Pourquoi je décide d’intégrer une interprète LSF à mon spectacle !

J’ai 4 raisons pour vous convaincre :

🤝 1. Être cohérent avec mon message

Logique, je prône une accessibilité universelle.
Je parle de la LSF (Langue des signes française) à travers un de mes personnages.
C’est passer de la parole aux actes.

📈 2. Ouvrir mes portes à une nouvelle communauté

En France, des centaines de milliers de personnes sourdes pourraient apprécier mon spectacle sur un sujet qui les touche directement.
Pourquoi les priver de rire ensemble ?

💡 3. Transformer mon spectacle en démonstration vivante

Quoi de mieux que de montrer la beauté de la LSF en direct ?
Le public découvre concrètement cette langue riche et expressive, rendant mon message plus percutant.

🧡 4. Le plaisir de partager la scène

Fini le one-man show solitaire !
Avoir une interprète à mes côtés, c’est créer une vraie complicité sur scène.
Un duo artistique où nos deux formes d’expression se complètent et s’enrichissent mutuellement.

C’est plus vivant, plus dynamique, et franchement… plus enthousiasmant !

Hâte de pouvoir jouer demain en duo, ma dernière représentation avvant les vacances.

L’interprète qui est sur la photo, c’est Karine. Elle connait par coeur mon spectacle car elle a déjà interprété 7 fois.

Elle fera la huitième fois le 13 septembre à la salle des fêtes de Nivolas-Vermelle (38) à 20h30.

Si vous me faites appel, une interprète LSF sera inclus dans le devis !

▶️ Toute conférence, tout spectacle devrait être accessible avec une interprète LSF (cela peut un aussi, même si les gars sont moins nombreux), et du sous-titrage au minimum.
On pourrait aussi avoir de l’audiodescription et du codage LPC !

💪 un sourd rire partagé vaut définitivement mieux qu’un mal entendu !

Allez, on se fait une date à la rentrée ?
vivien@apprendreaecouter.com

PS : Pendant que j’écrivais ce post, un magnifique orage a dévalé sur ma commune. Nous avons perdu 15 degrés en 30 minutes. Un bien fou !

Le handicap n’est pas un problème

Je ne suis pas un problème.

C’est votre regard qui nous rejette.
C’est votre posture qui nous discrimine.
C’est votre inaction qui nous exclue.

Vous restez sourds à nos droits.
Vous êtes aveugles aux solutions.

Stop aux discriminations !
Stop au validisme qui peut tuer !

Nous faisons partie de la société.

Nous sommes 12 millions environ avec un handicap.
Des forces vives qui peuvent s’accomplir.
Des personnalités qui peuvent s’investir.
Des voix qui peuvent porter loin.

Nous ne sommes pas des erreurs de la création !
Nous n’avons pas choisi d’être imparfaits.
La perfection n’existe pas d’ailleurs.

Nous choisissons de vivre
Avec ce que nous sommes,
Pour faire ensemble le vivre ensemble !

Ensemble, agissons vraiment !
Vive l’accessibilité universelle !

Depuis hier, 1er juillet, a commencé le mois des fiertés handies.

J’ai appris cela grâce à Lydie Raër.
Je reprends son texte qui est très clair :

« Créé aux États-Unis en mémoire de l’anniversaire de la promulgation, le 26 juillet 1990, de l’ADA (Americans with disabilities Act),

ce mois célèbre les personnes handicapées, leurs diversités et promeut l’accessibilité universelle, dénonce le validisme :
– le système d’oppression subi par les personnes handicapées.

Il s’agit également d’un mois de commémoration des personnes handicapées décédées du fait des violences validistes.

Vous connaissez ce drapeau ?

Il s’agit du drapeau de la fierté des personnes handicapées créé en 2019 par Ann Magill, autrice présentant une paralysie cérébrale.

À l’origine, ce drapeau comportait des motifs en zigzag, ce qui le rendait peu accessible aux personnes malvoyante. Il a donc été modifié en 2021 et comprend aujourd’hui des couleurs plus douces et des rayures diagonales droites.

Voici la signification du drapeau :

Les six couleurs du drapeau : Le handicap traverse les frontières entre les nations
Fond noir : Deuil pour les victimes de violence et d’abus validistes
Bande diagonale : Franchir les murs et les barrières qui séparent les personnes handicapées de la société
bande rouge : Handicapées physiques
Bande dorée : Neurodivergence
Bande blanche : Handicaps invisibles et non diagnostiqués
Bande bleue : Handicap psychiatrique
Bande verte : Handicaps sensoriels

Je vous souhaite à toustes un très beau mois des fiertés handies ✊ 🌈


Pardon, j’ai perdu mon humour ?
Point du tout, j’ai bien le droit d’être en colère aussi 😁

Mais c’est vrai que je préfère sensibiliser avec le rire, le message passe différement !

