Paysages lorrains

A la limite de l’Alsace-Lorraine, entre Hangviller et Bust, j’ai pris mon temps pour me balader. C’est dans ce coin où j’ai vu le faucon. Voici donc quelques photos du paysage et des oiseaux (Mésange et Serin (?)).

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Enormément de miradors dans ce coin-là car pas loin de la forêt, où selon une amie, se trouve beaucoup de gibiers dont des cerfs. (Malheureusement, je n’ai pas pu en voir, snif!)

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Au loin à gauche, on peut essayer de deviner les silhouettes des Vosges.
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Demain, je vous montrerai un animal étrange figé dans l’éternité.

 

Lettre d’un enfant sourd à ses parents

Je suis sourd. Vous avez appris que je suis sourd.

Je voudrais tant découvrir le monde et l’entendre.

L’entendre avec mes mains, mes yeux, ma bouche.

Ne m’enfermez pas dans vos choix. Je serai toujours sourd.

Même si vous m’implantez, je ne serai jamais entendant.

Même si vous m’appareillez, je resterai toujours sourd.

Vos choix seront vos choix et elles peuvent évoluer.

Que rien ne m’empêche à apprendre la langue des signes,

Si je veux pouvoir communiquer, avoir une identité.

La langue des signes n’est pas égale à l’illettrisme.

C’est une langue à part, avec ses richesses.

Je pourrai très bien ne pas l’apprendre

Mais je souhaiterai que vous me laissiez le choix.

Le choix de connaitre la culture sourde avec sa diversité.

C’est tout autant de diversité et de richesses que chez les entendants.

Je suis avant tout votre enfant, avec une surdité qui fait partie de ma personne.

Si vous avez des lunettes, doit-on ignorer que vous êtes myope ou presbyte ?

 

Laissez-moi grandir.

Laissez-moi le temps de découvrir.

Laissez-moi le temps de comprendre.

Laissez-moi le temps d’apprendre.

 

Ne me laissez pas seul sans repères.

Ne me laissez pas seuls sans pairs.

 

Ne projetez pas vos désirs d’adulte sur moi.

Ne me faites pas mettre des vêtements de désirs.

Ne me faites pas de moi une star même si je le désire.

Osez me dire non et n’ayez pas peur que je sois en émoi.

 

Il me faut grandir dans la frustration.

Il me faut grandir dans l’insouciance.

 

J’ai besoin de la vie, cette science

De l’humanité pleine de distractions.

 

J’ai besoin de me sentir en sécurité

J’ai besoin d’amour et de vérité.

J’ai besoin de votre pardon

 

J’ai besoin que vous reconnaissiez vos erreurs.

Ne me laissez pas dans mes terreurs,

Mes angoisses même si je ne dis rien.

 

J’ai besoin de me tromper, d’expérimenter

Mais ne me laissez pas sombrer dans la colère

Ni même dans les frayeurs, les inquiétudes.

 

J’ai besoin de tendresse, de plénitude

Dans vos actes et vos mots chaque jour

Je vous aimerai sans cesse, toujours.

 

N’oubliez pas que je reste un enfant.

Je ne suis pas un adulte en miniature.

Ne me laissez pas en pâture

Devant la télévision sur le divan.

 

Je crois en vous. Vous êtes mes modèles.

Tout ce que vous ferez, je le ferai.

Tout ce que vous dirai, je le dirai.

Aidez-moi à voler de mes propres ailes.

Faucon dans le ciel d’Alsace

Un faucon en plein vol.

Je ne résiste pas d’attendre demain pour vous mettre ces photos. Une belle rencontre s’est faite dans la campagne avec le faucon qui se rapprochait au fur et au mesure. Je jubilais….

Voici donc le résultat :

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Allez, tu m’as bien vu de près, je continue ma chasse. Belle journée à toi

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Lutzerbourg vue du Château

Voici la ville de Lutzerbourg entouré de quatre collines et traversée par la Zorn.

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Le nom peut être décomposé en deux termes en moyen haut-allemand : « lützel », à savoir « petit », et « Burg », à savoir « lieu fortifié, château-fort » (bien que cela ait donné le terme « bourg » en français avec un sens tout autre).
Finalement, le nom se traduit par « petite fortification ». Il s’agit de la même étymologie que celle de la ville de Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg) qui se dit toujours « Lëtzebuerg » en francique luxembourgeois.

