Un sourd, pas un idiot!

Un vrai sourd

Bonjour à tous,

Voici ma deuxième vidéo :

 

Très bonne semaine à vous!

 

Ecriture en pause, vidéo en apothéose

Bonjour à tous,

Souhaitant me consacrer totalement à la vidéo, je fais donc une pause dans mes écrits.

Je vous partagerai sur ce blog mes vidéos youtube.

N’oubliez pas de vous y abonner : Le souffleur de mots

Un grand merci d’avance pour vos soutiens et au plaisir de lire vos commentaires.

 

 

 

Vidéo : Un sourd à la parole

Bonjour à tous,

Voici ma première vidéo. Un grand merci d’avance pour vos retours!

Prochainement, une vidéo

Sans titre

Accueillir le silence

Accueillir le silence,

Un temps calme pour reposer ses neurones.

Juste écouter sa respiration,

Et goûter la saveur fraiche de l’air.

Se permettre de cueillir les émotions

Comme elles viennent,

Dans une solitude sereine.

Juste un temps pour laisser le corps se détendre

Le temps d’un instant hors des tracas.

Pour laisser émerger la vie

Et pourquoi ne pas sourire ?

Ou bien pleurer avec ce qui advient.

Sans regrets, sans remords avec ce que l’on est.

Fermer les yeux

Inspirer au plus profond de soi

Pour être le plus vrai possible.

Être soi.

Puis mettre ses sens en éveil

Puis se rendre disponible

Avec confiance

En regardant autour de soi.

Se protéger

Puis se donner la permission

D’être bien,

Même pour un court instant.

C’est peut-être un avant-goût de l’éternité.

N’oublions jamais que le bonheur est un chemin

Et non un but à atteindre.

Facile à dire que de faire

Mais le vivre rien qu’une seconde, cela fait un bien fou.

Et pourquoi pas retenter l’expérience ?

T’entendre

Je vois que tu es épuisé.

Tu t’énerves pour des broutilles.

Tu oublies l’humain

En posant tes actes de soins.

Tu t’embrouilles dans tes pensées.

Tu es à la limite du burn-out.

Et pourtant tu adores ton métier.

Tu enchaines tes heures de garde.

Tu serres les dents.

Tu figes ton visage.

Jusqu’à quand tiendras-tu?

Je t’interpelle naïvement

Je fais un peu l’idiot.

Je dis que je vois ta fatigue.

Un miroir se brise.

Et les blagues fusent.

Des mots sont expulsés de ton coeur.

Un sourire irradie ton visage.

Ton regard commence à briller.

Tu te sens soulagé, écouté.

Je comprends et j’entends ton épuisement.

Je te soutiens. Nous sommes du même bord.

Nous travaillons avec l’humain.

Ensemble, même si on ne se reverra pas,

Nous pouvons avancer, soutenu

Dans notre combat de tous les jours

En n’essayant de ne pas s’oublier.

Je sais que ce n’est pas facile.

J’ai connu ces heures où l’on enchaine

Sans pouvoir souffler, ni respirer.

J’ai connu ces moments où l’on croise

Des personnes qui nous redonne courage.

Alors ne baisse pas les bras

Sachant que tu n’es pas seul,

Qu’il y aura toujours quelqu’un

Quelque part pour t’écouter,

Te comprendre et te soulager.

Rire encore un bon coup

Et alors, tu peux continuer à vivre ton boulot

Sans perdre ta tête, ton âme et ton cœur.

Courage à toi, médecin de passage.

Courage à toi collègue du social.

Courage à toi qui travailles pour l’homme.

Et même à ceux qui travaillent dans d’autres domaines.

SOS méditerranée

Face aux afflux des migrants encore plus nombreux, je souhaiter apporter ma contribution. Comment ? Déjà, vous en parler et que c’est possible d’ajouter sa petite pierre à l’édifice, en fonction de nos possibilités :

SOS méditerranée

Ces migrants sont nos valeurs ajoutés pour l’Europe, car chacun ont des richesses intérieurs et professionnelles que nous ne soupçonnons pas.

