Quand tout s’enchaine, tout se bouscule à la traine Pour finir et conclure. Mes respirations se font exclure Par l’urgence des tâches ménagères des papiers et la vie familiale légère. Où est le bouton pause ? Ce foutu temps mort qui repose. Est-ce un mythe ce temps qui dort ? Un temps suspendu qu’on adore. Les minutes s’écoulent tel un torrent Et les heures comme le cormoran Plongeant dans une mer houleuse. Ralentir les secondes nébuleuses Puis inspirer et fermer les yeux pour un voyage périlleux. Maintenant, se lâcher un instant Et sentir son corps suintant son coeur battre fortement. Laisser faire un raccordement Entre mes pensées et le vide. Flotter et s’accrocher solide Avec une réalité plus ajustée. Repartir en douceur avec majesté. (Enfin presque)
Texte écrit entre 12h30 et 12h43 avant de partir au boulot, après avoir fait moult tâches de la maison et administratives 😀
Bonjour tout le monde, voici un thème qui me laisse perplexe : « Les animaux de la maison » pour le projet de Ma’. Effectivement, je n’en ai aucun et on en aura pas, pour l’instant. Je veux bien vous trouver des trucs originaux comme des araignées, des papillons de nuit, des souris qui s’invitent dans les maisons mais je n’en ai pas en photo. En plus, ce sont les animaux, donc plusieurs à trouver sur une seule photo…. ou pas! Bref, je réfléchis alors qu’il est 23h11, ce vendredi soir, hier quoi quand vous lirez cet article. Pas de prise de tête, je vous la fais classique! Un chat qui est bien dans une maison 😀 Ce n’est pas chez moi mais dans une très chouette maison d’hôtes qui est la Halte du Pèlerin dans la Loire.
Que vas t-on trouver chez les autres participants comme animaux de la maison ? CLIC
En prenant le train à Porto, j’étais allé à Guimarães et il pleuvait des trombes. Ma seule destination à Guimarães était le château.
La ville est historiquement associée à la fondation et à l’identité de la nationalité portugaise. Guimarães, ainsi que d’autres lieux de peuplement, précède et prépare la fondation du Portugal, étant connue comme le « berceau de la nation portugaise ». Ici a eu lieu en 1128 une partie des principaux évènements politiques et militaires, qui mèneront à l’indépendance et la naissance d’une nouvelle nation. Pour cette raison, il est inscrit dans l’une des tours de l’ancienne muraille de la ville « Aqui nasceu Portugal » (« Ici est né le Portugal »), référence historique et culturelle aux habitants et aux visiteurs.
Deux semaines ont passé depuis le premier article sur mon potager. J’ai très peu eu l’occasion d’arroser car il a plu à chaque fois quand il fallait. Et hier, la pluie s’est bien installée avec 105 mm.
Depuis ce week-end, quelques pousses se sont pointées et des fleurs!
Pousses de haricot vert (faut que j’en retire deux sur trois)
A force d’enchainer les missions dans un même lieu, je prends du plaisir à revoir les résidents et certains collègues. Les accompagnements aux soins, repas se font plus précis, efficaces et délicats. Mais il faut encore progresser pour certains car il faut de l’organisation pour ne pas se faire mal au dos, ni faire des gestes inutiles, des déplacements de palan pour rien etc…
Quand les personnes hébergées sont couchées, il me faut déplacer les fauteuils électriques et les recharger. C’est tout un art de manier la manette car je ne compte pas le nombre de fois où une roue a embrassé un de mes pieds. Un poids non négligeable. Hier, je me suis laissé surprendre par la sensibilité du fauteuil, avec la personne dessus. Le fauteuil est parti trop vite vers le lit. Plus de peur que de mal. Je m’étais excusé auprès du jeune. Il avait posé sa tête sur mon bras pour un temps de réconfort. Malgré cet évènement, le lendemain, quand il m’a revu, il s’est exclamé joyeusement en me revoyant. Toujours plaisant d’être bien accueilli, n’est-ce pas ? Et surtout quand le lien de confiance est resté malgré les bourdes. Pour ceux qui peuvent utiliser le fauteuil électrique et qui n’ont que se moyen pour exprimer leur liberté de se déplacer, cela doit être jouissif. Certains ou certaines n’hésitent pas à déambuler dans les couloirs, à sortir dehors dans le parc, à faire des sprints.
Je reconnais que j’aurai bien aimé travailler sans la situation sanitaire que nous vivons parce que les masques me fatiguent lors des relèves, et bien même dans les échanges avec mes collègues. En même temps, je relativise et je suis satisfait des remplacements que je fais au foyer d’accueil médicalisé.
Toujours au même endroit, Vendredi dernier, j’ai la chance de pouvoir participer à une fête sous le thème du Mexique. Les femmes avaient des fleurs dans les cheveux et les gars, avec un sombrero. L’équipe avait fait décorer par les résidents puis préparer des mets mexicains. Et bien sûr, il y avait de la musique. Un jury devait passer par unité et récompenser les groupes. J’ai eu l’occasion d’emprunter l’appareil photo d’une collègue et ait pris pleins de photo avec plaisir.
Petite anecdote : je terminais une soirée dans un FAM auprès d’adultes IMC. 21h30, mon dernier collègue venait de partir et je finissais de m’occuper d’un résident qui regardait la tv dans sa chambre. Je devais l’installer, mettre son oxygène, accrcoher sa sonde urinaire. Il avait appuyer plusieurs fois en 10 mn car j’avais oublié un détail, vu que c’était ma première soirée seul! Au bout de la énième fois, je reviens dans sa chambre et lui lance : »Dis tout de suite que je te manque! ». Eclats de rire de sa part!
Au fil des secondes qui s’écoulent, Les mots s’entrechoquent, coulent Vers ton ciel chargé d’émotions. Tes lèvres cherchent une libération. Elles tremblent tel un ruisseau Au gré des pluies d’orage. Que se transforme ta rage En un souffle d’espérance, Faire fondre tes errances. Ta gorge gronde, vibre Pour chanter en équilibre. Tes poumons semblent vouloir exploser Tout cracher et tout déposer Comme un méga-volcan en devenir. Tu as une énergie folle à en rougir. Viens déclamer sur scène tes maux Tout ce qui vient de tes tripes, en mots. Que ton corps devienne peinture Et dévoile ta vraie nature. Danse sur tes larmes de vie. Caresse ton souffle inassouvi.
Fais le pour toi, rien que pour toi Allez, va, ose, tu n’es pas seul ! Car il y a toi. Tu existes ! Et tu existeras pour les autres.