Pas de bonheur chez les sourds ?

On dit souvent que la musique, le son, la voix peut apporter beaucoup au bien être des personnes. Mais alors, ceux qui sont sourds complètement et qui entendent très mal et ne peuvent pas apprécier les sons qui les agressent, les étourdissent ?

Peut-on trouver un sens à sa vie dans le silence complet ?

J’en suis convaincu. Oui. Je comprends très bien ceux qui rejettent ceux qui apprécient la musique, ceux qui entendent et savourent les sons. Mais on ne peut pas, sans cesse se battre contre ce qui nous manque.

Pour ma part, je n’ai pas d’odorat en plus de ma surdité. Donc deux sens en moins dont une, heureusement arrangé par un appareillage à l’oreille. L’odorat ne me manque pas puisque je ne sais pas ce que je sais. C’est ainsi.

Là où je compense énormément et que je trouve un sens à la vie, et c’est bien sur personnel, c’est la vue. Je puise mes ressources dans l’observation de la nature, des gens, des relations humaines à travers la photographie et l’écriture. Surtout la photographie. C’est un pur régal pour moi de faire des photos et de les partager.

Un sens à la vie dans le silence ? On peut le trouver en contact avec des gens qui nous entourent, nous aiment tel qu’on est malgré le souci de la communication sauf si on arrive à se parler en LSF (Langue des Signes Françaises) ou en LPC (Langage Parlé complété).

Même dans le silence, nous avons chacun des ressources inexplorées ou peu exploitées, j’en suis certain. Par exemple, le toucher, certains peuvent avoir un don pour le modelage (j’en ai fait en CM2 et parait-il, j’avais un talent fou), pour la sculpture ou autre. On peut y prendre du plaisir et y trouver ses petits bonheurs à créer. Je crois fermement qu’en s’accomplissant, qu’en mettant en œuvre ce qu’on aime faire, on peut trouver une grande joie.

Même si reconnais ma grande chance, je souhaite vraiment que ceux qui sont dans une profonde surdité et qui la vivent très mal puissent trouver des bouts de bonheurs. Et ces petits bouts de bonheurs sont uniques pour chacun.

Premier matin d’automne givré

Hier matin, nous avons eu le premier givre de l’automne. Brrr mais beau !

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Queue rouillée ?

Bigre, sa queue s’est-elle rouillé

au contact du fer forgé ?

Queuerousse à tête noir (1)

Myriade de champignons

Une ballade m’a permis de découvrir d’autres champignons dont certains étaient très discrets dans un tronc, dans l’herbe ou bien haut sur un tronc d’un chêne.

Grand clin d’oeil à Hervé et Danielle

Bien perché sur un chêne

Une lépiote

Village de Stchroumphs marrons

mini forêt de Champignons dans un tronc

Champignon dansant

Petit champignon blanc perdue dans l'herbe

 

Embrouille chez les mésanges

La mésange bleue était toute perdue et voulut trouver la sortie. Mais quelle sortie ? Elle appela ses copines.

Mésange bleue 1

« J’ai une idée, je m’y accroche. Je te rejoins dès que je peux. » dit-elle sa compagne.

Mésange bleue (13)

La mésange charbonnière n’en a rien à faire de ces bleus qui ne savent pas trouver le nord et s’orienter.

Mésange Charbonnière (1)

Pas de problèmes pour la mésange boréale qui est plus préoccupée pour trouver de la nourriture avec ses comparses. Elle ne perd jamais la boule.

Mesang (1)

La mésange bleue s’est retrouvé dans un figuier et elle est encore plus embrouillée.

Mésange bleue

Y a t-il d’autres mésanges à l’horizon pour secourir la mésange toute floue ?

Pipit Farlouse

J’ai découvert un nouvel habitant dans les bois. Un pur plaisir de découvrir une espèce que je ne connaissais pas.

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Flower power

Pouvez-vous imaginer à quelle hauteur pousse cette rose trémière ? Elle caresse gentiment une gouttière! J’irai la mesurer pour vous.

Le Parc (28)

J’ai été diagnostiqué!

Ce lundi, je suis parti à l’hôpital pour faire une batterie de test. Je n’avais pas très bien compris pourquoi. Une batterie, c’est ce que ma mère m’avait dit. J’ai dû louper le collège et rencontrer plusieurs médecins et d’autres personnes. Cela a duré une semaine. Pour mon bien, m’avait-on dit !

Et maintenant ? J’ai rencontré une psychologue, un neuropsychiatre, une orthophoniste, une psychomotricienne, un psychiatre, et des noms bizarres dont je ne me souviens plus.

A cause de cela, j’ai loupé mon activité favorite telle que le rugby que j’avais le lundi soir et le mercredi après-midi. J’ai pu rentrer dormir à la maison mais dans la journée, j’ai dû attendre parfois longtemps dans une chambre avant de voir une personne. Oh j’avais quand même des revues de gamins et du coloriage.

Un samedi matin, maman a reçu le courrier. C’était pour dire ce que j’avais. Un médecin nous donnait rendez-vous dans deux semaines pour en parler.

J’ai un syndrome de Doctuche de Mortan. Je suis dysprachique. Je suis dysfolique. Je suis dysmorphique et enfin j’ai une déprésurisation à tendance sicidaire.

Tous ces mots me plombent ma journée. Je ne sais plus quoi faire. Je suis un peu perdu et ma mère est complètement désorientée. Mon père ? N’en parlons pas, il est complètement ahuri et il est parti abattre des arbres qui menaçaient de tomber sur notre maison. Cela m’a donné un effet bombe atomique.

Je me sens étiqueté, ficelé, emprisonné dans quelque chose que je ne veux pas. Je sens une colère bouillir en moi et j’ai envie de pleurer en même temps.

Et mes talents, qu’est-ce qu’on en fait ? Ce que je sais faire, que vas- t-on en faire ? Est-ce qu’on va me regarder comme un syndrome à deux pattes dont il faut prendre soin et guérir les symptômes.

Je me sens à la fois perdu et lucide. Je me sens parfois naïf, idiot mais aussi j’ai des lueurs d’intelligence. C’est ce qui me rassure. Cela m’arrive d’avoir un esprit critique et je me surprends d’en avoir. Cela me fait plaisir. Mais ça, personne ne l’a relevé. Et c’est frustrant. Non, c’est pire. C’est injuste.

Voilà, on m’a diagnostiqué ! On m’a étiqueté.

(Fiction écrite à partir de faits réels)

Le retour du brouillard

Le brouillard est de retour. Et les travailleurs s’en vont, en osant se lancer dans l’imprévu.

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Parfois les buts sont complètement flous.

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Alors on essaie de retrouver ses repères. Des silhouettes familières.

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Même le cheval semble perdue et mais se raccroche à la nourriture pour se nourrir et oublier cette fraîcheur de la brume.

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Puis un bout d’un chemin, un passage pour faire lien entre le mystérieux et le réel.

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Vie des Coprins Noir d’encre

Vous vous souvenez ? Sur l’une des séries de photos de champignons, y avait des coprins d’encre noirs qui émergeaient de la terre. Et c’est ainsi que j’ai décidé de revenir régulièrement pour voir l’évolution de ces champignons.

Chaùpign' (5)

Coprins noir d’encre (4)
Coprins noir d’encre (1)

Coprin noir d'encr' (1)

C’est bizarre, sur internet, et un de mes chers amis bloggeurs (suivez mon regard) m’avait signalé qu’ils fondraient. Ce ne serait donc pas des coprins d’encre noir, alors ?