S’évader ?

Dans l’instant, je prends la porte
(en pleine figure)
Étourdi par tant de liberté,
Je m’engage en esquissant mon premier pas
(Nous t’applaudissons bien fort).
Je descends les escaliers
Pour faire monter l’adrénaline.
(Tu es shooté par l’interdit)
Une mésange passe
Et je m’agrippe à son aile.
(Là, je ne te suis plus).
L’oiseau m’emmène en haut d’un cerisier.
Je suis léger comme un papillon.
(T’as fumé de la moquette toi !)
Je récolte quelques cerises
Et m’en vais planer vers l’horizon.
(Tu portes bien ton nom)
Je reste sourd à la réalité
Et fuis vers mon imaginaire.
(J’ai vu, je ne suis pas aveugle).
Je me laisse bercer, flotter
Par le souffle d’Eole.
(Bon, je crois que je vais te laisser hein!)
Et paf, je me prends la vitre de mon salon
Je me suis mal réveillé.
(C’est bien ce qu’il me semblait).
Entre deux eaux, j’émerge doucement
Pour ressentir mon douloureux nez.

DSC_0320

Journal d’un confiné #19 Balade déconfiné

Hier, nous avons fait une petite balade dans le rayon d’un kilomètre.
Par chance, nous sommes un peu à la campagne.
(Ne t’en vantes pas trop non, hein ? Sinon, la castagne !)
J’ai emporté mon appareil photo et j’ai pris du plaisir.
Enfin, pas très détendu quand même vu l’actualité.
(Normal, elle est toute relative votre liberté).
Alors voici quelques photos prises lors de notre marche.
Je ne penses pas que ça soit interdit.
(Tu verras bien si tu auras une visite de la police ou pas)

DSC_0895
Un coquelicot tout menu (Un peu effeuillé quand même)
DSC_0897
(Tu attendais un papillon ? ) J’ai attendu tant que j’ai pu et il n’est jamais venu … daidaidai !
DSC_0900
L’ivresse du soleil (Hips… à la tienne !)
DSC_0906
Petit escargot ( https://open.spotify.com/track/5qL8WoZKmcAP1A4ebN5I2P)
DSC_0911
Tentative d’évasion ou curage des dents ( J’opterai pour un narguilé naturel)

Vivement le déconfinement où je partirai plus loin me balader, loin des foules !

Silent Sunday #67

DSC_0040

logo-ic

La religion ? J’ose en parler !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur : la Religion !
(Comment ? Tu oses ? Tu prends des risques).
Je sais et dans la vie, il faut prendre des risques et ne pas taire ses convictions de crainte de se renier.
(Bref, je t’écoute mais je ne te promets pas que je serai tendre avec toi).

Tout d’abord, si on en tient à la définition, la Religion, c’est ce qui relie, avec la traduction en latin Religare : relier. En gros, c’est un ensemble de croyances et pratiques collectives relatives à du sacré.
( Des sectes quoi !)
Attends un peu de réagir à chaud. Tu réagis en fonction de tes expériences, de ce que tu as pu lire ou mal , de tes a-prioris.
Ce qui m’importe, c’est de voir que la religion permet de faire le lien entre les hommes et les femmes et Dieu.
(Dieu n’existe pas, c’est bien connu. Nietsche l’a dit! Dieu est mort. Vu l’actualité, on se demande où il est).
Je te comprends. La religion relève de l’expérience, des rencontres que nous faisons. Malheureusement, dès que nous faisons une mauvaise rencontre, tout devient noir (ou sombre). Nous avons tendance à généraliser et à mettre tout dans le même sac.
(Cela relève du privé. Je m’en fous que tu crois ou pas).
Libre à chacun de croire ou pas, bien sûr. Ce qui est important pour moi, c’est d’être cohérent entre ses valeurs, ses paroles et ses actes.
(Tu balances des généralités, là. Tu en as vécu des expériences ? )
Oui, j’ai vécu des expériences qui auraient pu me faire dégoûter de l’Eglise, ou même des religions, à cause des mauvaises rencontres.
(Mais raconte alors ! T’es pénible enfin).

