Je suis médaillé d’or en burn-out !

Y a pas de quoi être fier, je vous assure !
Hier, ce fut la journée internationale du burn-out au travail et c’est une bonne occasion pour vous en parler.

Le burn-out n’est pas un coup de fatigue.
Cela ne se guérit pas en trois jours de repos.

Pour ma part, j’en ai bavé pendant des années et ce fut insidieux, jamais résolu car je n’avais pas pu nommé mes vulnérabilités.
Je me mentais à moi-même.
Qu’il fallait que je tienne.

Je me souviens de mon premier épuisement professionnel, très flagrant !

Ce fut début 2010 dans un ITEP, institut pour jeunes ados ayant des troubles de la personnalité et du comportement.
C’était quand j’étais éducateur spécialisé pour un remplacement.

Ce fut l’enfer pour moi avec des jeunes qui me parlaient par derrière.
Un environnement difficile à vivre malgré des collègues qui me soutenaient.
De jour en jour, j’allais la boule au ventre.
Je me suis pris des coups, des gifles de la part d’ados.
Je devais résister, apprendre la patience.

Puis un jour, je me suis pris un coup de poing bien dosé dans ma machoire.
Je me suis réfugié dans la salle des professionnels.
Je me suis effondré en larmes.
Une collègue était venu me voir :
« Jusqu’à quand tu vas tenir? ton fil est trop tendu ! »

Je me suis fait convoqué par le directeur !
Bien désolé par la situation, il m’a proposé une rupture conventionnelle pour me proteger.

J’ai repris le travail à un autre endroit 2 mois après.
Un remplacement de deux semaines.
C’était correct.

Puis j’ai accepté un CDI à mi-temps dans un petit IME, institut médico-éducatif, auprès de jeunes autistes.
Une petite équipe.
Un directeur qui souhaitait que je redresse la barre en terme d’une présence rassurante auprès des jeunes.

Un autre enfer, là, cette fois-ci institutionnel car mes collègues « éducatricesé refusaient toute communication alternative.
Quand il y a avait des crises, elles me donnaient les jeunes à gérer.
Je rentrais chez moi avec des bleus, des griffures, des morsures.

Boule au ventre, angoisses pour aller au boulot.
Trois mois après, j’ai craqué en commettant une faute grave !
je me suis fait licencier en pleine semaine de deuil dans ma famille.

Ce fut en mars 2011.

Je pourrai continuer à écrire car j’ai eu d’autres épuisements professionnels en tant que garde d’enfants, documentaliste, animateur en EHPAD.

Je n’en ai pris vraiment conscience qu’en février 2025, à cause de mon syndrome, en partie !
Oui, c’est très récent, je sais.

Ce qui m’a énormément aidé, c’est la photographie, le théâtre et mon passage chez Co Naissances !

Avec tout ça, j’ai pu quand même réaliser des supers projets comme mes livres, mes spectacles itinérants en vélo.

Je ne souhaite à personne à avoir le burn-out.
Faites-vous vraiment accompagner.
Choississez les bonnes personnes.

Rejoignez même le Club des Burnoutés et des Bienveilleurs !

Ne restez pas seules et seuls !

Origine et coulisses de mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

Il y a 3 ans, je montais sur scène pour la première fois avec mon spectacle.
« Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu »

Origine du spectacle ?

C’est un prolongement de ma conférence théâtralisée « Au secours, j’ai un collègue sourd ».

J’ai voulu écrire un spectacle tout public pour pouvoir témoigner de mon parcours. C’est à dire expliquer mon quotidien en tant que sourd appareillé oralisant. Et surtout je le voulais humoristique, rendre léger un sujet sérieux.

J’ai travaillé sur ce spectacle à partir de 2022 et j’ai pu répéter mon spectacle dans un petit théâtre privé, où j’avais expérimenté les ateliers théâtre clown de la compagnie « Le Voyageur Debout ».

Tout cela grâce à mon metteur en scène : Laurent Lacroix !


