Les yeux de Satya

A chaque rencontre, ses yeux se posent dans un doux regard.

Son doux regard apporte chez l’autre une joie d’être reconnu.

Ses yeux bleus s’illuminent à travers son visage des Afars.

Quand on le voit, nous sommes délicieusement mis à nu.

 

Satya respire la vie, la confiance à travers ses gestes tendres.

Un homme fier et droit qui hante les rêves des adolescentes.

Nous aurions du plaisir à marcher avec lui sur des sentes,

A travers la savane ou les montagnes loin des cendres.

 

Sa façon de regarder avec les traits de ses joues ridées

Transmet son art de vivre dans la simplicité et la joie.

Avec lui, tout peut fourmiller d’énergies, pleins d’idées

Pour relever chacun de la détresse loin des rabat-joie.

 

Il sème

Pour que chacun s’aime.

Il écoute en profondeur

Pour accepter nos laideurs.

 

Les yeux de Satya sont uniques

Comme chacun de nos regards

Qui peut porter sur le monde hagard

Une attention plus bénéfique.

 

La belle-famille de Franck

Chaque soir, c’est la même chose pour Franck où il ne peut que se taire. A chaque fois qu’il essaie d’ouvrir la bouche, sa belle-mère le rabaisse. Son père en rajoute une couche avec des mots assassins.. Est-ce qu’il pour quelque chose dans le décès de sa mère il y sept ans. Depuis son père s’est remarié et a eu quatre magnifiques enfants dont des jumeaux.

A l’école, il se démène comme il peut. Il est le premier de sa classe en seconde. Il projette de faire littéraire pour ensuite être avocat. Il est à l’aise avec les professeurs et pour ensuite discuter en classe lors des débats.

A la maison, quand il est tout seul avec ses trois frères et sa sœur, il essaie de transmettre ses connaissances. Il est très pédagogue dans sa façon de dire les choses.

Mais quand sa belle-mère arrive du boulot, son calvaire continue. Il n’arrive pas à se défendre et à mi-mots souhaitent que ses enfants dépassent Franck. Pour elle, Franck est un péteux, moche et hypocrite. Il n’est bon pas qu’à servir et à faire partie de la décoration. Il fait partie du passé de son mari.

Franck se fait parfois appelé Quasimodo par ses frères et sœurs, surtout en présence des parents. Ces derniers rient et ne trouvent rien à en dire tellement c’est vrai pour eux.

Franck aimerait se sauver de la maison mais pour aller où, si loin de ses grands-parents maternelles. Il a parfois essayé de raisonner son père mais il ne veut rien entendre.

Il aimerait crier : «  Ho, je vis, j’existe. Je suis avec vous et je ne suis pas un vieux meuble. Je n’ai que 17 ans. »

C’est ainsi qu’après les cours, il décide de ne pas rentrer chez lui et de partir marcher loin, très loin. Mais à peine sorti de la ville, il croise un de ses profs un peu surpris de le voir dans ce coin-là.

Il l’invite à prendre un verre dans un bar pour discuter.

Son professeur reste patient et silencieux. Il voit bien que Franck est à bout et qu’il veut pleurer.

«  Franck, je crois vraiment en toi car tu as d’énormes capacités. Tu es serviable, tu es généreux et tu as un don pour mettre l’aise ton entourage. Tu as un don pour parler et captiver ton public »

Larmes. Franck parle enfin de sa belle-famille, de son père.

Le professeur lui propose d’inviter sa belle-famille aux prochaines joutes oratoires lors de la fête du lycée. «  Tu n’as pas à prouver aux autres ce que tu sais faire. Fais ce que tu sais faire et comment tu peux être en vérité. Puis n’hésite pas à te défendre avec tact et diplomatie comme tu sais si bien le faire avec des camarades de classe ».

Remerciements de Franck. Ils se disent au-revoir et Franck reprend le chemin vers la maison avec un cœur plus léger, malgré une grande appréhension. Cela ne se fera pas du jour au lendemain de se faire accepter tel qu’on est.

 

 

Cette histoire est inspirée de faits réels avec les liens entre le fils du premier mariage et la belle famille.

En connaissez-vous des histoires qui se ressemblent ?

Ethique d’écriture

Bonjour à tous,

Je voulais informer que chaque histoire est une fiction qui sont inspirés de faits réels. Les prénoms sont imaginaires mais les noms de ville, de lieux sont réels. Je vous souhaite un bon voyage à travers les mots en lisant chacun des histoires!

Vivien, L’auteur

La fécondité de Katia

Le matin, Katia sème des graines du passé.

Le midi, elle observe les germes d’un instant.

Le soir, elle récolte les fruits de ses réalisations.

Au gré des rencontres, elle cueille des sourires

Et fait des peurs de la confiture personnalisée.

