Les 4 accords toltèques : La voie de la liberté personnelle

Je voulais partager cette belle découverte que j’ai faite dimanche dernier. Le titre peut sembler ésotérique, un peu trop égocentrique.

Justement, l’auteur, Dom Ruiz Miguel, nous invite à se décentrer de soi pour en être en harmonie avec soi et les autres. C’est le principe d’être accordé entre différents attitudes que nous pouvons avoir. L’auteur est un ancien médecin mexicain. Il s’est reconverti dans le chamanisme toltèque.

Je ne peux que vous citer les 4 accords qui ont beaucoup de sens pour moi, et qui pourraient aussi vous titiller:

  • Ai une parole impeccable : C’est le principe d’avoir une parole juste envers soi-même et envers l’autre. Faire en sorte que notre parole ne soit pas un poison. C’est le principe aussi d’être cohérent entre ce que l’on pense et ce que l’on dit. Avoir une parole le plus juste possible sans se détruire ou démolir l’autre.
  • Ne prends pas tout personnellement: En gros, c’est ne pas se prendre la tête avec des remarques qui ne sont pas forcément tournés vers moi. On m’insulte ? C’est le problème de celui qui m’insulte. Pas le mien. C’est surtout prendre de la distance aux événements même positifs. Je peux avoir des compliments mais je peux essayer de m’en passer. C’est un travail de toute vie bien sur d’être détaché de cette façon.
  • Ne fais pas de suppositions: c’est d’arrêter de se projeter ce que peut penser l’autre, c’est d’arrêter de médire, de faire de la complaisance etc. Essayez de le mettre en place pour une journée. C’est vraiment reposant.
  • Fais pour le mieux:  C’est de faire au maximum de ses possibilités mais pas au-delà de ses limites au risque de se griller. Ce n’est pas presque rien faire car cela peut générer de la frustration.

C’est très résumé mais la lecture en vaut la chandelle malgré quelques passages un peu « cosmiques ». C’est très concret avec des exemples.

Personnellement, cela m’a fait beaucoup de bien et la mise en pratique très libérateur.

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site de Babelio. 

Une photo pour la Vie

Une photo pour espérer

Une photo pour saisir l’instant d’une beauté,

Pour cueillir le temps d’un regard ou d’un sourire.

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Une photo pour figer dans l’éternité ce qui est éphémère

Et laisser une trace d’une histoire, d’un vécu.

Une photo pour capter des émotions

Ou des mots qui disent le silence

Des gestes de tendresse, d’humanité.

Une photo pour remettre l’homme dans sa dignité.

Une photo pour servir l’homme et non pour l’asservir.

Une photo pour interpeller, pour sensibiliser

Pour faire réagir et faire agir.

 

Une photo pour montrer une nature dans toute sa diversité

Pour montrer des détails d’une nature mystérieuse, fragile, secrète.

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Des couleurs pour une saveur insoupçonnée de nos regards.

Ou le noir et blanc pour révéler les contrastes.

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Se laisser cueillir par l’image

Et rêver, imaginer, créer.

Qu’advient-il de la suite, ce qui va se passer  hors-cadre ?

 

Une photo pour ouvrir d’autres horizons.

Une photo pour servir une cause

Comme une Photo contre le Cancer.

 

 

PS: Photos réalisées par l’auteur de cet article, Vivien Laplane

 

Oh un sourd! Préjugés, quand tu nous tiens!

Oh j’ai rencontré un sourd.

Oui mais plus exactement. C’est bien vague un sourd. C’est comme si tu disais un français ou même pire un africain. Y a tellement de diversités.

C’est une personne sourde. Parce que c’est d’abord une personne. On ne résume pas son identité à sa surdité. Enfin, cela dépend pour certains. Ceux qui signent se disent partie d’une communauté sourde. J’avoue que cela m’hérisse le poil. C’est plutôt la communauté des sourds signants. Et encore, sans doute, chez les sourds signants, ceux qui utilisent, je précise la langue des signes, ne se reconnaissent pas dans cette communauté.

Hé non, tous les sourds ne signent pas. J’ai beaucoup de respect pour Emmanuel Laborie mais à travers la médiatisation de ses prises de position sur la LSF, j’ai l’impression que l’image des sourds se réduit à la LSF dans la société. Je sens que ça peut saigner sur ce que je vais dire mais les sourds, en grande partie, n’utilisent pas la LSF. Les sourds signants ne sont qu’une petite minorité. Et elle est à reconnaître bien sûr mais pas à prendre toute la place.

Je suis sourd oralisant. Ce n’est pas parque que je suis sourd que je dois signer. J’ai fait le choix (même si c’était le choix de mes parents au départ) de continuer à parler et à entendre grâce à mon appareil. J’ai malheureusement croisé des personnes, entendantes, qui étaient contre l’oralisme. Merci madame, j’oralise et je m’en sors très bien. En disant qu’elle était contre l’oralisme, ce n’est pas me reconnaître, ne pas reconnaitre ceux qui oralisent.