Metteur en scène : Laurent Lacroix

Comédien, metteur en scène

C’est par la compagnie Le Voyageur Debout que je connais Laurent. Je l’ai vu jouer dans Domino, il y a une dizaine d’année. Depuis, j’ai suivi ce qu’il faisait où il a joué aux côtés de Jacques Chambon avec « Les troubles de l’élection », aux côtés de Luc Chambon et Sabine Messina dans « Calamity Job ». J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui et j’avais beaucoup apprécié nos échanges et évidemment son approche théâtrale.

J’avais déjà fait appel à Laurent pour m’aider dans la mise en scène de ma conférence « Au secours, j’ai un collègue sourd » et j’ai voulu continué avec lui pour mon spectacle tout public.

Un comédien vraiment à découvrir dans d’autres pièces et le must, il a joué dans une série se passant à Lyon « Disparue » où il joue le rôle d’un bijoutier pour un moment important de l’intrigue.

Merci à toi Laurent !


D’où vient le titre ?

Pour le titre du spectacle, j’avais fait un sondage sur les réseaux sociaux.

J’ai eu énormément de propositions et c’est une connaissance LinkedIn qui m’a proposé ce titre et cela m’a fait tilt !

J’ai eu le plaisir de la croiser lors du salon autonomic de Bordeaux, et en plus elle a fait des supers photos de mes interventions sur le plateau des artistes du salon. Vous reconnaissez au moins une de ses photos.

Ce fut donc grâce à Audrey Durand !


Et l’affiche ?

A la base, j’ai plutôt fait en mode autodidacte sur Canva ou bien j’envoyais juste une photo au lieu où j’allais jouer !

J’ai fait appel à une graphiste d’Azelar – Graines de Sol. Et oui, nous étions dans la même coopérative d’activités. J’avais donc souhaité faire travailler une collègue parmi tant d’autres.

Ce fut donc Clara Chambon, avec qui j’avais vraiment échangé pour mieux faire ressortir l’ambiance de mon spectacle. Et je fus ravi !

Merci Clara !

https://www.clara-chambon.fr/


Quelques chiffres

80 spectacles dont le premier a été le 14 janvier 2023 avec la MJC de l’Arbresle

3500 spectateurs et spectatrices environ


Carte de mes interventions

En orange, départements où j’ai joué !

Des salles inattendues


Avis du public

(récupérés sur mon livre d’or)

« Merci beaucoup Vivien pour cette merveilleuse aventure contée et racontée. Beaucoup de messages d’espoir et de solidarité. »

« Merci pour ce rayon de soleil inspirant qui donne la force de se battre pour rester vivant. Bel exemple! »

« Un vrai moment de bonheur ! »

« La vraie vie. Merci ! »

« Bravo Vivien pour avoir créé un beau dialogue et permis aux spectateurs de réfléchir, de se remémorer et même de succomber à l’émotion. Une inspiration ! »

En voir plus sur Google : https://maps.app.goo.gl/2f216HbxGdSzn88w9


Articles et passages à la Radio


Un livre dans la continuité de mon spectacle

En mai 2024, j’ai écrit mon autobiographie sous forme de dialogue, à partir des questions reçues lors de mon spectacle.

https://www.vivienapprendreaecouter.com/boutique/


Mes prochaines dates

Mardi 3 févrierMJC de Vaugneray (69) à 20h30

Vendredi 27 février à Rouen – COMPLET

Vous souhaitez accueillir le spectacle dans votre structure ?
Contactez-moi : vivien@apprendreaecouter.com

Trois interventions dans un lycée de Villefranche de Rouergue

220 élèves en tout !

Durant la journée d’hier, je suis intervenu trois fois devant les lycéens et lycéennes.
De la seconde à la terminale !

Dans une salle fraiche, j’ai pu témoigner de mon parcours et comment ma surdité m’a accompagné au quotidien.

J’ai bien sûr pris quelques extraits de mon spectacle puis j’ai approfondi, surtout mon côté professionnel et sur ce qui m’a amené à être conférencier-comédien.

