S’engager. Jusqu’où?

S’engager pour une cause

Pour des idées sans névrose.

Faire le tri entre les hypocrites

Et ceux qui agissent avec mérite

En toute cohérence avec leurs actes.

Oser prendre un engagement,

C’est oser se donner en partie.

C’est faire le premier pas avec confiance

Sur ce qu’on croit juste, sans défiance.

 

Mais jusqu’où s’engager?

Sans s’épuiser

Sans se perdre?

 

Tout se donner?

Est-ce raisonnable?

 

 

On gueule mais on dort!

On tape du poing sur la table.

On hurle aux loups, on grogne.

On dénonce la déclassification de nos métiers.

On crie à la hausse de la misère sociale.

La gouvernement annonce des immenses coupes budgétaires dans le social, au sein des des associations.

Mais quand on demande des volontaires pour agir, il n’y a plus personne.

D’où vous vient-il cette crainte de s’engager ? Peur de ne pas être reconnu personnellement dans votre engagement ? Peur de ne pas être suivi ?

Peur de se déplacer intérieurement et extérieurement.

Manque de confiance en soi et aux autres ?

Une autre hypothèse me vient. Nous n’osons pas quitter nos conforts de vie pour aller se battre pour ceux qui n’ont rien. Nous ne voulons pas perdre nos acquis sociaux, ni nos maigres privilèges.

S’il suffisait… ( Ah non, pas la rengaine de Céline Dion!)

C’est d’accord pour d’indigner mais il faut aller plus loin, persévérer, encourager ceux qui se démènent.

Même si dans ton coin, tu te sens impuissant, fais au moins un signe, même un timide geste en avant pour nous aider à aller de l’avant.

Même si t’as l’impression que t’en fais trop, ose émettre un son, un mot pour nous accompagner dans la lutte.

Même si les pouvoirs publics ignorent, en partie, nos combats, osons continuer. Il y a des petites victoires qui verront le jour.

Serrons-nous le coude.

Donne-nous une infime partie de ton énergie et cela sera déjà énorme.

Comment faire tourner notre moulin s’il y a peu de vent ou peu d’eau pour l’alimenter ?

Je n’exerce plus mon métier d’éducateur mais cela ne m’empêche pas de continuer à échanger, à provoquer des rencontres, à signer des pétitions, à vous faire réfléchir, à envoyer des lettres aux députés.

 

Je te souhaite d’avoir de l’audace, d’innover, de déployer tes talents que tu ne soupçonnerais pas.

Allez, sois sans crainte ! Je te souhaite d’espérer contre tout espérance, et de puiser des énergies positives auprès de ceux qui te comprendront et marcheront avec toi, et réciproquement.

Qui osera?

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Qui osera s’engager vers l’inconnu ?
Au risque d’être mis à nu.
Qui osera s’envoler vers le mystère ?
Au risque d’affronter un monde austère.

Qui osera se lever en vérité ?
Au risque d’être bafoué.
Qui osera rester soi-même ?
En affrontant des dilemmes.

Je vous souhaite d’oser l’aventure
De déplacer vos valeurs sûres.
Je vous souhaite du courage,
De l’envie et une sereine rage.

Alors quoi ? Peut-on continuer à rêver
Même si cela parait impossible ?
En transformant à un possible,
Alors tout change sans crever.

L’engagement, un défi?

S’engager pour une cause

Pour des idées sans névrose.

Faire le tri entre les hypocrites

Et ceux qui agissent avec mérite

En toute cohérence avec leurs actes.

Oser prendre un engagement,

C’est oser se donner en partie.

C’est faire le premier pas avec confiance

Sur ce qu’on croit juste, sans défiance.

 

Comment vivez-vous vos engagements, surtout dans le social ? Comment tenir face à l’autre qui peut nous fatiguer, nous épuiser ? Travailler avec l’humain est tout un art et c’est une véritable vocation de vouloir s’engager dans le social. Dans tout engagement, il est primordial de ne pas être seul, de devoir débriefer, pour s’encourager et se tenir les coudes.

