Forteresse de Polignac – 1 – Généralités

Et voilà la Forteresse de Polignac tant attendue.

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Sur un site probablement occupé de toute antiquité (une légende non vérifiée y localise un temple d’Apollon), le château est cité depuis la fin du IXe siècle. Les vicomtes héréditaires du Velay le possèdent depuis au moins le XIe siècle, en prennent le nom et y font leur résidence ordinaire jusqu’au début du XVIIe siècle.

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Ces vicomtes de Polignac joueront un rôle au premier plan en Velay jusqu’à nos jours. Autour de leur place forte principale, ils bâtissent ou acquièrent de nombreuses forteresses dans l’actuel département de la Haute-Loire, ceux du Cantal de la Lozère, du Gard, du Puy-de-Dôme. On les retrouvera à Ceyssac, Bouzols, Salzuit, Lavoûte, Solignac etc.

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Dans leur forteresse de Polignac, le logis seigneurial est sans doute reconstruit en dur au XIIe siècle, époque où une lutte sans merci oppose les Polignacs aux évêques du Puy à propos des péages sur les routes de pèlerinage. Il est rassuré et agrandi à la fin du XVe siècle ou au début du suivant.

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Le donjon désigné comme la « grosse tour » dans les sources anciennes, est construit par Randon Armand X, vicomte de 1385 à 1421, comme l’indique une inscription latine, puis réparé en 1565 par Philiberte de Clermont. Le château qui reçoit la visite de François 1er en 1533, devient à la fin des guerres de religion le bastion imprenables des royalistes face au Puy ligueur. Abandonnée au cours du XVIIe siècle par les vicomtes qui lui préfèrent le château de Lavoûte-Polignac, la forteresse déjà en ruines sera épargnée par la Révolution. La famille de Polignac rachète les ruines à son retour d’émigration et fait rétablir les couronnements du donjon (voûte à charpente métallique et parapet à mâchicoulis) de 1893 à 1897, d’après les gravures anciennes.

Source: Régis THOMAS Châteaux de Haute-Loire dix siècles d’Histoire

Demain, des panoramas de la Forteresse.

NB : C’est moi ou quelques photos sont floues ?

 

Expédition ratée au Château de Rochebaron

Lever très tôt le matin. Pour moi, il était 6h30 au camping. Brume sur l’étang et le soleil pointait à l’horizon à travers l’épais brouillard. Motivé, je m’élance à travers le village, sans oublier de prendre un petit pain au chocolat pour me donner de l’énergie.

J’entends les cloches, en partie et il me semble entendre 7. Ok, il est sept heures. J’arrive enfin sur le chemin qui mène au château indiquant qu’il faut 25 minutes pour monter. Rude pente avec mon lourd sac. Transpiration mais j’avais hâte d’arriver là-haut.

Enfin, une percée dans la forêt. Elle m’offre une belle vue sur le château. Une brume épaisse enveloppait la vallée (chose que je n’ai pas réussi à prendre en photo).
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Et là, c’est le drame. J’arrive par derrière. Aucune vue. Juste cette vision à travers une immense grille infranchissable.

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Grille fermé. Le château est ouvert au public à 14h. J’espérais juste qu’il y ait un espace à découvert mais point du tout.

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Avec une grande frustration, je redescends par un autre chemin vachement raide et presque boueux. Glissades et esquivades des branches. Enfin, j’arrive à une petite route. Sur la gauche, ça monte mais c’est marqué propriété privée. Je vois qu’il y a une possibilité de point de vue. Je tente le coup. Mais rien d’intéressant. J’entends un chien aboyer. Je redescend sans trop traîner sans regarder derrière moi. Les aboiements s’approchent. J’arrive à la limite de la propriété privée. Je me retourne. Le chien. Je continue mon chemin avec empressement pour ne pas sentir mes muscles fessiers partir en lambeaux.

Enfin de retour au village, je vois l’horloge de du clocher de l’église. La cloche sonne. Il est 7 heures. Mince, alors !

Que vous montrerais-je demain ? Suspense.

Lauris, village pittoresque du Vaucluse

Un petit tour à Lauris ce week end sous un beau soleil caressé par le mistral.

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Les terrasses du château de Lauris date du XVIIIe siècle et surplombe la vallée de la Durance. Elles sont composées du  jardin Blanc qui est en accès libre et du Jardin Conservatoire des Plantes Tinctoriales, site unique en Europe.

Elles ont été réaménagées en 2008 dans un pur style XVIIIesiècle et ont obtenu le label  « Jardin remarquable » en 2011 et le troisième prix du concours Départemental de l’Architecture et du Paysage en 2010.