J’ai été surpris de leur attention, de leur écoute même si bien sûr, il y a eu quelques apartés qui ne m’ont pas dérangé.

Pour les questions, j’ai fait circuler des morceaux de papier et des stylos.
Je savais très bien que les mains ne se lèveront pas pour prendre la prendre la parole.

Allez, juste une exeption pour un gaillard de seconde.
Chapeau à lui !

J’ai eu énormément de questions dont certaines se ressemblaient.
Alors j’ai joué le jeu et parfois il me fallait décrypter avec parfois des mots qui manquaient.

Je ne vais pas toutes les écrire.
J’en ai eu un sacré paquet.

Voici ma sélection :

🔹 Est-ce qu’être sourd impacte votre vie familaile ?

🔸 Est-ce que l’appareil auditif coûte cher ?

🔹 Lorsque vous rencontrez des nouvelles personnes, annoncez-vous votre surdité directement ?

🔸 Quelle est la différence de votre ouie avec ou sans votre appareil auditif ?

🔹 Pourquoi avoir choisi le Sénégal ?

🔸 Comment se passe votre vie de père avec votre handicap ?

Et curieusement, j’ai très peu eu de questions loufoques.
Ce fut très correct.

Bref, ce fut une journée bien dense et riche.

J’en ai profité pour faire la sieste juste après car le soir, spectacle tout public.
Cela sera l’objet de mon post demain matin.

Sur ce, belle journée à vous

PS : Pour info, j’ai le pass culture donc je peux intervenir dans les écoles 😁

PS2 : C’est la journée des aidants ! De tout coeur avec vous !

Retour sur le spectacle à Francheville – 3 octobre 2025

Invité par le café associatif BaObel, j’ai passé un très bon moment auprès de 40 personnes, de tout horizon.

J’ai entendu rire, réagir tout au long du spectacle.

Un pur plaisir de témoigner, de sensibiliser sur la surdité dans ces conditions.

J’ai toujours à coeur de montrer la surdité sur l’angle de l’humour et dans sa diversité.

Le public s’est pris au jeu dans les questions-réponses.

N’ayant pas pu avoir mon micro-bluethooth pour cause de panne, j’ai du beaucoup circuler dans la salle pour mieux entendre les questions.

Les voici :

. Pourquoi as-tu un seul appareil ?

. Comment conduire en étant sourd ?

. Pourquoi pas d’implants ?

. Est-ce que c’est possible de percevoir la musique en étant sourd ?

. Vous avez été animateur en EHPAD, comment avez-vous communiqué avec les séniors ?

. Quelles populations avez-vous eu en tant qu’éducateur spécialisé ?

. Quand vous pensez, entendez-vous votre voix ?

. Seriez-vous d’accord pour préter votre appareil auditif à Lecornu ?

. Quel est votre vécu face au validisme ?

. Est-ce que les sourds sont bruyants ?

Et encore, je n’ai pas tout mis, y en avait beaucoup !

J’ai dû arreter à un moment donné vu l’heure passé.

Enfin, l’association a pu substenter le public avec de quoi boire et manger.

Et de mon côté, j’ai dédicacé mes livres « Sourd et certain » et « Qui ne tente rien n’a rien ».

J’ai eu le plaisir de retrouver une maman d’un pionnier que j’avais eu en tant que chef en 2008-2009 au Point du Jour, Lyon 5ème.

Voici quelques mots laissés sur le livre d’or :

. Quel beau parcours ! Pleins de dynamisme, d’espérance et de joie de vivre.

. Je vous remercie d’avoir partagé votre parcours avec nous ce soir. La joie de vivre pour toujours!

. Merci pour votre talent théatral qui fait passer de bons messages.

. Bravo ! Un spectacle indispensable !

. Merci infiniment pour votre récit, votre humour et encore plus c’est à dire… spectacle très puissant. Une belle dérision naturelle! Beaucoup d’humilité, bravo !

et y en a encore d’autres que je partagerai plus tard.

