Un certain voyage

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Immensité du visage
Au sensible voyage
Légèreté du ride
Au sourire qui se déride.

Inspiration d’une expérience
Pour gravir les variances
De la vie au long cours,
Avec de multiples détours.

Oser regarder l’autre.
Être un apôtre
D’une certaine paix
En quête de sérénité.

Comment les loups changent le cours des rivières?

Impact des loups dans l’ecosystème dans le parc de Yellowstone ( VO)

Solitudes

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Terrible la solitude quand personne ne peut comprendre.

Terrible même si l’on se sait entourer, et pouvoir se faire entendre.

Déboussolant quand les angoisses prennent à la gorge

Face aux blessures, face aux fragilités qui se rengorgent.

 

Sentiment de désert profond

A l’âme desséchée sans fond.

Une chute vertigineuse

Pour une immobilité nauséeuse.

 

Mais quoi ? Tenter d’espérer contre tout ?

Oser se délester et pleurer sans honte ?

Attendre que ça passe comme un vieux matou ?

Vite de l’air et que s’amorce les fontes.

Les fontes de colère, de tristesse, de rancœurs,

Et cette terrible solitude qui touche en plein cœur.

 

Venez les mots pour souffler au grand Ciel

Et étendre le bras pour crier tout le fiel

Vers les contrées d’inconnu, d’incertitude.

Puis marcher en confiance avec certitude

Que peut-être l’on peut trouver une source

Et croire que l’on peut y arriver, en course

Vers un horizon plus apaisant, sécurisant.

Viens ma solitude pour être énergisant

Et cueillir un petit sourire imprévu.

Flowers in the Tête d’Or park.

Les préjugés ne nous lâcheront jamais.

Les préjugés ne nous lâcheront jamais.
On ne s’arrêtera jamais de se projeter, d’imaginer des scénarios, de ce que l’autre pourrait penser de nous quand on a dit ou fait cette action.
C’est la méconnaissance de l’autre qui nous met dans des situations inconfortables.
Clichés, idées préconçues, projections, méfiance. Que de mots pour exprimer notre mal-aise face à une personne que nous avons du mal à cerner.
« Tu me regardes de cette façon. J’ai l’impression que tu me juges »
« Tu rigoles de façon bizarre. Je prends de la distance. Tu m’as l’air un peu bête. »
Ces pensées peuvent nous entraîner dans des mauvais films et nous donnent une fausse image de l’autre.
Qu’est-ce qui nous met dans cet esprit-là ? Le mal-aise comme je l’ai dit plus haut, le sentiment d’insécurité, l’incompréhension.
Nous sommes pétris de ces préjugés, dans un certain degré bien sûr.
Vous savez comment on dépasse nos fausses croyances. Par la connaissance de l’autre à travers la communication. Je dis ça comme si c’était facile. Et bien non, c’est un combat permanent pour aller jusqu’à la simplicité de la relation.
Une lutte intérieur pour briser nos mécanismes de défense.
C’est un vrai challenge.
Peur de l’autre.
Peur de soi aussi.
L’autre renvoie nos limites, nos fragilités. Alors on les repousse avec violence, en prenant l’autre comme un bouc-émissaire.
Rassurons-nous. Nous pouvons évoluer, chacun avec ce qu’il est, avec ses choix, ses décisions pour aller à la rencontre de l’inconnu, de ce qui est étrange, déroutant.
Osons aller au-delà de nos peurs.
Osons la bienveillance (sans hypocrisie et ironie), climat indispensable pour tisser un lien.

 

 

 

Je vous souhaite de dépasser vos préjugés, d’aller à la rencontre et de découvrir la bienveillance en vérité.

 

 

 

Une matinée mouvementée

7h48.

Le réveil n’a pas sonné à 7h00.

Branle-bas de combats.

Habillage en vitesse.

La tête en compote.

Avec un peu de cannelle s’il vous plait !

Je prends une croquette.

Un petit verre de soja nature.

Ma femme me soutient.

Je prends la porte pour sortir.

Un bleu pour commencer sur le front.

Je descends les escaliers en… je ne sais plus combien de temps.

J’arrive dans la rue, vaporeux.

Ma femme m’appelle de l’appart.

Je me retourne pour la saluer.

Je me prends un poteau.

La prochaine fois, je ne tomberai pas dans le panneau.

Au loin, j’aperçois le bus.

Je cours pour le rattraper.

Mais explose un cumulo-nimbus.

Je suis surpris par l’averse.