Katia enfante à sa manière les enfants du monde

Sans porter en elle un seul embryon parasite

Qui le bloquerait dans sa liberté toute entière.

Peut-être, un jour, mais elle conçoit la fécondité

Tout autrement, par des gestes simples de fraternité.

Le jour embaume ses rêves aux mille silences

Pour une nuit de musique imprégnée de zénitude.

Le matin, Katia inspire les brumes de ses songes

Pour les exposer ensuite aux lueurs astrales,

Les transformant en énergie d’humanité.

Le soir, elle s’endort à l’odyssée de ses projets.

Elle transmet ses valeurs, ce qu’elle croit constructive.

Elle partage ses idées pour créer, innover une autre manière de vivre

Dans un monde plus responsable, plus centré sur l’essentiel

Avec des gens de tous bords, même complètement timbrés.

On ne sait jamais sur quoi vont aboutir nos semences.

L’autre sera toujours un mystère et c’est tant mieux.

Cela met du piment dans les liens à tisser.

 

 

Je vous souhaite d’être fécond, homme ou femme, dans votre manière d’être et d’agir auprès de votre entourage, de vos enfants ou des enfants que vous accompagnez.

Avec des si, on peut…

Avec des si, si, si,

On peut changer le monde

Avec des si, si, si,

Plus rien ne sera immonde.

 

Avec des silhouettes,

On peut concevoir un théâtre

Avec des syllabes bellâtres

On peut dynamiser nos luettes.

 

Si nous brisons notre silence

Nous pourrons trouver un sens

A ce qui nous anime, nous pulse.

Osons trouver des consensus.

 

Si nous croyons en l’homme,

Alors pourquoi désespérer ?

Pleins de Salam à Shalom

A chacun sans préjugés.

 

Si je crois en toi ainsi qu’en moi,

Nous signerons pour un chemin

Riche en rencontres pour moult mois.

La haine n’aura plus de lendemain.

 

Alors avec des si, si, si sans passé

Nous pouvons regarder l’avenir

En concrétisant sans simuler.

Nous serons des sages en devenir.

 

 

Une expérience interculturelle

Quand on côtoie d’autres cultures, on ne se rend pas compte des incompréhensions que nous pourrions avoir soit au niveau de l’éducation, au niveau social, au niveau du travail. Nous avons du mal à concevoir que l’autre ait une autre manière de concevoir le monde, mais surtout de ne pas nous comprendre surtout si on parle la même langue.

Je voudrais vous partager mon expérience que j’ai eue au Sénégal, en 2006-2007. Je devais gérer une bibliothèque et mettre en place des ateliers-lecture. Entre 12h et 13h, je prenais une demi-classe  soit 25 élèves par jour (6èmes le lundi et mardi, et les 5ème le jeudi et vendredi).

Voici une photo de la classe dans laquelle j’ai débuté.

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Je me souviens qu’avec le quatrième groupe, il ne comprenait rien sur ce que je disais. Je ne comprenais pas en quoi il ne comprenait pas. Après de mures échanges avec mon partenaire, je compris que c’était ma façon de parler qui les déstabilisait, mon accent de toubab. Par la suite, j’avais aussi envie d’aménager la salle pour que ça soit moins scolaire et que la lecture soit plus agréable.

Voici comment je l’avais aménagé et j’avais surtout privilégié les livres d’éditions africaines. Une grande partie de la bibliothèque étaient des dons des gentils blancs tel que les bibliothèques roses et vertes. Au cours de l’année, j’ai beaucoup appris à me mettre au diapason de leur culture sans renier la mienne. Le plus extraordinaire, c’est que le quatrième groupe fut de plus en plus dynamique et avec qui j’ai eu beaucoup d’échanges.

Voici une photo de la classe aménagée, ( Oui, je sais, droit à l’image et en plus on voit des j’aime lire sur les photos!)Image

 

 

Je vous souhaite de vivre de riches expériences interculturelles qui ne peuvent que nous faire grandir humainement.

Le coude de Virginie

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Il n’est que 15h45. Elle est déjà aux fourneaux pour préparer la cuisine. Elle s’empare de son fouet et d’un immense saladier en inox. Elle manipule avec précaution les œufs pour enfin les battre dans la farine de froment. Elle sauce son plat à tarte d’huile de sarrasin pour ensuite le remplir de sa pâte pâtissière. Avec ses poignées d’amour énorme, elle semble flotter dans un nuage de sucre et de leveur chimique. Elle lèche la casserole où elle vient de faire fondre du chocolat. Tout chauffe dans la cuisine. Un brookie cuit en même temps qu’une bonne choucroute qu’elle a bien imbibée de vin blanc d’alsace. Sur le deuxième feu, une garbure mijote. La garbure est une bonne soupe aux choux avec morceaux de légumes. Elle est souvent accompagnée de charcuteries du pays béarnais. Virginie a tout prévu. Des cuisses de confit de canard, des saucisses de Toulouse, du jambon de Bayonne sont au frais. Une friteuse est en route avec de la bonne graisse de canard. Ses hommes auront faim ce soir. Ils seront revenus de la chasse.