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Anecdote historique:

Venant de Metz, Adolf Hitler, chancelier du Reich, vint à Lutzelbourg le 26 décembre 1940, où il fut reçu à l’hôtel des Vosges, pour une veillée de Noël, en présence des troupes du secteur. Le train blindé, stationné dans le tunnel d’Arzviller, attendait Hitler à 18 h 40 pour le retour à Berlin, où il arriva le lendemain matin.

Source : Wikipédia

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Tout est toujours possible

Pour le moment, tout semble figé ou même se dégrader selon certains points de vues. Les idées semblent fixes et les décisions prises qui vont à l’encontre de l’humanité :

Comme ces multinationales qui attaquent l’Uruguay voulant interdire le tabac

Comme ces multinationales contre les peuplades qui se battent pour avoir des terres et de l’eau, Comme ces élus qui se protègent contre les migrants et les personnes précaires et refusent de prendre des solutions plus justes et constructives.

Mais rien n’est figé et tout peut encore changer. Rien n’est jamais trop tard. Il est toujours possible de minimiser les écarts entre les riches et les pauvres.

Ne restons pas dans la fatalité car je crois que chaque homme peut évoluer dans sa façon de penser. Mais comment ? Avec le temps dans le dialogue, en ne restant pas seul pour lutter contre les préjugés mais voir ensemble ce que l’on peut faire en commun.

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Je reconnais qu’il y a un monde entre la théorie et la pratique mais nous pouvons la réduire, et unir nos forces, nos cohérences entre nos valeurs et nos gestes.

Je crois toujours, malgré la réalité du moment, que l’on peut allier l’argent et l’homme, et que la dignité de l’homme devienne une priorité. Il y a une définition de la dignité qui me plait :

C’est croire que la vie vaut la peine d’être vécue chez cette personne. Que malgré la misère, les défauts, que nous puissions relever la personne avec ce qu’il a de meilleur et de plus juste en lui.

Idéal peut-être mais nous pouvons y tendre et instaurer une cohésion, une cohérence avec les différences de chacun.

Je reconnais que travailler avec l’humain n’est pas chose facile car on est face à un mystère. Un mystère non du point de vue négatif mais un monde intérieur que nous ne connaitrons jamais entièrement. Oui, cela demande des efforts, de se battre mais l’aventure humaine en vaut la chandelle, beaucoup plus que l’aventure financière.

Tout est toujours possible en l’autre, avec l’autre si nous ne nous laissons pas envahir par la peur, la crainte, la méfiance. Ce n’est jamais facile, je le reconnais, nous sommes humains avec des limites mais ensemble, nous pouvons conjuguer nos forces et être complémentaires.

Château de Lutzerbourg – Ses pierres

Et oui, ce jour-là, il faisait gris mais cela ne nous as pas empêché de visiter de très beaux lieux comme Lutzerbourg.

Situé au long du Canal de Zorn, Lutzerbourg a un château qui le domine fièrement malgré ses ruines.

Aujourd’hui, je vous montre ses pierres et demain, Lutzerbourg elle-même vue du château.

Le château de Lutzelbourg se situe entre Saverne et Phalsbourg en Moselle et domine la vallée de la Zorn à 290 mètres d’altitude.

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La particularité de ce château réside dans sa construction qui juxtaposerait jusqu’à quatre châteaux. Les vestiges visibles des donjons tendent à appuyer cette thèse, qui induirait une copropriété partagée à l’époque entre diverses familles nobles.

Mentionné au XIe siècle, le château était alors occuper par le comte Frédéric de Lutzelbourg, oncle du comte Frédéric Ier de Ferrette. Les historiens supposent que la forteresse était à cette époque propriété de l’abbaye de Marmoutier.

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A l’extinction des Lutzelbourg le château revient à l’évêque de Metz, suzerain de l’abbaye de Marmoutier. Ce dernier installera plusieurs vassaux dans la forteresse.

Au cours du XVIe siècle le chevalier François de Sickingen se réfugie à Lutzelbourg et en sera délogé en 1523 par les armées du landgrave de Hesse. Le château est alors incendié et pillé, laissé pour ruine.