C’était au collège. Dans une institution catholique privé. Comme j’étais un peu seul au vu du harcèlement scolaire que je vivais, je me réfugiais dans la lecture et encore plus dans la vie des saints, avec la revue « Grain de soleil ». J’étais convaincu d’une présence invisible qui me protégeait. Un jour, j’étais servant d’autel lors d’une messe, je devais accompagner le père B. dans ses rituels devant l’assemblée où se trouvait ma mère. Un moment, il me demande quelque chose, je ne comprends pas. Je lui donne un pied de micro, complètement incertain. Et là, il gueule: « Non, la corbeille! ». J’ai été tétanisé comme le fut aussi ma mère. 

Cette humiliation que j’avais subi de la part d’un religieux pouvait m’éloignait carrément de la religion. Si un religieux pouvait se permettre de m’humilier, où je pourrai me sentir en sécurité et en confiance ?
Heureusement, je savais faire la part des choses. Ce prêtre, comme tout religieux et religieuse, est humain. Ce sont les hommes et femmes qui donnent une certaine image de la religion en fonction de leurs actes, de leurs paroles.
(En gros, tu veux me dire que la Religion est saine mais que ce sont quelques hommes qui foutent le bazar et dénaturent complètement le message).

Un autre exemple de rencontre, si tu veux ! Avec un ami musulman.
(Ah, je suis tout ouïe !)
C’était en 2001 au Sénégal. J’étais dans une famille sénégalaise musulmane dont le père était un grand ami d’un de mes oncles. J’avais lié d’amitié avec un de ses fils, Mamadou. Je me souviens qu’on passait nos soirées à discuter religion, de notre foi, de la Bible et du Coran. J’eus beaucoup de plaisir à échanger avec lui en s’appuyant sur nos connaissances des religions et des écrits. Nous nous taquinions aussi tout en sachant que le respect fut mutuel. 
Suite à cette expérience, cela me confirme bien que ce sont bien les hommes qui peuvent complètement dénaturer le message initiale avec leurs croyances, leurs peurs. Ce que sont les intégristes!
(En gros, on peut pas dire que la Religion a tué mais plutôt des hommes qui ont tué au nom de leur Dieu.).
C’est ça, et moi, j’ai toujours du mal à comprendre qu’on puisse tuer, agir contre l’homme ou la femme au nom de Dieu. Puisque selon ma foi, selon mes connaissances des écrits, Dieu n’a jamais ordonné cela. Qui suis-je pour juger ?
(ouh là, doucement tu balances des vérités, comme ça, des phrases à la noix! C’est un peu facile).
Ce n’est pas pour rien que ça me manque de ne pas pouvoir échanger, être en lien, de confronter nos idées avec respect et bienveillance.
(Tu es un doux rêveur, un idéaliste ! De la bienveillance ? Y aura toujours des rageux. )
J’ai déjà connu des groupes où l’on pouvait échanger sur notre foi (ou pas) et ce fut très agréable et constructif.
Le plus important, c’est de pouvoir continuer à construire ses valeurs sur du roc et de d’être ouvert d’esprit.

Je vais arrêter ici, je pourrai encore continuer sur ce sujet.
En attendant, prenez soin de vous et restez fidèles à vos valeurs qui vous font grandir et grandir votre entourage !

100_3974

Ecouter – Extrait du livre « Sourd et certain »

Une petite vidéo où je vous lis un extrait de mon livre « Sourd et certain » !
Bonne écoute à vous !

