Je me lance sur un projet de rencontre, d’écrire pour ceux qui voudraient se faire entendre. L’objectif, trouver une personne qui voudrait bien partager ce qu’il aimerait dire sans tabou, sans jugement. Et quand je publierai son témoignage avec les conditions que la personne me donnera (Lecture et validation de l’écrit, anonyme ou pas).
Suspense pour la première personne qui acceptera ce challenge cette semaine!
Voici une photo pour vous tenir en haleine pour les prochaines photos qui jalonneront cette semaine. Nous avons eu un très beau temps pour de très belles photos en raquettes, puis une journée en ski nordique (pas de photos!).
A très bientôt et avec un grand plaisir pour vous lire,
En ce moment, circule la campagne contre le harcèlement scolaire. J’y suis sensible. très sensible même puisque je l’ai vécu au collège.
Comment cela se passait? Tout se jouait pas mal sur ma surdité. Dans la cour de récréation, on me sifflait et je ne savais jamais qui sifflait. Alors je cherchais le siffleur, en vain et je voyais des visages se marrer. Puis souvent ils parlaient à voix basse quand je passais, en me regardant d’un air amusé. Ils jouaient à me parler sans émettre de sons. J’avais envie de leur dire: « je sais que je suis sourd, merci ». Mais à quoi bon? Pour, j’étais niais et naïf, trop honnête même. J’en jouais pour leur faire plaisir, mais ça me rendait malade. Et tout ça, toutes les semaines.
Il y avait une période où je ne voulais plus aller à l’école et j’essayais de trouver des moyens de tomber malade. (Prise de médicaments mais je vérifiais toujours que ça n’était jamais mortel).
Je me souviens des moments où je voulais me jeter dans l’escalier de béton du collège. Mais à chaque fois, ma petite voix me disait que je pouvais en mourir. Et là, je voulais vivre malgré tout. Vivre mais loin des cons qui ne voulait que s’amuser à se moquer. J’étais le seul sourd du collège, à l’époque, selon mes souvenirs. Je ne m’étais jamais battu. Sauf une fois, en troisième. Mon prof principal m’avait enfin félicité. J’avais préféré quand même que ça se règle autrement.
Les conséquences de cette période dans vie? L’intolérance à la moquerie et aux voix basses, aux apartés.
Mais tout cela ne m’avait jamais empêcher de rêver (j’avais et ait toujours une imagination débordante), de m’appuyer sur des adultes en qui j’avais confiance et d’avoir des modèles comme des héros de romans, des héros de bande-dessinées. J’ai beaucoup écrit aussi, ce qui m’a permis aussi d’avoir des projets fous et de les réaliser! 😉
C’était il y a 20 ans. Je me dis que j’avais de la chance sans les smartphones. Aujourd’hui, tout est décuplé et la connerie s’amplifie sans aucune mesure.
Si je revoyais ceux qui me « martyrisaient », je voudrais leur poser une question: « A quoi ça t’a servi de te moquer, de jouer de moi? »
Non, se moquer n’est pas jouer et dans tous les domaines de la vie.
Bref, j’ai été tagué par ce bougre de Stéphane pour établir une fameuse liste de 5 célébrités initiés par Blueedel,Pimpf et de Biancat. Parait que c’est 5 comédiennes mais je choisis 5 célébrités, cela sera plus facile pour moi à cause de ma faible culture télévisuelle et cinématographique. Attention, messieurs, aux regards jaloux de vos femmes!
Bon, voici donc les 5 femmes nommées (et non nominées, c’est pas français! 😉 ):
Isabelle Carré
Une actrice que j’ai bien aimé dans le film « Se souvenir de belles choses »
Leila Bekhti
Une autre actrice que j’ai apprécié dans « La source nes femmes »
Mademoiselle …. (Ouais je triche un peu, je sais)
La fille de droite sur sur cette photo: Equipe féminine Canadienne Rugby à 7 dans un calendrier » Déesses du stade ». J’ai pas trouvé son prénom! 😦
Halle Berry
Actrice dans un James Bond avec Pierce Brosnan, je crois. (j’ai repris une des photos présentes dans la liste de Stéphane)
Najat Vallaud-Belkacem
En dehors de toute considération politique, je l’aime bien
Ok, vous allez me dire que j’ai trois photos d’actrices!!
Voilà, j’ai joué le jeu et je n’ai aucune idée à qui je pourrai tagguer! S’il y en a qui veulent le faire, allez-y!
Yvan est son nom. Il aime humer la mer qui chatouille ou se fracasse contre sa barque. Il a pêché toute la nuit mais rien n’y fait. A la criée, il ne ramène qu’une maigre godaille. Il observe ses pairs dans leurs cirées tout penaud sous un ciel brumeux. Il fait boucaille en ce jour. Il croisent un couple de touriste bien habillé. Sans faire exprès, il bouscule la dame qui le traite de plouc. Ah si elle savait qu’il est fier d’être fils de plouc. Un pur breton depuis des générations. Il a la fringale et pourtant, il réussit à marcher jusqu’aux champs de son père, pour ramasser les pommes de vent. Il prends le temps quand soudain, il entend la cloche de l’église de Plouguerneau. Il est l’heure de rejoindre sa tendre. Mais il doit prendre le bus. Il le rate au dernier au moment et s’écrie : « O reor ». Il voit le véhicule s’éloigner sous une fine bruine délicate. Et pourtant, un sourire transparaît sur son visage. Qu’est-ce qu’il va se prendre à la maison ! Sa femme le grondera avec humour et le chambrera. Au moins, c’est une belle consolation. Il marche sur la route en direction de Guisseny. Il observe les oiseaux qui se chamaillent.
Que vaut la vie si on ne prend pas le temps d’admirer la nature, de se réjouir pour des petites choses ?
Et ce soir, tard dans la nuit, il reprendra son bateau pour aller au large.
Kenavo!
Sauriez-vous relever quelques expressions typiques de la Bretagne?