C’est juste l’été ?

C’est juste l’été. Il fait chaud.
Tous les jours, je remplis mes arrosoirs
Pour aller hydrater mon potager.
Mon récupérateur d’eau de pluie est vide depuis deux semaines.
Non, ce n’est pas que l’été.
La récurrence des sécheresses m’inquiètent.
Comme les incendies avec leurs violences.
Je prends l’eau de ma cuisine.
Pas de point d’eau extérieur.
Je porte mes deux arrosoirs
en prenant l’escalier donnant sur une cour.
Je contourne la maison
Et enfin, j’arrive dans notre jardin en commun avec mes voisins.
Dans la fraicheur relative de l’aube
Ou dans la douceur tenace du crépuscule,
mes légumes accueillent avec hâte l’eau calcaire.
Je n’ai juste que 150 mètres à faire en deux aller-retour.
Et demain ?

En voyant des militants se battre pour notre planète et notre bien-être animal et humain, je suis plus rassuré même s’il a beaucoup de combats à mener.

Nous sommes tous responsables, à notre manière, à notre niveau.
Comme là, en vous écrivant sur Internet qui utilise des serveurs ayant besoin de la Clim pour refroidir les datacenters.
Cela va peut-être m’inciter à limiter mes temps de connexions encore plus.

Prenez bien soin de vous avec cette chaleur!
Préservez la fraicheur de votre intérieur, sans la clim 😁
Et surtout hydratez-vous !

Comment vis-tu notre actualité climatique ?

Sourd ou malentendant ?

🧐 Tu ne sais pas quel mot utiliser ?

Allons voir ça ensemble !

Etre sourd, c’est avoir une perte auditive, essentiellement avec des surdités profondes à totales.
Pour ceux qui utilisent le terme malentendant, c’est généralement les personnes qui ont perdu de l’audition et qui ont des surdités légères à moyennes.

Etre sourd n’est pas forcément cantonné aux sourds profonds qui utilisent la langue des signes.
Pour ma part, après mûres réflexion sur mon identité sourde, je signifie que je suis sourd oralisant appareillé. Je sais, c’est long mais c’est ce qui me convient le plus.

Chacun se définit aussi en fonction de son chemin d’acceptation de sa surdité.
Dans le terme malentendant, il y a le préfixe mal- qui est quand même, pour moi, connoté négativement. Mais c’est juste ma perception, mon ressenti.

Les mots ont un impact tel que déficience auditive, souffrant de surdité.
Hop hop hop, on ne souffre pas de surdité. On souffre de la situation qui nous isole des autres parce que nous ne comprenons pas. Voilà la nuance.

Donc on peut utiliser le mot sourd ou malentendant en fonction du choix de la personne.
Si je t’informe que je suis sourd tout en te parlant, je serai très vexé si tu t’exclames que je suis malentendant. Cela tombera dans l’oreille d’un sourd. Mon oreille gauche exactement qui est foutu. 😋

Es-tu aussi sensible au choix des mots qui te définissent ?

J’ai perdu ma voix

Après ma semaine de folie, je reviens dans ma région lyonnaise pour une nouvelle intervention !

Presque aphone !

Si si tu as bien lu, ma voix est complètement cassée 😱 mais je reste zen.
Je me suis fait testé au cas où : négatif !
Comme j’aurai un micro-casque, je pourrai modérer ma voix.

Quelques conseils pour préserver sa voix :

✅ Bien s’échauffer la voix (Do Fa Mi Ré Sol)

✅ Avoir un bon sommeil (raté, j’ai fait une courte nuit )

✅ Avoir une bonne posture, être détendu (là, c’est ok, enfin presque quand je serai dans le train pour Lyon 😁)

✅ Faire un repos vocal (vu comme j’ai parlé toute la journée hier lors d’une sensibilisation, logique)

✅ Protéger les cordes vocales du froid (bon il fait chaud, c’est l’été mais attention à la Clim 😋)

✅ Ne plus parler en cas de trouble de la voix majeur (Hein ? Euh….)

Et toi ? Cela t’es arrivé de devoir ménager ta voix ?

Comment annoncer mon handicap en entreprise ?

J’avoue que sur le coup, je fus pris au dépourvu.

Comment annoncer mon handicap à mes collègues ?

Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte :
❗ l’acceptation de mon handicap
❗ Le degré d’ouverture de mon équipe. Comment sont-ils prêts à recevoir la différence ?
❗ Le niveau de confiance envers mes collègues

Pourquoi l’annoncer ?
✔️ Mieux faire comprendre à l’équipe pourquoi j’ai tel comportement, une telle habitude pour me préserver.
✔️ Pour instaurer de la confiance et de la compréhension, et surtout de la bienveillance
✔️ Obtenir de meilleurs aménagements qui sera profitable pour tout le monde. Je serai plus efficace et la dynamique sera plus bénéfique au sein de l’entreprise.
✔️ L’annonce du handicap est levier pour agir sur des problématiques qui touchent l’ensemble des salariés, telles que la prévention des risques psychosociaux, la santé au travail ou la conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

Comment donc l’annoncer ?
✅ Tout d’abord, il me semble important de rester positif pour rassurer, conforter que mes collègues continuent à faire confiance.
✅ Je peux l’annoncer lors d’une réunion en ayant bien préparé mon discours et en ayant prévu un temps d’échanges ou prévu une journée de sensibilisation.
✅ Annoncer mes besoins et mes forces.

