je fais au foyer d’accueil médicalisé.

Toujours au même endroit, Vendredi dernier, j’ai la chance de pouvoir participer à une fête sous le thème du Mexique. Les femmes avaient des fleurs dans les cheveux et les gars, avec un sombrero. L’équipe avait fait décorer par les résidents puis préparer des mets mexicains. Et bien sûr, il y avait de la musique. Un jury devait passer par unité et récompenser les groupes. J’ai eu l’occasion d’emprunter l’appareil photo d’une collègue et ait pris pleins de photo avec plaisir.

Petite anecdote :
je terminais une soirée dans un FAM auprès d’adultes IMC. 21h30, mon dernier collègue venait de partir et je finissais de m’occuper d’un résident qui regardait la tv dans sa chambre. Je devais l’installer, mettre son oxygène, accrcoher sa sonde urinaire. Il avait appuyer plusieurs fois en 10 mn car j’avais oublié un détail, vu que c’était ma première soirée seul! Au bout de la énième fois, je reviens dans sa chambre et lui lance : »Dis tout de suite que je te manque! ». Eclats de rire de sa part!

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