Même un seul de tes pas

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Même un seul regard, un seul de tes mots

Reconnaissant son être et ses maux,

Sa mémoire ne l’oubliera pas de sitôt.

Il continuera à espérer sans être pataud.

Même une seule caresse sur son visage figé,

Il continuera à sentir, à aimer, à piger

Ta présence à ses côtés, immobile.

Son sens de la vie aura toujours un mobile.

Même si tu l’as à peine parlé, à peine croisé,

S’il a été touché, il se souviendra de toi.

Le temps n’a pas de prise sur nos joies prisées

Gardées au fond de nos mémoires qui se déploient.

Même si l’âge nous cueille dans la faiblesse,

Notre corps restera marqué de nos victoires

De nos quotidiens, de nos belles histoires,

Même si des trous viennent et nous blessent.

Continue à semer avec ce que tu es, avec ce que tu fais.

Des mercis inattendus viendront dans un certain temps.

Plus nous nous laissons surprendre, plus c’est un bienfait

Qui nous aidera à croire, à avancer dans l’instant.

N’aie donc pas peur de faire le premier pas

Même s’il est tout petit, presque insignifiant.

En mettant toute ton énergie, il deviendra vivifiant

Et jaillira plus loin que tes rêves sans trépas.

La parole est à l’argent!

Tu peux compter sur moi. Je suis monnayable.
Tu peux me faire fructifier sans préalable.
Viens me dépenser sans compter
Au grand risque de te ruiner.

Viens me blanchir, je serai bien sale.
Viens me détourner, je serai illégale.

Qui suis-je donc pour toi ?
Je peux t’apporter un toit
Ou bien t’amener à la misère.
Je peux devenir une galère.

Apprends parfois à m’oublier
Car ma puissance peut te lier
Dans la solitude et l’arrogance.
Oublie vite mes fragances.*

Je peux t’apporter la liberté
Si tu m’utilises avec humanité.
Je peux t’apporter la sécurité
Si tu restes humble, en vérité.

J’aime qu’on me traite en espèces
Pour des tractations en finesse.
Je deviens ivre dans le virtuel
Sur des spéculations irréelles.

On m’emmène aux paradis,
J’ai droit à l’hernie fiscale.
Je frissonne aux escales.
Je préfère dormir aux radis.

J’aimerai ignorer le temps.
Pour être utilisé au printemps
Pour faire germer des projets solidaires
Pour éviter que l’homme reste solitaire.

 

*Odeurs

 

 

Lettre d’un ami

 

Alors que nous nous connaissons à peine,
Oserais-je te le dire sans te faire de peine ?
Alors que nous nous ne reverrons sans doute pas,
Oserais-je te dire de continuer ensemble nos pas.

Que vaut l’amitié si nous ne partageons rien ?
Que vaut le silence si nous parlons pour rien ?
Oserais-je me dévoiler sans trop me découvrir
Sans te mettre à mal à l’aise et ne plus sourire ?

Où peut-on mettre la vérité en respectant notre liberté ?
J’ose encore aller à ta rencontre pour défier ma fierté.
J’ose prendre le risque de la confiance et de la simplicité.
Essayons malgré nos différences vers une certaine complicité.

Je t’invite à oser la rencontre, d’accepter d’être décontenancé
Puis d’aller plus loin dans les échanges fraternels sans se forcer.
Même si parfois l’on ne se donne plus de nouvelles un temps,
Cela ne signifie pas que notre amitié se perd pour mille printemps.

Allez, j’ose te le dire : Merci pour tout ce que tu fais. Merci.

Lettre d’un enfant à ses parents

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Laissez-moi grandir.

Laissez-moi le temps de découvrir.

Laissez-moi le temps de comprendre.

Laissez-moi le temps d’apprendre.

 

Ne me laissez pas seul sans repères.

Ne me laissez pas seuls sans mes pairs.

 

Ne projetez pas vos désirs d’adulte sur moi.

Ne me faites pas mettre des vêtements de désirs.

Ne me faites pas de moi une star même si je le désire.

Osez me dire non et n’ayez pas peur que je sois en émoi.