J’ai une chance énorme, je le sais, de pouvoir bien parler, d’avoir fait des études supérieurs. J’en connais même qui sont au ingénieur au CNRS, à l’Insee alors qu’ils sont plus sourds que moi.

Il existe plusieurs façons de comprendre les autres comme la lecture labiale.

Quand des personnes adultes deviennent sourdes, ils s’imaginent qu’ils devront apprendre la langue des signes. Cela ne sert à rien si dans leur entourage, personne ne la pratique. Elle peut passer par la lecture labiale sans que cela oblige l’autre personne à utiliser la LSF ou la LPC. ET oui, la Langue parlé Complété (LPC), voici un autre type de codes utilisé chez certains sourds.

Autre chose, un sourd n’est pas idiot. On imagine qu’un sourd est limité intellectuellement alors que c’est faux.. Imaginons que vous avez des notions d’anglais. Vous allez en Angleterre. Vous vous exprimez mal bien sur car vous ne connaissez pas bien la grammaire, les tournures de phrases un peu complexes. Ils ne vont pas vous prendre pour un idiot. Non, vous êtes un étranger.

Pour les sourds, c’est la même chose. C’est un étranger dans la langue de son propre pays, un comble ! Nous devons faire un apprentissage plus poussé de la langue pour saisir les nuances, pour faire des liens. Pour pouvoir communiquer de la meilleure des façons et se comprendre.

Donnons vraiment tous les moyens possibles pour que chaque personne sourde ait accès à la lecture, à l’écriture, et vous verrez que cette personne pourra exploiter une grande partie de ses potentialités. C’est la lecture et l’écriture qui m’a beaucoup aidé pendant mon enfance.

J’oubliais. Tu découvres que je suis sourd. Nous ne sommes pas obligés d’aborder la surdité, n’est-ce pas ? J’ai des passions, des envies, des rêves. Si tu veux bien, on peut en parler un peu plus tard! 😉

C’est comme rencontrer une personne avec un autre type de handicap. Il n’est pas son handicap!

Alors, tu as rencontré un sourd ? J’ai pas bien entendu!

 

La lecture, une porte ouverte vers la liberté

Cela se vérifie sur le terrain, par l’expérience. La lecture libère la personne dans la construction de soi. La lecture lui ouvre des portes qu’elle n’aurait jamais imaginées. Cela est encore plus vrai pour des jeunes et des adultes.

Quel bonheur, n’est-ce pas, de découvrir par soi-même des mondes, des univers insoupçonnés ?

La lecture qui va de soi aussi avec l’écriture peut nous aider à construire notre pensée, à choisir nos mots qui convient à ceux que l’on vit.

Permettre au jeune, à l’adulte d’accéder à la lecture et à l’écriture, n’est-ce pas lui permettre de s’émanciper, de s’ouvrir pleins d’horizons ?

 

Grâce à la capacité de lire puis de faire des recherches, j’aimerai vous faire part des citations que je trouve juste par rapport à la lecture :

 

  • Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps

 Emmanuel Kant

  • La lecture, c’est une vertu irremplaçable qui enrichie le savoir et fortifie la mémoire.

Salim Boudiaf, étudiant, La Lecture, Belgique, Charleroi, 1968

  • Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.

Montesquieu

Tout dépend de ce qu’on lit comme livre. Je me souviens d’avoir lu Sukkwan Island, cela m’avait complètement déprimé. Parfois, on ne peut pas savoir ce que le livre va faire comme effet. C’est très subjectif et selon le vécu de chacun.

 

Comme expérience professionnelle, je peux vous partager que la lecture m’a beaucoup aidé en collège, comme évasion et  m’identifier à des héros, des histoires extraordinaires, pour faire face aux moqueries de mes camarades.

  • En prison, il me semble que ce sont ceux qui ne savent pas lire qui sont les plus énervés. La lecture c’est le seul moyen légal d’évasion.

Anonyme

  • La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.

Daniel Pennac

 

Je voudrais finir avec Daniel Pennac et ses dix commandements du lecteur :

  1. « Le droit de ne pas lire »
  2. « Le droit de sauter des pages »
  3. « Le droit de ne pas finir un livre »
  4. « Le droit de relire. »
  5. « Le droit de lire n’importe quoi » (même s’il y a des bons et des mauvais romans)
  6. « Le droit au bovarysme (c’est-à-dire à la passion quand on lit).
  7. « Le droit de lire n’importe où »
  8. « Le droit de grappiller » (commencer un livre par le milieu !)
  9. « Le droit de lire à haute voix »
  10. « Le droit de nous taire » (taire nos sentiments à l’égard du livre)

Issue de « Comme Un roman ».

Voici quelques liens sur la lecture qui pourraient vous intéresser (ou pas):

. Les bienfaits de la lecture

. Madame, je veux apprendre à lire (Lien social)

. L’illétrisme, une souffrance

 

 

Et vous ? Vous aimez lire ?