Merci pour cette belle soirée et avec grand plaisir.

Mes prochaines dates, pour le moment, seront fin novembre.

Pour le tout public, le vendredi 21 novembre près de Surgères.

Je noterai tout ça dans mon agenda, à mettre à jour d’ailleurs !

Rire et émotions : mon spectacle sur l’identité Sourde

Du rire et de l’étonnement !

Devant 70 professionnels de l’Institut Gustave Baguer,
j’ai joué mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu ».

C’était à l’occasion d’une réunion de fin d’année pour faire le point, pour penser à l’avenir des jeunes sourds accompagnés.

➡️ A travers ma conférence-témoignage, j’ai apporté mon regard de sourd appareillé oralisant.
Un autre type de point de vue sur la diversité du monde des sourds.

Et bien sûr, j’ai été secondé par deux interprètes en langue des signes.
Je me suis vraiment amusé avec elles.
Comme je connaissais mon texte par coeur, je me suis laissé emporté dans l’improvisation.

J’ai posé des questions au public.
Les mains ont levé pour répondre oui ou non.

Puis un moment, la scène bougeait comme un trampoline.
J’ai osé faire le clown en rebondissant plus.
L’interprète m’a rejoint dans le délire.
Rires dans le public.

💪 Un pur régal et j’étais triste en finissant mes propos.
Les applaudissements ont été denses avec beaucoup de bras levés en langue des signes.

Puis sont venus les questions.
Cela tournait énormément sur l’identité sourde.
Sur le choix de communication.
Sur la place des parents dans l’éducation.

Comment un jeune sourd oralisant pouvait arriver à prendre sa place entre le monde des sourds signants et des entendants ?

Alors j’ai apporté ma réponse et il peut y en avoir d’autres, car j’ai mon vecu, mon histoire, mes rencontres qui ont faconné mon identité.
Et surtout que cela a pris du temps.

🧡 Un bon moment passé avec les professionnels tel que des orthophonistes, des éducs spés, des profs specialisé.es etc.

Un truc à noter :
– Me poser des questions courtes car après j’oublie le début quand c’est trop long.
Cela vous arrive aussi ?

J’espère jouer encore plus l’année prochaine dans ces types de structures et c’est déjà prévu dans deux endroits !

PS1 : Place au week-end qui ne s’annonce pas reposant pour moi, car je vais animer un grand jeu avec 5 farfadets (scouts de huit ans) dont ma fille.
Oh joie ! 🤣

Dialoguer avec un sourd, c’est possible ?

4 questions pour s’entendre !

4 réponses en toute simplicité autour de la surdité.

🔹 Que faites-vous si vous tombez en panne d’appareil auditif, alors que vous êtes en groupe ?

Je serai bien embété. Soit j’échange en langue des signes si d’autres personnes la connaissent. Ou bien, je prends un support ou sort mon application de
sous-titrage.

Mais à l’improviste, ce n’est jamais simple. Tout dépend de la bienveillance du groupe.

🔹 Est-ce que des professionnels de santé ont empêché vos parents de vous faire apprendre la langue des signes ?

Très bonne question. J’ai rien entendu.

C’est plus les pouvoirs publics qui n’ont pas soutenu la création d’une association par mes parents, en vue d’une éducation bilingue entre la langue des signes et le français écrit/oral.

J’ai donc intégré une école ordinaire avec des séances d’orthophonie.

🔸 Que diriez-vous à une personne qui perd de l’audition et qui ne veut pas se faire appareillé ?

Je lui parle de mon expérience d’appareillage qui a lieu tous les 5 ans.
Au bout de quelques jours d’adaptation et de réglages, c’est toujours un régal de bien entendre et de comprendre.

C’est comme pour les lunettes, c’est du confort auditif comme pour du confort visuel. C’est dommage de pouvoir s’en priver. Et les relations avec nos proches peuvent s’apaiser.

🔹 Peut-on évoquer autrement le handicap ?

