Un petit regard d’innocence
Appréhension d’une naissance
Vers l’age adulte, âge cruel !
Trouver un rituel.
Et faire le premier pas,
Savourer son premier repas.
Oser aller vers l’inconnu
et colorier ce qui est nu.

Un petit regard d’innocence
Appréhension d’une naissance
Vers l’age adulte, âge cruel !
Trouver un rituel.
Et faire le premier pas,
Savourer son premier repas.
Oser aller vers l’inconnu
et colorier ce qui est nu.

Ce matin, je reprends le rythme
Et déjoue les algorithmes.
(Que vas-tu faire de nouveau ?)
Découvrir du Marivaux
Ou des comptines d’Henri Dès
(N’en fait pas un pataquès !)
Ce week-end, j’ai récupéré des cartons
Dans mon garage à tâtons.
(Tu as découvert des merdouilles ?)
Non, je n’ai pas fini bredouille.
J’ai retrouvé des alcools, des livres.
(Et hier soir, tu as été ivre ? )
Point du tout, j’ai bouquiné
Et rien ne m’a turlupiné.
(Tu as varié entre le concret et l’intellectuel!)
Il me fallait cet équilibre perpétuel
Qui se renouvellera toujours.
(Et si tu te lâchais en ce jour).
Quoi donc ? dans la créativité ?
S’échapper dans la relativité ?
(D’oser d’être toi et d’illuminer).
Je vais passer pour un illuminé.
Je tiens à garder ma pudeur.
(Il y encore de la marge en profondeur).
Je continue à rester confiné, chez moi
Même si je m’échapperai une heure, sans émoi.
Quel nouveauté aujourd’hui je ferai ?
Je ne sais pas encore, une vraie surprise !
J’irai prendre des nouvelles, écrire des lettres
Sur le site 1lettre1sourire pour les EHPAD.
On continue de se protéger pour protéger les autres.
De tout coeur avec chacun et chacune!
Hier soir, j’ai joué au Balafon sur la terrasse pour la quatrième fois
et j’ai salué pour la première fois les voisins d’en face !
Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir et perséverer.


Pas un son
Pas un bruit
Des frissons.
Une truie ?
Un fantôme
Qui s’égare
Tout hagard.
Un symptôme ?
Etre à l’affût
d’un beau cerf.
Un raffut.
Un mystère ?
Marcher
Sans crainte,
Chercher.
Une empreinte ?
Quand la colère vient, elle est terrible
Le cri cambrien résonne et dribble
Dans un corps tendu, chauffé bien à blanc.
Qu’elle puisse s’exprimer et partir sans élan.
Chaque jour, prendre le temps de rire
De rire de tout et de rien.
Prendre le plaisir de rire
Un rire bienfaisant,
Un rire bienveillant
Qui ne fait de mal à personne.
Rire pour lâcher les tensions,
Rire pour détendre le visage
Rire pour se soulager.
Le rire est meilleur
Quand il est partagé.
Rire en faisant des blagues,
Rire en faisant des grimages,
Rire en pensant à des situations cocasses.
Rire pour dédramatiser une situation
Et aller de l’avant.
Rire en toute insouciance
Rire avec réalisme
Rire, c’est la vie tout simplement.
Celui qui ne rit plus se meurt
A l’intérieur de lui-même.
Riez riez pour vivre
Et profitez de chaque instant
Pour mettre de la lumière
Dans votre quotidien.
Le rire comme un espace de liberté
Sourire,
Pouffer de rire,
Eclater de rire
Et le visage rayonne.
Je vous offre quelques citations que j’ai glanées sur le rire :
Le rire, comme les essuie-glaces, permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie » de Gérard Jugnot
Tant qu’on fait rire, c’est des plaisanteries. Dès que c’est pas drôle, c’est des insultes de Coluche
Faut faire rire toutes les 4 secondes. Si tu laisses passer 8 secondes, ça s’appelle un effet. Si tu laisses 12 secondes, ça s’appelle un bide. Coluche
La faculté de rire aux éclats est preuve d’une âme excellente de Jean Cocteau
« Le rire est l’antidote de la morosité et de l’ennui : il dissipe les idées morbides et se fait souvent le garant d’une bonne santé mentale. Les gens qui rient sont des gens heureux : ils n’ont pas d’histoire. » De Eve Belisle Artiste, écrivaine, Poétesse, Romancière (1905 – )
Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n’a pas fini de s’amuser ! de Joseph Folliet
Inspiration suite à une vidéo de Ockam Razor :
Je la contemple, ma fille.
Elle sourit comme une fleur
Toute innocente, sans artifices.
Je l’admire, loin des tracas du monde
Suspendu loin du temps qui passe.
L’émotion n’est pas loin.
Elle gazouille, joue avec ses mains.
Une merveille pour une éternité
Une vie à construire, la plus épanouie possible.
Même dans le silence, j’entends battre son cœur.
En toute simplicité, j’accueille ce qui advient
Là, et les soucis paraissent éphémères.
J’aime ces temps d’observations
Puis les moments de complicité
Où l’on s’observe tout simplement
Sans arrière pensée, sans jugements.
Comme c’est bon ces petits instants
A les goûter à chaque fois.
Mes colères contre l’injustice s’apaisent.
Mes tristesses disparaissent.
Je comprends un tout petit peu mieux.
Un petit bout bouleverse toute une vie.
Et ça continue chaque jour
Où l’inattendue nous guette toujours.
L’émotion m’étreint.
Joie profonde.
Je vis.
Elle vit.
Nous vivons
Des fleurs que tu aimes tant
Que tu arroses souvent
Comme tu tisses régulièrement
Les liens avec tes amis aimants.
Je t’offre les sourires de tes petits-enfants
Et les doux souvenirs de nos joies d’antan.
(actuelles aussi, of course, c’était pour la rime )
Je t’offre les énergies des gens qui s’engagent
Pour un monde meilleur sans carnage. (Encore pour la rime!)
Je t’offre les respirations paisibles
Loin des vaines tensions pénibles.
Je t’offre ces mots en toute insouciance
Pour illuminer nos journées pleines d’effervescence.
Continuons à semer contre vents et tempêtes
Nos rêves, nos projets pour perpète. (T’as une meilleure rime, là ?)
Allez bonne fête Maman
Comme je la souhaiterai aussi à toutes les mamans.

