Tout semble foutu. Et pourtant !

Feuilles après la pluie (24)

Rien ne va plus. Les devoirs ont foutu le camp.

Les élèves ont laissé envolé leurs cahiers.

Rien ne va plus. Ils n’ont plus que des droits.

Droit comme une règle qui frappe ceux qui sont tordus.

Droit pour s’exprimer haut et fort contre les parasites.

Droit pour hurler sans retenue avec une totale liberté.

Droit pour s’élever et écraser ceux qui triment.

Et pourtant le devoir permet aux élèves de grandir,

De corriger, reconnaitre leurs erreurs et rebondir

Encore sans cesse avec l’autre avec dignité et respect.

Cela demande des efforts, certes à différents aspects.

Le travail ne doit pas être une dure labeur éternel

Mais des sources de créativités que l’on ne soupçonnerait pas.

Droit mais avec la souplesse du devoir, pour nuancer le réel.

Dans chacun de nos droits, n’oublions pas l’autre, l’humain qui a aussi des droits.

Même s’il est un étranger, même s’il est immigré, même s’il est rom, même s’il est différent de par son handicap ou ses croyances, même s’il est d’une autre culture.

Ne laissons pas les puissants abattre les devoirs qu’ils ont aussi envers l’autre.

Ne laissons pas l’argent étouffer les relations.

Ne laissons pas la tentation d’écraser l’autre pour prendre le dessus.

Puisque je ne peux pas me taire.

Je continue encore à écrire.

Parce que je ne peux pas sans cesse fermer les yeux face à l’actualité.

Parce que je ne peux pas rester silencieux.

Non mais sérieux, à quoi bon de stigmatiser, de proférer des vérités toutes faites ?

Sérieusement, qui sommes-nous pour juger et condamner ?

Rappelons à chacun d’entre nous les devoirs qui vont de pair avec les droits.

Ne nous laissons pas envahir par la peur de l’autre.

Tout est encore possible et ne laissons pas la haine gangrener la société.

Tout n’est pas pourri. Tout est toujours possible.

Mosaique d’automne après la pluie

A certains, j’avais que je mettrai des photos d’un village de champignons mais ils étaient encore à l’ombre. Le soleil l’illuminera plus tard.

J’ai quand même fait ma ballade matinale et je souhaitais vous refaire une mosaïque de feuilles ayant été lessivé par la pluie.

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Bambou / Bamboo

Une bambouseraie non loin de chez moi. Je voulais juste saisir un détail. Bonne journée à vous

Détails Parc (2)

Mosaïque de l’automne

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« Comment il te regarde l’autre ? »

Le regard des autres te titille, nous titille.
Parfois même un peu trop et nous bloque dans notre liberté.
T’as parfois l’impression d’être jugé, regardé de travers parce que t’es différent.
Ou bien parce que tu as réagi de manière bizarre, hors norme.
Tu as souvent l’impression qu’on te regarde comme une bête en cage.
Et parfois, ce ne sont malheureusement que des impressions.
En te jugeant bizarre, tu te donnes une image défaussée aux yeux des autres.
C’est parce que tu te juges que tu as l’impression qu’ils portent sur toi un regard réprobateur.
Nous interprétons facilement ce que peuvent penser les autres sur nous.
Mais nous ne pouvons jamais savoir ce que pensent les autres.
Je sais bien que ce n’est pas simple de prendre de la distance par rapport aux autres.
Que pensent-ils donc de moi ? Ils complotent contre moi ? Ils disent du mal sur moi ?
Mais peut t’importe, en fait, ce qui compte, c’est ta propre conscience et toi seul connaît ta valeur.
Facile à dire qu’à le vivre, je sais. C’est le chemin de toute une vie d’avancer avec sa propre liberté intérieur.
Ecoute ou vois plutôt ceux qui sont bienveillant avec toi et reconnaissent ta vraie valeur, qui acceptent tel que tu es.
Déjà, faut s’accepter pour être accepté au fur et à mesure du temps.
Se détacher du regard des autres prend du temps et surtout dépend ce que tu fais, en cohérence avec tes valeurs profondes et tes actes de chaque jour autour de toi.
Le regard des autres peut dépendre du regard qu’on porte sur soi, et de s’assumer pleinement sans porter un regard de jugement sur les autres.
Avec mon expérience de la surdité, le regard des autres était amplifié par les paroles que je n’entendais pas. Quand je les voyais parler devant moi sans rien comprendre, des questions me venaient : Parle-t-il de moi ? De quoi cause-t-il ?
Quelle personne sourde ou malentendant n’a jamais vécu ça ?

Peu importe comment les autres te regardent. Ce qui compte, c’est comment tu assumes pleinement ta personnalité, ton caractère, ce que tu es.

Reflet d’automne / Autumn’s reflect

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Paysages d’automne / Landscapes of autumn

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Brume au lever de soleil / Sunrise on haze

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(Mon anglais est m… si quelqu’un peut me corriger, ça serait génial…merci d’avance)

Trou d’arbre

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Couple sourd / entendante, un challenge ?

Sourd, je suis marié avec une entendante. Ce n’est pas étonnant pour moi car mon entourage est entendant. Mais là, la question ne s’est pas posée. L’amour est entré en jeu et elle gomme les différences. Les différences sont toujours là comme pour tous les couples. Mais nous avons pu voir la personne « merveilleuse » qu’est l’autre. J’aime ma femme pour ce qu’elle est.

La question se pose : Et la communication ? Bien qu’elle ait travaillé avec des enfants sourds, le challenge était, pour elle, de me voir en tant que mari sourd en dehors du champ professionnel. Nous sommes restés vigilants dans nos relations sociales à ce  que je ne sois pas réduit à ma surdité. J’ai d’autres cordes à mon arc et c’est cela qu’elle a vu.

Nous avons régulièrement des malentendus et nous prenons souvent le temps d’en rediscuter. Certes, cela nous demande de l’énergie, des efforts. Néanmoins, cela en vaut la peine. C’est la même chose pour tous les couples. La communication est primordiale et ne passe pas seulement par la parole. Le langage du corps, du regard, des gestes.

Je suis oraliste et pourtant, nous utilisons parfois la LSF dans des contextes bruyants ou quand mon appareil tombe en panne.

Ce n’est pas tous les jours facile car, au début, le regard des autres sur ma surdité avait pas mal gêné ma femme. Le dialogue était nécessaire pour désamorcer le malaise. Ou bien, je fais du bruit sans me rendre compte et ça a parfois le don de l’agacer surtout la nuit (je me déplace sans mes appareils et les bruits sont amplifiés par le silence).

Est-ce un challenge d’être ensemble parce que je suis sourd et elle entendante ? La question n’est pas là.

Nous avons choisi de vivre ensemble avec tout ce qu’on est, avec nos fragilités, nos handicaps et avec nos forces. Nous sommes complémentaires. Je suppose que la complémentarité peut être une force.

L’union entre deux personnes est toujours un challenge quel que soit leurs identité.