Je m’engouffre dans une flaque.

Mes chaussures sont teintées au moins.

J’arrive heureusement au bus, humide.

Le chauffeur redémarre en trombe.

Pas eu le temps de m’accrocher.

Je m’aplatis contre une pauvre mémé.

Je l’ai démaquillé avec consternation.

Excuses. Elle me répond sèchement.

Scotché sur mon fauteuil, je plane.

J’essaie d’émerger.

Le tram arrive en station.

Je cours.

Une voiture me taille un short.

J’en ressors indemne.

Court voyage en tram.

Il me reste 10 minutes de marche.

Je marche comme un alcoolique.

Mes yeux se ferment malgré moi.

Enfin, j’arrive au boulot.

Je badge et j’embrasse le portail fermement

Clos. Bien clos.

Je tente de réfléchir.

Merde, ma boite fait le pont.

Je suis coulé.

 

 

( Histoire inspirés de quelques faits réels)

Guimaraès, Braga et Bom Jesùs

Témoignage d’un sourd oraliste

Bien que la surdité soit invalidant dans le champ de la communication, cela ne m’empêche pas d’entendre le monde qui m’entoure par les yeux, le toucher et par mon appareil auditif qui marche très bien.
Bien sûr que le fait d’être sourd, c’est difficile de suivre les conversations, de ne pas savoir d’où viennent les voix, d’être vite fatigué lors de longues conversations etc….
Je suis sourd oraliste. Je n’entends rien des deux oreilles sans appareils, mais l’un entend grâce un appareil auditif. Je suis en mode mono pour entendre. Sourd de naissance, je suis appareillé depuis l’âge de 2 ans et je n’ai commencé à parler que vers 5 ans grâce à de l’orthophonie et à un environnement familial très présent.
J’ai eu une scolarité normale sans professeurs spécialisés. J’avais des séances d’orthophonie régulièrement jusqu’à l’âge de 13 ans environ. Je me souviens qu’à l’époque, je devais essayer d’articuler avec un petit bâton métallique entre les dents. Terrible. Mais ça c’est une méthode révolue. Enfin, j’espère. Puis je me souviens que je devais essayer d’entendre mon orthophoniste et la comprendre quand elle était derrière moi. Je détestais ça mais au moins, ça a payé. J’ai une récupération auditive énorme grâce à mon appareil. Je parle très bien et ça ne s’entend pas du tout que je sois sourd. Le théâtre m’a beaucoup aidé à articuler et à poser ma voix. J’en ai fait à partir de la seconde. Quand la fatigue vient me cueillir, ma locution devient brouillonne, assourdissant certains sons comme du je en che etc…
J’ai d’énormes avantages avec ma surdité. Je peux dormir comme un loir sans entendre les ronflements, les bruits de voiture, la musique à fond des voisins. Je peux éteindre mon appareil dans les lieux public tel que le métro quand des bruits sont agaçants. Par contre, je n’éteins jamais quand une personne me parle quand ça me déplait. Par respect, tout simplement.
Pour compenser, j’ai le sens du détail et j’adore faire des photos.
Quand on me parle et que j’entends la moitié des choses, je fais tout le temps des reconstitutions des mots entendus pour essayer de comprendre de ce que vient de me dire la personne.
Ma scolarité s’est très bien passée. Ma surdité ne m’a pas empêché de passer mon bac littéraire, ni ma licence de géographie, ni de passer mon diplôme d’éducateur spécialisé et exercer le métier, de partir vivre en volontariat au Sénégal et enfin, faire ma formation de documentaliste. Rien n’est impossible.
Tout cela grâce aux rencontres de personnes qui ont cru en moi, à ma volonté d’y arriver, à mes lectures, à l’écriture, à l’envie de découvrir le monde et encore plus personnelle, ma foi.
Je souhaite vraiment à chaque personne qui se croit condamné par son handicap à espérer, à rêver et à réaliser ses projets avec des personnes sur qui elle peut compter.
Alors, , ose aller de l’avant, prends des risques ( en te respectant évidemment) et fais toi entourer.

Une pause nécessaire

 

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Une pause

S’impose.

Intériorité

Pour une liberté

Du cœur

Chaque heure.

Se recentrer

Pour recharger

Les batteries.

Ventre qui sourit

Pour une âme

Qui point ne se blâme.

Je respire profondément.

Des larmes, doucement

Viennent purifier

Mes blessures.

Légère murmure

D’une sérénité

Qui me caresse

Avec noblesse.

Musician english group in Avignon ( France)