 

Il me faut grandir dans la frustration.

Il me faut grandir dans l’insouciance.

 

J’ai besoin de la vie, cette science

De l’humanité pleine de distractions.

 

J’ai besoin de me sentir en sécurité

J’ai besoin d’amour et de vérité.

J’ai besoin de votre pardon

 

J’ai besoin que vous reconnaissiez vos erreurs.

Ne me laissez pas dans mes terreurs,

Mes angoisses même si je ne dis rien.

 

J’ai besoin de me tromper, d’expérimenter

Mais ne me laissez pas sombrer dans la colère

Ni même dans les frayeurs, les inquiétudes.

 

J’ai besoin de tendresse, de plénitude

Dans vos actes et vos mots chaque jour

Je vous aimerai sans cesse, toujours.

 

N’oubliez pas que je reste un enfant.

Je ne suis pas un adulte en miniature.

Ne me laissez pas en pâture

Devant la télévision sur le divan.

 

Je crois en vous. Vous êtes mes modèles.

Tout ce que vous ferez, je le ferai.

Tout ce que vous dirai, je le dirai.

Aidez-moi à voler de mes propres ailes.

Une lettre polyglotte

Dear friend,

Je ne t’oublie pas.
Mis pensamientos estoy con tù.
Desejo-te muita força e energia para os próximos dias e as próximas semanas.
Vorrei quindi che tu possa essere te stesse.
Ich wünsche dir mut und ausdauer.
J’aurai aimé t’écrire dans d’autres langues pour te dire combien je te souhaite d’être toi-même et de ne pas avoir peur de l’inattendu.
إنتبه لنفسك
ai grija de tine
気を付けて
« Bêtub mbëgged jéll nab gàkk”
Ba bennen
Vi ses!
待会儿见

Amitiés fraternelles,

 

TRADUCTION:

Cher ami,

I don’t forget to you.

Mes pensées t’accompagnent.

Je te souhaite beaucoup de force et d’énergie pour les prochains jours et les prochaines semaines.

J’aimerai que tu puisses être toi-même.

Je te souhaite du courage et de la persévérance.

I should like write to you for other languages, to tell is not to be afraid the unexpected encounter.

Prends soin de toi.

 » L »amour va au-delà de nos défaults. »

Au revoir

A bientôt

fraternelly

 

Regard d’ici et d’ailleurs!

rue à VélingaraDes couleurs chaudes et colorées.

Une ambiance particulière.

Mais chez nous, en France ou en Belgique

Ou au Etats-Unis, au Canada , quelle image peut-t-on donner de nous-même?

Ne pourrait-on pas donner des images positives de notre société occidentale

en ne sacralisant pas ce que l’on voit ailleurs?

Nos sociétés ne sont pas comparables.

Les enfants sénégalais ou burkinabés sont-ils plus beaux que nos enfants blonds ou rouquins? Rien n’est comparable.

J’aimerai bien connaitre nos réactions si des touristes ivoiriens ou bien camerounais venaient visiter nos contrées tempérées. Et qui viendraient photographier nos paysages, nos écoles, nos vies quotidiennes. En fait, le touriste est un concept occidental.

Que se passerait-il si nous changeons les rôles?

Cela nous mettrait plus dans une situation d’égal à égal et non dans une posture néo-colonialiste comme certains pourraient le croire, ou bien par une profonde charité parfois mal placé!

Je vous souhaite un meilleur regard sur notre société et sur les sociétés autour et que nous ayons une opinion le plus juste possible.

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Fête de l’école Saint Joseph

Danse lors d’une fête en 2007 à Vélingara

Nous n’avons qu’une vie!