Le mot handicap n’est pas un gros mot. Appelons un chat un chat. Tout dépend de l’intention qu’on met derrière. C’est surtout ne pas résumer la personne à son handicap.

Nous pouvons parler de nos besoins spécifiques au quotidien, de nos singularités. Cela se fait dans le dialogue et dans la bienveillance, sans s’apitoyer surtout !

Nous sommes avant tout des personnes avec nos passions, nos défauts, nos délires, nos rêves.
………………………

😱 Cela m’est déjà arrivé de ne pas pouvoir répondre à une question trop technique !
Pour cela, je demande si dans la salle, quelqu’un peut y répondre !

Pour en savoir plus, mon spectacle « Un sourd rire vaut mieux qu’un mal entendu » vous offre un grand panel de mon expérience autour de la surdité et du handicap invisible.
Et tout cela avec humour et légéreté !

Hâte de venir jouer chez vous à la rentrée scolaire !

PS : Post écrit dans la fraicheur matinale entre 5h30 et 6h30 ! Bon courage avec la chaleur !
J’ai réussi à faire baisser la température de l’appart de 29°2 à 26°9, youpi !

PS2 : Ma dernière date avant les vacances sera ce vendredi 4 juillet près de Paris. 😁

Podcast Atipik

C’est la première fois que je passe sur un podcast !

Un véritable exercice où il m’a fallu de la concentration pour écouter les questions !

Pleins de sujet ont été abordés ☺️

Par ici pour l’écouter: https://podcast.ausha.co/atipik/episode-14-rire-sensibiliser-et-inspirer-avec-vivien-laplane

Je serai très curieux d’avoir vos retours ☺️

Parait que je ne suis plus sourd ?

« Vivien Laplane est un artiste humoriste né sourd et qui ne l’est plus »
Selon un journal local de Cherbourg !

Un sacré scoop.
Je n’étais point au courant.

Alors pour m’assurer que je n’étais plus sourd,
j’ai éteint mon appareil auditif.

Silence complet.
Caramba, raté !
C’est ainsi fait.

Bien évidement, je serai toujours sourd
Pour le pire et le meilleur,
Même avec une aide auditive.

Bien sûr, dans le calme,
Bien éclairé,
Avec votre voix bien audible
Je m’en sors.

Mais là où ça se corse,
C’est quand il y a des bruits parasites.
Comme la tempête qui souffle en ce moment,
Ou bien le bruit des voitures, le brouhaha.

Là, j’ai besoin de concentration,
Cela me demande de l’énergie puissance 10.
Surtout que je suis en mode mono et non en stéréo.
J’ai mon oreille gauche hors course.

Je ne vous en dis pas plus.
Pour les cherbourgeois, je joue cet après-midi, samedi 7 décembre à 16h
à la Salle Paul Eluard.

▶️ Avez-vous appris des choses bizzares sur vous et qui était bien sûr faux ?

PS : Pour anecdote, je suis parti en trombe hier
car mon train a été supprimé aujourd’hui.
Et je ne repars que lundi matin à cause de la tempête !

J’ai joué un spectacle dans le silence

Un sourd rire du lundi ?

Même sans entendre le public, je l’ai vu rire lors de mon spectacle au Théâtre de la Renaissance à Oullins.

🤨 J’avais demandé à la régie de mettre un peu de lumière dans la salle.

😊 Et j’ai savouré les changements d’expression du visage.

😎 Puis sur scène, il y avait une interprète qui traduisait en langue des signes.
Elle était mon phare dans le monde du silence.

J’ai même joué avec elle et interagi avec humour quand j’ai eu un sacré bug dans mon texte 😅.
Le public n’a rien vu ou entendu, c’est selon.

😍 A la fin, j’ai pu entendre les applaudissements, quelques cris.
Quelques bras s’étaient levés aussi.

Puis il y a eu les échanges.
Comment j’ai fait ?

J’ai utilisé trois moyens :

✅ L’écrit, un jeune s’est porté volontaire pour noter les questions
✅ La lecture labiale
✅ La langue des signes

C’est mon interprète en LSF qui a fait le lien entre le public et moi, à travers les signes et la lecture labiale.

