Euskadi / Pays basque français

Bidarray été 2011 (77)

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Haiku 5

Ce qui peut paraitre

Comme de l’évidence

C’est l’expérience

Qui l’a vu naitre.

Donc ayons de l’indulgence

Envers les engeances

qui semblent ignares.

Le bon sens est art.

 

Le silence des sourds

Le silence des sourds est très particulier comparé au silence de ceux qui entendent. C’est un néant sonore. Imaginez que vous êtes dans le noir et que vous ne pouvez même pas percevoir la moindre nuance dans l’obscurité. Dans le silence « naturelle », vous et même moi quand j’ai mes appareils, nous pouvons malgré tout percevoir des bruissements. Une certaine sécurité car nous pouvons réagir au moindre son. Nous maitrisons malgré nous l’espace sonore. Quand c’est le silence total, comme quand je n’ai pas mes appareils ou plus de piles, cela peut-être insécurisant. Imaginez que vous êtes dans le bureau avec vos collègues. Vous travaillez avec un bruit ambiant, vous savez où se trouvent vos voisins de travail. Puis d’un seul coup, vous n’entendez plus rien alors que vous voyez bien, le monde continue de tourner. On vous parle mais vous n’entendez rien de rien. Vous voyez tomber une agrafeuse. Pas de bruit. Ne vous sentez-vous pas insécurisé ? N’est-ce pas angoissant ?

Bien sûr, quand je coupe moi-même mes appareils pour avoir du silence complet, c’est autre chose. C’est voulu. En général, je le fais très peu pour rester présent à l’entourage, à l’environnement.

Le monde sonore a un impact immense sur notre perception de ce qui nous entoure comme le monde visuel… bref avec chacun de nos sens.

Comme le silence, nous, les sourds, percevons le bruit autrement. C’est une nuisance sonore qui nous fatigue encore plus car nous essayons de capter des sons qui peuvent avoir du sens pour nous, pour se repérer. C’est comme si vous regarder la télé et que d’un seul coup, l’image se brouille et vous essayez de voir des formes connus. Vos yeux se fatiguent plus vite.

C’est pour cela que nous apprécions de converser avec des amis dans le silence, dans un environnement calme. 

Haiku 4

Un mercredi au collège 111

Foot poussiéreux

En sueurs des fièvreux

Fier de leur maillot

Jouant avec leurs boyaux.

 

 

( Jouant avec leurs boyaux = Jouant avec leurs tripes => Qui jouent à fond sans baisser les bras)

Haiku 3

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Musicien enflammé

Ou fumeur affamé?

Une énergie de fer

Ou une vie d’enfer?

Avignon / Avignoun

La violence des mots / The violence’s words

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La violence des mots

Sont de durs rameaux

De haine et de colère

Pour fuir la galère

En vain.

 

Insipide vin

Que les injures

Qui coulent,

Abjurent

La foule

Des hommes.

 

Fougueux atomes.

Terrible impuissance

Face à ces agressions

Verbales sans sommation.

Feindre l’ignorance ?

…………………………………………………………………….

The violence’s words

Are the hard branches

Of hate and anger

In order to flee poverty

In vain.

 

Tasteless wine

That the abuse language

Runny

Recant

The world.

 

Tempestuous atoms

Terrible Impuissance

In front of abusive

Verbal without summation.

To feign indifference?

Haiku 2

Voyage Sénégal Avril 2009 054

Juste là verser

Quelques larmes

Sans tergiverser

Sans baisser les armes.

 

Pigeon / Paloma (5)

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Toujours le même!

 

Vivre la coupe du monde autrement

Au début, je ne voulais pas regarder les matchs de la coupe du monde. Car je savais que c’était construit dans des conditions très défavorables et injustes envers les populations locales. Je sais que le sang a coulé et coulera encore malheureusement à cause du zèle des policiers, de la politique autoritaire de Dilma Rousseff. Par solidarité, je ne voulais pas regarder les matchs. Puis les propos de Platini pour calmer les brésiliens m’avaient bien agacé. Mais quel salaud, celui-là comme la FIFA considéré comme mafieuse.

Puis en me posant, les pays qui ont été sélectionnés pour la coupe du monde, je ne pense pas que certains soient de mèche avec les dirigeants et leurs mentalités. Certaines équipes se sont battues pour aller au Brésil, des petits pays dont on entend peu parler ou bien de manière négative. Je pense au Costa Rica, à l’Iran, aux pays africains, à la Bosnie, etc….  C’est aussi une occasion de mieux connaitre leurs pays à travers le foot, le sport comme on peut le voir à travers les jeux olympiques. Au lieu de boycotter, ne pourrait-on pas mieux sensibiliser les supporters ? J’idéalise un peu mais j’essaie de voir la coupe du monde autrement. C’est aussi une occasion de parler du Brésil avec tout ce qu’il porte de beau et laid comme la misère.

On ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. » Ouais, ceux qui regardent le football sont des salauds et n’ont pas conscience du sang qui coule ». « Les footeux sont des merdeux ». Nous avons le droit de ne pas aimer le foot mais nous avons le devoir d’accepter que d’autres aiment le foot.

Il est vrai que je préfère le rugby. Et pourtant, ce vendredi soir, j’ai regardé France-Suisse. Quand c’est bien joué, du rythme, cela peut-être beau à voir et apprécié. Je ne regrette. Je n’ai pas eu la sensation d’avoir trahi.

Nous pouvons très bien regarder les matchs et à côté de ça, soutenir les projets de développement. «  Ouais, c’est pour te donner bonne conscience ».  Appelez-ça, comme vous voulez !

J’essaie juste de voir comme vivre cet événement autrement pour ne pas être dans les extrêmes et dans des positions radicales.