Jeudi photo #51 Rougequeue noir / Black Redstart

Depuis quelques jours, j’ai constaté qu’un couple de rougequeue noir a élu domicile sur notre terrain. Imaginez ma joie de pouvoir les observer quand ils viennent dans le mirabellier face à la fenêtre du salon.
En voici un premier cliché ! 🙂

DSC_0891

Dans mes archives, il me semble avoir une photo d’une rougequeue à front blanc! J’espère le retrouver 🙂

Journée type du confiné (pas con fini, hein ? )

Lever vers 7h avec un réveil lumineux
Étirements, massages chinois, méditation.
Préparation du petit-déjeuner.
Absorption de tartine au beurre et boisson végétale.
(Et les verbes, tu ne les utilises pas ?).
Habillage
Brossage des dents
(Heureusement oui !)
8h : Travail
Ecriture sur mon blog
Informations du jour
Mise en lien professionnelle
De temps en temps, observation du ciel et des arbres.
(Tu bayes aux corneilles quoi !)
Gestion administrative
(C’est limité quand même en ce moment)
10h : Relais avec ma femme pour s’occuper de notre fille.
Histoires et jeux.
« Bagarre » et rires.
(Je comprends mieux tes cheveux ébouriffés)
Préparation du repas.
Activités physiques.
(Cela ne peut que te faire du bien)

12h : Pause familiale avec repas.
2 petits dessins-animés pour la petite et sieste !
(Tu savoures ce moment là, je sais !)
Lecture de romans ou de revue
Détente avec un chocolat noir.
(Ton bide en prends un coup, attention)

15h : Reprise du travail
Création de contenus vidéos
Ou recherche d’idées,
De pistes de travail.
Visio avec des collègues ou ma coach.
(Ou tu joues à Kingdomino en ligne)

17h : Relais pour jouer avec ma fille.
On s’aère sur la terrasse
Ou travaille dans le potager.
(Mais dis donc, tu utilises des verbes).
Bain et pyjama… pour ma fille hein!
Préparation du repas.
Repas.
(Logique la suite quand même!)
Histoires
20h Applaudissement pour les soignants en accompagnant au balafon.
(Qui ne dure que 6 minutes, heureusement pour tes voisins).
Endormissement de la petite

21h Temps en couple
Avec série (The Crown) ou jeux.
(Enfin, c’est très aléatoire vu que votre fille s’endort entre 21h30 et 22h00)

C’est une journée type hein de la semaine. (Cela varie en fonction des rendez-vous téléphoniques ou rendez-vous visiophoniques :-D).
Le week-end, on fait plus le ménage et le potager.
On passe beaucoup de temps en famille, avec des apéroskypes avec les cousins et les grands-parents!

Au final, les journées passent vite et nous avons cette chance-là!
De tout coeur avec ceux pour qui c’est galère!
Prenez bien soin de vous!

img_1974

Pluie en pagaille

Pluie nourricière
Pluie outrancière
Pluie Rafraîchissante.
Pluie terrifiante.
Pluie douce et fine.
Pluie qui nous confine.

Gouttes brillantes.
Gouttes bruyantes.
Gouttes délicates.
Gouttes écarlates.

Sortons les parapluies !
Euh non, c’est cuit!
Restons au sec.
N’allons pas vers l’échec!

Gouttes (1)