Alors, quelle est le problème ?

Dialoguer avec un sourd, c’est possible ?

4 questions pour s’entendre !

4 réponses en toute simplicité autour de la surdité.

🔹 Que faites-vous si vous tombez en panne d’appareil auditif, alors que vous êtes en groupe ?

Je serai bien embété. Soit j’échange en langue des signes si d’autres personnes la connaissent. Ou bien, je prends un support ou sort mon application de
sous-titrage.

Mais à l’improviste, ce n’est jamais simple. Tout dépend de la bienveillance du groupe.

🔹 Est-ce que des professionnels de santé ont empêché vos parents de vous faire apprendre la langue des signes ?

Très bonne question. J’ai rien entendu.

C’est plus les pouvoirs publics qui n’ont pas soutenu la création d’une association par mes parents, en vue d’une éducation bilingue entre la langue des signes et le français écrit/oral.

J’ai donc intégré une école ordinaire avec des séances d’orthophonie.

🔸 Que diriez-vous à une personne qui perd de l’audition et qui ne veut pas se faire appareillé ?

Je lui parle de mon expérience d’appareillage qui a lieu tous les 5 ans.
Au bout de quelques jours d’adaptation et de réglages, c’est toujours un régal de bien entendre et de comprendre.

C’est comme pour les lunettes, c’est du confort auditif comme pour du confort visuel. C’est dommage de pouvoir s’en priver. Et les relations avec nos proches peuvent s’apaiser.

🔹 Peut-on évoquer autrement le handicap ?

Le mot handicap n’est pas un gros mot. Appelons un chat un chat. Tout dépend de l’intention qu’on met derrière. C’est surtout ne pas résumer la personne à son handicap.

Nous pouvons parler de nos besoins spécifiques au quotidien, de nos singularités. Cela se fait dans le dialogue et dans la bienveillance, sans s’apitoyer surtout !

Nous sommes avant tout des personnes avec nos passions, nos défauts, nos délires, nos rêves.
………………………

😱 Cela m’est déjà arrivé de ne pas pouvoir répondre à une question trop technique !
Pour cela, je demande si dans la salle, quelqu’un peut y répondre !

Pour en savoir plus, mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu » vous offre un grand panel de mon expérience autour de la surdité et du handicap invisible.
Et tout cela avec humour et légéreté !

Hâte de venir jouer chez vous à la rentrée scolaire !

PS : Post écrit dans la fraicheur matinale entre 5h30 et 6h30 ! Bon courage avec la chaleur !
J’ai réussi à faire baisser la température de l’appart de 29°2 à 26°9, youpi !

PS2 : Ma dernière date avant les vacances sera ce vendredi 4 juillet près de Paris. 😁

Le bruit du silence : Les Acouphènes !

[Samedi poésie]

Que fait le silence comme bruit ?
Un murmure invisible sans fruit ?
Un chuchotement lointain ?
Un bruissement sans teint ?

Mon silence n’est point infini.
Malgré ma surdité, j’entends.
Selon mon humeur, cela dépend.
Des sifflements, des cliquetis.

Parfois un concert d’Hard Rock.
Ou bien un chant baroque.
Régulièrement, un bruit blanc
ou un son aigu tremblant.

Pour vérifier si cela ne vient pas d’extérieur,
J’éteins mon appareil, tout simplement.
Il me faut prendre patience, sans heurts.
Parfois, il me faut bouger sciemment.

Ecouter de la musique pour les oublier.
Penser à autre chose mais c’est galère.
La sophrologie comme bouclier ?
Tout est au cas par cas, par crémaillère.

Cela peut durer trente secondes
Ou bien des journées entières.
Chez moi, c’est la fatigue sévère
Qui me les déclenche, m’inonde.

Quand mes acouphènes sont là,
J’entends moins, un comble.
Ma compréhension retombe.
Mes pensées sont de la mozzarella.

Alors j’ai besoin de m’isoler
Ou bien de rire, de jouer
Sans besoin d’écouter
Pour ne plus y penser.

Je ne vous souhaite pas d’avoir des acouphènes.
De tout coeur avec ceux et celles qui en ont.