 

Elle sent sa poitrine la peser. Sa tête tourne. Elle pose sa main toute poisseuse et garnie sur le plan de travail. Elle glisse sur son coude. Son coude la bloque un instant. Elle ressent un énorme poids. Puis un étrange sentiment de dégout. Elle pose son deuxième coude et tient sa tête des deux mains. En s’essuyant le visage, elle sent la rondeur extrême de ses joues. Elle voit un reflet dans la vitre malgré la buée. On aurait dit une montgolfière. Sentiment de honte. Tout est soudain en elle avec les larmes qui font leur apparition. L’odeur du gras qui le réjouissait l’embaume d’une façon insoutenable. Elle prend un balai et balance tout par terre. La cuisine devient une pataugeoire assez particulière. A cause de la graisse, le four prend feu. Virginie veut essayer de sortir de la cuisine mais elle est devenue trop grosse. Elle est cuite.

Un régime implacable pour que la graisse brule, fonde en peu de temps.

Virginie se réveille avec son coude coincé dans son canapé. Elle a trop mangé de cookies en regardant « les anges de la téléréalité ». Elle tâte son ventre. Juste trois petites collines. C’est même trop. Elle téléphone à une de ses copines. Papotes et décision prise. Elles s’entraideront à manger plus équilibrer et sainement, et à marcher régulièrement.

 

Et vous, est-ce que cela vous est-il arrivé de changer d’habitudes alimentaires à la suite d’un évènement, d’une rencontre, d’une mauvaise expérience ?

La révolte des sans-voix

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Jusqu’à maintenant, ils étaient muets.

Ils subissaient les violences verbales.

Ils se renfermaient telle une pierre tombale.

Le vacarme venait les secouer, les remuer.

Et voici que se lève une flottille

De sans-voix pour prendre la Bastille

Aux mille maux dans un profond silence.

Aux moult regards assurés, ils s’élancent.

Leurs respirations rythmées pulvérisent

Les verbiages boiteux. Ils cautérisent

Leurs dignité, leur identité, leur liberté

Sur les pacotilles des déculottés.

Entendez-vous leurs cris harmonieux

Sans haine mais avec une sourde colère ?

Ressentez-vous leur rage révolutionnaire ?

Leurs gestes deviennent chirurgicaux, précieux

Pour dire avec sincérité leur véritable humanité.

Ils veulent rompre toute violence, toute vanité.

Par leur solidarité et leur endurance à la joie,

Ils affronteront les douleurs sans les rabats joies

Pour un horizon d’humour et de plénitude.

Ils fructifieront leur énergie avec certitude.

Le don selon Camélia

Assise sur le banc, à l’ombre d’un chêne, Camélia aperçoit un vieil homme. Ce vieil homme peine à avancer à cause de son cabas encombré de courses. Camélia aimerait bien l’aider mais n’ose pas. Elle voudrait bien prendre son temps Pour l’accompagner, l’alléger de sa charge. Mais donner, n’est-ce pas prendre le risque de la relation ? [1]Mais aller donner sa force, n’est-ce pas aussi rabaisser l’autre dans sa faiblesse ?

Avec des questions comme ça, on ne s’en sort plus. Elle se lève malgré tout pour lui poser la question. Pour lui proposer, on ne sait jamais. Camélia traverse l’allée ombragée et salue le vieil homme. Salutations simples. Grand sourire de l’homme. Il la remercie et préfère continuer pour avoir un semblant de faire quelque chose encore de sa vie. Camélia le laisse partir. Elle n’est pas déçue. Elle a reçu une leçon de vie. Toute simple pour elle, une petite jeune dans la fleur de l’âge. Elle se souvient qu’elle doit aller déposer un courrier à la banque.

Tout en longeant le parc ornés de glycines et de marronniers épanouis, elle réfléchit sur la question du don. Tout don n’est pas forcément sain surtout s’il est intéressé. Surtout s’il met l’autre dans une situation de dette. La gratuité du don ? C’est rien attendre de l’autre, ne pas forcer l’autre à répondre. Il y a une question de liberté dans l’échange du don, dans la circulation du don. Le circuit du don n’est pas forcément un cercle fermé mais plutôt un chemin plus ouvert avec l’importance de la transmission.