 

Prendre un engagement envers l’autre, c’est devoir aussi être honnête et cohérent entre ce qu’on dit et ce que l’on fait.

C’est prendre le risque de prendre un autre type de rythme et d’être rigoureux pour acquérir la confiance des autres.

 

Pour ma part, je suis engagé en tant que délégué bénévole de la DCC sur Lyon. Pourquoi ? C’était dans la continuité de ma mission au Sénégal et je voulais rendre service, témoigner, être présent pour mieux faire connaitre le volontariat international. Aussi, j’avais encore plus envie de m’engager avec la DCC, qui est pour moi une grande famille avec de multiples diversités de personnalités, ce qui rend les rencontres et les échanges riches.

Dans cette engagement, je prends du plaisir à tenir des stands d’information, à organiser des soirées débats (La désobéissance civile, le mouvement alternative non -violent, le choc des cultures etc…). Un futur débat serait sur le droit d’asile avec forum réfugiés, affaire à suivre ! Organiser aussi des journées de rencontres, de fêtes entre anciens et futurs volontaires !

 

S’engager, c’est aussi choisir de concrétiser ses valeurs, de mettre en pratique ce qui anime en nous.

 

Alors, osez vous engager, et en ce jour, allons voter pour ne pas démissionner de notre devoir de citoyen!

L’engagement dans le social?

A quoi tient l’engagement dans le social ?

En qui tient mon engagement dans le travail ou bien quand je suis bénévole ?

En quoi je m’engage et qui me fait tenir vers l’avant ?

Ce ne sont pas mes désirs qui m’entraînent hors de mes entraves pour une longue durée. Les désirs ont une courte espérance de vie. La motivation ? Elle oscille selon nos humeurs, selon les aléas de la vie quotidienne.

De nos jours, nous sommes dans l’immédiat des résultats, dans une volonté de maîtriser ce que nous allons semer et récolter. Et pourtant, dans le social, c’est semer en croyant à ce que l’on fait et les fruits porteront bien plus tard et ce qui génèrent beaucoup de frustrations, ce qui freinent l’enthousiasme des premiers pas dans le travail ou dans le bénévolat.

Avons-nous peur de nos valeurs et de se laisser déconcerter par ceux qui pensent autrement ?

Comment tenir l’engagement quand ceux qui débutent leur métier par des séries de remplacements, de petits CDD ? Comment peuvent-ils se sentir en sécurité et croire en ce qu’ils font ? Ils ne verront jamais les fruits de leurs labeurs. C’est un combat permanent pour se motiver, pour construire son identité professionnelle.

Au de la crise économique et des choix de la politique sociale, il y a de quoi être désœuvré.

Certains ne s’engagent pas car ils sont seuls, ont l’impression qu’ils ne peuvent rien faire.

A quoi tient l’engagement ? Je dirai le courage d’être, de faire route avec d’autres personnes avec qui on partage les mêmes valeurs, ou avec qui on peut confronter nos idées, construire.

C’est vrai qu’il est difficile de tenir le rythme dans notre engagement face aux aléas de l’emploi, des lois qui apparaissent.

Comment oser s’engager quand on voit le manque de motivation autour de soi ?

Il faut oser se parler, contacter d’autres personnes qu peuvent nous comprendre.

S’engager, c’est participer à une dynamique qui correspond à nos valeurs, qui se rapproche en partie de nos idéaux. C’est s’investir dans des actions concrètes qui permet à l’institution, à l’association, au groupe de fonctionner.

S’engager, c’est risquer de se conformer aux règles qui régissent nos actions dans une structure. Est-ce pour cela que certains ont peur de se lancer, de peur de perdre leur liberté, leur indépendance ?

S’engager ne peut que nous faire grandir en humanité, de s’ouvrir à l’adversité.

 

Je vous souhaite de vous engager, de ne pas avoir peur de se lancer en fonction de vos forces, de vos capacités.

Chacun est capable de s’engager dans la mesure de leurs vraies possibilités d’actions.

Bon courage dans tout ce que vous entreprenez, dans tout ce que vous estimez justes et légitimes.