Voyage en Norvège : Évasion Eco-Responsable

Je ne suis pas resté sourd à un de mes rêves.

Cela me trottait depuis longtemps.
J’avais des besoins à répondre :
– Besoin d’évasion
– Besoin de découvertes
– Besoin de liberté
– Besoin de me nourrir interieurement

Bien sûr, il me fallait combiner avec ma vie de famille,
réflechir combien de temps je pouvais partir
Discuter en couple ce qui était possible.

Discerner aussi en fonction de ma fatigue, de mes douleurs dorsales.
De ma surdité ?
Aucune contre-indication.

Le deal, c’était entre 7 et 8 jours, pas plus en fonction des transports.
Pour des raisons écologiques, je ne prendrai pas d’avion.
Tout en bus et en train.

Pour des raisons de budget, cela sera à 80% en bus.

Hier, pendant deux heures, j’ai hésité entre trois destinations.
Vers le Nord.
Le hic, j’avais perdu mon passeport.

❌ Ecosse, out !

Et un autre endroit, le ferry mais trop énergivore, trop long et cher.
❌ Irlande, out !

Le troisième fut le bon, et c’était vraiment une de mes destinations favoris :
✅ La Norvège !

Je vais donc partir en Flixbus de Lyon à Oslo, avec un changement à Berlin.
Idem pour le retour.

En Norvège, je vais à aller en train d’Oslo à Bergen.
J’avais penser à Trondheim ou les iles Loften mais trop loin et pas assez le temps.
Deux nuits à Oslo puis je redescend en bus par Stavanger et revenir sur Oslo.

4 Nuits dans une auberge de jeunesse.
4 nuits en bus pour l’aller-retour France-Norvège.
J’ai limité le plus possible mon budget hébergement.

Cela sera du 21 juillet au 29 juillet.

Quand j’avais fini de tout préparer, j’étais heureux.
Heureux de cette perspective.
Je partirai léger, juste le strict nécessaire.

Vivre un voyage en lenteur, en douceur, en flâneries.

Quelle sera votre prochaine folie ?

PS : Si jamais vous connaissez des amis en Norvège, je suis preneur comme pour partager un repas par exemple 😁

Un oiseau au lever du soleil

L’ayant vu à un autre endroit, moins en contre-jour, c’est un tarier pâtre !

Un couple de pie-grièche écorcheur

Ce matin, je suis parti à la fraiche vers 5h45.
Je n’arrivais plus à dormir car trop de cauchemars au vu de l’actualité géopolitique et climatique.
Pour me changer les idées, j’ai pris mon télé-objectif !

Et j’ai eu deux oiseaux que j’avais jamais pris en photo !


Pie-grièche écorcheur mâle

Et La pie-grièche écorcheur femelle

Une jolie satisfaction pour commencer ma journée !

Quête pour des piles auditives

Que de péripéties, je vous assure !

Je m’en serais bien passé.

Depuis quelques jours, je savais que j’étais en rupture de sotck de piles auditives.

Plusieurs fois, j’étais passé devant des audioprothésistes.

« Oui, oui, faut que je me réaprovisionne » !

Et cela n’avait pas loupé.

Mon appareil auditif fit un délicieux signal,

m’avertissant que je n’allais plus rien entendre :

« Biiiiip biiiiip biiiiiiip »

Traduction : « Change de piles ou tombe dans un silence éternel »

Tout fut sous contrôle, ça va !

On était samedi matin.

Je savais qu’il y avait deux audioprothésistes dans ma ville.

A ce moment là, j’étais à une fête du centre social, en vélo avec ma famille.

Nous repartions comme d’habitude chez nous, dans une douceur relative.

Je laissais ma famille rentrer et pour ma part, je bifurquais pour descendre dans la fameuse rue où se trouvait les deux audioprothésistes, à 50 mètres entre les deux.

J’attachais mon vélo puis je me pointais chez le premier audio.

Fermé le samedi matin, sur rdv.

Diantre !

Je repris ma marche pour aller au deuxième.

Ouvet du mardi au vendredi.

Fichtre !

Comment ça ?

C’était un nouveau et je n’avais pas fait gaffe à leurs horaires d’ouverture.

Mais la plupart sont ouvert le samedi matin, m’écriais-je !

Bon, je fis 153 mètres jusqu’à la pharmacie en espérant trouver des piles auditives.

Cela peut arriver, je vous assure.

Des clous, des cacahuettes, que dalle !

Mazette de mazette.

Bon, je décidais de rentrer chez moi avec mon vélo.