Une chenille dévoreuse de tulipe

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L’iris tire la langue

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Jusque là, tout va bien

Au fil de l’eau, Roméo rame à contre-courant.

Un martin-pêcheur coule son bateau.

Pour l’instant, tout va bien.

Au fil du vent, Juliette guide son planeur.

Une corneille fauche ses ailes.

Pour l’instant, tout va bien.

Juliette tombe dans la rivière

Éclaboussant Roméo qui remontait sur la rive.

Jusque-là, tout va bien.

Le naufragé enlève ses effets

Et une pie les lui chipe subitement.

Pour l’instant, tout est normal.

Juliette, remontant à la surface, sonnée,

Vit un nu illuminé par le soleil de dix-huit heures.

Tout va bien, vraiment.

Un aigle royal la transporte loin de Roméo

Pour la déposer au sommet d’une tour invisible.

Ce n’est rien qu’une broutille.

Roméo s’élance tel un ver tout luisant

Et chevauche un canard qui passait par là.

Une broutille, vous-dis-je.

Juliette voit arriver son sauveur étonnant

Mais elle sent le sol se fendre, et tombe.

La routine, rien que la routine.

Roméo s’élance pour la rattraper.

Et là, c’est le drame.

Il tombe à côté de son lit

Avec dans son bras, son chat tout ébouriffé.

Pois de senteur

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Chant nuptial du pinson

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La vengeance de l’élève harcelé

Eliot est doux comme un agneau

Parfois il devient gigot.

Quand il est à l’école,

Il s’écrase et encaisse les railleries.

Il essaie d’ignorer les moqueries.

Ses bras lui font mal, brûlent.

Parfois il respire rapidement

Et sa poitrine est compressée comme un citron.

Il bouillonne au fond de lui mais veut tout garder.

Il bloque ses larmes pour ne pas faillir.

Sa tête lui fait un mal de crâne.

Son entourage ne le remarque même pas.

Il semble gentil, doux, tendre, discret.

Pas de quoi fouetter une mouche.

Mais un soir, ce fut le mot de trop.

Dans sa chambre, il ressasse la scène,

Les insultes des grands à la sortie de l’école

Puis une idée germe en lui. Diabolique.

Il fronce ses sourcils et un rictus lui vient.

Cela lui fait peur mais cela peut valoir le coup.

Il a hâte d’être demain. Il imagine un scénario.

Il se lève, prends son petit-déjeuner et part à l’école,

Sans dire au revoir à ses parents.

Sur la route, il prend un caillou, même deux.

Arrivé dans la cour, discrètement,

Il balance le caillou dans la tête du surveillant.

Il accuse ses harceleurs. Ils crient leur innocence. Pour une fois.

Ces derniers sont envoyés chez le directeur.

Eliot jubile à l’intérieur de lui-même.

Dans la queue pour aller en classe, il pique un stylo

Qui dépassait d’une poche d’une camarade.

Ni vu ni connu, il plante le stylo dans le dos d’une fille.

Cris de douleurs. Eliot se jette sur un autre de ses harceleurs,

Et l’accuse d’avoir blessé sa voisine.

Comme l’innocent est connu pour ses bêtises,

Il n’y eut aucun doute chez le professeur qui les emmenait en classe.

Renvoyé chez le directeur, le jeune injustement accusé.

On remercia Eliot d’avoir démasqué le coupable.

Au fil de la matinée, Il ne fait rien de spécial.

Il attend d’accomplir sa vengeance au self.

Il n’a jamais ressenti une telle puissance

A faire du mal autour de lui. C’est si facile.

Enfin l’heure du repas. Prise du plateau et des couverts.

Il se sert pour le dessert et l’entrée.

On lui donne une assiette d’omelette et d’épinards.

Puis comme d’habitude, il se met seul à une table.

Sans que personne ne le voie, il met son couteau dans sa poche

Puis se lève pour aller aux toilettes.

En fait, il fait semblant d’y aller car il se rue dans une pièce interdite.

Une vanne de gaz. Il l’ouvre. Un gros souffle part dans l’obscurité.

Il sort son couteau et tente de faire une étincelle.

Une torpeur lui vient et s’évanouit.

Une main le secoue.

Il se réveille. Sur son lit. Tout habillé.

Il s’était endormi.

Sa mère s’inquiète et lui pose des questions.

Eliot se confie. Non, il ne peut pas devenir un monstre.

Il y a toujours une autre solution pour éviter la violence.

Il décide de ne plus être gentil mais d’être vrai.

Mais il sait que cela prendra du temps.

Au fil de ses confidences, sa mère le rassure

Et lui apporte tout son soutien.

La parole libère. Les actes viendront après un discernement,

Après des discussions dans une ambiance plus apaisée.

Jamais décider sous le coup de la colère ou de la jubilation extrême.

Eliot repars à l’école plus confiant pour la suite.