🤗 Pour anecdote, j’ai joué ma conférence « Au secours, j’ai un collègue sourd » sur mon lieu de travail dans un foyer d’accueil médicalisé, en long intérim. J’avais une collègue qui n’était pas très agréable. Et quand elle a vu ma conférence que j’avais joué pour le plaisir devant les résidents. Elle était venu me voir après dans le bureau. « Vivien, j’ai mieux compris et je suis désolé pour mes comportements désagréables avec toi ». Les jours qui ont suivis, elle a adopté une attitude plus chaleureuse. Et j’ai travaillé plus confortablement quand nous étions en binômes.

💪🏼 Sensibiliser mes collègues de façon décalé peut être une façon de désamorcer les incompréhensions, les conflits.
💪🏼 Il me semble important de bien en parler en amont avec mon référent handicap pour aborder la situation de manière appropriée.
Evidemment, que ça soit un handicap invisible ou visible, ça change beaucoup de choses. Cela passe beaucoup par la dialogue.

Et toi ? Comment as-tu évoqué ton handicap avec tes collègues ? Ou le prévois-tu ?
J’ai hâte d’entendre ton témoignage et de pouvoir compléter ce sujet.

8 albums jeunesse sur les handicaps

Aborder la question du handicap aux plus petits , c’est possible.
Et c’est même primordial.

C’est possible grâce aux albums jeunesse.
J’en ai sélectionné 8.

Il y en bien plus que cela évidemment.
Je vous ai mis quelques adresses internet où vous pourrez y puiser d’autres titres de livres pour enfants :

http://www.adoptionefa.org/wp-content/uploads/2017/06/biblio_handicap_jeunesse.pdf15
https://apprendreaeduquer.fr/livres-enfants-handicap/
http://www.versunecoleinclusive.fr/
https://www.mpedia.fr/art-handicap/

Quels sont tes coups de coeur ?

Du défaitisme à la persévérance

𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑗𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 !

𝐼𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑔𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑖. 𝐼𝑙 𝑎 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑖.

Des phrases défaitistes et c’est bien dommage !

Je m’en fous d’être le meilleur par rapport aux autres.
Le plus important est que je donne le meilleur de moi-même et de prendre les moyens qu’il faut pour atteindre mes objectifs. De l’audace !

Et après être numéro 1, on a quoi ? Le plus important c’est de se faire plaisir et de pouvoir avoir du chiffre d’affaire avec un juste équilibre vie pro / vie perso!

Je me souviens d’une anecdote.
Quand j’étais en CE2, j’avais fait du cross dans les collines avec mon école primaire. Je n’étais pas très sportif car j’étais arrivé dernier.
Puis en CM1, rebelote, même circuit. Je ne voulais pas être le dernier et donner le meilleur de moi-même. J’avais sué et je suis arrivé avant-dernier. J’étais fier et en larmes dans les bras de mon instit du CE2. J’avais progressé !

✔️S’arrêter de se comparer aux autres
✔️ Agir et faire le premier pas avec confiance et persévérance.
✔️ S’entourer de personnes bienveillantes et inspirantes.
✔️ Être fier du chemin parcouru au bout de 6 mois.

Et toi, quelle décision as-tu prise dont tu es fier ?

10 bandes dessinées sur les handicaps invisibles

Sais-tu qu’il existe des bandes dessinées abordant la question des handicaps invisibles ?

Heureusement car les handicaps invisibles concernent 85% des handicaps.
On y trouve :
Les handicaps psychiques
Les handicaps cognitifs
Les handicaps mentales
L’autisme
Les troubles Dys.
Les handicaps sensoriels tel que la surdité et la cécité.
Les maladies invalidantes (Diabète, sclérose en plaque, fibromyalgie, maux de dos),
Rien ne doit être tabou. Nous ne sommes pas responsables de notre handicap, ni de nos troubles psychiques.

Etant fan de bande dessinée et surtout de roman graphique, je guette la moindre nouveauté sur le domaine du handicap.
Je trouve que c’est un bon support de sensibilisation. Pas toi ?

En connais-tu ?

J’ai été harcelé au collège.

J’étais le seul sourd de l’école. Je me mettais au premier rang pour mieux entendre les professeurs. J’étais plus à l’aise avec les adultes que avec mes pairs.

J’ai eu droit à des sifflements, des appels derrière moi. Quand je me retournai, plus personne.
J’ai eu droit à des jets de bouts de gomme, des bouts de papiers et même des cailloux dans la cour de récréation.
On me traitait de fayot, et j’avais un surnom bizarre : « Le lapin au citron ». Sans doute d’autres quolibets mais je ne les comprenais pas.

j’avais la constante impression qu’on se « moque » de moi.
Qu’on parlait dans mon dos.
Qu’on était sympa en face mais que ce n’était jamais sincère.
Etant sourd, tout était exacerbé.