Arrivé chez moi, ma femme me conseilla d’aller chez l’opticien.

Mais oui, je n’y avais pas pensé.

Comme j’étais déjà un peu fatigué, je pris la voiture.

Vous allez ricaner, l’opticien était à côté de la pharmacie où j’y étais 10 mn avant.

Il avait bien des piles, mais périmé depuis 2023.

Il me donna 2 boites de 6 et je repartis chez moi dans la fournaise de ma voiture.

Dans ma demeure un peu fraiche, je changais ma pile.

Nada.

Une deuxième nouvelle.

Silence radio.

Une troisième.

Toujours rien.

Et même une quatrième, hein, au cas où.

Dans mes rêves les plus profondes.

Il était déjà 12h06 !

Mon audioprothésiste habituel dans la commune voisine fermait à 12h30.

C’était décidé.

Alors que j’étais dans un silence complet.

A part un petit bruit de fond.

C’était mes acouphènes qui me tenaient compagnie.

Je repris ma voiture brulante

En espérant arriver avant la fermeture.

Je dévalais une petite route sinueuse, ombrageuse

Pour ensuite dévaler une grande rue.

Sur place, j’y étais à 12h20.

Ouf, mon audioprothésiste m’accueillit avec un grand sourire.

Je pris 3 boites.

Et elle me proposa de changer le tuyau de mon appareil.

Bien sûr, avec plaisir !

Tout est bien qui finit bien.

Une heure pour avoir tenté mes piles auditives.

Un geste nécessaire pour que je puisse entendre, et être en lien avec mon entourage.

Et surtout bien entendre et bien comprendre.

« Ah, quelle aventure » comme dirait Bebel.

Vous avez la ref ?

Cela vous ait déjà arrivé des mésaventures de ce style ?

Samedi poésie

J’observe avec soin,
A découvert, sans coin
Etre là et témoin
Pour un futur festin.

Solitude invisible.
Une recherche sensible
Point de cibles.
Tout peut paraitre risible.

La chaleur est pesante.
Une lumière rasante.
Un silence qui m’étreint.
Je suis dans le pétrin.

Une faim m’envahit.
Une attente qui s’épanouit.
Enfin, une proie survient.
Mon repas advient.

Tout vient à point,
Dans la persévérance,
En faisant l’appoint
de mes espérances.

………………………………………………………………

Que ressentez-vous en voyant cette photo ?

PS : Photo personnelle – c’est un tarier pâtre !

Je ne suis pas courageux

Je n’ai pas le choix.
Je n’ai pas choisi d’être sourd.
Je n’ai pas choisi d’avoir une grande fatigabilité.
Je n’ai pas choisi d’avoir d’autres tracas du quotidien.
Je n’ai pas choisi d’être atypique et d’avoir un relationnel particulier.

Et pourtant il me faut perséverer, avancer si je veux vivre.
Je fais face à mes vagues d’humeur, très fluctuantes.
Je surfe si possible et j’en profite quand l’énergie remonte.
Il me faut accueillir les moments très creux .

Je n’ai pas le choix d’ailleurs.
Je ne suis pour rien.
Ni responsable, ni coupable.

Par contre, je suis responsable de comment je veux me relever,
Comment j’ose danser sous la pluie,
Comment sourire malgré tout
Et pleurer quand il y a besoin
Pour évacuer le trop plein,
Quand les angoisses sont là.

Mais jamais je n’irai me jeter dans l’étang.
Ni m’enfoncer dans les ronces,
Ni me mettre sous les roues d’un camion.

Des idées noires, juste des pensées.
Les laisser couler, ne pas les laisser s’ancer.

J’ai toujours cette lueur en moi.
Une lumière vive qui veux toujours croire.
Que la vie en vaut toujours la peine.

Avancer avec la peur,
Oser sortir de sa zone de confort,
Et surtout oser recevoir de la tendresse,
Les mots doux, les sourds rires.

J’ai choisi de vivre, c’est certain !
Avec ce que je suis, avec mes fragilités.
Cela ne m’empêche pas de vivre des projets,
D’avoir des rêves, de les concrétiser.

Tout dépend aussi dans quel environnement je suis.
Je suis très sensible à l’environnement,
A l’ambiance qui peut me porter,
Me faire aller plus loin
Sans jugements, sans préjugés.

Je ne suis pas courageux.
Je suis juste résilient !

Alors je persévère pour témoigner, inspirer, sensibiliser
Jouer avec humour.

Je continue parce que vous êtes là!

Merci !