Oh punaise ! Je m’en vais…

  • Franchement, t’exagères!
  • Hein…. mais écoute….
  • Bon je m’en vais bouder !
  • C’est bien dommage. Moi aussi.
  • Punaise, c’est pénible de se fâcher !
  • C’est clair. Allez, on va se poser chacun de notre côté et on se retrouve au bistrot du coin !
  • Vers la mare aux canards ?
  • A peu près !

Témoigner, ce n’est pas niais !

Ce mardi et mercredi, j’ai participé à une formation avec l’Association Sarahca, en tant que formateur dans le domaine du handicap auditif.

Nous étions quatre formateurs de chaque famille de handicap et une animatrice avec 6 stagiaires de tout horizon.
Notre but est de pouvoir sensibiliser à travers des témoignages, des mises en situation, du théâtre forum et bien sûr un peu de théorie. (Histoire et Droit).

Chaque formateur a témoigné de son parcours de vie, comment il a vécu son handicap, dans quel environnement, son vécu professionnel et familial. Et à chaque formation, les témoignages font mouche et questionnent beaucoup les stagiaires. J’apprécie mes collègues car leurs témoignages sont sincères, toujours juste et ne gomment pas les difficultés au quotidien.

Pour ma part, je ne fais pas vraiment un témoignage car je joue ma conférence-théâtralisée « Au secours, j’ai un collègue sourd ». C’est dans les questions-réponses que j’apporte plus de précisions dans mon parcours.
Je me souviens d’un retour d’une stagiaire :
« – Vivien, tu pourrais témoigner sans faire de l’humour ? « 
Moi : – Bien sûr, je peux….. Je peux même vous faire pleurer…..  » (Rires dans l’assemblée)

Alors pourquoi un témoignage est important ? Car cela peut rejoindre chacun, une part intime de chacun de nous. Cela peut nous relativiser aussi dans nos quotidien ou être rejoint dans nos difficultés sécrètes.

Un témoignage, c’est un cadeau et chacun le reçoit comme il veut selon sa disponibilité et sa perception du monde. Et souvent, un témoignage peut changer un regard, faire évoluer des mentalités, briser des préjugés.
Je repense à cette initiative danoise en proposant une bibliothèque humaine. On propose au public de rencontrer une personne qui raconte son histoire comme si c’était un livre. Cela peut être une personne réfugié, une personne homosexuel, une personne aveugle, une personne qui est ouvrier etc…

La rencontre, c’est ce qu’il y a de mieux pour faire grandir chacun et chacune de nous. Une vraie rencontre où on se laisse saisir par l’imprévu, l’inattendu.

Avez-vous déjà eu l’occasion de témoigner devant un public ?

Matériels pour sensibiliser et mon appareil auditif 😀

Du vide ou peu

Rien.
Si, si, je vous assure, il n’y a rien.
Enfin presque rien.
Juste quelques mots.
Un vide au niveau sujet.
Pas inspiré.
Un grand saut dans le vide ?
Cela dépend ce qu’il y en dessous.
Y a forcément quelque chose dans le rien.
Le vide est bien composé de petits riens qui lui donne une consistance.
Tenez, ce mardi matin, j’ai joué ma première conférence théâtralisée depuis 18 mois.
Au bout de trois phrases, j’ai eu un blanc. Un vide. J’ai cru que ça avait duré une éternité ce vide.
Un silence interminable. Suspendu sans un souffle.
Et sans crier gare du vide, un mot est revenu puis plusieurs.
Du vide, j’ai réussi à avoir un peu d’inspiration.
Ma mémoire était enfin revenue.
J’étais vidée et au fur et à mesure, j’ai réussi à me remplir d’énergie, à me batailler pour garder mes personnages, à garder le fil conducteur, à dire l’essentiel.
Dans le vide, il y a forcément quelque chose qui nous faire dire qu’il n’y a rien. Et ce n’est pas rien.
Je vous la joue Devos, j’avoue. C’est trois fois rien pourtant.
Bref, je m’égare, je m’égare.
Le vide peut faire peur et pourtant, il est source d’inspiration, comme la page blanche. Cela fait partie de la vie, comme les vagues avec ses creux et ses hauts.
Allez, j’arrête de philosopher.
Je vous laisse et vous souhaite une très bonne journée.


C’est la fête de la musique : je chante !

Je vous chante un extrait de mon livre « sourd et certain » https://vivienapprendreaecouter.com/index.php/produit/sourd-et-certain-version-papier/

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Silent Sunday #178

[Projet 52-2021] #24 – Avion(s)

Bonjour tout le monde, le thème de ce samedi pour le projet de Ma’ est « Avion(s) ».
J’avoue que j’ai eu de la peine à décoller dans mes idées, à réfléchir.
Après, j’ai pris une bonne bière et j’ai un peu plané. Je portais bien mon nom.
Pour me poser, j’ai pris le temps d’atterrir et d’avoir enfin une idée.
Une vue à travers l’hubot d’un avion.
Cette photo date du 8 septembre 2006. L’avion survolait l’Espagne en direction du Sénégal, où j’allais mon année de volontariat avec la DCC.