Journal d’un confiné #18 Pas de rimes aujourd’hui

Je reprends ce journal, abandonné depuis 5 jours.
Pas vraiment un journal, un fourre-tout sans détours.
(Irrégulier certes mais tu varies tes propos).
Et pourtant, notre rythme est la même avec les temps de travail,
Les temps de jeux avec notre fille, les préparations de repas.
Nous avons bien des horaires qui permettent de rythmer notre quotidien.
(Tiens, tu ne veux plus rimer, tu as la grosse flemme ?)
Complètement. Chercher parfois les rimes me coupent dans l’inspiration.
De temps en temps, cela ne correspond pas à ce que je voulais vraiment dire.
(C’est pas faux, quelque fois, tu pars un peu en cacahuetes).
Sois poli, hein! Pas évident de faire le tri entre nos émotions liés à l’actualité
Et les émotions de notre enfant à gérer. Une vraie éponge donc faire attention.
(Arrête de râler, t’es quand même privilégier).
Le confort ne peut pas empêcher le stress, la tristesse et la colère.
Ce qui m’importe, c’est aussi les liens. La relation me manque.
(T’as quand même ta femme et ta fille ! Et ça se passe bien).
Oh ça, je ne m’ennuie pas, c’est sûr. Surtout avec les comptines.
Ou bien les histoires que je relis à perpette, toujours les mêmes livres.
(Sérieux ?  improvise, invente, fais du théâtre )
Cela te va de donner des conseils. Sur le terrain, c’est autre chose.
Mais j’avoue, j’ai parfois de bonnes surprises et c’est agréable.
(Ah tu vois ! Faut savoir saisir les petits bonheurs )
Surtout quand elle se réjouit du caca ou pipi qu’elle a fait dans son pot.
J’aime bien cette délicieuse et surprenante spontanéité.
(Merci, je viens de prendre mon petit-déjeuner !)
J’apprécie de regarder les arbres et d’observer les oiseaux. Cela me détend.
J’admire ma fille quand elle joue toute seule, s’invente pleins d’histoire.
(T’as pas fini ton journal, là ?)
Si ! Je pourrai m’arrêter. Mes lecteurs pourraient s’en lasser.
Je te laisse donc et m’en vais me prélasser.
(Sans commentaires)

Eté (5)

Nos ainés

Nos vieux, si tout se passe bien, nous serons comme eux.

Nos vieux sont nos histoires singulières, particulières, uniques.

Nos vieux sont des jeunes qui ont eu des idéaux, des rêves, des passions.

Nos vieux sont nos mémoires, nos vies remplies de souffrance et de joie.

Dans un village de la brousse sénégalaise, un vieux couple enlèvent la coque des arachides pour nourrir leur entourage.

Dans nos contrées françaises, un vieux couple sont seuls dans une maison, regardant hagard un ciel pluvieux.

Au coin du feu, autour des jeunes et des adultes, une vieille dame leur raconte une histoire. Pas de murmures et de ricanements brisent l’aura de la conteuse.

Chez nous, la grand-mère est déjà dans sa chambre loin du brouhaha de sa famille, qui se chamaille, l’ont mis à l’écart parce qu’elle radote.

Au pied d’un immense manguier, sur une natte, sont assis des vieux en silence avec fierté. Des gens du village viennent les consulter pour des conseils de récolte, d’éducation de leurs enfants.

Dans les maisons de retraite, ils sont parqués dans un salon, figés comme des statues en attendant le repas.

Mes vieux, mes grands-parents,  sont morts et j’aurai tant bien aimé parler avec eux, connaître encore plus leurs vies, qu’ils se réjouissent de ce que nous vivons, qu’ils nous accompagnent dans nos épreuves avec confiance et espérance.

Quelle relation avons-nous avec nos vieux ? Quel lien, quel regard avons-nous envers eux ?

Mettons-nous à leur place.

Comment j’aurai aimé qu’on s’occupe de moi ? De quelle manière pourrait me respecter dans ma dignité, ma liberté malgré mes dépendances ?

Comment j’aurai aimé qu’on me voie, qu’on me considère, qu’on me reconnaisse ?

Ils sont toujours des adultes, des individus qui méritent de la bienveillance, de la douceur, de la tendresse même s’ils nous renvoient des choses difficiles dus à leur âge. Ne les enfermons pas dans leurs pathologies, dans leurs maladies etc…

Ils ont chacun leur place dans la société à leur manière.

Que je vous rassure, chez nous, je connais des maisons de retraite qui respecte chaque personne âgée, une volonté de l’intégrer et de lui laisser une place en toute liberté.

Donnons-leur la possibilité de continuer à vivre dans une ambiance de joie, de sérénité, de créativité malgré les douleurs, les souffrances.

Nos vieux, que leurs fins de vies soient la meilleure possible.

Nos vieux ? On devrait dire nos aînés ?
Qu’en ces temps difficiles, prenons encore plus soin d’eux !

Kolda et Ballade 041
Couple jeune depuis longtemps décortiquant des arachides au Sénégal, 2007 !