Une petite fille est arrivée.
Un quotidien est tout chamboulé.
Un sacré rayon de soleil
Renouvelé chaque jour à merveille.
On s’apprivoise, on s’avise
On décode les grimaces, les pleurs.
On savoure les sourires qui visent
Nos tous tremblants cœurs.
Emerveillement matinal
Soin du regard et du toucher.
Vigilance délicate au coucher.
Jeux et histoires phénoménales.
Une petite fille est arrivée.
Une nouvelle vie est à construire.
Chaque seconde à braver
L’inconnu, et s’instruire
Pour accompagner un être en devenir.
En faisant le tri dans mes affaires, je suis retombé sur un papier annoté. C’était un poème que j’avais fait déclamer , il y a 9 ans, par huit collégiens dont quatre filles et quatre gars! C’était au Sénégal, à Vélingara au Collège Jean-Paul II où je gérais une petite bibliothèque. Cela reste encore un fort souvenir.

Le poète
Toi que les dieux ont élu
Pour que ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes
Du plus profond de ton âme
du plus tumultueux de ton sang
du plus clair de tes rêves
du plus orageux de tes désirs
du plus intenses de tes incantations
ah, jaillir la puissance de ta foi
le cri de leur délivrance
tu parleras
Tu parleras la langue de ta pureté
pour ceux dont la voix est emmuré
et la vie suspendue
Tu parleras la langue de ton innocence
pour ceux que l’on écrase de calomnie
jusqu’à ce que leur peau en exsude
tu parleras la langue de ta justice
pour ceux dont on aveugle la vue
au fer des barreaux
Tu parleras de ton amour
pour ceux que l’on bat
pour ceux que l’on étouffe
pour ceux que l’on torture
pour les traqués
tu parleras
pour les condamnés
tu parleras
pour les déportés
tu parleras
pour les non jugés
tu parleras
pour les détenus
tu parleras
pour les interdits
tu parleras
pour les sans-défense
tu parleras
pour les sans défense
tu parleras
Pour ces milliers d’êtres morts parmi les morts
que l’on destine à la rage et à la haine
dans les ténèbres des prisons
tu parleras
Car tu hais la violence
tu hais la calomnie
tu hais le mensonge
tu hais la haine
tu parleras
à eux aussi tu parleras
Tu parleras jusqu’aux confins des mers et des nuits
afin que vienne le jour
et qu’à nouveau pour eux
ruissellent de chants nos sources
et vibrent de sève nos forêts
pour qu’arides ou herbeuses
nos montagnes soient montagnes
pour que terre soit la terre
Ferveur nos souffles
Fidélité nos coeurs
Hommes nos hommes
ton être est parole qui réconcilie avec la vie
parle….
de Thomas Rahandraha
(Anthologie de la poésie négro-africaine, Anne-Marie Gey, éditions Edicef -SEA, 2001 )
Rien que de se regarder.
Sans appréhension. Sans méfiance.
Lâcher-prise.
Faire taire ses pensées négatives.
Ralentir la moulinette d’idées jusqu’à la stopper.
Ne saisir rien qu’un instant où une mouche te fait une grimace,
Ou bien une feuille d’érable qui fait une pirouette.
Percevoir la joie d’un enfant dans toute son innocence.
Rien que gratuitement.
Saluer un arbre au hasard d’une ballade
Et entendre un gland répondre intelligemment
Se balancer sur une branche de saule pleureur
Et rire avec les lianes à chaudes larmes.
Respirer l’odeur d’une nigelle de Damas
Et sentir les épices d’orient plaisanter à l’horizon.
Se tenir en équilibre sur un petit caillou
Et sentir les frémissements d’une boutade terre-à- terre.
Et pourquoi ne pas écrire une lettre sans maux,
La blanchir et habiller sa vie de rire
Malgré tout, malgré les pesanteurs.
Je prendrai ma larme de tristesse
Pour en faire un nez rouge.
Pour une vie exaltante, jubilatoire sans limites
Sans jamais oublier de sourire et de rire.
Un peu de déconnade ne fait jamais de mal à personne.