Camélia repense au lien qu’elle a avec ses deux filles, âgées de 3 ans et 5 ans. Elle leur a donné la vie. Elle ne désire pas que ses filles lui fassent un retour. La dette serait trop énorme. Elle ne pourrait pas se permettre de leurdire : «  Avec tout ce que j’ai fait pour toi ! ». Cela serait un coté pervers du don qui emprisonnerait l’autre. Mais ? Le don ne pourrait-il pas créer de la jalousie, de l’envie dans une relation ? Inconsciemment, elle peut donner plus à sa fille cadette qu’à son ainée. Et pourtant, elle les aime chacun pour ce qu’elles sont. Les dons peut être à la fois bienfaisance mais à la fois des cadeaux empoisonnées. Tout dépend de l’intention qui est portée derrière.

Camélia a largement dépassé la banque sent se rendre compte, tellement ses pensées la faisaient trottiner En ayant pris conscience, elle revient sur ses pas. Après avoir accompli sa mission, elle se dirige vers l’école. Retrouvailles avec ses filles qui se sont jetés sur elles. Elle est toute surprise et reçoit un cadeau de son ainée. Comme ça, gratuitement.

 

 

 

 

Voici quelques sources sur lesquelles vous pouvez approfondir sur le don :

Comeau, Geneviève. Peut-on donner sans condition ? justice et amour. Christus. Montrouge: Bayard, 2010.

« Fleurdorge8.qxd – ART-3_fleurdorge8.pdf ». Consulté le 7 avril 2014. http://www.irts-lr.fr/img/ART-3_fleurdorge8.pdf.

Godbout, Jacques. L’esprit du don. Édité par Alain Caillé. Nouv. éd. La Découverte-poche 86. Paris: la Découverte, 2000.

Godelier, Maurice. L’Enigme du don. Champs 527. Paris: Flammarion, 2002.

« La relation d’aide et la question du don – Cairn.info ». http://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2008-2-page-27.htm.

« La société vue du don – CHAN.pdf ».

http://www.revuedumauss.com.fr/media/CHAN.pdf.

 

 

[1] Godbout, Jacques. L’esprit du don. Édité par Alain Caillé. Nouv. éd. La Découverte-poche 86. Paris: la Découverte, 2000.

Les exploits de Gaël

Il est 14h30. Gaël traine ses jambes contre le sol rugueux de la cour. Il vient de tomber de son fauteuil et y a personne à l’horizon. Il voudrait bien crier mais sa voix est toute fluette et ridicule. Heureusement qu’il fait doux. Il sent le gravier transpercer ses paumes. Il rampe vers le gazon fraichement tondu. Arrivé, il s’allonge malgré ses jambes tordues. Il écarte ses bras comme pour essayer de s’envoler vers le ciel magnifiquement bleu. Bien qu’il se sente seul à l’instant même, il savoure le silence avec les chants de quelques oiseaux. Ses douleurs aux jambes et aux mains s’effacent petit à petit. Penchant sa tête aux cheveux longs frisés sur le côté, il aperçoit son fauteuil renversé. Comme un couillon, il n’avait pas vu la pierre. Il est allé trop vite, comme Fangio. Alors il a basculé lourdement. Il a un petit rire. Il se revoit encore avec un visage surpris et penaud.

Là, il devrait rejoindre son groupe pour un temps de travail informatique, pour créer un site web sur l’accessibilité dans sa petite ville. En y repensant, il se redresse et se hisse sur ses bras pour se diriger vers son fauteuil. Râpage sur tout son corps. C’est sa mère qui va râler sur ses vêtements. Il se dit qu’il aurait mieux valu lui mettre une cotte de maille, ou bien une armure pour sa solidité. Quoique, c’est bien lourd. Il relève tant bien que mal son fauteuil roulant. Puis il se donne le challenge de gravir et d’atteindre le sommet. Avec un peu d’élan, il s’élance mais le fauteuil se barre. Il chute face contre terre. Et merde, se dit-il. Il avait mal bloqué les roues. Il recommence. I am te best, s’écrie-t-il !

Il recommence, il sue et râle. Enfin, après avoir bien peiné, il arrive à s’asseoir confortablement. Une grande joie l’envahit. Yes ! Dans l’excitation, il s’agrippe à ses roues pour avancer et se lancer vers le bâtiment. Tellement il est excité qu’il oublie de freiner son fauteuil en arrivant à l’entrée. La porte vitrée n’a pas eu le temps de s’ouvrir que Gaël se le prend de plein fouet. Éclats en mille morceaux. Sonné, il voit l’hôtesse d’accueil venir à lui. Je vais bien, je vais bien ! Sentant qu’il va se fait remonter les bretelles, il crie : « J’ai réussi à monter sur mon fauteuil tout seul ! ». D’autres personnes arrivent pour le sortir de là, parmi les morceaux de verre qui jonchent l’entrée. On l’emmène à l’infirmerie et son éducatrice le rejoint : « Alors, on réalise des exploits ? ». La joie de Gaël est tellement énorme qu’il a oublié sa grosse bourde. Un grand sourire se lie sur son visage et les personnes autour de lui ne peuvent qu’accueillir son état de grâce.