Ce fut un moment magique car pas mal de rires, et de questions intéressantes :

▶️ Avez-vous eu un parcours scolaire adapté ?

▶️ Est-ce que vous lisez sur les lèvres ?

▶️ Avez-vous eu peur que votre fille soit sourde ?

▶️ Quels conseils donneriez-vous aux parents qui viennent d’apprendre la surdité de leur enfant ?

😒 J’avoue quand même que j’étais très frustré de ne pas pouvoir entendre.

Pour rappel, j’ai une otite externe m’éméchant de mettre mon appareil auditif.

Bref, j’ai eu de très bons retours et j’ai retrouvé pleins de monde lors de la dédicace de mon livre « Sourd et certain ».

Ah oui, il y eu au moins 80 personnes avec beaucoup de familles !

Prochaines dates pour tout public ?
– 7 octobre à l’Isle d’Abeau
– 9 novembre à La Roche sur Yon
– 17 novembre à Chaponost
– 18 novembre à Annecy

Merci pour vos soutiens.

Pour venir jouer dans votre ville, je suis tout ouïe par mail !
Impossible de téléphoner pour l’instant 😂

💪 Dites, chiche pour jouer dans une grande salle remplie avant Noël ?

J’ai passé un audiogramme

J’ai passé un audiogramme !

Viens, je t’explique….
😁 Oui je sais bien que je suis sourd mais on ne sait jamais !

🤔 Mais à quoi ça me sert exactement ?

👂 C’est justement pour vérifier si mon audition reste stable, et surtout j’en ai besoin pour demander un nouvel appareil auditif.

Comment ça se passe ?

J’ai eu trois types d’examens.
⚫ Un audiogramme tonal
🔘 Un audiogramme vocal
⚪ Une acoumétrie sur conduction osseuse

Attends, je vais être plus précis !

⚫ L’audiogramme tonal consiste à entendre des sons purs, évidemment sans mon appareil auditif. Je devais appuyer sur un bouton dès que j’entendais un son plus ou moins en basse ou haute fréquence.

❗ Cet examen permet de savoir si on a une surdité de transmission

🤗 J’ai toujours une perte auditive de 80 décibels à mon oreille droit et une perte de 100 décibels à mon oreille gauche.

⏩ Pour info, la surdité totale est avec une perte auditive de 120 décibels qu’on appelle aussi cophose.

🔘 L’audiogramme vocal me permet d’évaluer la perception de la parole. Je devais répéter les mots. J’ai quand même fait de la suppléance mentale car pour certains mots, j’ai du essayer de deviner en fonction des sons.

Comme « …AI…..O », j’en avais déduit que c’était maillot !

Tu suis toujours ?
Je continue ….

⚪ L’acoumétrie sur conduction osseuse permet d’évaluer la transmission du son au niveau de l’oreille interne.

〽 Pour court-circuiter l’apport de l’oreille externe, un vibreur placé derrière l’oreille va induire une conduction osseuse évaluant ainsi la transmission sonore au niveau de l’oreille interne, du nerf et des centres cérébraux auditifs.

❗ Ce contrôle permet de voir si on a une surdité de perception

Au final, Je peux vous dire que j’ai une surdité de transmission.

😊 Le contact avec la personne qui m’a fait passer l’examen était très agréable. La preuve, elle a accepté de me prendre en photo !

Je me suis rendu compte que j’avais des acouphènes dès que je n’avais plus mon appareil. Mais c’est très léger. C’est comme si j’entendais les vagues de l’océan très loin.

Bref….

Après l’examen, j’ai revu l’ORL qui m’a auparavant nettoyé mes oreilles.
J’étais venu normalement juste pour un gros bouchon de cérumen.

Elle m’a fait une ordonnance pour un nouvel appareil auditif.

J’oubliais. La séance a duré 30 minutes. Je n’ai pas vu le temps passer.

Maintenant, objectif audioprothésiste !