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e château, devenu récemment propriété communale, se dresse à l’aplomb de la falaise comme une emblématique figure de proue, un tranquille vaisseau offrant une vision sereine à l’heure du couchant. Reconstruit au XVIIIe siècle sur les ruines de l’ancienne forteresse médiévale, il fut complétement transformé pour être habité au XXe siècle. Nous devons à Sextius d’Arlatan les fontaines et bassins du XVIIIe siècle qui ornent les magnifiques jardins en terrasses. Ne se visite pas.

Source : Office de tourisme de Lauris

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Lutzerbourg vue du Château

Voici la ville de Lutzerbourg entouré de quatre collines et traversée par la Zorn.

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Le nom peut être décomposé en deux termes en moyen haut-allemand : « lützel », à savoir « petit », et « Burg », à savoir « lieu fortifié, château-fort » (bien que cela ait donné le terme « bourg » en français avec un sens tout autre).
Finalement, le nom se traduit par « petite fortification ». Il s’agit de la même étymologie que celle de la ville de Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg) qui se dit toujours « Lëtzebuerg » en francique luxembourgeois.

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Anecdote historique:

Venant de Metz, Adolf Hitler, chancelier du Reich, vint à Lutzelbourg le 26 décembre 1940, où il fut reçu à l’hôtel des Vosges, pour une veillée de Noël, en présence des troupes du secteur. Le train blindé, stationné dans le tunnel d’Arzviller, attendait Hitler à 18 h 40 pour le retour à Berlin, où il arriva le lendemain matin.

Source : Wikipédia

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Château de Lutzerbourg – Ses pierres

Et oui, ce jour-là, il faisait gris mais cela ne nous as pas empêché de visiter de très beaux lieux comme Lutzerbourg.

Situé au long du Canal de Zorn, Lutzerbourg a un château qui le domine fièrement malgré ses ruines.

Aujourd’hui, je vous montre ses pierres et demain, Lutzerbourg elle-même vue du château.

Le château de Lutzelbourg se situe entre Saverne et Phalsbourg en Moselle et domine la vallée de la Zorn à 290 mètres d’altitude.

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La particularité de ce château réside dans sa construction qui juxtaposerait jusqu’à quatre châteaux. Les vestiges visibles des donjons tendent à appuyer cette thèse, qui induirait une copropriété partagée à l’époque entre diverses familles nobles.

Mentionné au XIe siècle, le château était alors occuper par le comte Frédéric de Lutzelbourg, oncle du comte Frédéric Ier de Ferrette. Les historiens supposent que la forteresse était à cette époque propriété de l’abbaye de Marmoutier.

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A l’extinction des Lutzelbourg le château revient à l’évêque de Metz, suzerain de l’abbaye de Marmoutier. Ce dernier installera plusieurs vassaux dans la forteresse.

Au cours du XVIe siècle le chevalier François de Sickingen se réfugie à Lutzelbourg et en sera délogé en 1523 par les armées du landgrave de Hesse. Le château est alors incendié et pillé, laissé pour ruine.

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Depuis, le château a bénéficié d’une campagne de restauration à l’initiative de l’archéologue strasbourgeois, le Dr Koeberlé. Le château de Lutzelbourg appartient de nos jours à la ville de Lutzelbourg.

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De nos jours les vestiges de ce château sont intéressants et la visite est agréable. Le visiteur admirera le profond fossé taillé dans le grès, précédé d’une barbacane datant du XVe siècle qui protège une porte et un supposé pont-levis. Les trois tours imposantes surplombent le château et assurent sa défense. Des fenêtres romanes sont visibles ainsi que la villa Koeberlé qui ne manquera pas d’attirer l’attention.

sources : Livre « Châteaux et Seigneurs, Histoires d’Alsace » par l’association de recherches médiévales aux Editions Coprur 1997, Wikipédia 2012

Source : Châteaux forts de France

Château de Haut-Barr – 3 – Les fondations rocheuses

Ne pouvant pas attendre demain, je vous partage les photos des rochers qui soutiennent le château.

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Nous sommes au bout des ruines coté Nord.

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Hélas, je n’ai pas pu monter là-haut, l’escalier était bouclé par une barrière.

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Sur la dernière photo, ce rocher  coté sud s’appelle le Markhfels.

Vous le savez sans doute, c’est du grès rouge des Vosges avec du conglomérat principal au dessus. Des rochers de ce genre, il y en a à foison dans le massif des Vosges et d’autres photos de rochers comme la grotte d’amour (Oh quel suspense!!) viendront ces jours-ci.

Château du Haut-Barr – 2 – Panoramas

Bonjour à vous, voici le panorama à 360 degrés autour du château de Haut-Barr

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Donc au Sud, vous apercevez la tour du Brotsch. et le village de Tal-Marmoutier.

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A l’est, la plaine d’Alsace. En fait, pas vraiment, c’est le Koshersberg avec ses collines et enfin la plaine d’Alsace. Bon, les alsaciens, j’attends vos corrections.

