Hier, j’ai donc joué ma conférence théâtralisée devant 6 résidents, une collègue et la cheffe de service.
Nous étions dehors entre ombre et soleil. Ce fut très riche et pour ma part, déconcertant finalement. En effet, j’ai sensibilisé sur l’accueil d’une personne sourde, donc un peu concerné 😅.
A la fin, ce fut très émouvant car ils ont mieux compris pourquoi nous avions des soucis de communication (milieu bruyant, masqués, voix trop basse etc).
La cheffe de service m’a invité à rejouer sur les autres unités ! A voir pour la suite !
Bonjour tout le monde, me voici donc de retour sur les routes de l’intérim. Depuis la semaine dernière, j’enchaine des journées de 12h dans un foyer d’accueil médicalisé que je connais très bien et que j’apprécie. Une question me taraude malgré tout : Comment peut-on faire du bon travail et être disponible auprès des résidents quand on accumule beaucoup de fatigue avec de grandes amplitudes horaires. Je pense énormément aux soignants, aux aides-soignants qui peuvent enchainer des gardes, surtout les internes qui peuvent faire jusqu’à 60 heures la semaine. Est-ce humain ? Et vous ? Comment le gérez-vous ? Une aide-soignante me disait : « Je le fais pour les résidents ». Comment apporter un cadre sécurisant quand soi-même, avec la fatigue, on peut faire des erreurs, moins assuré dans les gestes ? Jusqu’à quel point dois-ton se mettre au péril au risque de fragiliser une vie familiale et même une vie personnelle ? Ceux qui imposent ces horaires, ont-ils déjà vécu ces amplitudes de travail ? Bref, il est nécessaire de savoir dire non et de se préserver malgré tout. Je ne ferai pas toutes les semaines sur ce que je suis en train de faire en ce moment: 39,5h en 4 jours! C’est l’avantage de l’intérim, c’est de pouvoir jongler et trouver un juste équilibre quand il le faut.
Hier, un résident a eu son fauteuil électriques en panne. Un problème de moteur. Heureusement, j’ai trouvé le mode manuel. Je n’apprends à personne mais c’est très lourd à pousser. Ce matin, je l’ai accompagné dans la cour en poussant bien faire, en faisant un sprint. Il était hilare et moins en sueur. Bien sûr, dans sa chambre, il a un fauteuil manuel, plus léger mais il sera tout aussi dépendant, car il ne pourra pas se déplacer seul. Vivement que son fauteuil soit réparé et retrouve sa liberté de déplacement.
Alors quels sont vos records d’amplitudes horaires et comment l’avez-vous vécu ?
Ces brises-lames à Saint-Malo auraient 200 ans. J’ai ouï-dire qu’ils seront bientôt changés par d’autres chênes, enfoncés aux deux-tiers. Impressionnant, n’est ce pas ?
Je reconnais qu’en tant intérimaire, j’apprécie quand il y a des relèves et que les informations circulent. Surtout quand c’est écrit. Je suis sûr au moins qu’il n’y ait pas de malentendus. Quand ce n’est pas écrit, je fais au moins répéter une fois l’information pour être sûr d’avoir tout compris, et de ne pas commettre de bourde. Cette semaine, j’ai découvert un nouveau lieu dans le cadre de mes intérims. Et là, pas de relève. La personne avait qui j’allais travailler me racontait le problème de transmission entre les équipes. Ma mémoire est devenue sans doute courte et qu’il n’y a pas forcément de relève dans chaque établissement. Je parle surtout pour les foyers de vie, les FAM, les MAS et tout autre lieu où les équipes se croisent avec des horaires décalés. Mes chers et chères collègues, j’attends vos témoignages !
J’apprécie aussi quand mes collègues transmettent des informations sur une première prise en charge. Ce n’est hélas pas souvent le cas et je déteste ça. Pourquoi ? Parce que je préfère que la personne que j’accompagne se sente en sécurité et qu’il n’ait pas face à lui un gars qui hésite, qui pourrait lui faire mal (sans faire exprès bien entendu).
En théorie, quand les informations circulent bien et que chacun sait ce qu’il a faire, tout se passe bien. Mais ça, c’est de la théorie. On sait bien qu’en pratique, il peut y avoir un gouffre selon les relations entre collègues et les affinités dans l’équipe (Voir Travail d’équipe) . Hélas, hier, cela n’a pas loupé, je me suis bien fait marché dessus au niveau respect de la parole. Le collègue en est question faisait des choses à ma place alors que nous nous étions bien répartis les rôles. Que nenni ! Il a presque tout fait sans m’en informer. Je me souviens d’un cours de psychologie sur la dynamique relationnelle. La rétention d’informations est une forme de pouvoir et d’avoir la mainmise sur son environnement. Et oui le partage d’informations est tout un art et cela s’apprend. Avec quels supports sommes-nous le plus à l’aise pour transmettre des informations ? Cahier de liaison en papier ou numérique, agenda, classeur où tout est bien trié, clair.
La problématique aussi dans la transmission à l’oral ou à l’écrit, c’est la question d’être à l’aise pour en parler, avec quels mots, avec quelle posture ? Savoir aussi le transmettre dans un lieu et moment adéquat, quand l’autre est disponible pour l’intégrer. Bref, cela implique aussi apprendre à écouter, à s’écouter, à oser demander si on ne comprends pas.
Bon courage donc aux jeunes professionnels et même aux moins jeunes qui intègrent une nouvelle fonction, ou une nouvelle structure. Bonnes vacances pour ceux qui en ont.