Comment les autres participants ont illustrés le thème ? CLIC !

Confidence d’un rougequeue noir

Et photographe ! Tu crois que je ne t’ai pas vu derrière ta vitre toute sale ?
Le cadre ne me mets pas en valeur, alors tu me laisses, ok ?

Souvenirs de Barcelos #2

Comme promis, voici quelques photos supplémentaires de Barcelos 🙂

Et un peu de campagne au nord de Barcelos

Little potager #4 Quelques nouvelles

Bonjour tout le monde,
Tout pousse bien avec cette chaleur et l’eau que je mets presque tous les soirs à 20h! Pas le choix vu qu’il fait très chaud.
Ce matin, j’ai passé la tondeuse et un peu de désherbage!

Les carottes poussent. Va falloir que j’éclaircisse encore!!
Alors mystère, j’ai plusieurs betteraves qui sont multiformes. Pourtant tout est bio, rien de radioactif!
Les premières tomates apparaissent.
Des bonnes framboises
Les haricots verts sont en pleine forme! Un vrai plaisir de les voir pousser
Les fleurs d’aubergine commencent à pointer leur bout du nez
Des patates douces. On m’avait dit que ça se propagerait. Y a juste plus de feuilles!
Alors, oui ce n’est pas un légume! C’est juste une agapanthe, fleur qu’on retrouve fréquemment en Bretagne. Elle se trouve sur notre terrasse 🙂

Si vous constatez des erreurs de ma part sur le potager, je suis preneur de conseils!
Très belle journée à vous et bon courage avec la chaleur!

Chroniques d’un éducateur #18 Colère d’un éducateur

Tout part en vrille.

Trop d’égoïsmes et de volonté d’écraser la jeunesse défavorisée.

Que de conneries  et d’incohérences dans les décisions politiques très loin des réalités du terrain

Et n’écoutent pas les cris de ceux qui veulent apporter des solutions parfois dérisoires.

Tout n’est pas rentable. L’humain n’est pas rentable. La relation n’a pas de prix.

Comment accompagner, redresser l’homme, la femme, l’enfant si nous sommes nous-même courbés par la pression, par le manque de moyens ?

Nous colmatons. Nous bouchons les trous d’un système défaillant envers des publics désabusées, fragiles, désemparées.

La loi du marché nous broie et l’on attend encore plus du gouvernement qu’il réagisse.

Je n’en peux plus de subir. Il faut agir en conscience contre des lois liberticides.

Ne plus faire que le travail nous tyrannise, sous la pression des actionnaires, des gestionnaires.

Nous ne pouvons plus accepter que des décideurs brandissent l’argument de l’économie.

Est-ce que ceux qui décident de la vie des gens ont déjà été dans la merde ?

Comment leur faire prendre conscience des souffrances qu’ils imposent ?

Une véritable violence institutionnelle. Une véritable violence étatique. Par la suite,  les gouvernants, les décideurs sont surpris de e la violence  radicale, des propos haineux à leurs égards.

Des gens deviennent maltraitants envers leurs pairs. Des personnels soignants envers les patients. Des éducateurs envers les jeunes. Des parents envers les enfants. Des enfants envers d’autres enfants. Des enfants, des jeunes envers les adultes. Un cercle sans fin.

Pourquoi ? Parce que les médias martèlent des pensées violentes, de dérision et d’humiliation.

Car on nous montre un grand nombre de gouvernants imbus de leurs personnes, recherchant l’intérêt des plus forts.

Faut-il attendre que l’autre agisse pour agir pour une vraie justice sociale ?

Peut-on changer ce qui nous entoure sans changer nos conforts, nos sécurités ?

Arrêtons d’être septiques et cyniques. Arrêtons d’être défaitistes sans arrêt. Arrêtons d’être aigries chaque jour.

Je suis en colère quand on bride, freine les initiatives, les rêves à cause des lenteurs et lourdeurs administratifs.

Et pourtant, je garde espoir malgré cette colère.

Pourquoi ? Parce que je vois bien des initiatives locales qui peuvent changer le regard du voisinage.

Multiplions ces initiatives de solidarité, d’échanges, d’autonomie financière, de liens qui renforcent notre humanité.

Posons-nous et Informons-nous sur ces initiatives porteuses pour chaque homme.

Tout est encore possible malgré tout.

Et pour approfondir, je souhaite partager avec vous ce texte que j’ai beaucoup aimé et que j’aurai apprécié écrire :

Lettre d’une révoltée


Et pour ceux et celles qui n’ont pas vu mon texte d’hier :
Je suis en colère

Osez exprimer votre colère et avançons, épanouissons-nous le mieux que nous pouvons!