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A l’Ouest, nous avons les Vosges centrales avec le canal de la Zorn (On le verra mieux dans un autre article) se dirigeant vers le plan incliné de Saint-Louis.

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Et Au nord, nous pouvons distinguer une autre ruine à gauche, ceux du château de Greifeinstein. Puis Saverne en contre-bas à droite. Puis en arrière-plan, le début des Vosges du Nord.

Et demain, vous admirerez les fondations rocheuses du château de Haut-Barr.

Belle journée à vous.

Château du Haut-Barr 1 – Fondations et historique

Voici le château de Haut-Barr, superbes ruines que j’ai visité tôt le matin. Vous le verrez en trois fois (Ses fondations et son historique, ses panoramas et les rochers sur lesquels ils se reposent)

Le château du Haut-Barr est situé à 458 mètres d’altitude sur trois rochers, dominant ainsi la ville de Saverne.

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Il est cité pour la première fois en 1123. En 1168 sous l’impulsion de Frédéric Ier de Barberousse, l’évêque de Strasbourg acquiert le troisième rocher, le Markfels.

Le château s’agrandit encore avec la construction de la tour heptagonale puis de la chapelle castrale à Saint-Nicolas et à la Sainte-Trinité.

Au XIIIe siècle, le château du Haut-Barr sert de résidence aux évêques de Strasbourg, devenant une véritable citadelle épiscopale. […]

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Le château ne sera pas épargné par le tremblement de terre de 1356, il sera reconstruit en 1360.

En 1525 le château sera assiégé par des paysans mais sortira victorieux de cet épisode.

En 1583 des renforcements défensifs destinés à s’adapter aux évolutions des armes à feu sont apportés au château par l’évêque Jean de Manderscheidt-Blankenheim, qui aurait institué au château la «confrérie de la Corne », une société de francs-buveurs qui réunissait tous ceux qui avaient pu vider, en un seul coup, une symbolique corne d’aurochs (un bœuf sauvage depuis lors disparu) contenant quatre litres de vin… De nouvelles enceintes ainsi qu’un imposant portail sont ajoutés au château.

En 1584 l’ensemble des chanoines catholiques quittent Strasbourg et viennent se réfugier au Haut-Barr. A la mort de Jean de Manderscheidt-Blankenheim en 1592, le château revient à Charles de Lorraine.

En 1607, la gestion du Haut-Barr est confiée au comte Hermann Adolphe de Salm-Reiffenscheid.

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Le château sera démantelé durant la guerre de Trente Ans conformément au traité de Westphalie. Le château sera brièvement restauré en 1743 par les troupes françaises mais sera abandonné l’année suivante.

On accède de nos jours au Haut-Barr par une porte d’entrée Renaissance construite en 1583 par l’évêque Jean de Manderscheidt-Blankenheim pour déboucher sur une petite place juste devant la chapelle. Un escalier mène au sommet du rocher situé le plus au nord. Il constituait en fait le donjon du château. Le logis de style roman occupait le rocher central, on peut y voir de nos jours un oculus, élément peu commun dans les ruines alsaciennes, des fentes d’éclairages ainsi que des fenêtres géminées. Une passerelle appelée le pont du diable permet d’accéder au Markfels, le troisième rocher situé au sud de l’édifice et qui complétait le système défensif du château. Les vestiges des donjons Renaissance sont remarquables.

Source :  Site des Châteaux-Forts de France

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Demain, les différents panoramas qu’offrent ce château.

Château des Rohan – Saverne

Bonjour à tous, me voici revenu avec pleins de photos d’Alsace, plutôt de la région de Saverne et Phalsbourg, et Strasbourg pour la fin.

Pour commencer en douceur, le château des Rohan à Saverne.

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En 1417, Saverne devient la capitale politique des territoires de l’Evêché de Strasbourg.
Elle sera la résidence officielle des princes évêques jusqu’à la Révolution.
Les collections historiques du Musée permettent de découvrir ce passé prestigieux.

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Au XVIIIe siècle, les cardinaux de Rohan occupent le siège de l’Evêché de Strasbourg. En 1779, un incendie détruit à Saverne le Château épiscopal. Le cardinal Louis-René Edouard de Rohan-Guéméné le fait reconstruire par l’architecte Nicolas Salins de Montfort.
Les travaux, commencés en 1779, sont interrompus par la Révolution et la nationalisation des biens du clergé votée en 1789.

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Pendant la première moitié du XIXe siècle, le château, en ruines, est menacé de démolition.
Entre 1853 et 1857, l’Empereur Napoléon III le fait restaurer pour y installer un asile accueillant les veuves des hauts fonctionnaires civils et militaires morts au service de la France.
Après la guerre de 1870, le château est transformé en caserne.

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Acquis par le ville de Saverne en 1952, il abrite aujourd’hui le Musée, un relais culturel, une école primaire et une auberge de jeunesse.

( Source : Office de tourisme de Saverne )

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