Les résolutions (ou pas) d’un travailleur

Alors que l’année 2018 est déjà là, je me suis dit qu’une poignée de résolutions ne pourrait pas nous faire du mal .

Alors, commençons :

  • Arrêter de se plaindre et de râler dans le vide. Autant y aller dans le vif et ne plus tourner autour du pot. (Si si râler un bon coup une fois pas semaine, non ?)
  • Ne plus élever la voix même quand je suis épuisé, crevé, éreinté, agacé, très désappointé, très en colère.
  • Aller aux réunions avec le sourire et se dire que j’ai une place à prendre, et ne plus fermer ma gueule.
  • Savoir prendre du recul et savoir se remettre en cause en cas d’erreur. Les échecs font grandir, c’est bien connu.
  • Ne pas prendre de haut ce qui débute dans le métier et être humble.
  • Ne pas vouloir trucider le directeur ou un autre type de supérieur hiérarchique qui me sape le travail au quotidien et la relation avec une personne. (Même si c’est très tentant).
  • Ne plus mélanger ma vie privée et ma vie professionnelle.
  • Ne dire que des choses positives et n’avoir que des mots valorisants pour ceux que j’accompagne. (Pas simple, n’est-ce pas ?)
  • Rester calme en toute chose et ne plus frapper involontairement du mobilier. (Volontairement, non ? Cela peut faire du bien. Quoique !)
  • Garder le sourire même quand tu as envie de chialer ou d’hurler. (Un masque serait bien)
  • Savoir dire stop quand c’est contraire à tes valeurs, tes principes.
  • Savoir poser un vrai cadre.
  • D’écouter la personne vraiment jusqu’au bout. (Même si c’est ch… pénible.)
  • Ne plus faire de fautes d’orthographes dans les écrits.(Ou écrire en texto, au choix !)
  • Savoir se poser quand rien ne va plus et oser se reposer
  • Oser passer le relais quand ça ne va plus dans la gestion d’une crise, d’un conflit
  • Ne jamais rester seul(e)e) face à une merde quelconque, minime soit-il !
  • Accepter que je ne sois pas superman mais humain avec des limites
  • Faire confiance à ses capacités et ses talents de créativité et d’adaptabilité
  • Crier un bon coup dans une salle insonorisée pour éviter que des petits innocents s’en prennent pleins la tronche.
  • Etre pragmatique, efficace et oser mettre ses mains dans le cambouis.

Mais en fait, nos choix dans nos décisions, comportements ne se décident pas quand une nouvelle année commence. C’est maintenant quand c’est nécessaire et pour la vie. Tout un apprentissage le travail avec l’autre, le travail en équipe etc…( Hasta la vista !)

Bon courage donc à tous les travailleurs de tout horizon

(Pour ceux qui l’ont remarqué, j’ai largement repris les points abordés lors d’un article l’année dernière pour les travailleurs sociaux) 🙂

Au travail!

Une véritable libération de pouvoir travailler, après de longues semaines sans emploi et d’une année de formation et des mois de chômage.

Le travail libère l’esprit où l’on peut s’épanouir, se rendre utile et avoir une place dans la société.

Je souhaite à chacun de pouvoir s’affirmer, créer, innover, être dynamique dans son boulot.

Véritable chance de pouvoir travailler en ces temps de crise.

Je souhaite du bon courage à ceux qui cherchent encore et qui peinent.

Retraite Chambarand 2011 (75)

Allez, confiance et détermination!

Une matinée mouvementée

7h48.

Le réveil n’a pas sonné à 7h00.

Branle-bas de combats.

Habillage en vitesse.

La tête en compote.

Avec un peu de cannelle s’il vous plait !

Je prends une croquette.

Un petit verre de soja nature.

Ma femme me soutient.

Je prends la porte pour sortir.

Un bleu pour commencer sur le front.

Je descends les escaliers en… je ne sais plus combien de temps.

J’arrive dans la rue, vaporeux.

Ma femme m’appelle de l’appart.

Je me retourne pour la saluer.

Je me prends un poteau.

La prochaine fois, je ne tomberai pas dans le panneau.

Au loin, j’aperçois le bus.

Je cours pour le rattraper.

Mais explose un cumulo-nimbus.

Je suis surpris par l’averse.

Je m’engouffre dans une flaque.

Mes chaussures sont teintées au moins.

J’arrive heureusement au bus, humide.

Le chauffeur redémarre en trombe.

Pas eu le temps de m’accrocher.

Je m’aplatis contre une pauvre mémé.

Je l’ai démaquillé avec consternation.

Excuses. Elle me répond sèchement.

Scotché sur mon fauteuil, je plane.

J’essaie d’émerger.

Le tram arrive en station.

Je cours.

Une voiture me taille un short.

J’en ressors indemne.

Court voyage en tram.

Il me reste 10 minutes de marche.

Je marche comme un alcoolique.

Mes yeux se ferment malgré moi.

Enfin, j’arrive au boulot.

Je badge et j’embrasse le portail fermement

Clos. Bien clos.

Je tente de réfléchir.

Merde, ma boite fait le pont.

Je suis coulé.

 

 

( Histoire inspirés de quelques faits réels)