Q B’QKRU TU BQ HUDJHUU, BUI SQDSHUI IU HULUYBBUDJ QLUS BQ WKUKBU TU REYI. UJ BUI IKHTEKUI IEDJ QKN QREYI, Q BQ HUSXUHSXU TUI CYBBU SEDDQYIIQDSUI.
(Interdit aux décodeurs éléctroniques! 😉 )
Il est 16h30. Le vent souffle fort au fond de la vallée. Je m’engage dans la cour jonchée de détritus entourés d’immenses cathédrales de fer rouillés. Un panneau m’indique : « Prohibido de pasar ». Je sais bien que c’est interdit. Cela peut être dangereux. La commune ne sera pas responsable si j’ai un accident. Je prends quand même le risque. J’y vais excité avec une pointe d’appréhension. J’arme mon appareil photo et je m’enfonce dans les entrailles de l’usine abandonnée. Enfin, les entrailles, pas vraiment, tout est ouvert avec le toit à une dizaine de mètres de haut. Plus ? Je ne sais pas, je n’ai pas mon mètre. J’aperçois des pièces délabrées. Je shoote. Je me penche ou je m’agenouille pour expérimenter des angles de vues. Soudain, j’entends des bruits de fer. Ma respiration devient plus profonde. Personne à l’horizon. Ce n’est que le vent. Je contourne des vieilles machines rouillés quand soudain, je sens un souffle glacial sur ma nuque. Je me retourne. Rien. Ce n’est peut-être que le fruit de mon imagination. Bon, j’arrête de me faire peur et je continue mon expédition. Je passe le seuil d’un autre hangar. Des vitres brisées. Des amoncellements de bouteilles pleines recouverts de journaux mouillés. Etrange ! Je shoote. Je zoome. Je m’approche pour essayer de percevoir une étrange bouteille. Une couleur violacée tournant vers le vert. Je déglutit et repart vers un escalier. Je le gravis pour atterrir à des bureaux. Et là, je vois furtivement une silhouette qui disparait à travers les murs. Un cri sourd retentit. Un frisson me parcourt et mon cœur s’emballe. Une porte claque. Mes mains tremblent. En fait, je tremble de partout. Je sue carrément. Je sors de la pièce pour courir hors de l’usine. A peine arrivé dans l’immense vaisseau de fer, un énorme morceau de ferraille se fracasse juste devant moi. C’était une vieille cheminée rouillée. Je ris nerveusement. Le cri ? C’était peut-être une dernière rafale qui s’est engouffré dans la cheminée. Toutefois, je n’ai plus envie de trainer. Mon expédition devient délicatement dangereuse. Mon urbex prend fin. Au moins, j’ai réussi à prendre quelques photos. Je m’éloigne de l’usine qui semble me dire au revoir. Je jette un coup d’œil et à travers une vitre brisée, il me semble apercevoir un visage blafard, souriant et triste à la fois.
Arrivé à la maison, je développe mes photos. Et à ma grande surprise, je vois des gens travailler dans une usine en activité. J’ai pris des visages sans le savoir dont un me regardait avec un air ravi.Sur ma dernière photo, j’avais pris l’escalier menant vers le bureau. Sur l’escalier, se trouvait un gars qui me regardait d’un air fier. Il semble me dire : « Reviens, ne nous oublie pas ».
PS: Fiction tirée d’une de mes vraies expéditions.
Un projet de vie ?
J’ai l’impression que c’est un concept de professionnel. En soi-même, il me semble qu’on ne se pose pas cette question. C’est une question de culture et de milieu de vie, d’éducation.
Peut-on avoir un projet de vie quand nous sommes ballotés par la vie, quand on la subit. Je pense à certaines personnes qui sont dans la précarité ou bien, vivent des situations difficiles (ou pas).
Réfléchir à un projet de vie ? Ce n’est pas donné à tout le monde. Peut-être qu’on se le fait inconsciemment. Déjà enfant, nous le faisons : « Quand je serai grand, je serai maitresse ».
Mais c’est quoi exactement un projet de vie ? C’est se donner un but dans sa vie et se donner les moyens pour y arriver. C’est se sentir acteur de sa vie et que l’on peut influer sur notre avenir sur le présent. C’est pouvoir envisager ce que sera nos lendemains ? On les souhaite tout confort, ou bien être assisté, indépendant, être fonctionnaire ou non, être à la campagne ou en ville ?
Dans le cadre de l’accompagnement des personnes, comment faire en sorte que leur projet de vie soit la leur et qu’il ne soit pas plaqué sur nos attentes inconscientes ?
Un projet de vie, cela demande de la réflexion, de se connaitre et de connaitre un peu le monde qui nous entoure.
Est-ce un luxe de prendre le temps de savoir qu’elle est exactement notre projet de vie ?
Je dirais qu’elle est essentielle pour chacun si nous voulons nous épanouir dans un contexte qui nous convienne le mieux.
Je vous souhaite de prendre le temps et que vous puissiez réaliser vos projets, et pour ceux qui accompagnent des personnes, du courage et de la patience.
C’est une rivière éternelle
Où la source fait jaillir
Une joie profonde sans fiel
Et une confiance sans pâlir.
La nature aura toujours le dernier mot
Nettoyant sans cesse ses maux.
Les rêves s’y plongent pour façonner
Nos aspérités, nos illusoires destinées.
Que les rêves fassent germer en nos cœurs
Les plus fous projets pour un monde meilleur.