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Depuis, le château a bénéficié d’une campagne de restauration à l’initiative de l’archéologue strasbourgeois, le Dr Koeberlé. Le château de Lutzelbourg appartient de nos jours à la ville de Lutzelbourg.

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De nos jours les vestiges de ce château sont intéressants et la visite est agréable. Le visiteur admirera le profond fossé taillé dans le grès, précédé d’une barbacane datant du XVe siècle qui protège une porte et un supposé pont-levis. Les trois tours imposantes surplombent le château et assurent sa défense. Des fenêtres romanes sont visibles ainsi que la villa Koeberlé qui ne manquera pas d’attirer l’attention.

sources : Livre « Châteaux et Seigneurs, Histoires d’Alsace » par l’association de recherches médiévales aux Editions Coprur 1997, Wikipédia 2012

Source : Châteaux forts de France

Les fleurs de la grotte de Saint-Vit

Après la grotte de Saint-Vit, voici quelques fleurs présentes dans le jardin alpestre.

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Ah mince, il y a un lézard. Une fleur animale bizarre, je vous l’accorde.

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La grotte de Saint-Vit

Une ballade de 30 minutes dans la forêt de Schlosserhoehe, entre Saverne et Phalsbourg, nous amène vers un beau jardin alpestre où se trouve la grotte de Saint-Vit.

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En arrivant sur les lieux, on aperçoit les ruines d’une chapelle dont il ne reste plus qu’un pan de mur et des caves.

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En arrière-plan sur la droite, on peut deviner la silhouette du château de Haut-Barr

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Autrefois, la grotte était un important lieu de pèlerinage. Des malades atteints d’un mal mystérieux, venaient par dizaines en quête d’un miracle…

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Nous sommes en 1518. Un mal étrange fait ses premières victimes. Les malades, soudain se trémoussent dans des mouvements effrénés que rien ne peut arrêter ! On a nommé ce mal la danse de Saint Guy. La médecine de l’époque est impuissante. On tente de secourir les malheureux par des prières…

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Au bout de plusieurs jours de « danse », les malades épuisés étaient chargés sur des chariots qu’on ramenaient à la grotte, nommée « Hohler Stein », la pierre creuse. Une strasbourgeoise guérit et depuis les convois se multiplièrent. Les malades portaient des chaussons rouges marqués d’une croix blanche. Aujourd’hui, on connait mieux cette maladie infectieuse du système nerveux : la chorée de Sydenham.

 

Source des textes : Rando Alsace Vosges

Demain, je vous montrerai une galerie de fleurs de ce jardin alpestre !

Parcours de combattant d’un jeune professionnel sourd

(Histoire librement inspirée de fait réels)

Pika est sourd. Pika est un jeune professionnel. Il prend les transports en commun pour aller à son boulot. Mais là, ce jour-là, rien ne va. Son réveil vibrant n’a pas fonctionné et a du se lever à toute allure à cause de son retard. Le stress lui monte déjà aux tripes. Il arrive sur le quai du métro. L’affichage est en panne. Il y a une annonce vocale : « …. Sion, …o…… anne……i… ute. ». « Chuis pas dans la merde », se dit-il. Il demande à son voisin d’infortune. Il lui répond très rapidement. Rien compris. Il fait répéter mais la personne s’énerve et crie « T’es con ou quoi ? Faut attendre, c’est tout ». Sacré claque. Pika reste calme mais caaaalme malgré l’angoisse. Tant pis pour le métro.

Il prends une alternative. Le vélo’v. Il va à la borne. Mais le souci, c’est qu’il rate à chaque fois entre le signal sonore et le visuel pour décrocher le vélo. Donc il galère à le prendre. Enfin arrivé, il enfourche la bête métallique et manque de se faire faucher par une camionnette qu’il n’avait pas vu. Il était arriver un peu trop vite. Pika l’a entendu au dernier moment. Il a senti le rétroviseur de la camionnette frôler son épaule gauche. Mais tout va bien. Il est vivant. Le vent souffle dans ses aides auditives mais il reste vigilant. Il essaie de rester droit sur la chaussée en évitant les couillons qui s’arrêtent sur les bandes cyclables. Transpiration. Son appareil grésille. « Et m…. ». Il pédale à fond pour arriver à son boulot.