Je détestais la récréation, surtout le matin. Je me sentais très seul. Les bruits, les cris m’angoissaient.
L’après-midi, la bibliothèque était ouvert. Je m’y réfugiais. Je lisais pleins de BD , surtout la série des Jeannette Pointu (qui connait ? 😅). J’empruntais souvent aussi des livres d’aventures et de géographie. J’étais passionné par les capitales du monde. Les connaissais toutes.

Plusieurs fois, j’avais mis les moyens pour ne plus aller à l’école comme :
– Prendre des médicaments (je lisais les boites pour éviter des prendre les plus nocives)
– Manger du chocolat avec de la pommade
– Ouvrir grand la fenêtre quand il faisait très froid
– Mettre de l’acide dans mon oreille gauche (celui qui ne fonctionne pas, je n’étais pas fou, j’y tenais à l’autre)
– Boire jusqu’à saturation
Bref, je voulais être malade et qu’on prenne soin de moi, surtout à l’hôpital. Je n’ai jamais été hospitalisé avec tout ça. On disait que j’étais hypocondriaque et que mes maux de tête, c’était psychosomatique.

Je voulais rester en vie à tout prix. Plusieurs fois, j’étais tenté de tomber dans l’escalier en pierre de l’école mais je savais que je pouvais mourir. Non, j’avais une force en moi qui m’évitait cela. Je savais que la vie en valait le coup, mais ailleurs !

Je me sentais soutenu malgré tout par quelques professeurs dont le prof de sport. Je ne me souviens plus comment ça s’est résolu. Je n’en garde pas rancune mais blessé bien sûr. La notion de l’amitié était toujours difficile, j’étais facilement manipulable car naïf et trop gentil.

J’écrivais beaucoup aussi. La lecture et l’écriture m’ont sauvé.
Cette expérience m’a apporté une énorme résilience
Et en même temps, une brèche dans l’estime de soi.
Le syndrome de l’imposteur jaillissait à fond.
J’avais terriblement honte.

Bref, lors de mes sensibilisations devant des jeunes, j’évoque souvent la question du harcèlement scolaire. Je leur parle de la nécessité d’en parler.

Hélas, le harcèlement existe toujours.
Tout type de harcèlement est interdit par la loi.

Continuons à semer l’écoute, la bienveillance, la prévention, la prise en compte des besoins de chacun.

Et toi ?

Une belle première expérience

Et ce fut une belle soirée !

Merci à LADAPT de m’avoir invité à vivre cette extraordinaire expérience !
Merci Caroline LE FLOUR
Merci au Théâtre de dix heures pour leur accueil et leur excellent régisseur Abou !

6 mn de plaisir sur scène, à interagir avec le public, à les entendre rire. Si, si je vous assure, j’ai bien entendu rire. J’ai beaucoup apprécié la présence de deux de mes amis. Cela m’a beaucoup aidé et à faire des clins d’œil dans mon texte.
Les personnes qui ne me connaissaient pas ont été ravies et m’ont félicité à la fin.

Pour le Spectacle de Caroline LE FLOUR: « La Chauve sourit », j’en ai pleuré de rires et d’émotions ! Un bon moment sur un sujet aussi grave que le cancer ! Des femmes qui avaient eu le cancer étaient là à écouter Caroline. Elles ont beaucoup ri. Ce fut jouissif ! Du bonheur !

Bingo! Mission réussie ! Sensibiliser sur un thème sérieux et en rire, c’est un bon cocktail !

Hâte de peaufiner mon texte, l’approfondir et jouer sans cesse, pour le plaisir de faire rire et sensibiliser !

Mission accomplie avec Ouverture de champ

Mission accomplie
Bilan de la soirée ?

Ce fut un très bon moment avec mes collègues, avec de belles prestations.
J’ai beaucoup apprécié aussi la qualité des interprètes. Un jeu s’était créé entre nous et eux, une vraie complicité apprécié du public.

Pour ma part, je me suis surpris à dérouler en écoutant les rires du public. J’ai osé improviser et je ne me suis pas perdu dans mes idées. Je me suis même étonné à ne pas être submergé par les émotions.

Une pensée à un spectateur qui a fait un malaise au cours de la soirée. Tout le monde a agi dans le calme et professionnalisme, surtout Marjolaine qui jouait à ce moment-là sur scène.

A la fin de la soirée, au cocktail, j’ai pu retrouver Gwénaëlle Briend ainsi que Stéphane RIVIERE avec plaisir et nos échanges furent brèves car j’entendais mal à cause du brouhaha ! J’avoue que je rame toujours à ces occasions conviviales. Un peu paumé dans le maelström sonore.

Au final, ce fut une très belle expérience et j’ai hâte de rejouer.

Merci à Ladapt pour leur accueil !
Merci à Adda Abdelli pour l’animation.
Merci à Jo Brami, Mak Commetoutlemonde, Caroline Le Flour, Marjolaine Pottlitzer, Nacer Zorgani et Valentin Lebot !
Merci aux interprètes Igor Casas et Carlos