Voici un témoignage fort sur le site de l’association : Kebba

Merci à ceux qui contribuent d’autres associations pour la dignité humaine, pour que chaque homme, femme et enfants puisse être regardé et entendu sans rejet, sans dégoût et sans méfiance.

Merci aux associations qui essayent aussi de sensibiliser, d’informer et de casser les idées reçus.

Arrêtons de construire des murs, des barbelés et de se replier dans la peur.

Alors, on agit ?

 

Souvenirs du Sénégal : Déclamation d’un poème par 8 collégiens

En faisant le tri dans mes affaires, je suis retombé sur un papier annoté. C’était un poème que j’avais fait déclamer , il y a 9 ans,  par huit collégiens dont quatre filles et quatre gars! C’était au Sénégal, à Vélingara au Collège Jean-Paul II où je gérais une petite bibliothèque. Cela reste encore un fort souvenir.

Un mercredi au collège 111_01
Le poète

Toi que les dieux ont élu
Pour que ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes

Du plus profond de ton âme
du plus tumultueux de ton sang
du plus clair de tes rêves
du plus orageux de tes désirs
du plus intenses de tes incantations
ah, jaillir la puissance de ta foi
le cri de leur délivrance
tu parleras
Tu parleras la langue de ta pureté
pour ceux dont la voix est emmuré
et la vie suspendue

Tu parleras la langue de ton innocence
pour ceux que l’on écrase de calomnie
jusqu’à ce que leur peau en exsude
tu parleras la langue de ta justice
pour ceux dont on aveugle la vue
au fer des barreaux

Tu parleras de ton amour
pour ceux que l’on bat
pour ceux que l’on étouffe
pour ceux que l’on torture
pour les traqués
tu parleras
pour les condamnés
tu parleras
pour les déportés
tu parleras
pour les non jugés
tu parleras
pour les détenus
tu parleras
pour les interdits
tu parleras
pour les sans-défense
tu parleras
pour les sans défense
tu parleras

Pour ces milliers d’êtres morts parmi les morts
que l’on destine à la rage et à la haine
dans les ténèbres des prisons
tu parleras

Car tu hais la violence
tu hais la calomnie
tu hais le mensonge
tu hais la haine
tu parleras

à eux aussi tu parleras

Tu parleras jusqu’aux confins des mers et des nuits
afin que vienne le jour
et qu’à nouveau pour eux
ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes
ton être est parole qui réconcilie avec la vie
parle….

de Thomas Rahandraha

(Anthologie de la poésie négro-africaine, Anne-Marie Gey, éditions Edicef -SEA, 2001 )

Et si j’écrivais ?

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Et si J’écrivais pour crier à travers l’encre du clavier.

Et si J’écrivais pour hurler à travers mes doigts caressant les touches lettrées.

Je mettrai des mots pour sortir du corps ses maux qui rongent sans cesse.

J’écrirai pour moi puis pour me faire entendre, en liesse.

Avec mes mots puis chercher d’autres mots qui me rejoignent vraiment sur ce que je ressens.

Avec mes images, ma façon d’écrire.

Je laisserai une trace pour exister, en secret ou avec l’autre.

J’écrirai pour faire jaillir des rêves, les concrétiser, les construire.

J’alignerai des lettres pour les faire jongler, les ordonner ou les mélanger.

Et si j’écrivais pour me défouler et dégonfler mes maux de crâne

Qui m’empêchent d’être disponible, d’être attentif à mon entourage.

Et si j’écrivais pour me révolter contre les injustices de l’Europe qui ferme les portes aux réfugiés.

Et si j’écrivais pour dénoncer les abus à outrance du gouvernement et de ceux qui ont le pouvoir de frauder sans être condamné.

Je pourrai arrêter de me taire et de dire non, d’oser dire stop aux abus de confiance, aux harcèlements, aux hypocrites.

Pour les dire une fois pour toute pour que toutes ces colères arrêtent d’encombrer ma tête et qui m’alourdissent.

Et si j’écrivais pour m’alléger pour ensuite enfin, construire des projets porteurs de sens.

Pour s’épanouir et rayonner au tour de soi, et que d’autres petites lumières puissent grandir à leur tour.

Mais pas seulement écrire, mais aussi pouvoir le verbaliser, le partager et agir.

Osons !