Il est bon de se rappeler que nous n’avons qu’une seule vie.
Et surtout que nous sommes humains avec des pouvoirs très limités.
Chacun de nous ne peut pas être partout à la fois.
C’est très frustrant de ne pas pouvoir agir partout.
Je ne pourrai jamais être médecin ni être éducateur spécialisé et avocat à la fois.
Je ne pourrai jamais construire des bâtiments au fin fond du Sénégal et en même temps tenir un foyer pour des mères mineures en France ou en Belgique.
Oui, c’est difficile de devoir renoncer à accomplir ce que l’on aimerait bien faire.
A force de vouloir tout labourer en surface et de parcourir la terre sans y prendre soin, rien ne germe dans le temps.
Il faut prendre le temps de creuser son chemin, fertiliser ses compétences, son choix de vie pour que cela prenne du fruit. Nous avons tous besoin du temps et chacun peut trouver sa juste place.
Nous pouvons être un volcan débordant d’énergie mais tout part dans tous les sens. L’important est de pouvoir canaliser cette énergie.
Soyons un feu qui ne s’éteint jamais au lieu d’être un chalumeau qui sera à court de batterie par la suite.
Bien sûr, nous pouvons vivre plusieurs expériences mais il est bon aussi de murir ce qu’on à vivre même si l’on passe par des moments de labeurs.
Bien que je sois sourd appareillé, j’ai fait une licence de géographie puis j’ai été prof pour enfants sourds. Puis j’ai fait une formation d’éducateur spécialisé avant de partir un an en volontariat au Sénégal. Par la suite un an d’approfondissement d’études théologiques. Enfin, j’ai fait divers remplacements en tant qu’éducateur spécialisé. C’est en ayant fait un bilan de compétences, avec une coach très humaine, que j’ai décidé de me former pour être documentaliste. C’est pourquoi j’ai choisi de me lancer dans la documentation avec comme but de travailler auprès des services médico-sociaux.

Je vous souhaite de vivre intensément dans une longue durée en vous épargnant de ne pas trop s’épuiser.
Je vous souhaite de trouver un juste équilibre dans vos choix de vies, d’avoir confiance et de continuer dans la persévérance.

Juste des visages

Juste des visages,

Des regards

Pour vous souhaiter une bonne journée!

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Un mercredi au collège 041100_3420Voyage Sénégal Avril 2009 088 Voyage Sénégal Avril 2009 087

On gueule mais on dort!

On tape du poing sur la table.

On hurle aux loups, on grogne.

On dénonce la déclassification de nos métiers.

On crie à la hausse de la misère sociale.

La gouvernement annonce des immenses coupes budgétaires dans le social, au sein des des associations.

Mais quand on demande des volontaires pour agir, il n’y a plus personne.

D’où vous vient-il cette crainte de s’engager ? Peur de ne pas être reconnu personnellement dans votre engagement ? Peur de ne pas être suivi ?

Peur de se déplacer intérieurement et extérieurement.

Manque de confiance en soi et aux autres ?

Une autre hypothèse me vient. Nous n’osons pas quitter nos conforts de vie pour aller se battre pour ceux qui n’ont rien. Nous ne voulons pas perdre nos acquis sociaux, ni nos maigres privilèges.

S’il suffisait… ( Ah non, pas la rengaine de Céline Dion!)

C’est d’accord pour d’indigner mais il faut aller plus loin, persévérer, encourager ceux qui se démènent.

Même si dans ton coin, tu te sens impuissant, fais au moins un signe, même un timide geste en avant pour nous aider à aller de l’avant.

Même si t’as l’impression que t’en fais trop, ose émettre un son, un mot pour nous accompagner dans la lutte.

Même si les pouvoirs publics ignorent, en partie, nos combats, osons continuer. Il y a des petites victoires qui verront le jour.

Serrons-nous le coude.

Donne-nous une infime partie de ton énergie et cela sera déjà énorme.

Comment faire tourner notre moulin s’il y a peu de vent ou peu d’eau pour l’alimenter ?

Je n’exerce plus mon métier d’éducateur mais cela ne m’empêche pas de continuer à échanger, à provoquer des rencontres, à signer des pétitions, à vous faire réfléchir, à envoyer des lettres aux députés.

 

Je te souhaite d’avoir de l’audace, d’innover, de déployer tes talents que tu ne soupçonnerais pas.

Allez, sois sans crainte ! Je te souhaite d’espérer contre tout espérance, et de puiser des énergies positives auprès de ceux qui te comprendront et marcheront avec toi, et réciproquement.