Et si j’arrêtais de râler

Et si j’arrêtais de râler.

De me plaindre

De se plaindre de ce que font les autres.

Et si j’arrêtais de voir que le côté négatif

Même si les temps sont durs, difficiles.

Je peux devenir toxique pour moi et pour les autres

Sans doute de manière involontaire.

Et si j’arrêtais cet engrenage où tout va mal.

Et si je déployais encore plus ce qui est positif.

Et si je faisais grandir encore plus ce qui marche bien.

Cela pourrait diminuer mon côté sombre

Que nous avons tous en nous.

Et si je souriais un peu plus que d’habitude,

De m’ouvrir davantage.

Les jours deviendront sans doute meilleurs.

Mais comment ?

En partageant ses passions,

En faisant du bien autour de soi

D’aborder l’autre de manière bienveillante

Sans préjugés, sans amertumes.

Ok, ce n’est pas facile mais cela vaut le coup d’essayer.

Il est plus facile de râler que le contraire.

C’est donc un défi, une aventure

De vouloir changer de regard,

De passer de la méfiance à la confiance.

En passant le cap de la non-râlerie,

Sans doute, j’aurai envie de créer, d’inventer,

De découvrir, de partager, d’échanger

De partir à l’aventure.

Vivre tout simplement.

Puis la tête pourrait devenir moins lourde

Moins chargé en rumineries et plaintes.

L’esprit pourrait devenir plus léger et plus enclin

A s’émerveiller, à être disponible pour soi et pour l’autre.

Et le corps ? Les maux pourraient s’estomper

Comme les migraines, les maux de ventres etc…

Et pourquoi pas ? On essaye ?

Aujourd’hui, j’arrête de râler.

Et toi ?

6 avantages à être sourd

Comment j’ai réussi mes études en étant sourd ?

nthttp://www.youtube.com/watch?v=iYYl4mBrhmU

BD : Tombé dans l’oreille d’un sourd

Oh un article ?

Pas encore de vidéo mais je voulais vous partager un coup de coeur pour une bande-dessinée :

C’est « Tombé dans l’oreille d’un sourd » de Grégory Mahieux et Audrey Levitre.

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Grégory et Nadège sont comblés par la naissance de leurs jumeaux, Charles et Tristan. Pourtant leur univers s’effondre lorsque le diagnostic tombe : Tristan est sourd profond.Comment alors, en tant que parents entendants, aider leur fils à s épanouir dans notre société d hyper-communication ? Comment respecter son identité propre dans ce monde qui laisse, au final, peu de place à l altérité ? Bref, comment prendre les bonnes décisions pour Tristan ? (source : Lirado)

J’ai été agréablement surpris du ton donné par l’auteur. Brut, sincère et qui résume bien les difficultés au quotidien dans les démarches administratifs et surtout au niveau médical. L’auteur révèle bien encore les énormes failles au niveau éducation par rapport à la Loi 02-2005. Il y a encore toujours un énorme décalage entre les paroles et les actes.

J’ai trouvé ça juste dans les explications sur les différents tests que leur enfant Tristan a du passer ainsi que les combats qu’ils ont du mener pour que leur enfant soit intégré dans un milieu ordinaire tout en restant en lien avec un établissement spécialisé.

Tous les thèmes sont abordés : le milieu médical, les centres spécialisés, l’école, les aides techniques, les disponibilités dans le travail, l’acceptation du handicap par les autres ou le devenir de l’enfant.

Il me semble important d’apporter un regard sans jugement sur la position des parents car cela pourrait faire hurler pour ceux qui seraient contre l’implant cochléaire. C’est leur choix et il est à respecter.

Le dessin est très agréable à regarder et se lit très facilement. J’ai beaucoup apprécié la mise en scène du vécu de Tristan. Je me suis parfois retrouvé dans ses colères et ses solitudes. Et là, je retrouve bien les attitudes des parents qu’auraient pu avoir mes parents.

Un témoignage que je conseillerai à ceux qui veulent en savoir plus sur le quotidien de parents d’enfants sourds, et même sur le vécu des enfants ballotté entre le silence et le bruit.

Et vous, l’avez-vous lu ?

Non ?

Qu’attendez-vous donc ? Courez donc chez votre libraire! 😉

Et hop, un interview de l’auteur dans Youbecom

Lecture de « Dylan »

Appareillé, implanté, toujours sourd ?

Présention de mon livre en vidéo

Toujours je t’aimerai – en vidéo

Handicap visible ou invisible ?

(Texte que j’ai écrit en 2014)

Handicap visible ou invisible ?

Qu’est –ce qui serait plus aisé à vivre ?

Est-ce plus confortable d’être dans un fauteuil roulant et que les gens voient, constatent vraiment votre handicap ?

Ou bien d’avoir un handicap invisible qui vous gêne dans la vie de tous les jours, et que vous devez sans arrêt répéter aux « ignorants le pourquoi du comment ?

Je reconnais que c’est un peu schématique, c’est vite des raccourcis. Notre vécu du handicap est subjectif en fonction de notre histoire, de notre environnement social et familial. Puis tout est question du ressenti du regard de l’autre en fonction de nos fragilités extérieurs ou intérieurs.

Puis nos handicaps ne sont pas comparables.

Nos vécus ne sont pas mesurables.

L’acceptation de notre handicap est tout un chemin avec des joies et obstacles rencontrés.

Je voudrais témoigner mais ce n’est pas simple. Il me faut éviter de me faire griller sur la toile. Mais je tente le coup. Je ne voudrais pas tomber dans la victimisation, ou d’attirer la pitié. Que c’est insoutenable de sentir une pitié venir sur soi. Je voudrais juste être reconnu à ma juste place, à ma juste valeur. Ne pas excuser mes bourdes, mes erreurs parce que j’ai un handicap. Je suis un homme avant tout. Je ne me résume pas à l’handicap que j’ai mais il fait partie malgré tout de mon identité.

Allez, je me lance pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis sourd appareillé. Appareillé que d’une seule oreille. L’autre est foutue. Je suis en mode mono. Je suis appareillé depuis l’âge de deux ans. Grace à l’orthophonie, je peux parler et m’aider de la lecture labiale. Malgré mon audition très limité, je parle très bien. C’est une grande réussite. Mais c’est aussi un inconvénient car les gens qui ne savent pas que je suis sourd, peuvent croire que je suis idiot quand je ne comprends pas ce qu’ils disent. Handicapé de la communication. Merci de ne pas me sortir le refrain classique : «  Mais nous sommes tous des handicapés de la communication ». C’est trop facile et ça peut avoir le don d’agacer. Comme mon handicap ne se voit pas, les gens oublient de parler correctement,  ou sinon ils me parlent d’une autre pièce ou partent vite. C’est fatiguant parfois de faire rappeler son handicap. Je pourrais oser dire aussi que c’est humiliant.

 

Alors je souhaite un bon courage pour ceux qui vivent le handicap comme une lourdeur plus ou moins temporaire. Il est aisé de le vivre en fonction de l’environnement social, amical, familial et même professionnel.

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