Rangement du vélo-v à destination. Badge qu’il essaye d’enclencher. Il doit sentir un déclic, petite vibration lui signalant que la porte s’est ouverte. Mais là, pas moyen. Il y a un souci. Un interphone s’impose pour avertir l’accueil. Il déteste ça. Biiiip. Une voix lointaine. Il comprend rien. « C’est Pika Toufair ». Une hôtesse d’accueil excédé ouvre et lui murmure des mots doux. Des mots doux, c’est pas vraiment ça. Elle marmonne et râle. Pika fait celui qui n’a rien entendu et c’est effectivement le cas.

Il s’installe à son poste devant un ordinateur. De la comptabilité. Un pur bonheur. Il prévient ses collègues qu’il est arrivé à travers une vitrine séparant les bureaux. Vive la visibilité où l’on peut éviter à toquer contre une porte opaque.

Bref, il se met au travail après avoir soigneusement séché son appareil. Coup de téléphone. « Pas aujourd’hui, pas branché », pense Pika. Le téléphone insiste. Il décroche et entend une voix forte et saccadée. Il comprend à peu près mais ça le fatigue beaucoup. Après 15 minutes de discussions autour des chiffres, il raccroche épuisé. Il se lève pour aller à la machine à café. Inclusion de sous dans l’avaleuse et hop, un verre d’expresso. Il saisit son breuvage et on l’appelle par derrière. « Pika ! ». Ce dernier sursaute et manque de renverser sa potion magique. Son collègue s’excuse et avait oublié que c’était une mauvaise idée de faire cela.

Échange d’informations puis un autre collègue passe ainsi qu’un troisième et s’ensuit une cacophonie, des rires et des mines sérieuses. « Youhou, je suis là. Vous pourriez faire attention, s’il vous plait ». «Rien d’important, Pika ». Puis ils s’en vont dans leurs bureaux. Pika reste planté, un peu énervé et même très désappointé. Dans quelle langue doivent-ils comprendre que n’importe quelle information est importante ? Elle permet d’inclure la personne dans son contexte et d’intégrer la personne dans le milieu. Sans informations, il devient hors hors-course, juste à essayer de boucher les trous, à recoller les morceaux. Et ça c’est épuisant. Pika demande parfois des explications par écrit mais cela met une éternité à venir. Comment s’investir dans un boulot où les échanges ne sont pas optimales, hein ?

En fin de journée, Pika part du boulot avec un gros mal de crâne. Il arrive au métro. Personne. Il va au guichet d’accueil. On lui répond que le métro est en panne jusqu’au lendemain. Il tilte d’un coup suite à une conversation entre ses collègues. Il avait entendu le mot métro mais n’a pas pu saisir les autres mots. Il envoie un texto à un des plus proches collaborateurs. Réponse : « Mais oui, Pika, on l’a dit quand t’étais là. T’écoute pas, c’est tout. A demain ». Zen, mais zeeeen. Mais Pika a envie de prendre un énorme bazooka et de faire exploser tout l’immeuble où se trouve l’entreprise. Cela ferait un sacré carnage. Mais cela ne résoudra rien,  évidemment. Pika reprend le vélo-v et va pouvoir se défouler au foot en salle.

Le rocher du Corbeau / The Crow’s rock

Près du village de la Petite-Pierre, dans les Vosges du Nord, se trouve un fameux rocher sur un beau sentier, appelé le rocher du Corbeau.

J’ai pris mon envol pour aller le voir mais je n’ai quand même pas imiter le corbeau pour sauter du rocher. Pas fou, le mec!

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Pourquoi Corbeau ? J’en ai entendu certes des croassements mais on en trouve partout. Je me suis dit peut-être que c’est une personne qui a été condamné à planter sa plume de délateur pour l’éternité. La preuve, ce tronc figé dans la roche.

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Le rocher du Corbeau s’appelle aussi le Rabenfels. Elle a une hauteur de 13 mètres et 12 mètres de longueur.

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En descendant plus bas, j’ai découvert ce splendide rocher.

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Je crois voir une tête de loup au sommet

Qui veille sur le corbeau se taisant à jamais.